À propos

4 octobre [1940] Les premières mesures contre les Juifs : le recensement. J'en pleurerais. J'en pleurais presque cet après-midi chez le dentiste qui m'en parlait - avec indignation : « Comment est-ce possible, chez nous, en France ? » J'ai l'impression que toutes ces mesures soulèvent de dégoût même les plus réactionnaires. Peut-être y aura-t-il quelque chose à faire un jour contre tout cela. Quand même. Vivre pour cela. Et c'est tout. Édith Thomas (1909-1970) fut un des acteurs déterminants de la résistance intellectuelle durant l'Occupation. Cheville ouvrière des Lettres françaises, elle publie ses Contes d'Auxois aux Éditions de Minuit clandestines et trois de ses poèmes paraissent sous le nom d'Anne dans l'anthologie L'Honneur des Poètes. Sa rigueur, sa lucidité prémonitoire, sa formation d'historienne (issue de l'École des Chartes, elle fut conservateur aux Archives nationales jusqu'à la fin de sa vie), font de son Journal et du Journal intime de Monsieur Célestin Costedet - régal de méchanceté vengeresse qu'elle tint d'octobre 1940 à mai 1941 et que nous publions en seconde partie de cet ouvrage -, des témoignages de tout premier ordre. Les deux, écrits au jour le jour, dépendent des mêmes contingences temporelles et leur lecture simultanée se révèle passionnante et riche d'enseignements.


Rayons : Littérature > Biographie / Témoignage littéraire > Autobiographie / Mémoires / Journal intime


  • Auteur(s)

    Edith Thomas

  • Éditeur

    VIVIANE HAMY

  • Distributeur

    UNION DISTRIBUTION

  • Date de parution

    28/02/1995

  • EAN

    9782878580631

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    450 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    2.5 cm

  • Poids

    397 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Edith Thomas

  • Naissance : 23-1-1909
  • Décès :7-12-1970 (Mort il y a 54 ans à l'âge de 61 ans)

Romancière, archiviste, historienne et journaliste, Édith Thomas est née le 23 janvier 1909 à Montrouge et décédée le 7 décembre 1970 à Paris.
Éprise de vérité et de liberté, elle est une pionnière de l'Histoire des femmes. Résistante de la première heure, elle rejoint la rédaction des Lettres françaises et des éditions de Minuit, clandestines. Très tôt, ses romans sont publiés chez Gallimard. Le premier, La Mort de Marie, obtient le prix du premier roman en 1933. Son essai, Les "Pétroleuses", paraît en 1963 et le prix Femina-Vacaresco lui est décerné la même année ; c'est une seconde vie que lui offrent les éditions L'Amourier.

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