Littérature traduite

  • Une terre promise

    Barack Obama

    • Fayard
    • 17 Novembre 2020

    Un récit fascinant et profondément intime de l'histoire en marche, par le président qui nous a insufflé la foi dans le pouvoir de la démocratie.

    Dans le premier volume passionnant et très attendu de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l'histoire de son improbable odyssée, de jeune homme en quête d'identité à dirigeant du monde libre, retraçant de manière singulièrement détaillée et personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence historique - une période de transformations et de bouleversements profonds.

    Barack Obama entraîne le lecteur dans un voyage fascinant, depuis ses toutes premières aspirations politiques à sa victoire cruciale aux primaires de l'Iowa, qui démontra le pouvoir de l'engagement citoyen, jusqu'à la soirée décisive du 4 novembre 2008, lorsqu'il fut élu 44e président des États-Unis, devenant ainsi le premier Afro-Américain à accéder à la fonction suprême.

    En se retournant sur l'histoire de sa présidence, Barack Obama propose une exploration unique et pénétrante de l'amplitude phénoménale mais aussi des limites du pouvoir présidentiel, ainsi qu'un témoignage singulier sur les ressorts de la politique intérieure et de la diplomatie internationale. Il fait entrer le lecteur dans le Bureau ovale et la salle de crise de la Maison-Blanche, et l'emmène partout dans le monde, de Moscou à Pékin en passant par Le Caire. Il nous confie les réflexions qui l'ont occupé à certains moments cruciaux - constituer son gouvernement, faire face à une crise financière mondiale, prendre la mesure de Vladimir Poutine, franchir des obstacles en apparence insurmontables pour faire aboutir la réforme sur le système de santé, se retrouver en profond désaccord avec certains généraux sur la stratégie des États-Unis en Afghanistan, s'atteler à la réforme du marché financier, réagir face au désastre provoqué par l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, et enfin donner le feu vert à l'opération Neptune's Spear qui conduit à la mort d'Oussama Ben Laden.

    Une terre promise est un récit extraordinairement intime et introspectif - l'histoire du pari qu'un homme a lancé à l'Histoire, d'un militant du travail associatif dont la foi a été mise à l'épreuve sur la scène internationale. Barack Obama parle sans détours de ce véritable numéro d'acrobatie qui a consisté pour lui à être le premier candidat afro-américain à la présidence, à porter les attentes de toute une génération galvanisée par le message de « l'espoir et du changement » et à relever les défis que posent à la conscience morale les grandes décisions. Il évoque en toute franchise les forces d'opposition qui se sont dressées contre lui, sur le front domestique comme à l'étranger, la façon dont sa nouvelle vie à la Maison-Blanche a pu affecter sa femme et ses filles, et parle sans fard des moments où il s'est retrouvé en proie au doute et à la déception - sans jamais renoncer pour autant à croire que dans cette formidable aventure en marche qu'est l'Amérique, le progrès est toujours possible.

    Ce livre puissant et magnifiquement écrit est l'expression de la conviction profonde de Barack Obama : la démocratie n'est pas un don du ciel mais un édifice, fondé sur l'empathie et la compréhension mutuelle, que nous bâtissons ensemble, jour après jour.

  • Elle fut la première femme noire et la première femme d'origine indienne à concourir pour le poste de vice-présidente. Et à peine élue aux côtés de Joe Biden en novembre dernier, Kamala Harris est déjà pressentie pour prendre la tête des Etats-Unis en 2024. Face au machisme et à l'entre-soi des campagnes présidentielles menées par des hommes blancs de la génération du baby-boom, Kamala HarrisÂÂ («ÂÂ fleur de lotusÂÂ » en indien) incarne une nouvelle génération de femmes politiques. Son charisme, son naturel, sa franchise et sa volonté implacable sont les qualités qui l'ont faite élire.
    Fille d'un économiste jamaïcain et d'une chercheuse en oncologie indienne activistes au sein du mouvement pour les droits civiques durant leurs études à Berkeley, Kamala Harris a de qui tenir sa forte inclination pour la justice sociale. Elle a toujours voulu changer la société, défendre la vérité et l'égalité. A 13 ans, elle manifestait déjà contre l'interdiction de jouer sur la pelouse de son immeuble... Cette passion pour la justice, elle la développe durant ses études en science politique et en droit. Entre 2011 et 2017, elle est une procureure générale de Californie intraitable, qui apprend à se faire respecter. En 2017, elle prête serment en tant que sénatrice des Etats-Unis, et apparaît comme l'une des opposantes démocrates les plus déterminées contre Trump et son administration.
    Dans ce livre, Nos Vérités, à paraître dans plus de 25 pays, Kamala Harris raconte sa famille, son éducation, son parcours, ses engagements, son mariage, et son besoin de vérités. Elle parle ouvertement de tous ces thèmes qui divisent son paysÂÂ : le racisme, l'antisémitisme, le sexisme et l'homophobie toujours présentsÂÂ ; les inégalités économiques qui ôtent dignité et décence à des millions de travailleursÂÂ ; elle s'insurge contre le coût de la santé, contre les brutalités policières et judiciaires... Et clame son désir, puissant, de refaire de son pays une grande nation, unie, une famille.

  • Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d'une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l'a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l'éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d'enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir.

  • Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (États-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes.
    Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.

  • «La domination du capitalisme fut telle qu'elle cessa d'être perçue comme une idéologie. Elle est devenue le modèle par défaut, le comportement naturel. Elle s'est infiltrée dans la normalité, a colonisé l'ordinaire, au point que la contester est apparu comme aussi absurde ou ésotérique qu'une remise en cause de la réalité elle-même. Dès lors, le pas fut aisément et promptement franchi pour affirmer : "Il n'y a pas d'alternative"».
    Dans cette série d'essais, Arundhati Roy, l'auteure du sublime roman Le Dieu des Petits Riens, s'intéresse à la face cachée de la démocratie indienne - un pays de 1,2 milliard d'habitants où les cent personnes les plus riches po sèdent l'équivalent d'un quart du produit intérieur brut.
    Ce texte virulent présente un portrait féroce et lucide d'un pays hanté par ses fantômes : ceux des centaines de milliers de fermiers qui n'ont pour seule échappatoire à leurs dettes que le suicide ; ceux des centaines de millions de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour.
    Face à eux, une infime minorité de la population contrôle la majorité des richesses et parvient à dicter la politique gouvernementale. Cette classe corrompue par l'omniprésence des ONG et des fondations est au coeur du système remis en cause par l'auteure. Cependant, Roy va au-delà du pamphlet contre le capitalisme et propose une véritable réflexion sur son histoire et ses rouages. Avant de conclure par plusieurs propositions pour en sortir, le temps d'un discours aux militants d'Occupy Wall Street.

  • En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la " dictature de la loi ", de mettre fin à la corruption, d'offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent, de ramener l'ordre en Tchétchénie... Le bouleversant journal qu'a tenu, pendant près de deux ans, Anna Politkovskaïa, montre que la Russie est loin du compte. Un pouvoir impitoyable, néo-soviétique, s'est installé. La bureaucratie pille les citoyens ; les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent ; les tribunaux rendent une justice au service des puissants... Dans ces conditions, les discours les plus radicaux reçoivent de plus en plus d'écho, et si une révolution éclate en Russie, elle ne sera ni orange, ni de velours, mais rouge comme le sang, prédit la journaliste.

  • Devant nous, depuis quelques années et même quelques décennies, ce fait politique global sans doute irréversible : la démocratie libérale, comme forme sociale et historique, est en train de mourir. Et elle se meurt sous les coups de deux mouvements a priori antagonistes : le néolibéralisme et le néoconservatisme. Dans ce livre, Wendy Brown montre que le premier fonctionne d'abord comme une rationalité politique, un mode de régulation générale des comportements, et que le second lui est devenu nécessaire. Car si le néolibéralisme est l'ensemble des techniques de contrôle d'autrui et de soi par accroissement plutôt que par diminution de la liberté, la liberté y sera d'autant plus sûrement autolimitée qu'elle se trouvera moralisée, c'est là la fonction du néo-conservatisme. Au-delà d'une telle analyse, Wendy Brown pose la question d'un avenir pour la gauche, qui passe selon elle par un travail de deuil : deuil d'une conception du pouvoir comme souveraineté, deuil d'un horizon de rupture politique défini dans la logique démocratique-libérale, mais aussi deuil d'une radicalité qui prend trop souvent la forme d'un désir de purification morale.

  • "Toute personne qui a pensé, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, avoir le droit de protester, et a pris son courage à deux mains pour le faire ; toute personne qui a revendiqué un droit, seule ou avec d'autres, a pratiqué I'action directe".

    Qu'est-ce que l'action directe ? Féministe et anarchiste américaine, Voltairine de Cleyre (1866-1912) démonte avec éloquence le malentendu, diffusé par les pouvoirs politique et médiatique, qui identifie l'action directe à la violence contre la vie et les biens des personnes.

  • 23 février 2002, sud de la Colombie : Ingrid Betancourt, candidate à la présidence de la République, est enlevée en pleine campagne électorale par un mouvement guérillero. Depuis ce jour, détenue quelque part dans la jungle, elle partage le sort de trois mille autres « kidnappés ». Pions dans un vaste et tragique jeu de pouvoir, ils subissent une captivité qui peut les mener à la mort.
    Rien ne destinait Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid, à ce combat quotidien pour faire libérer sa femme, « punie » pour avoir voulu faire entendre une autre voix, une voix citoyenne, une voix d'intégrité, là où on n'entend, le plus souvent, que le bruit des armes.
    C'est la chronique de ces années de lutte que nous livre Juan Carlos Lecompte. Son récit vibrant et passionné dessine en creux le portrait d'une femme d'exception et brosse le triste tableau d'un pays comme prédestiné à la tragédie. Mais ce cri lancé au nom d'Ingrid est aussi un cri d'espoir, pour elle comme pour tous les otages. Pour que cesse l'hypocrisie. Pour que s'ouvrent des négociations. Pour que ce cinquième anniversaire de son enlèvement soit aussi l'heure de sa libération.

  • Voici le livre dans lequel le nouveau Président des Etats-Unis présente son grand projet pour l'Amérique et pour le monde.
    Des vues et des propositions précises, audacieuses, pour relancer l'économie, garantir la prospérité, assurer la paix. Des idées nouvelles pour renouveler la promesse de l'Amérique envers elle-même et envers le monde. Et pour que chacun d'entre nous puisse contribuer à bâtir un monde meilleur. Barack Obama est le 44e et actuel Président des Etats-Unis d'Amérique.

  • Après plus de huit ans d'exil entre Londres et Dubaï, Benazir Bhutto rentre au Pakistan en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle. À son arrivée, elle réchappe d'un double attentat et sauve de l'explosion le manuscrit qui deviendra son testament politique : Pour une réconciliation. Dans ce livre-confession, publié à l'occasion du sixième anniversaire de sa mort - et alors que Pervez Musharraf vient d'être inculpé du meurtre de son ancienne rivale -, Benazir Bhutto prône une coopération étroite entre le Pakistan, les États-Unis et les pays occidentaux pour rétablir son pays dans un modèle alternatif modéré et réaliste de démocratie. S'appuyant sur l'exemple du Pakistan, cet essai nous livre également une brillante analyse géopolitique, économique et sociale de la radicalisation religieuse dans les pays musulmans.

  • Avocate et militante des droits de l'homme, Shirin Ebadi incarne aujourd'hui la résistance des femmes iraniennes au pouvoir autocratique du régime islamique de Téhéran. Elle a reçu à ce titre le prix Nobel de la paix en 2003, attribué pour la première fois à une femme musulmane. Ce livre raconte une vie tout entière consacrée à la justice. Au début des années 1970, elle est la première femme à être nommée présidente du tribunal de grande instance de Téhéran, à l'âge de vingt-trois ans. Quelques mois après la révolution islamique de 1979, elle est contrainte de renoncer à ses fonctions. Avocate, elle engage alors un combat quotidien contre le régime, ce qui lui vaut d'être plusieurs fois emprisonnée et même menacée de mort : " Toute personne oeuvrant pour les droits de l'homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort, mais j'ai appris à surmonter ma peur. " Aujourd'hui, Shirin Ebadi se consacre surtout à la défense des femmes et des enfants, qui subissent de plein fouet, et jusque dans leur chair, la violence de la culture patriarcale iranienne. Mère de deux filles, elle a fondé par ailleurs une Association de défense des enfants dont les droits sont inexistants dans son pays. Ce livre est le récit des combats d'une femme exceptionnelle contre l'obscurantisme religieux et l'oppression des femmes.

  • Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou le 7 octobre 2006. Ceux qui ont voulu sa mort voulaient la faire taire. Sa voix dérangeait.
    En 2007, pour le premier anniversaire de sa mort, paraissait à Moscou, sous le titre Za Chto, " Pour quoi ? " - c'est-à-dire : " Pour quelle raison l'a-t-on tuée ? " -, un recueil posthume de ses articles, qui donne la mesure de l'importance de son engagement. Les textes des deux dernières années de sa vie restaient à ce jour presque totalement inconnus du lecteur occidental. Leur publication montre que la voix d'Anna Politikovskaïa ne s'est pas tue.
    Je parle encore réunit une trentaine de textes dont le grand public français n'a pas eu connaissance, qui redisent avec force son opposition à la guerre en Tchétchénie, à la dérive autoritaire du régime du Kremlin, au glissement de la société vers l'indifférence, la violence, la cruauté et la xénophobie. S'y ajoutent les témoignages de son mari, d'une de ses amies d'enfances et de la plus proche de ses collègues de Novaïa Gazeta.

  • Il semble évident de nos jours que l'hégémonie américaine ne compte pas s'affirmer par la construction d'un empire colonial. Pourtant, la puissance militaire des Etats-Unis est la plus importante et la plus redoutable que le monde ait jamais connue. Comment expliquer ce paradoxe ? En rappelant l'histoire des grands empires (britannique, chinois, espagnol, etc), qui furent à la fois des empires territoriaux et commerciaux, Ellen Meiksins Wood montre la nature singulière de l'impérialisme américain qui, lui, ne repose pas sur les conquêtes territoriales. Son projet, rendu possible par le capitalisme, est celui d'une domination économique mondialisée, administrée localement par des Etats souverains, mais protégée par la puissance militaire des Etats-Unis. L' "empire du capital", explique la politologue, débouche ainsi sur ce paradoxe: tout indifférent qu'il soit à la conquête du monde, il a mis en place la monstrueuse machinerie militaire américaine, dont l'existence est d'autant plus troublante qu'elle est sans objet déterminé.

  • "Comment et pourquoi plus de deux millions d'américains sont aujourd'hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d'électeurs dans les minorités ?

    « Dans cet essai brillant et parfaitement documenté, Angela Davis pulvérise les soubassements racistes et sexistes du système carcéral américain. Elle n'appelle pas seulement à réformer la prison, mais, radicalement, à ouvrir de nouveaux terrains pour la Justice. » Cynthia McKinney"

  • Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa s'est rendu plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu.
    Décrivant le calvaire de la population tchétchène, Anna Politkovskaïa montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de comptes, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple.
    Pour elle, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire - pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes dans la difficile période du postcommunisme.

  • Héritière de l'une des familles les plus puissantes du pays, Benazir Bhutto a grandi auprès d'un père, Zulfiqar Ali Bhutto, devenu héros du peuple, démocratiquement élu au suffrage universel, premier chef du gouvernement progressiste à avoir tenu tête aux militaires. Lors de son départ en 1969 pour Harvard il lui avait dit : « Tu t'en vas loin d'ici, en Amérique. Mais souviens-toi, quoi qu'il arrive, que tu finiras par revenir ici. Ta place est ici. Tes racines. La poussière, la boue, la chaleur de Larkana sont dans tes os. Et c'est ici que tu auras ta sépulture. » A peine rentre-t-elle de ses études en Occident, que son père est déposé par le général Zia Ul-Haq. A 24 ans, elle est envoyée en prison avec sa mère. Elle reprend, après l'exécution de son père, le flambeau à la tête du Parti du Peuple Pakistanais qu'elle portera au pouvoir à deux reprises. Ayant dû quitter le Pakistan en 1999 pour échapper à la prison, Benazir y rentre en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle et constate l'évolution politique et sociale d'un pays où la liberté est une lutte permanente. Dans Fille de l'Orient, Benazir Bhutto délivre, en dépit de la violence dont elle aura été la victime, un message d'espoir autant qu'un plaidoyer pour l'action et la démocratie. Ses mémoires se dévorent comme une saga, tant son incroyable destin dépasse la fiction. Sa vie se sera terminée de manière tragique mais, hélas, prévisible. Après les Kennedy et les Gandhi, une nouvelle dynastie politique naît dans la douleur et le sang, les Bhutto.

  • « Nous, les femmes arabes, vivons dans une culture qui nous est fondamentalement hostile. » Face à ce constat, la journaliste égyptienne Mona Eltahawy, elle-même emprisonnée, battue, sexuellement agressée sur la place Tahrir en 2011, a décidé de prendre la parole.
    Dire la difficulté de vivre dans une société patriarcale qui diabolise la femme.
    Dire la situation de ces femmes forcées de porter le hijab ou le niqab, battues, violées, mutilées.
    Parler pour libérer la parole féminine. Car comme nous le rappelle Mona Eltahawy :
    « L'acte le plus subversif qu'une femme puisse commettre est de parler de sa vie comme si elle importait réellement. »

  • Les récents événements en birmanie ont révélé au monde le nom d'aung san suu kyi, âme de la résistance du peuple birman à la dictature et prix nobel de la paix.
    D'où tire-t-elle la conviction et la force qui, depuis près de vingt ans, lui permettent de mener avec un héroïsme tranquille le plus inégal des combats contre la junte au pouvoir en birmanie ? elle refuse la provocation, elle refuse la peur, elle refuse la haine. elle s'obstine à réclamer le dialogue. comment a-t-elle réussi à garder cette extraordinaire mesure face aux injures, aux arrestations - elle est depuis douze ans prisonnière dans sa propre maison et est restée plus de deux ans sans nouvelles de son mari et de ses jeunes enfants - et face aux brimades quotidiennes ?.
    Avec une clarté et une simplicité admirables, elle l'explique longuement dans ce livre à la fois d'une actualité brûlante et d'une philosophie intemporelle

  • L'obsession sécuritaire risque de mettre sérieusement en question les droits fondamentaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus.
    Intrusions dans nos vies privées, contrôle de nos opinions, de nos correspondances, de nos déplacements... les auteurs tirent la sonnette d'alarme et posent les questions cruciales : Pourquoi laissons-nous faire ? Et comment devons-nous nous défendre ?

  • Les trois longues années de pourparlers de paix sont une épreuve pour la délégation palestinienne, confrontée aux exigences des gouvernements israéliens, à leur refus de respecter le droit international et à la position d'emblée pro-israélienne des médiateurs américains. L'accord de paix finalement signé le 13 septembre 1993 à la Maison Blanche n'est pas l'aboutissement de ces négociations officielles mais de celles, secrètes, menées à Oslo depuis l'été 1992 par l'OLP et les émissaires d'Itzhak Rabin. Tout en restant loyale envers Yasser Arafat, et proche de lui, Hanane Ashraoui critique fortement cet accord d'Oslo qui lui paraît, comme à un nombre croissant de Palestiniens, hâtif et dangereux car il ne porte ni sur la fin des implantations de colonies, ni sur le statut de Jérusalem, ni sur le respect des droits de l'homme.

  • Les émotions sont-elles partout semblables ou sont-elles « cultivées » de manière particulière dans différentes sociétés ? Ce sont des femmes anthropologues qui ont posé cette question nouvelle et ont décidé d'enquêter. L'auteure a vécu pendant deux ans dans une communauté de Bédouins dans le désert égyptien à la frontière avec la Libye. Elle va découvrir un réseau intriqué de règles et de comportements grâce auquel une société extrêmement mobile de nomades sédentarisés réussit à préserver son identité et ses valeurs communautaires. Elle découvre qu'une des clefs de tout ce système est constituée par un art de la poésie (les ghinnawas - au sens littéral « petits chants ») qui fait à la fois penser par sa forme aux haïkus japonais et par son contenu émotionnel au blues américain. Dans cette société les émotions doivent être voilées... Ce qu'il est normal de garder "privé" ou de rendre "public" pourrait bien être très différent selon les cultures et être à l'origine de graves incompréhensions.

  • Le monde serait-il ce qu'il est si on rayait la moitié des êtres humains de la carte ? La question paraît absurde, mais la reconnaissance de la place et des rôles tenus par les femmes est encore presque nulle dans la plupart des analyses de politique internationale.
    Cependant, comment le secteur du tourisme fonctionnerait-il sans les femmes ? Comment comprendre les évolutions du commerce de la banane ou de la confection sans tenir compte de la place que les femmes y occupent ? Sans les femmes, les valeurs du nationalisme, les bases militaires ou la diplomatie seraient-elles identiques ?

    Accessible à un large public, au-delà des seuls cercles de spécialistes, l'ouvrage montre, à partir d'exemples très concrets et variés, comment une approche féministe incluant les questions de genre modifie en profondeur notre appréciation des enjeux internationaux : sans prêter une attention suffisante aux femmes et à leurs rôles dans le monde, on ne peut pas comprendre précisément comment s'exerce le pouvoir - et à quelles fins.

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