Points

  • Sororité Nouv.

    Liberté, égalité, sororité !

    Longtemps laissé en sommeil, le concept de sororité a refait surface avec le mouvement #Metoo : être soeurs, c'est être, ensemble, plus fortes. Envisagée comme outil de pouvoir féminin, la sororité nous invite à repenser ce que signifie être une femme aujourd'hui, à questionner les rapports de domination et à imaginer le monde de demain. Sous forme de récits, fictions, textes réflexifs, poèmes et chansons, ce collectif, dirigé par la romancière Chloé Delaume, appelle à une solidarité qui ne nie pas les différences mais embrasse la diversité. Car c'est grâce à la sororité, véritable parole en acte, que la révolution féministe adviendra.

    Sous la direction de : Chloé Delaume. Avec les textes de : Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey, Estelle-Sarah Bulle, Rébecca Chaillon, Jeanne Cherhal, Alice Coffin, Camille Froidevaux-Metterie, Kiyémis, Lola Lafon, Fatima Ouassak, Ovidie, Lydie Salvayre et Maboula Soumahoro.

  • Le sexe selon Maïa ; au-delà des idées reçues Nouv.

    « Le vagin parfait est-il souhaitable ? » « Faut-il entretenir sa libido comme on court un marathon ? » « Êtes-vous une pornstar qui s'ignore ? » « Pulsions, envies, désirs : avons-nous vraiment besoin de sexe ? » « Hétéro, cisgenre et monogame : qui rêve encore d'une sexualité normale ? » Journaliste, romancière, essayiste et féministe convaincue, Maïa Mazaurette répond, avec humour et bienveillance, à toutes les questions sur la sexualité que vous n'avez jamais osé poser. Dans ses chroniques ludiques et enthousiasmantes, issues du journal Le Monde, la « sexperte » invite à considérer la sexualité autrement, débarrassée de nos vieilles culpabilités. Avec un credo : le sexe doit nous rassembler plutôt que nous diviser.

  • Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le striptease, l'auto, la publicité, le tourisme... qui bientôt nous débordent. Isolés de l'actualité qui les fait naître, ils apparaissent soudainement pour ce qu'ils sont : l'idéologie de la culture de masse moderne. Le mythologue Roland Barthes les décrypte ici avec le souci - formulé dans l'essai sur le mythe aujourd'hui qui clôt l'ouvrage - de réconcilier le réel et les hommes, la description et l'explication, l'objet et le savoir.
    " Nous voguons sans cesse entre l'objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l'objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié. " Roland Barthes

  • Le regard féminin ; une révolution à l'écran Nouv.

    On se souvient de la légendaire robe soulevée par le vent de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion ou encore du bikini de Halle Berry, la célèbre James Bond girl, dans Meurs un autre jour. Devenues cultes, ces scènes ont marqué l'histoire du cinéma. De quoi ces images sont-elles le nom ? Depuis toujours, les femmes sont filmées comme des objets de plaisir, les privant de pouvoir au profit du regard masculin et de ses désirs. Pour faire face à ce male gaze majoritaire, Iris Brey montre comment s'est élaboré un regard féminin au cinéma et interroge le sens caché des images. Un essai crucial déjà considéré comme un classique.

  • Testo junkie ; sexe, drogue et biopolitique Nouv.

    Ce livre est le récit d'une expérience politique. Celui de l'administration quotidienne, pendant 236 jours, de testostérone synthétique. Une expérience vécue comme un acte de résistance face à l'assignation à la naissance d'une identité sociale et sexuelle considérée immuable. A travers le récit de sa transformation corporelle, Paul B. Preciado dessine la mutation politique contemporaine des technologies de pouvoir. Entre chronique autobiographique et essai philosophique, Testo Junkie est pour la génération queer, trans et non-binaire ce que L'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari était pour la génération 68. Un livre incontournable, une lecture urgente, qui bouleverse nos certitudes et invite à transgresser les normes de genre et de sexualité.

  • Dans une langue éblouissante, Christiane Taubira s'indigne des inégalités et des violences qui règnent sur notre planète, s'attaque aux idées dangereuses des extrêmes, critique l'invocation permanente du concept de crise qui assoit la domination des puissants, identifie les règles de vie commune dans une société laïque, redonne leur sens aux mots si souvent dévoyés aujourd'hui, trace les axes d'un combat urgent.

  • La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l'apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question.
    La description ethnographique de la société kabyle, conservatoire de l'inconscient méditerranéen, fournit un instrument puissant pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d'aujourd'hui.
    Mais la découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : comment s'opère le travail historique de déshistorisation ? Quels sont les mécanismes et les institutions, Famille, Église, École, État, qui accomplissent le travail de reproduction ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu'ils entravent ?

  • En France

    Florence Aubenas

    Loin des beaux quartiers, Florence Aubenas arpente les plages du Sud-Est, les villes et les banlieues du Nord, à la rencontre de ces gens délaissés par le monde politique et médiatique. Petits commerçants, jeunes intérimaires, maires de villages oubliés, ouvriers menacés de chômage. Autant de vies que la journaliste décide de mettre en lumière et qui dessinent le visage de la France.Florence Aubenas est grand reporter pour Le Monde, après avoir travaillé pour Libération et Le Nouvel Observateur. Elle est l'auteur de nombreux essais et enquêtes, dont La Méprise et Le Quai de Ouistreham, disponibles en Points.

  • Bad feminist

    Roxane Gay

    « Je préfère être une mauvaise féministe que ne pas être féministe du tout ».
    Roxane Gay.

    Bad Feminist explore la politique contemporaine, la culture populaire, la sexualité, la race et l'histoire personnelle de Roxane Gay afin de souligner les multiples discriminations subies par les femmes.

    Bad Feminist rappelle que la défense de l'égalité des sexes ne dispense pas d'assumer ses contradictions : on peut s'épiler, chanter des chansons pop, être fan de téléréalité et militer pour les droits historiquement aliénables des femmes.

    Bad Feminist marque le début d'un nouveau féminisme, décomplexé et libérateur.

  • Si le mal d'amour a toujours existé, il y a une manière spécifiquement moderne d'aimer et de souffrir de l'amour, que ce livre entend éclairer.
    À partir de nombreux témoignages et d'exemples issus de la culture populaire, Eva Illouz dresse le portrait de l'individu contemporain et de son rapport à l'amour, ainsi que des pathologies qui lui sont associées : incapacité de choisir, refus de s'engager, évaluation permanente de soi et du partenaire, psychologisation à l'extrême des rapports amoureux, tyrannie de l'industrie de la mode et de la beauté, marchandisation de la rencontre, etc. Tout cela dessine une économie émotionnelle et sexuelle qui laisse l'individu désemparé, pris entre une hyper-émotivité paralysante et un cadre social qui tend à standardiser, dépassionner et rationaliser les relations amoureuses.

  • C'était le jour de ses 24 ans : le 19 juillet 2016, Adama Traoré est déclaré mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Un drame sans nom, qui a saisi les membres de sa famille. La peine les a soulevés comme un seul homme, unis autour de leur soeur, Assa Traoré. De l'horreur est née la révolte. Les Traoré ont changé leur douleur en combat, et Assa s'y érige en infatigable guerrière. Elle n'a qu'un but : faire éclater la vérité sur les violences exercées par les forces de l'ordre envers une jeunesse stigmatisée. Une bataille intime et citoyenne.

  • Hunger

    Roxane Gay

    À l'âge de douze ans, j'ai été violée. Alors, je me suis mise à manger pour m'enlaidir et repousser les hommes. Peu à peu, je me suis enfoncée dans une interminable routine : manger pour me protéger, me sentir seule, manger pour me réconforter, me détester, manger encore. J'ai longtemps lutté pour exister dans un monde conçu pour les minces. Jusqu'au jour où j'ai décidé de me réconcilier avec mon corps.

  • Le 26 novembre 1974, la voix sans hésitation de Simone Veil résonne dans l'hémicycle. Elle présente à l'Assemblée nationale son projet de loi en faveur de l'avortement. Une majorité de députés y sont opposés. Les débats seront longs, houleux, teintés d'une grande violence mais son discours magistral finira par emporter l'adhésion.

    Le 18 mars 2010, Simone Veil est reçue à l'Académie française. Elle y prononce un émouvant discours de réception. En réponse, Jean d'Ormesson rend un hommage vibrant à son histoire et à sa personnalité exceptionnelles, que viendra conclure Jacques Chirac.

  • Que se passe-t-il dans le lit des Français ? Pour répondre à cette question, la sociologue Janine Mossuz-Lavau a enquêté pendant un an. Sillonnant l'Hexagone, elle a recueilli les témoignages de soixante-cinq personnes, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, de tous les milieux et de toutes les orientations sexuelles. Une enquête passionnante qui veut rendre compte d'histoires singulières, saisir au mieux la vie amoureuse et sexuelle d'une société en constante évolution.

  • Comment penser le désir sacrificiel qui s'est emparé de tant de jeunes au nom de l'islam ? Cet essai propose une interprétation dont le centre de gravité est ce que j'appelle le surmusulman. Il s'agit d'une figure produite par un siècle d'islamisme. Je l'ai décelée dans ses discours, mais aussi à partir de mon expérience clinique.
    La psychanalyse permet, en effet, d'explorer les forces individuelles et collectives de l'anticivilisation. C'est ce que requiert ce qu'on appelle aujourd'hui « radicalisation » comme un symptôme social et psychique.
    La désignation de surmusulman a ici la valeur d'un diagnostic sur le danger auquel sont exposés les musulmans et leur civilisation. Cependant, un autre devenir est possible. C'est la raison pour laquelle cet essai se termine par un chapitre sur le dépassement du surmusulman.

  • En 1940, margarete buber-neumann est internée au camp de ravensbrück où elle survivra jusqu'en avril 1945.
    C'est dans ce camp qu'elle rencontre milena jesenskà, dont elle veillera l'agonie sur une paillasse de l'infirmerie en mai 1944, et à qui elle consacrera une admirable biographie, milena. a la sortie du camp, épuisée, enfin libre, elle entreprend un extraordinaire périple à travers l'allemagne exsangue. la précision du témoignage sur ravensbrück a fait de ce livre un document capital sur la déportation, second volet de son ouvrage prisonnière de staline et de hitler.

  • Une interrogation traverse ce livre : les trois courants monothéistes - islam, judaïsme, christianisme - pourraient-ils un jour se supporter, se pardonner, non parce qu'ils relèvent du même dieu et qu'ils sont " frères " (ce genre de fraternité produit plus de guerres que d'accords, plus de déchirements que d'ententes), mais parce qu'ils reconnaîtraient en eux le même type d'infidélité à ce qui les fonde ? chacun se reconnaîtrait enfant du même manque orignel, marqué d'une faille à l'origine, une faille qui n'est imputable à personne, en tout cas pas au voisin.
    Elle est intrinsèque à l'humain, et d'autres humains hors du champ religieux l'affrontent comme ils peuvent.
    Ce que les trois monothéismes font de leur origine - et de celle des autres - est toujours une énigme : en en démêlant sans concession mais toujours avec respect les fils et les enjeux, d. sibony renouvelle profondément l'intelligence de ces religions, de leurs rpaports entre elles et avec le monde moderne.

  • Tantôt perçu comme le siège de l'identité, où s'incarnerait le portrait moral et social de l'individu, tantôt comme une enveloppe emprisonnant l'âme ou l'esprit, le corps est la charnière de deux concepts clés de la pensée occidentale, la nature et la culture. Support obligé de toutes les activités de l'individu, le corps est mis en jeu dans les interactions avec autrui, le travail, le sport, la santé, mais aussi dans les pratiques les plus intimes, l'hygiène, l'alimentation ou la sexualité.

    Ce livre tente d'articuler et de problématiser les réflexions que le corps a suscitées pour faire émerger une approche sociologique de cet objet paradoxal. Il interroge les représentations et les valeurs que le corps véhicule, les expressions du langage et les savoirs qui le façonnent, en particulier ses aspects les plus « naturels » et les plus personnels, de la façon de marcher à la manière de se moucher, de celle de se tenir à celle de se vêtir.

  • La Question de Dieu se présente aujourd'hui de façon plus neuve, comme si la tendance était de reprendre possession de problèmes essentiels que la religion a confisqués pour les gérer à sa façon. «Dieu» serait donc une Question trop sérieuse - ou trop drôle - pour être laissée aux religieux qui d'ailleurs ne semblent pas si heureux que ça de la gérer. Les autres, les athées, croient l'écarter par le silence, l'indifférence, et voilà qu'elle les rattrape au détour des générations («Papa, c'est qui, Dieu ?...»). En temps de crise, aussi : comme aujourd'hui, quand des tours s'effondrent.

    Il nous a donc fallu revoir pourquoi l'idée de Dieu, dans l'étroit monothéisme, est une bombe à retardement. Avant de voir comment chacun se fait son Dieu ou se fait à Dieu. La question n'est pas de savoir quel est le bon (en un sens, «y a pas de bon Dieu»...) ni ce que chacun met à cette place ; mais de comprendre de quoi est fait l'emplacement du divin. Que nomme donc ce Nom de Dieu ? Et pourquoi est-ce un juron ? Comme s'il pointait le fait d'être à bout, aux limites de sa vie. Comme si Dieu n'était qu'une limite...

    Au terme de ce livre, chacun pourra parler de Dieu comme d'une question qui lui est propre, singulière, sans crainte d'être «fusillé» comme religieux ou comme athée.

  • Beaucoup réagissent à l'événement en s'étonnant non pas de lui mais de ne pas l'avoir prévu : comme si notre vocation normale était de tout prévoir et de faire en sorte que rien n'arrive, que rien ne nous arrive. Nos idéaux de prévision cachent un énorme désespoir. Voici donc une suite de flashes, d'éclairs sur l'événement réel et concret "rebonds" dont beaucoup ont paru dans la presse, dialogues aigus avec le temps, allant du sport au sida, du Proche-Orient qui brûle au bloc de l'Est qui se dégèle, des attraits de l'argent aux vertiges du sacré, du chômage insidieux au racisme ordinaire - bref, beaucoup de surprises, de points critiques qui sont la texture même de nos vies. Ces entrechocs surprenants entre le vécu et l'invivable éclairent autrement nos modes d'être. Ce sont des récits de la pensée, comme si elle était une fable ou une histoire dont l'événement serait un éclair. Chaque texte est dû à un déclic, à une secousse, qu'il transmet. Il y fallait un analyste original, à l'esprit libre de toute chapelle ou allégeance, sensible à ce qu'il appelle l'événement d'être.

  • De la maternelle à la fac, les filles sont les meilleures. Et ce, partout dans le monde. Mais sur le marché du travail, elles ne sont ni les premières ni les mieux payées. Pourquoi un tel gâchis de compétences ? Après plusieurs années d'enquête, les auteurs démontrent que si l'instruction des femmes a progressé en un siècle, la famille et les entreprises ralentissent insidieusement leur percée : filières et débouchés verrouillés, préjugés culturels. Au final, les filles accumulent un meilleur capital, les garçons gèrent mieux leurs acquis. Il suffirait d'un petit effort pour la situation change. Allez les filles !
    Christian Baudelot est professeur à l'École normale supérieure. Roger Establet est professeur émérite à l'université de Provence.

  • Les sociétés interprètent diversement la différence sexuelle. Partout, on cultive cette différence et on établit une hiérarchie entre les sexes : le masculin domine le féminin et même l'efface pour figurer à lui seul le genre humain. Contre cet effacement, y compris dans sa forme moderne "universaliste", Sylviane Agacinski propose une philosophie de la mixité qui rompt avec les modèles masculins et avec cette honte du féminin qui a caractérisé pendant un temps le féminisme. S'écartant de Simone de Beauvoir, l'auteur soutient qu'il n'y a plus de contradiction entre la liberté des femmes et leur fécondité, qui n'est pas seulement un "destin biologique". La relation entre les hommes et les femmes ne dépend d'aucune vérité éternelle : elle résulte d'une longue histoire dom les débats sur la parité révèlent un nouvel enjeu.

  • Voici quelques éclats du temps, pincements de nos histoires, grincements d'actualité, à même la trame de nos vies ; ils deviennent dans ce livre événements de pensée, présences du temps qui font craquer la chape du présent. L'événement siècle s'avance à travers ses bouts d'histoires, de meurtre et de sexe, d'abus et de repentance, d'homo-famille et de clonage, de jeux et d'affolements, dans un théâtre ou un «cinéma» débridé, y compris celui de l'art et de la culture.

    Alors voici de quoi aider à reprendre souffle, peut-être à sortir de leur cadrage quotidien ceux qui ne se paient ni de mots ni d'images mais du luxe d'exister dans la présence, ce temps mystérieux entre le passé et l'avenir - ce temps actuel si distinct du présent.

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