Denoel

  • Just Kids

    Patti Smith

    Ode à l'amitié amoureuse et inoubliable instantané du New York des années 60-70, ce récit d'initiation poétique retrace l'ascension de deux jeunes artistes.

  • Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine.
    Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et à leurs craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière. Cette version augmentée, parue aux Etats-Unis en 2018 à l'occasion des 20 ans de la publication des Monologues, comprend onze nouveaux monologues et des poèmes.

  • Pour te ressembler Nouv.

    "Maintenant que j'ai des photos d'elle, peut-être qu'à les regarder attentivement les traits de son visage s'inscriront à rebours dans ma mémoire. Peut-être qu'à force de la regarder elle reprendra vie, dans une boucle des synapses de mon cerveau. A défaut de me souvenir, arriverai-je, enfin, à l'imaginer ? "Christine Détrez a perdu sa mère à deux ans et demi et n'entendra plus jamais parler d'elle.
    Elle sera élevée par une autre femme, que de tout son coeur elle appellera maman. Devenue sociologue, épouse, mère à son tour, Christine Détrez s'autorise enfin le droit de savoir. Débarrassée de la peur et de la culpabilité, elle remonte avec ferveur le fil d'une vie, cherche, interroge, invente. A partir du souvenir d'un geste, celui d'une démarche, l'intonation d'un mot, mais aussi des comédies musicales qui ont bercé son enfance, elle érige le portrait d'une femme libre et passionnée, faisant ainsi de sa mère une véritable héroïne romanesque.
    Entre enquête de terrain et coïncidences magiques, un récit littéraire fascinant qui pose la question de l'identité face aux silences et aux secrets de famille.

  • La comédienne Rachida Brakni évoque avec admiration la relation particulière qui unit Sylvia Plath à l'héroïne de son unique roman.

    Sélectionnée pour un stage d'été dans un prestigieux magazine, Esther Greenwood s'étourdit dans le New York des années 50. Entre les cocktails, la rédaction d'articles et les robes à la mode, elle est censée s'amuser comme jamais. Pourtant, elle est assaillie par des pensées morbides.
    Inspiré de la vie de son auteur, La Cloche de détresse est un classique de la littérature américaine, dans lequel on retrouve la poésie obsédante de Sylvia Plath. Des images magnifiques, acides, teintées d'humour noir, qui vous submergent inévitablement.

  • Quand Alma apprend la maladie de son fils, le temps s'arrête, son existence entière bascule. Elle essaie de faire face et navigue à vue entre la froideur des couloirs d'hôpitaux et l'ardeur des beaux jours. Au-dehors, l'été bat son plein et la vie continue, malgré tout. Alma se réfugie dans la petite maison rouge près du lac. Entourée d'une nature omniprésente, tantôt brutale, tantôt réconfortante, elle tente de trouver un exutoire à sa colère, un apaisement à sa peine, un sens à ce qui n'en a pas.
    Voyage émotionnel dans le coeur d'une femme, cet été exceptionnel, au-delà de tout autre, est avant tout un roman d'espoir, vivant, essentiel.

  • Ses proches l'avaient prévenue. Ophélie devra jongler entre sa carrière, sa vie d'épouse et de mère. Mais personne ne lui avait dit qu'il faudrait jongler avec les fragments de son existence morcelée.

    Perfectionniste et investie, Ophélie renvoie une image parfaite : mère épanouie, médecin accompli, épouse dévouée. Pourtant, face au miroir, elle ne se reconnaît plus. Où est-elle ? Qui est-elle ?
    Au fil des mois, Ophélie s'enlise. Il n'y a que dans le reflet de l'eau qu'elle semble s'apaiser, se reconnaître, au risque de s'y perdre.

    A travers le parcours d'Ophélie, mère tragique tiraillée entre souffrances intimes et désir d'excellence, se dessine le portrait saisissant d'une femme des temps modernes.

  • Pardon

    Eve Ensler

    Comme des millions de femmes, Eve Ensler a attendu des excuses toute sa vie.
    Alors qu'elle est âgée de cinq ans, son père Arthur abuse d'elle sexuellement. Quand elle a dix ans, il prend plaisir à l'étouffer, la frapper au visage, la fouetter à coups de ceinture. Ce bourreau, mort il y a plusieurs décennies, n'a jamais exprimé aucun regret. À soixante-cinq ans, Eve a décidé de cesser d'attendre. Elle a elle-même rédigé la lettre d'excuse qu'elle espérait de son père. Pardon ne tente jamais de justifier mais bien de comprendre la trajectoire de ce père à la fois monstrueux et humain, à travers son enfance chaotique, sa mère suffocante, son frère pervers, puis l'arrivée de cette petite fille qu'il a dans les premiers temps adorée de manière déraisonnable.
    Derrière les mots fantasmés d'Arthur, c'est peu à peu la vie d'Eve, ses luttes et ses passions, qui apparaissent. Se dessine le portrait d'une femme incroyablement courageuse qui est parvenue à trouver une voie alternative à la honte et à la colère. Pardon est un texte salvateur qui a suscité à sa parution aux États-Unis la même onde de choc que Les  Monologues du vagin.

  • Olimpia

    Céline Minard

    Le peuple m'a suffisamment comblée en m'appelant Pimpaccia et impia et putain de pape et suceuse d'Innocent et vamp, vampiria et femme à sceptre et Didi un chasse-mouches, il m'a assez conchiée pour que je puisse lever une armée de Pasquins tout en merde et remplir d'un bout à l'autre le pont Saint-Ange et couper ainsi cette ville de hâbleurs de la bulle vide du Saint-Siège désormais vide d'où l'on veut me chasser.

    Olimpia Maidalchini (1592-1657) fut l'égérie du pape Innocent X, son beau-frère, à tel point qu'on disait au milieu du XVIIe siècle, que l'Église catholique était gouvernée par une papesse.
    Ce livre, portrait en diptyque de la « grande prostituée » qui lança, dit-on, une terrible malédiction sur Rome, nous donne à entendre sa voie avant de retracer son histoire.

  • Cosmonaute, Jaume Roiq Stevens accomplit diverses missions dans une station spatiale en orbite autour de la Terre, quand soudain l'évacuation est ordonnée depuis la base en raison d'un incendie. Refusant d'obéir, il demeure seul à bord pendant quelques mois, le temps d'observer une série d'étranges phénomènes terrestres, mais le silence radio persistant le force à rentrer. De retour à la base, bien des surprises l'attendent la Floride apparaît désertée de tous ses habitants, dont les vêtements gisent abandonnés, comme après une inexplicable catastrophe. Les animaux, eux, semblent avoir retrouvé leur liberté. Stevens doit se rendre à l'évidence : l'espèce humaine a disparu. Fou de désespoir et comme possédé par une sorte d'ivresse schizophrénique, il entreprend alors, des plaines d'Asie centrale à la Chine, en passant par l'Inde, l'Alto Parana et l'Afrique, un voyage hallucinant dans l'espace mais aussi le temps et la culture de tous ces mondes disparus. Mêlant suspense et poésie, cette odyssée du dernier homme sur la Terre emprunte avec une étonnante puissance verbale à la technologie contemporaine comme aux plus anciennes sagas de l'humanité.

  • A trop aimer

    Wenz Alissa

    À trop aimer Il n'y avait aucun doute : Tristan était violemment épris. Elle le rencontre, et c'est un émerveillement. Tristan est un artiste génial qui transforme le rêve en réalité. À ses côtés, la vie devient une grande aire de jeux où l'on récite des poèmes en narguant les passants. Il ne ressemble à personne, mais cette différence a un prix. Le monde est trop étriqué pour lui qui ne supporte aucune règle. Ses jours et ses nuits sont ponctués d'angoisses et de terreur. Seul l'amour semble pouvoir le sauver. Alors elle l'aime éperdument, un amour qui se donne corps et âme, capable de tout absorber, les humeurs de plus en plus sombres, de plus en plus violentes. Jusqu'à quel point ? Au point de s'isoler pour ne plus entendre les insultes, au point de mentir à ses proches, au point de s'habituer à la peur ? Est-ce cela, aimer quelqu'un ? Un premier roman d'une rare justesse sur l'emprise amoureuse.

  • «Il est des crimes qui vous habitent ; des crimes qui font plus mal que les autres et vous ne savez pas toujours pourquoi. Vous êtes cueilli par surprise, au moment où vous vous y attendiez le moins, par un détail qui vous laissera le coeur en pièces. Ils se figent en vous comme une écharde dans la chair et tout autour la plaie ne cesse plus de s'infecter. Un jour, les tissus se reconstruisent enfin - ce mort-là fait désormais partie de vous.
    Pour Monika, l'adjointe de la Crime, c'est une petite fille disparue il y a longtemps. Pour JeanJean, qui préfère depuis lors se concentrer sur la téléphonie, c'est une grand-mère dans un pavillon misérable.
    Pour Yohan, tout le monde le sait, c'est Clara.».

    C'est la première fois que la PJ française ouvre ses portes à une romancière, embarquée un an auprès des brigades criminelles. Avec empathie et humour noir, Pauline Guéna restitue l'alternance d'adrénaline, de férocité et d'accablement qui fait le rythme des enquêtes.
    18.3 est un voyage au coeur de la part sombre des hommes.

  • « Je ne dis plus grand-chose, mon verre est vide et ma vie se fait la malle. » Suzanne et ses amis travaillent parce qu'il le faut et boivent pour chasser l'ennui. Vagabonds immobiles, ils rêvent d'amours durables ou au moins d'un peu de tendresse. Tandis que les jours passent comme un disque rayé et emportent leur jeunesse, ils laissent se jouer la mélodie du hasard.
    Portrait de groupe d'une jeunesse en déshérence, La Vie consommée est un premier roman brut et incandescent.

  • Heureuse, elle plaçait leur amour au-dessus de tout jusqu'au jour où elle découvre que son mari mène une double vie. Elle, écrivain, reporter de guerre, se retrouve submergée par la douleur de la trahison. Dévastée, elle choisit pourtant de ne pas confronter son mari à la vérité. Dans un huis clos étouffant, elle observe le traître, supporte son regard, son corps devenu étranger. Peu à peu, elle perd pied, flirte avec la folie jusqu'à ce que naisse l'idée d'une vengeance implacable.
    Juste après l'amour dessine l'itinéraire d'une femme trompée. Un roman coup de poing qui dénonce une autre forme de violence, celle qui détruit les êtres à force de mensonge et de trahison.

  • Le malentendu

    Irène Némirovsky

    • Denoel
    • 30 Avril 2010

    Yves Harteloup est un rejeton déclassé de la grande bourgeoisie, meurtri par la guerre. En vacances sur la côte basque, il retrouve les matins radieux de son enfance et s'éprend de Denise, une femme mariée qui appartient à son milieu d'autrefois. Très vite, Denise l'aime et ne vit que pour lui. Mais à mesure que son amant se révèle mélancolique et fuyant, elle accepte, comme un passe-temps, la compagnie d'un autre homme et perd définitivement celui qu'elle aime. La perte de l'innocence et le goût amer du bonheur dans le Paris des années folles. Le premier roman, jamais réédité, d'Irène Némirovsky, qui n'avait que vingt-trois ans à sa publication, en 1926.

  • Vibrante icône dont l'anticonformisme délicieusement scandaleux et le mode de vie solaire ont incarné les rêves de plusieurs générations depuis l'après-guerre, Françoise Sagan habite notre imaginaire. Marie-Dominique Lelièvre l'a prise en filature et revisite son mythe.
    Menant une enquête littéraire à suspense, elle a eu accès à des archives confidentielles. Elle a rencontré les amis intimes de Sagan, Florence Malraux et Bernard Frank, mais aussi ses secrétaires, sa dernière compagne, son fils, sa banquière, ses médecins, ses éditeurs, sa gouvernante. Elle a visité ses maisons, feuilleté ses livres, consulté ses manuscrits et sa garde-robe, écouté ses disques et même dormi dans son lit... De cet incroyable et bouleversant voyage au pays de Sagan, elle nous ramène une biographie étonnamment vivante, un magnifique récit au lexique fin et inventif, un kaléidoscope foisonnant de documents secrets, de coups de théâtre, d'émotions, de révélations, brossant le portrait en clair-obscur d'une femme fragile et attachante...

  • Si vous êtes une femme et que vous vivez aux États-Unis, ou dans un pays occidental, il est fort probable, et ce quelle que soit votre silhouette, que vous entretenez un rapport à la nourriture frisant le fétichisme.
    Nous sommes obsédées par l'idée de manger trop ou de ne pas manger assez (c'est plus rare) ; nous utilisons des mots comme « craquer » et « péché mignon » - des mots qui nous inspirent un sentiment de honte et destinés à mettre nos corps au pas. À celles qui rentrent dans ce modèle de plus en plus étriqué, félicitations ! Les vêtements sont coupés pour vous, les producteurs de kale vous adorent et l'opinion publique avec eux. Les autres risquent de rester dans l'ombre, à l'endroit précis où Roxane Gay voulait se trouver. Dans Hunger, un essai courageux et sans concessions, Roxane Gay retrace comment une agression sexuelle subie dans son enfance l'a conduite à prendre volontairement du poids afin d'être invisible et par conséquent « en sécurité ». Dès le début de son livre, Roxane Gay recommande à ceux qui ont soif de témoignage triomphant sur la perte de poids de passer leur chemin. Pourtant Hunger n'en est pas moins un triomphe, car, à travers l'expérience de Roxane Gay, nous apprenons une leçon fondamentale : nous devrions tous faire preuve de davantage de bienveillance envers la réalité du corps des autres et nous réconcilier avec le nôtre.

  • Regroupant un ensemble de nouvelles inédites en français, ce volume fait la part belle aux thématiques chères à Jean Rhys. Il y est question de Paris et de ses cafés, de Vienne la magnifique, de la vie de bohème, des paysages incandescents et sauvages des Caraïbes, de la douleur de l'exil, d'êtres écorchés par les aléas de l'existence, mais d'abord et surtout de femmes magnifiques et déchues, avides de liberté et de justice.
    De toutes ces obsessions qui ont façonné la femme et l'écrivain qu'elle est devenue, Jean Rhys fait de la grande littérature. Dans le style elliptique qui lui est propre - un verbe sans aucun doute nourri du créole de son enfance - elle fait entendre sa voix, celle d'une femme en révolte permanente, et nous donne à voir avec une passion, une empathie et une modernité sans pareilles le quotidien chaotique du monde d'avant-guerre.

  • En Italie dans les années 40, Delia grandit entourée de ses trois frères et soeurs, et de Nini, le fils d'un cousin de son père. Dans la maison crasseuse et trop étroite, où le gramophone joue en boucle le même air entêtant, il n'y a que l'ennui et l'absence de désir. Seule la compagnie de Nini semble distraire la jeune femme. Mais quand le lecteur devine la naissance de l'amour, Delia, elle, est aveugle. Alors, pour tromper l'ennui ou pour s'inventer des rêves, elle empreinte chaque jour la route qui mène à la ville. Jusqu'à ce que le fils du médecin du village l'en détourne scellant à jamais son destin.

  • Quand le passé vous prend à la gorge, il faut le regarder droit dans les yeux...
    Immense succès de librairie en italie avec plus de cent cinquante mille exemplaires vendus, porté à l'écran par cristina comencini elle-même, la bête dans le coeur a été sélectionné pour l'oscar du meilleur film étranger.

    Entre son petit job, l'amitié indéfectible d'emilia et l'amour de franco, sabina a tout d'une jeune femme moderne et comblée. elle pense avoir définitivement refermé les plaies ouvertes par la disparition de ses parents et l'exil de son frère aux etats-unis.
    Une nuit pourtant, sabina se réveille en sursaut après un terrible cauchemar.
    Hantée par les images confuses de ce rêve, sabina, découvrant qu'elle est enceinte, décide de s'affranchir d'un passé qu'elle devine plus lourd que ce que sa mémoire veut bien lui laisser croire.
    Commence alors pour elle une douloureuse odyssée à la recherche de la vérité et de son identité de femme qui la mènera jusque chez son frère, à washington. perdue dans les affres du doute et de la solitude, sabina affrontera un à un les démons du passé, traquant sans relâche cette bête insensée nichée au coeur des hommes.

  • Les rêves des jeunes filles sont sanguinaires, et Alice en est une vraie, qui traîne sa docilité et son apparente passivité comme sa culotte, en permanence au bas de ses pieds.
    Car ce qui l'entrave comme un boulet, c'est cette adolescence qui n'en finit pas, cette souffrance incroyable, ce désir dont elle ne sait rien de tangible mais qui la liante comme le fantôme d'un avenir impossible.
    Quand les grandes vacances sont vécues comme une perte interminable.
    Quand les parents ne vous encadrent que comme des geôliers avec qui on ne partage rien que le pesant silence des repas.
    Quand le jeune homme auprès duquel on revient inlassablement rôder à la scierie s'appelle Jim, alors l'imaginaire déborde et rompt soudain les digues engluées de la morale.
    Alors le plaisir est dans la honte même.

  • Deux petites filles se rencontrent à l'école maternelle, hypnotisées par leur ressemblance : même visage, même chevelure, même regard... Au fil des mois, se noue entre elles une amitié où la haine se dispute à l'amour, Thérèse étourdissant Raquel de ses manigances flamboyantes et perverses... Elles grandissent ensemble jusqu'à leurs dix ans. Sous l'emprise d'un Dieu mystérieux, Raquel tente de composer avec sa rivale et de surmonter certains pièges de son existence : des parents qui divorcent, une mère qui démissionne. Jusqu'au jour où retrouvant Thérèse devenue femme et comédienne, elle l'affronte pour un ultime duel intime...

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