Langue française

  • Hedda Gabler

    Henrik Ibsen

    Une pièce sombre où l'héroine pousse un homme à sa perte avant de se tuer elle-même.

  • H1 et H2 ont une discussion, franche et ouverte. C'est le dialogue de deux amis qui se connaissent de longue date, cultivent l'amitié et les souvenirs. Une conversation de bon aloi, si ce n'était cette goutte de venin qui dégrade rapidement l'atmosphère chaleureuse de leur tête-à-tête. C'est que l'un reproche à l'autre des paroles malheureuses, se sent blessé, remet en cause l'estime affectueuse qu'ils semblaient partager... Car H1 a dit, avant que la pièce commence : « C'est bien... ça... » Et ces quelques mots font l'effet d'une tornade...

  • Antigone

    Sophocle

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
    Mouvement littéraire : La naissance de la tragédie grecque
    Genre et registres : la rhétorique au service de la tragédie
    L'écrivain à sa table de travail : Le mythe et ses réécritures
    Groupement de textes : Figures d'Antigone
    Chronologie : Sophocle et son temps
    Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
    Recommandé pour les classes de lycée

  • Trois pièces classiques du répertoire théâtral qui examinent, de façon visionnaire et comique, des sujets toujours plus actuels : la misère économique, les rapports hommes-femmes, la dégradation des liens sociaux.

  • Anéantis

    Sarah Kane

    En 1995, Sarah Kane écrit Anéantis (Blasted) qui est aussitôt créé au Royal Court Theatre de Londres. Presque trente ans après Sauvés d'Edward Bond, créé dans le même théâtre, la presse britannique se déchaîne : sale, alarmant, dangereux. Mais l'auteur et sa pièce accèdent immédiatement à la célébrité.
    L'histoire de Ian et Cate dans un hôtel de luxe à Leeds est l'histoire d'un amour impossible. C'est aussi l'histoire d'une aliénation profonde entre les légionnaires de la guerre civile et la population qu'ils sont susceptibles de conquérir.
    Ce qui fait la gloire des dramaturges, c'est la forme qu'ils savent donner à leurs sujets. Et l'écriture de Sarah Kane est scénique, c'est-à-dire à trois dimensions. Dialogue et action s'enchevêtrent, se complètent et s'enrichissent mutuellement pour donner à l'ensemble une nouvelle profondeur de champ.

  • Un homme et une femme. Ils se sont aimés, ils se sont déchirés, ils se sont quittés. Ils se revoient une dernière fois. Ils s'aiment sans doute à tout jamais. Il n'y a de musique amoureuse que funèbre, de rengaine érotique qu'ironique : c'est la musica. Les deux personnages de sa pièce connaissent bien cette musique-là. Dans le hall de l'hôtel d'Évreux où ils se croisent, alors qu'ils viennent tout juste de divorcer, ils se la fredonnent encore et encore. Si leur divorce les a libérés, c'est surtout leur amour qu'il a libéré. Vingt ans plus tard, Marguerite Duras reprend le sujet dans La Musica Deuxième. C'est peu dire, par conséquent, que les deux personnages de La Musica et de La Musica Deuxième occupent une place essentielle dans l'ensemble de l'oeuvre, dont ils sont l'un des couples amoureux les plus représentatifs.

  • Elise

    Elise Noiraud

    C'est quoi, devenir adulte ? Dans cette épopée auto-fictionnelle en trois "chapitres", Élise Noiraud s'intéresse successivement à l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Avec humour et sensibilité, elle retranscrit les espoirs et désillusions de ces différentes périodes de vie où chaque lecteur reconnaîtra sa propre histoire.

  • Deux pièces engagées sur le rôle des femmes. «La Visite» questionne l'instinct maternel et le rôle de la mère dans sa confrontation avec la société. Les «Filles de nos filles »évoque le rôle des femmes dans la création.

  • Gabriel

    George Sand

    Gabriel, élevée en garçon pour une sombre affaire d'héritage, ne se doute pas que son vrai nom est... Gabrielle. « Il » va donc goûter tous les délices d'une éducation « libre » jusqu'au jour où, tombant amoureux de son cousin, il/elle fait rapidement connaissance avec les interdits et les tourments de son sexe réel. Sur cette trame, George Sand élabore une analyse tout en finesse des sortilèges de l'ambiguïté sexuelle.
    Gabriel est tout autant un texte sur l'ambivalence amoureuse qu'un manifeste explicite qui fourmille d'indignation, d'impertinence, d'ironie et où sont impitoyablement passées au crible les différences d'éducation et de vie entre les garçons et les filles, entre les hommes et les femmes.
    George Sand tenait beaucoup à cette oeuvre que, malgré ses efforts, elle ne put faire représenter et que Balzac enthousiasmé n'hésitait pas à comparer à une pièce de Shakespeare. On y sent aussi le poids de son expérience personnelle. Voire une pointe de tristesse.

    Janis M. Glasgow (1934 -2001), spécialiste reconnue de George Sand, a été professeure émérite de français de la San Diego State University. Elle a enseigné à Paris VIII, dans les universités de Nice et de Nantes, dans le cadre d'échanges. Un prix a été créé en son honneur en 2001, le Janis Glasgow Memorial pour récompenser la meilleure thèse de doctorat ayant pour sujet George Sand.

  • #colineserreau

    Coline Serreau

    DU 10 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE 2019 AU THEATRE DU ROND-POINT (PARIS). Parler du monde, de l'existence, c'est un peu ça le théâtre, non ? Coline Serreau invente un "dialogue de vie". Au lecteur de choisir, depuis des thématiques proposées, quelle part de sa vie elle va aborder : thèmes afférents aux arts, aux combats quotidiens, aux génies de l'histoire ou à sa propre carrière. Elle s'engage à tout dire, parole libre, échanges, ponctués d'images, dans un dispositif truffé de fausses pistes et de surprises.

  • « Il semblerait que le sentiment ne soit pas représentable, ni dans son apparence, ni dans sa conséquence du désir. L'inceste de même mais au plus haut degré est ce qui ne peut pas être représenté ni dans son apparence ni dans sa conséquence du désir, ni dans son principe, ni dans son savoir, ni dans sa connaissance. L'inceste est invisible. Il est d'ordre organique, universel. Il est hors de la folie, il repose au fond des temps. Il semble être partout, dans l'instance la plus paisible de l'enfance, dans la colère la plus foudroyante des Dieux. Mais il n'est nulle part véritable exprimé, il est toujours enfermement sans issue, bonheur sans mesure, inaccompli, ineffable, indéfini, indéfiniment à venir. » Marguerite Duras * Agatha, film de Marguerite Duras (1981), interprété par Bulle Ogier et Yann Andrea.

  • "Mes chers amis, monsieur le Maire, je vous remercie d'être venus, plus nombreux que jamais, assister à cette première soirée du troisième cycle des Samedis littéraires de Vilan-en-Volène. Un cycle dont la première édition se déroule comme chaque année au printemps, avec une coupure au mois d'août..."

  • Après avoir écrit deux ouvrages sur les règles, Élise Thiébaut a eu envie de parler des cycles dans une pièce de théâtre qui met en scène nos intimités trop souvent oubliées ou malmenées.
    De la puberté à la ménopause, de l'avortement à la maternité, du sexe au désir, elle aborde avec humour, mais aussi avec amour, ces moments de la vie des femmes - et des hommes - marqués par l'appel du corps, de la transmission et de la liberté.

    « Vous avez sûrement entendu parler de cet organe qui se trouve entre les jambes de la moitié des êtres humains. On peut l'appeler la chatte, bien qu'elle ne ressemble que de très loin à un félin. On peut l'appeler le con, bien que le plus con des deux dans ce cas ne soit pas celui qu'on croit. » É.T.

  • Savannah Bay, variations recueille des documents sonores inédits captés par Philippe Proust, retrouvés et présentés par Marie-Pierre Fernandes, spécialiste de Marguerite Duras qui a participé à sa création de Savannah Bay, accueillie triomphalement en 1983 au théâtre du Rond-Point, et assisté l'autrice pour les Lectures (1984) et La Musica deuxième (1985).
    Ces enregistrements exclusifs font entendre la lecture par Marguerite Duras d'une scène primitive de la pièce Savannah Bay suivie de deux répétitions sous sa direction avec Madeleine Renaud et Bulle Ogier. Elle lit ensuite « L'Exposition de la peinture », poignant hommage à son scénographe, le peintre argentin Roberto Platé diffusé lors de l'exposition de ses toiles au théâtre du Rond-Point, en 1987 « C'est pendant l'été d'un pays du nord. C'est la fin d'un jour, juste avant la nuit. Vous voyez ? Mais déjà quand elle s'annonce, que la lumière s'allonge, illuminante, avant de s'éteindre. » M. D.
    Le CD est avec un livret de présentation de 32 pages de Marie-Pierre Fernandes.
    Musique : Adagio du Quintette à cordes en ut majeur, D. 956, opus 163, Franz Schubert, interprété par le Quatuor Aviv, production Naxos.

  • " amélie rabilloux a avoué dès qu'elle a été arrêtée.

    Je les ai appelés les lannes. elle, claire, claire lannes. lui, pierre, pierre lannes.
    J'ai changé aussi la victime du crime ; elle est devenue marie-thérèse bousquet, la cousine germaine de pierre lannes, celle qui tient la maison des lannes à viorne.
    Je crois que la peine d'amélie rabilloux a été considérablement écourtée. au bout de cinq ans, en effet, on l'a revue à savigny-sur-orge. elle était revenue dans sa maison, rue de la paix.

    Quelquefois on l'a encore revue. elle attendait l'autobus en bas de sa rue.
    Toujours elle était seule.
    Un jour on ne l'a plus vue. ".

  • Médée

    Euripide

    • Rivages
    • 17 Avril 1997

    Médée.
    Nous prononçons le nom et si nous entrons dans son temps, du fond du temps elle nous regarde sans hésiter. (...) est-ce nous qui daignons descendre jusqu'aux anciens ou eux qui viennent à nous ? peu importe. il suffit de tendre les mains. ils passent de notre côté avec aisance, hôtes étrangers, semblables à nous-mêmes.

    Christa wolf on trouvera dans cet ouvrage une nouvelle traduction de deux médée : le chef d'oeuvres d'euripide et la tragédie méconnue de sénèque, écrite cinq siècles plus tard.
    Les deux auteurs montrent ce que peut devenir une femme, dans la sombre violence des sentiments, la patience rusée, l'élan de générosité et la force destructrice.

  • Un homme est torturé par une idée qui loge dans la tête de sa collaboratrice. Cette idée, qui lui semble défier tout ce à quoi il croit, tout ce qu'il tient pour assuré, le fait souffrir par sa seule existence. Intolérant H. 2 ? Non, simplement attentif à tout ce qui se joue entre les êtres, à la contamination des esprits, à la torture des corps. Corps et idées se tiennent, pour le meilleur et pour le pire. Pour le pire surtout. Et l'on en rit, comme pour se protéger.
    Elle est là est la première oeuvre de Nathalie Sarraute à avoir été écrite directement pour le théâtre. Le thème de l'obsession, que l'on retrouve dans Enfance, est l'un des plus profonds, des plus préoccupants chez l'auteur. L'idée existe par les ravages qu'elle provoque, alors même qu'elle n'a pas été définie par les mots : c'est un genre dangereux et tout physique, «contre elle, on ne peut rien».

  • Isma

    Nathalie Sarraute

    Isma, c'est quoi ? Un prénom de femme ? Isma, Irma, Emma, Alma. petits noms à susurrer délicatement. Isma, une héroïne féminine dont le destin nous serait conté le temps d'une comédie ? Rien de plus insinuant qu'Isma, cependant ; rien de moins doux, de moins plaisant. Isma, c'est le petit bruit de bouche que font les Dubuit lorsqu'ils prononcent avec délectation les mots en -isme.
    Une fois de plus, Nathalie Sarraute nous donne ici une comédie des tropismes, ces mouvements involontaires, inconscients, en tout cas non dits, qui tissent ce qu'il y a d'impalpable dans les rapports humains. La manière de prononcer les mots suffit à opposer deux groupes humains. Dans un prodige de drôlerie inquiétante, l'auteur, qui semble ne traiter que de détails, nous livre sa vision de l'homme et de la société.

  • Le Nom sur le bout de la langue a été créé par Marie Vialle le jeudi 12 mai 2005, à Paris, au théâtre de la Bastille. Sonate de trois contes.
    Triomphe du Temps a été créé par Lam Truong et Marie Vialle le vendredi 29 septembre 2006, à Lyon, au théâtre des Subsistances. Sonate de quatre contes.
    Princesse Vieille Reine sera créé par Marie Vialle le jeudi 3 septembre 2015, à Paris, au théâtre du Rond Point.
    Sonate de cinq contes.

    Princesse, vieille reine, tel est le destin des femmes.
    Cinq contes.
    Cinq merveilleuses robes : une longue tunique franque, une robe de soie de Chine longue et souple, un kimono japonais tout raide, un manteau de fourrure immense, une robe à crinoline Napoléon III.
    Plus le souvenir de la fourrure d'un chat et celui d'une robe en serge noir d'enfant.
    Robes sans pareilles, ostentatoires, un peu trop volumineuses, modifiant le corps à chaque fois complètement, dont on sait quel il est, puisqu'on l'a vu, en chemise, tout mince, avant qu'il revête ces soies, ces toiles, ces cotons et ces peaux, se farde, se contemple, se coiffe devant un grand miroir absent.
    Mais les âmes changent avec les étoffes, les époques, le temps qu'il fait, les rôles qu'on joue, les fonctions que l'on occupe, les masques que l'on porte, les âges, les situations, les liens, les désirs.
    C'est tout ce qui reste de Peau d'âne.
    Un vieux sac, bien réel, au fond de la scène, bien visible même s'il est sombre. Il est plus grand qu'un corps humain. On pourrait d'ailleurs loger un corps humain à l'intérieur de cette grosse outre faite dans une sorte de cuir marron foncé, ou noir, derrière lequel il est possible de se dissimuler, de vivre, de se changer, de déposer ses masques, de suspendre ses robes, de délacer ses chaussures.
    Une table plus ou moins réelle, côté cour, où travailler, manger, lire.
    Le cadre d'un grand miroir vide, complètement imaginaire, côté jardin.
    Le bord de scène est une rive abrupte, le bord d'un gouffre dangereux, au-delà duquel sont assemblés des animaux hostiles.

  • Dans l'immense maison que lui a donnée l'homme qui l'aime, grâce peut aller à sa guise.
    Un seul lieu lui est interdit : la petite pièce en haut de l'escalier. mais cet interdit l'aspire comme un vide. au risque de trahir l'amour, grâce ouvrira la porte de la petite pièce pour y découvrir une indicible souffrance dont elle doutera pourtant de la réalité. est-elle réelle ou rêvée ? est-ce la sienne ou celle d'un autre ? et, dans le doute, comment peut-on la soulager?

  • De l'acte dialogué au récit, en passant par le monologue, noëlle renaude nous livre ici cinq pièces courtes.
    Avec ce parler incisif et vif, propre à la satire, elle trace à traits fins une série de croquis d'un humour sensible, quelques instantanés de ses personnages qui, curieusement, nous ressemblent tant. du théâtre en forme de divertissement. a entendre, à voir, à lire, à représenter. d'urgence !.

  • Romance

    Catherine Benhamou

    • Koine
    • 16 Mai 2019

    Jasmine rêve de faire bouger les choses, de sortir de l'invisibilité. Un texte comme un souffle poétique et politique puisé dans le réel de la vie des jeunes rencontrés par l'autrice, qui montre la dérive d'une jeune fille de seize ans.

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