À propos

Hannah Arendt s'inquiétait que la politique puisse disparaître complètement du monde.
Les désastres du siècle étaient tels que la question de savoir si la politique avait "encore un sens" devenait inévitable. Pour elle, le totalitarisme était la forme de cette disparition redoutée. Nous avons aujourd'hui affaire à une autre figure du péril: le totalitarisme à visage humain du despotisme de marché. La politique s'y trouve laminée entre l'ordre naturalisé des marchés financiers et les prescriptions moralisantes du capital ventriloque.
Fin de la politique et fin de l'histoire coïncident alors dans l'infernale répétition de l'éternité marchande. L'idée d'une autre société est devenue presque impossible à penser, et d'ailleurs personne n'avance sur le sujet dans le monde d'aujourd'hui. Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons. Daniel Bensaïd, qui s'inscrit en faux contre cette problématique, tente ici de répondre à cette désespérance en portant son attention aux débats du mouvement altermondialiste, en interrogeant Marx, Lénine et les années 1970, notamment en Europe du Sud et en Amérique latine.
Il souligne tout à la fois les continuités et les ruptures, afin de donner de la profondeur théorique et historique aux controverses actuelles.


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  • Auteur(s)

    Daniel Bensaïd

  • Éditeur

    Syllepse

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    17/02/2011

  • Collection

    Mille Marxismes

  • EAN

    9782849502907

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    139 Pages

  • Longueur

    19.1 cm

  • Largeur

    11.6 cm

  • Épaisseur

    0.9 cm

  • Poids

    153 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Daniel Bensaïd

Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à l'université de Paris VIII, est responsable éditorial de la revue ContreTemps.

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