La vérité sur l'anarchie des esprits suivi de Edgar Quinet, l'esprit nouveau

À propos

Les éditions ardemment dans la collection « Les Ardentes » veulent promouvoir des autrices qui ont été effacées de l'Histoire, en particulier leurs écrits politiquement et socialement engagés. Cette édition, introduite par une préface qui rend hommage au talent de Louise Colet, a été remaniée pour rendre la lecture plus accessible au public contemporain sans abîmer le texte original.
Louise Colet (1810-1876) est emblématique du sort que l'on réservait à celles qui ont osé fouler les prébendes octroyées aux hommes. Poète, romancière, dramaturge, essayiste politique, elle a touché à tous les genres dont la liberté de ton et la singularité formelle lui ont accordé le succès publique et l'estime de quelques écrivains pour qui la différence sexuelle ne représentait pas un danger. Comme tant d'autres autrices, elle a été effacée de l'Histoire à dessein par le dénigrement et les jugements misogynes. C'est pourquoi on se souvient aujourd'hui de Louise Colet comme de la « furieuse » maîtresse de Flaubert avec mépris pour sa vaillante carrière littéraire.
Dans La vérité sur l'anarchie des esprits, Louise Colet nous plonge à chaud dans l'horreur des évènements sanglants de la Commune auxquels elle a assisté en 1871, et fustige violemment l'hypocrisie de la bourgeoisie, l'arrogance du monarchisme et du cléricalisme à l'oeuvre, qui ont conduit le pays dans le chaos depuis la Révolution française. La Commune de Paris est la plus importante des insurrections populaires, qui a duré du 18 mars 1871 à la Semaine Sanglante du 21 au 28 mai 1871. C'est avec l'énergie du désespoir et une empathie douloureuse que Louise Colet prend le parti des insurgés et des intellectuels favorables à leur cause, parmi lesquels elle se compte.  Louise Colet, féministe, républicaine et anticléricale conjugue son combat avec les atermoiements du coeur et de l'esprit. L'autrice met au service de sa sensibilité exacerbée son engagement auprès des défavorisés de la terre et encore plus des femmes frappées par l'injustice de leurs conditions maternelles et sociales.
Edgar Quinet, l'Esprit nouveau est un témoignage vibrant de son amitié avec le politicien et de la douleur de vieillir. Écrit à San Remo en 1875, un an avant sa disparition, Louise Colet très malade suit avec terreur l'avancement de la mort et le vote en France des lois constitutionnelles par une Assemblée nationale  «â€‰monarchiste ». Ce récit célèbre contre la mort des idées, son amitié indéfectible pour la figure républicaine d'Edgar Quinet, décédé le 27 mars 1875 après la parution de son ouvrage, L'Esprit nouveau. Elle y rappelle les valeurs de Vérité qui les ont unis pendant tant d'années.


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  • Auteur(s)

    Louise Colet

  • Éditeur

    Ardemment

  • Distributeur

    Pollen

  • Date de parution

    13/04/2022

  • EAN

    9782957431427

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    178 Pages

  • Longueur

    18.5 cm

  • Largeur

    13.5 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    180 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Louise Colet

  • Naissance : 1-1-1810
  • Décès :1-1-1876 (Mort il y a 148 ans à l'âge de 66 ans)
  • Pays : France
  • Langue : Francais

Louise Révoil (Aix-en-Provence, 1810 – Paris, 1876), épouse à 20 ans Hippolyte Raymond Colet, un musicien, qu'elle suit à Paris. Elle y publie ses premiers poèmes, primés par l'Académie française, et fréquente Hugo et les grandes figures du mouvement romantique. Sa fille Henriette, née en 1840, n'est reconnue ni par son mari ni par le philosophe Victor Cousin, son amant, auquel succèderont Vigny, Musset et surtout Flaubert, dont les "Lettres à Louise Colet" sont la meilleure part de sa correspondance. Parmi ses ?uvres : "Penserosa" (1839), "Les Funérailles de Napoléon" (1840), "Les C?urs brisés" (1843), "Lui" (1859) et ce "Drame dans la rue de Rivoli", paru à Bruxelles en 1856.

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