Cambourakis

  • Les orageuses Nouv.

    Après le succès de l'édition grand format (près de 4000 exemplaires vendus), parution en poche du premier roman de la collection Sorcières, véritable ode à la sororité d'un groupe de filles ayant toutes subi un viol, qui se regroupent pour se faire justice elles-mêmes. Salvateur et libérateur.

  • Huit heures et trente-cinq minutes Nouv.

    Premier roman de Fotini Tsalikoglou a être traduit en français, Huit heures et trente-cinq minutes est l'épopée sur plusieurs générations d'une famille de la diaspora grecque aux États-Unis qui interroge magnifiquement la transmission du trauma de l'Histoire et la manière dont on peut le surmonter.

  • Ce nouveau roman de Wendy Delorme vient enrichir la liste de fiction de la collection Sorcières. Dans cette dystopie, se reflètent les crises que nous traversons aujourd'hui: une société totalitaire est mise en place après la disparition soudaine d'une partie de la jeune génération mobilisée pour le climat. Les livres sont interdits, les frontières fermées et les femmes appelées à procréer pour renouveler la population. Mais une communauté inspirée des «Guérillères» de Monique Wittig émerge pour résister à ce nouvel ordre imposé... Un roman choral incandescent, qui n'est pas sans rappeler «1984» de George Orwell ou «La Servante écarlate» de Margaret Atwood, où il est question d'émancipation des corps, d'esprit de révolte et de sororité.

  • Finir par l'éternité Nouv.

    3e texte de la collection "Récits d'objets", en coédition avec le musée des Confluences. A partir d'une machine à chiffrer (semblable à celle utilisée par les nazis pour crypter leurs échanges finalement décodés entre autres par Alan Turing) reçue par erreur par une jeune femme se retrouvant missionnée par de hautes instances internationales, Céline Curiol bâtit un facétieux roman noir en même temps qu'une réflexion sur la place des secrets, fortement menacés dans la société contemporaine incitant au dévoilement permanent.

  • Personnages secondaires Nouv.

    Jack Kerouac raconté par celle qui partageait sa vie au moment de la publication de Sur la route. Un récit vivant qui apporte un nouvel éclairage sur la "Beat generation", du point de vue des femmes.

  • Laisse la mer entrer Nouv.

    Après le succès de «Camarade Lune», passage en poche du 2e roman de Barbara Balzerani traduit en français. Elle retrace l'histoire de trois générations de femmes dans un XXe siècle italien marqué par les guerres et les révoltes, pointant le changement crucial qu'a représenté l'accès à l'université pour toute une génération. Un récit peuplé de souvenirs, en forme d'hommage à ces femmes qui ont su faire face chacune à leur manière, mais aussi à la nature, avec lesquelles les liens des hommes se sont progressivement dégradés.

  • Passage en poche du premier roman féministe suédois qui a fait scandale à sa parution en Suède au milieu du XIXe siècle. Un texte d'une étonnante modernité, écrit par l'un des grands auteurs suédois de l'époque, sur le combat d'une jeune femme pour préserver sa liberté d'agir, son indépendance et sa franchise verbale. Une idylle atypique pour l'époque qui apparaît par conséquent résolument moderne.

  • Dernier texte de Grazia Deledda, paru en 1937 de manière posthume, «Cosima» est inédit en français. D'inspiration largement autobiographique, il rend compte de manière romancée de la vie de son autrice, depuis l'enfance jusqu'aux premiers succès d'écriture et au départ de Nuoro, sa ville natale, pour de plus vastes horizons. Un roman de formation précieux dans lequel transparaît déjà le fascinant pouvoir d'attraction d'une terre âpre et sauvage et des légendes aussi magiques que cruelles, sources de riches épopées populaires et terreau idéal pour toute l'oeuvre de l'autrice.

  • Réédition en poche du journal d'Adel Tincelin, écrit au fil des mois, dans lequel il livre un récit sensible et subjectif de son parcours de transition. Au-delà des transformations liées à son identité de genre, tous les domaines de son existence se trouvent pris dans un mouvement de mutation et d'expansion : rapport au monde et aux mots, sexualité, parentalité, rien n'échappe à ce chemin de déconditionnement et de désidentification aussi soudain qu'inattendu.

  • Après le succès de «La Maison dans l'impasse», réédition d'un nouveau titre de Maria Messina. Ici on suit la trajectoire de Severa, née dans une petite ville de la province de Bologne, qui s'efforce de se tracer un destin digne d'être vécu là où tout l'en empêche a priori. Ambitionnant de devenir modiste, elle met ses sentiments de côté avant d'être rattrapée par un amour inattendu et malheureux qui l'affectera durablement Ce roman incisif, d'une grande finesse et d'une âpre intensité, rend compte de façon bouleversante de la psychologie de ces femmes simples, faisant de l'épreuve du quotidien une tragédie épique au féminin.

  • Édition de poche du premier roman de Maria Stefanopoulou paru en 2019. Ce roman d'une grande puissance littéraire nous plonge dans l'histoire et la nature grecque par le biais d'une famille disloquée par les suites de l'occupation allemande. À Kalavryta en 1943, le forestier Athos est en effet emmené par la Wehrmacht, comme tous les hommes de son village, pour être fusillé. Y réchappant par miracle, il est incapable de reprendre sa vie de famille et se réfugie dans les bois. 45 ans plus tard, sa fille et sa petite-fille reviennent à Kalavryta. Sa petite-fille décide de briser le mystère et de se lancer à la recherche de son grand-père.

  • Une traduction inédite en français de Stella Benson, admirée par Virginia Woolf et injustement méconnue en France. Dans la lignée d'oeuvres de romancières telles que Silvia Townsend Warner, son univers magique préfigure celui de Mary Poppins ou Harry Potter. Mêlant humour et sorcellerie dans le contexte social difficile de la première guerre mondiale, cette fiction inclassable propose un regard réinventé sur un Londres mi-réel, mi-fantastique, exaltant les vertus de l'indépendance et la fonction réparatrice de la magie.

  • Hellsegga

    Emilie Hache

    La réécriture à trois mains (une philosophe, un artiste et une anthropologue) d'une nouvelle d'Edgar Poe revisitée de manière écoféministe. Ce court volume, le premier d'une série, est préfacé par Émilie Hache, qui avait déjà supervisé l'anthologie écoféministe «Reclaim» aux éditions Cambourakis.

  • Dans ce recueil de 24 essais, Dorothy Allison raconte son enfance, son engagement féministe, sa sexualité et les «Sex Wars» des années 1980. Elle y aborde notamment les thèmes de l'inceste et de la lesbophobie, et partage ses réflexions sur la littérature : comment écrire l'extrême misère sociale, comment écrire sur le sexe ? Un livre tout à la fois intime, décapant et profondément politique. Cette réédition propose l'intégralité du recueil de Dorothy Allison, soit 7 textes inédits en français.

  • Nouvel ouvrage d'Aurélie William Levaux, dans la ligne directe de «Bataille (pas l'auteur)». Reprenant la forme d'un quasi-journal, elle nous livre sans filtre et toujours avec un humour grinçant son quotidien et ses préoccupations - accrues par temps de pandémie - existentielles, créatrices, mais aussi tout simplement citoyennes d'artiste.

  • Première réédition d'un ouvrage de Maria Messina, grande autrice sicilienne du début du XXe siècle. Ce saisissant huis-clos familial en forme d'étrange « ménage à trois » (autour des personnages de deux soeurs qui cohabitent avec le mari et les enfants de l'aînée) décrit de manière implacable la situation des femmes siciliennes au début du XXe siècle et une certaine forme d'hypocrisie sociale installée. Une histoire poignante et cruelle servie par une écriture précise, analytique et suggestive.

  • Après «Le Pays sous le vent», «Braises», «Dans l'ombre la mer» et «Elias Portolu», nouvelle réédition d'un titre du prix Nobel de littérature 1916. Dans une maison noble de Sardaigne, la famille, dont les petits-fils ont quelque peu dilapidé la fortune, a perdu de son aisance. Annesa, jeune fille  recueillie dans la demeure il y a des années et qui en est devenue la domestique, est l'amante clandestine du plus jeune petit-fils. Pour sauver l'honneur de cette famille, elle ne va pas hésiter à commettre un acte désespéré. Peuplé de descriptions des fêtes sardes et des légendes de l'île, ce roman exalte les traditions et le folklore insulaire avant de nous plonger dans un drame où il sera question de décadence, de transgression et de rédemption que Grazia Deledda anime avec vigueur à travers ses personnages aux sentiments tiraillés. Une preuve supplémentaire qu'elle est la grande romancière du monde sarde.

  • Premier texte publié en coédition avec le musée des Confluences à Lyon dans le cadre de la collection "Récits d'objets". Simonetta Greggio a choisi une statuette inuite représentant un ours qui danse. Elle en tire un texte poignant et extrêmement documenté, dans lequel elle nous plonge dans le quotidien et la culture inuits. Elle y interroge notamment leur rapport aux animaux, par opposition au mode de vie moderne et occidental. Un texte d'une grande puissance émotionnelle, dans la lignée de «De pierre et d'os» de Bérangère Cournut et de «Croire aux fauves» de Nastassja Martin.

  • Être mère et continuer à être écrivain. Telle est la preuve qu'apporte Kjersti Skomsvold dans ce récit à la fois émouvant et caustique, où elle dresse, sous forme d'adresse à sa fille cadette, un magnifique portrait de l'artiste en mère et livre surtout l'immense déclaration d'amour d'une femme pour son mari (elle retrace l'histoire de leur rencontre, semée d'embûches et de tergiversations) et ses enfants. Un ouvrage bouleversant, qui n'ignore pas la fragilité des êtres et les tracas quotidiens, et porte un magnifique message d'espoir.

  • Après le succès de l'édition de poche du «Livre de lecture», voici la pubiication dans ce même format de la traduction du «Monde est rond» par Martin Richet, parue en 2017 en grand format illustré. «Le Monde est rond» est le plus célèbre des livres de Gertrude Stein à destination des enfants. On y suit les tribulations de deux enfants, Rose et Willie, en quête d'identité au milieu d'une faune et d'une flore luxuriante. On y retrouve les éléments caractéristiques de l'écriture de Gertrude Stein, sa manipulation de la grammaire, les allitérations, le tout culminant dans la célèbre ritournelle « a rose is a rose is a rose », gravée sur un arbre sur le chemin des deux enfants.

  • Fardo

    Ananda Devi

    Deuxième texte publié en coédition avec le musée des Confluences (à Lyon). Ananda Devi a été interpellée par une momie de femme péruvienne. Elle imagine la trajectoire de cette femme qui a beau avoir vécu à l'autre bout du monde il y a des siècles, elle lui semble extrêmement proche. À partir de cet "objet" troublant et terriblement humain, elle réfléchit à sa propre vie, aux impasses qu'elle peut rencontrer dans son écriture, à la condition des femmes en général et au pouvoir de l'art. Un texte bouleversant.

  • Tout rendre au vent

    Marion Millo

    Dans son premier roman, Marion Millo entremêle les destins de trois femmes, de trois générations différentes, liées par une commune détermination à prendre en main leur destin et des secrets de famille sur plusieurs générations. Chacune à leur manière, Anna, Katel puis Lucie vont devoir faire front pour s'affirmer, déjouer les conventions et les préjugés de leur époque jusqu'à retisser les liens de parenté cachés qui les unissent et ainsi retrouver leur identité pleine et entière. Un roman féministe et sororal, qui témoigne de l'importance des luttes des femmes, en tant que militantes mais aussi des combats quotidiens, dans la vie familiale et professionnelle.

  • Après «Le Pays sous le vent» et «Braises», réédition d'un autre roman de cette auteure qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1926. Maria-Maddalena, jeune veuve, servante, est fière de la réussite de son fils Paulo, devenu le curé du village. Pourtant, elle s'inquiète et le soupçonne. En effet, un soir elle voit son fils quitter la maison en pleine nuit et découvre qu'il rejoint Agnese, une jeune femme très riche qui vit seule. Par peur du scandale et du péché, elle l'exorte à renoncer à voir la jeune femme. Grazia Deledda expose ce dilemme moral et sentimental avec une intensité narrative maximale. Restituant l'atmosphère typique des villages de la Sardaigne, elle sonde avec sensibilité et subtilité les mouvements des âmes de ses personnages.

  • Sortie au format poche de «Mrs. Reynolds», le dernier roman de Gertrude Stein préfacé par Jacques Roubaud. Plus narratif que ses ouvrages initiaux, il se déroule en pleine Seconde guerre mondiale, dans une petite ville de France en zone libre. On y suit cette femme sans prénom, vaquant à ses occupations de villageoise soumise aux desseins de la météorologie, de l'astrologie et de la prophétie. Entre autres voisins, deux personnages, Angel Harper et Joseph Lane, patronymes derrière lesquels on reconnaît facilement Adolf Hitler et Joseph Staline.

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