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  • Cette analyse pluridisciplinaire explore des pistes pour une meilleure prise en compte des femmes chefs de famille qui se trouvent de plus en plus en situation précaire.
    Alors que la loi sur l'égalité femme-homme se discute, cet ouvrage analyse la précarisation croissante des femmes chefs de famille qui cumulent les difficultés économiques, un isolement relationnel et une fragilisation psychologique. Ce phénomène préoccupant nécessite de concevoir un soutien qui ne soit pas uniquement économique mais qui intègre les dimensions sociale et psychologique.

  • Comment une association connue depuis vingt ans pour lutter au quotidien contre toutes les discriminations a-t-elle pu être attaquée par la HALDE, saisie par une employée licenciée ? Un combat pour défendre la laïcité dans le cadre d'un projet original articulant accueil de la petite enfance, formation professionnelle et centre social.

    La défense de la laïcité dans une structure petite enfance de droit privé est une position singulière dans un secteur où la tolérance nourrie de naïveté à l'égard des femmes voilées (assistantes maternelles, public accueilli) est la règle générale. L'aveuglement des professionnels et des formateurs sur le risque d'entrisme intégriste les fait défendre sans réserve l'accueil de la diversité. Cet ouvrage enfonce un coin dans ce consensus et permet de rétablir en partie un juste équilibre. Le combat de la crèche Baby-Loup a eu des répercutions nationales, il a fait jurisprudence pour toutes les structures de la petite enfance et du secteur médico-social.

    Agrégée d'histoire, Luce Dupraz est personne qualifiée à la Commission départementale d'accueil des jeunes enfants du département du Rhône, expert sur les formes nouvelles d'accueil de la petite enfance et de l'éveil culturel du jeune enfant, ancienne présidente de l'Agence « Quand les livres relient ».
    Préface de Elisabeth Badinter Postface de Caroline Eliacheff   Agrégée d'histoire et titulaire d'un DEA de sociologie, Luce Dupraz est expert petite enfance, expert sur les formes nouvelles d'accueil de la petite enfance et de l'éveil culturel du jeune enfant, personne qualifiée à la Commission départementale d'accueil des jeunes enfants du département du Rhône depuis 2007. Elle fut présidente de l'Agence Quand les livres relient de 2004 à 2010 (pratiques culturelles autour de la littérature de jeunesse), membre du comité Enfance de la Fondation de France de 1996 à 2002, assesseur auprès du tribunal pour enfants de Lyon de 1996 à 2006. Elle participe depuis 2003 aux jurys régional et national de la Fondation de France relatifs au programme « Ouverture au monde de la culture et de l'art pour les enfants de moins de 12 ans ». Luce Dupraz a plus particulièrement travaillé sur la garde à domicile, les lieux d'accueil nouveaux pour les enfants de moins de six ans (lieux d'accueil enfants-parents, dispositifs passerelles avec l'école maternelle, ludothèques, etc.), les actions culturelles précoces, l'accompagnement à la parentalité, la prévention de l'exclusion, l'intégration des enfants d'origine immigrée.

  • Il existe partout dans le monde une multitude d'initiatives locales spécifiquement féminines combinant activités économiques (production, consommation, finance, etc.) et politiques (défense des droits) et pourtant celles-ci sont quasiment ignorées de l'opinion publique et du domaine académique. La mobilisation des femmes pour faire de l'économique autrement est-elle une résistance et un palliatif à la mondialisation libérale ? Ou assiste-t-on à la construction d'une alternative ? Telle est la question centrale de cet ouvrage.

  • Dans cette réédition entièrement revue et actualisée, les auteures réaffirment que le travail d'accueil du jeune enfant est radicalement différent du rôle parental d'éducation de ses propres enfants, qu'il est d'une grande exigence professionnelle et qu'il doit comporter le temps suffisant pour une réflexion permanente des accueillants sur leur pratique. Permettre au petit enfant de grandir en toute sécurité et aux parents d'être en confiance est une priorité. Dans cet objectif, elles développent des outils nécessaires pour traduire ces principes dans la réalité : pratiques quotidiennes à promouvoir (les fondamen-taux) et dispositifs à mettre en place pour les garantir (cadre de référence, formation, dynamique de projet éducatif). À quand le meilleur pour la petite enfance ?

  • A travers l'oeuvre-vie de robert schumann, frida kahlo, blaise pascal, jean-jacques rousseau, fedor dostoïevski, joë bousquet, helen keller, démosthène et de bien d'autres figures souvent mythifiées, charles gardou donne à voir la place de la vulnérabilité dans toute vie et les ressorts nécessaires pour la surmonter.
    Comme tant d'anonymes, ces femmes et ces hommes font subir un renversement, un retournement au handicap. ils composent, peignent, écrivent, créent, certes pour s'exprimer, mais avant tout pour s'emparer de leur vie et lui rendre sa hauteur. leurs itinéraires singuliers témoignent d'une réalité paradoxale : le handicap impose de multiples limitations et impuissances, d'indicibles détresses, des sentiments d'infériorité.
    Il contraint à renoncer à des aspirations, il réduit parfois en poussière des désirs et des projets, il restreint certaines capacités, mais en aucun cas, il n'obère l'ensemble des possibilités d'un être. certaines peuvent même s'accroître. a l'heure oú l'on exalte la facticité, oú s'affiche la loi de la force avec indécence, l'auteur rappelle combien l'oubli des valeurs de la fragilité génère mépris et exclusion.
    A l'instar de fragments sur le handicap et la vulnérabilité (érès, 2005), il montre que l'homme est d'autant plus fort qu'il se connaît et s'assume vulnérable. il ouvre ainsi à une intelligence de la fragilité.

  • Les intervenants du champ médico-social voient de nombreux migrants et enfants de migrants parmi les populations dont ils s'occupent. De ce constat souvent abusivement amplifié, la question culturelle surgit, et avec elle, la tentation d'y répondre comme à un phénomène sociologiquement limité et concernant les seules « minorités visibles ». Pourtant, cette question n'est-elle pas toujours engagée dans les relations entre l'institution, incarnée par les professionnels, et les usagers, bénéficiaires, clients. qui restent, quel qu'en soit l'état civil, « d'étranges étrangers », c'est-à-dire des personnes humaines ?

    Les auteurs de cet ouvrage, dans un paradoxe apparent, contribuent à élargir l'horizon de la question de la culture, tout en la portant au plus intime de chacun. Forts d'expériences multiples et diverses, en particulier sur d'autres continents, ils ouvrent des pistes concrètes et donnent des repères pour outiller les acteurs et renforcer leurs postures, afin de désamorcer les crises ou de les prévenir. Faisant dialoguer positivement identité et altérité dans les pratiques quotidiennes aussi bien éducatives que sanitaires ou judiciaires, ils tentent de poser les jalons d'une nouvelle pratique du social qui serait respectueuse du pluriel. Au final, l'exigence éthique paraît seule en mesure de fonder une approche des phénomènes culturels débarrassée du naturalisme ethnologique, comme de conférer une efficacité véritable à des initiatives qui, sans elle, ne sauraient relever que d'une technicisation du social.

  • Qu'en est-il de la toxicomanie au féminin et de sa logique passionnelle dans son rapport au traumatisme ? Au moment même où la psychiatrie se fabrique une sous-spécialité médicale avec la notion d'addiction qui uniformise, normalise en arasant les différences, ce travail réintroduit la différence entre hommes et femmes, que la passion de la drogue tend à abolir.
    La réflexion de l'auteur s'étaye sur une pratique de dix-huit ans comme psychologue clinicien auprès d'une population de toxicomanes dans un Centre spécialisé de soins en toxicomanie (CCST). L'anamnèse de nombreuses femmes toxicomanes révèle la fréquence de traumatismes sexuels subis dans l'enfance ou l'adolescence. Le recours à la drogue ici a pour fonction de se soustraire au souvenir de l'événement traumatique.
    L'évocation de ces histoires traumatiques dans le cadre du travail psychothérapeutique s'effectue le plus souvent sur un mode passionnel. L'auteur montre à partir d'exemples cliniques que sous le couvert du transfert peut se dévoiler une passion : amoureuse, haineuse, véritable toxicomanie d'objet qui vient se substituer à la passion du toxique. Ces passions de transfert sont de véritables constructions qui ont une fonction de suppléance.
    Elles dévoilent un positionnement spécifique des femmes toxicomanes quant à la question de l'être dans son rapport à l'objet : un défaut de reconnaissance radicale et un défaut de travail de deuil.

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