Colette journaliste (1893-1941) Colette journaliste (1893-1941)
Colette journaliste (1893-1941)
Colette journaliste (1893-1941)

Colette journaliste (1893-1941)

À propos

Cest une part importante de l'½uvre qui se trouve conservée dans les archives de la presse française. Une part qui échappait jusquà présent aux nombreux lecteurs de lécrivain. Une part dautant plus significative que Colette se sert souvent de la presse comme dune sorte de banc dessai, esquissant dans ses chroniques des thèmes et des idées quelle développera ensuite dans son ½uvre romanesque ou autobiographique ; et quelle ne considérait pas cette activité journalistique comme une besogne alimentaire, mais comme un pan de son ½uvre. De sorte quon y retrouve les mêmes bonheurs décriture, la même alacrité. Ces articles qui, pour l'essentiel, datent des années 1930 et début 1940, montrent une Colette en prise directe avec son époque. Quil sagisse dun procès dassises, de la traversée inaugurale du paquebot Normandie, de la représentation dune pièce de Guitry, dun portrait du Président de la République Albert Lebrun, dune séance de music-hall avec Mistinguett, on sapercevra quaucun spectacle terrestre ne la laisse indifférente. Acuité du regard, précision du style, souci du lecteur, bonne longueur ni trop long ni trop court. Quelle meilleure définition du journalisme pourrait-on donner ?

Gérard Bonal est spécialiste de Colette et reconnu comme tel, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, il est également président de la société des Amis de Colette. Frédéric Maget, professeur de français, est lauteur de nombreux écrits sur Colette dont il a également édité les Lettres à Missy (Flammarion, 2009)


Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782020998949

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    370 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    15.2 cm

  • Épaisseur

    2.3 cm

  • Poids

    472 g

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Colette

Dernière enfant du couple formé par ces parents mythiques que sont devenus Sido (Sidonie Langlois) et le capitaine Colette, celle qui deviendra Colette a vécu une enfance heureuse dans un petit village de Bourgogne. Adorée par sa mère comme un « joyau tout en or » au sein d'une nature fraternelle, elle rencontre adolescente Henry Gauthier-Villars, surnommé 'Willy', avec qui elle se marie le 15 mai 1893 à Châtillon-Coligny. Willy, auteur de romans populaires, est un viveur parisien qui fait également travailler à son profit une équipe de collaborateurs. Il introduit Colette dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale. Vite saisi par les dons d'écriture de sa jeune épouse, Willy l'engage à écrire ses souvenirs d'école, qu'il signe sans vergogne de son seul nom. Ce sera Claudine à l'école, bientôt suivi d'une série de Claudine (La maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, etc.), dont les romans seront publiés sous le nom du seul Willy. Willy fut, entre autres, l'amant de Marie Louise Servat (dite Germaine), femme d'Émile Courtet, à qui il donna un fils, Jacques Henry Gauthier-Villars. Jalouse, consternée de devoir être enfermée dans un rôle d'épouse bafouée, Colette se libère de plus en plus de cette tutelle, et, encouragée par Georges Wague, commence une carrière dans le music-hall (1906-1912), où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues suggestives, puis au théâtre Marigny, au Moulin-Rouge et à Bataclan. Ce sont des années de scandale et de libération morale: elle divorce d'avec Willy en 1906 et connaît plusieurs aventures féminines, notamment avec Mathilde de Morny (Missy), fille du duc de Morny et sa partenaire sur scène. Mais, durant toute cette période, Colette chemine aussi dans sa vocation d'écrivain. Elle publie des ouvrages évoquant ces années: La vagabonde, L'envers du music-hall, En tournée, etc. Une attention de plus en plus précise à la justesse des mots, notamment lorsqu'ils sont chargés d'exprimer l'effusion dans la nature, une sensualité librement épanouie pour revendiquer les droits de la chair sur l'esprit et ceux de la femme sur l'homme, voilà quelles sont les lignes de force de cette écriture qui reste encore à saluer, tant, ici encore, la critique littéraire a manifesté son machisme.
Après son divorce, Colette a une brève liaison avec Auguste-Olympe Hériot, rencontré à la fin de 1909. Elle rencontre ensuite Henry de Jouvenel, politicien et journaliste, qu'elle épouse en 1912 et qui l'engage à donner quelques billets et reportages au journal Le Matin, dont il est le rédacteur en chef. De lui, elle aura sa seule enfant, Colette Renée de Jouvenel, dite «Bell-Gazou» ["beau gazouillis" en provençal]. À quarante ans, elle joue aussi un rôle d'initiatrice auprès du fils d'Henry, Bertrand de Jouvenel, dix-sept ans, expérience qui nourrira les thèmes et les situations dans Le Blé en herbe. En ce qui concerne Chéri, il s'agit d'un fantasme qui est devenu réalité, puisqu'il est en 1920, mais dont l'idée datait de 1912, soit quelques années avant sa liaison avec Bertrand de Jouvenel. Le divorce sera prononcé en 1923. Mélomane avertie, Colette collabore avec Maurice Ravel entre 1919 et 1925 pour la fantaisie lyrique L'Enfant et les sortilèges. Elle a été l'amie de la reine Elisabeth de Belgique, Marguerite Moreno et Natalie Barney et a eu quelques brouilles avec la célèbre demi-mondaine de la Belle Époque, Liane de Pougy.
En 1945, Colette est élue à l'unanimité à l'Académie Goncourt, dont elle devient présidente en 1949. En 1953, elle est promue officier de la Légion d'honneur. L'écrivaine est au faîte de sa gloire et de son talent quand elle s'installe dans son appartement du Palais-Royal pour ne plus le quitter. Elle compte Jean Cocteau parmi ses voisins. Sur ses vieux jours, Maurice Goudeket, son dernier mari, l'aidera à supporter son arthrose. Elle meurt le 3 août 1954. Malgré sa réputation sulfureuse et le refus, par l'Église catholique, des obsèques religieuses, Colette est la seule femme à avoir eu droit à des funérailles nationales. Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris. Sa fille repose à ses côtés.



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