Littérature traduite

  • L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers la Californie, l'Arizona, le Portugal et le Kentucky, un fantastique carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, l'année charnière de ses soixante-dix ans. Le souvenir des lieux se mêle au paysage intérieur de l'artiste, et tout ce qu'elle a vu, rêvé ou lu, coexiste dans ce pays des merveilles tout personnel. Elle croise ainsi un cortège de fantômes aimés et admirés, parmi lesquels Roberto bolaño, Jerry Garcia, mais aussi, et surtout, deux amis chers au crépuscule de leur vie : le dramaturge Sam Shepard et le producteur de musique Sandy Pearlman.
    Patti Smith tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes et politiques, sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.

  • Le fantasme de la Parisienne, subtile mélange de beauté et d'élégance naturelle, captive notre imaginaire depuis des décennies, voire des siècles. Dans cet ouvrage, Lindsey Tramuta lève le voile sur ce mythe et déconstruit les stéréotypes pour nous présenter les Parisiennes telles qu'elles sont : multiples.
    À travers des portraits et conversations de 40 femmes dynamiques et inspirantes (Leïla Slimani, Lauren Bastide, Rokhaya Diallo, Victoire de Taillac, Anne Hidalgo, Delphine Horvilleur, Céline Pham...), elle nous révèle leurs combats et parcours de vie dans un Paris en pleine métamorphose. Si ces femmes nous font également découvrir leurs adresses favorites (boutiques, parcs, bistrots, bars à cocktails...), l'autrice s'attache à les montrer dans leur recherche d'épanouissement, leur résistance face à l'adversité, et surtout à analyser l'extraordinaire empreinte que les femmes de Paris laissent sur une ville en perpétuelle réinvention.

  • Cookie, le retour ! Nouvel opus des incroyables récits autobiographiques de Cookie Mueller, après Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir paru il y a deux ans. Touche-à-tout de génie, icône de l'underground new-yorkais des années 70 et 80, elle évoque pêle-mêle souvenirs et amis : petits boulots improbables, voyage épique au fond de la jungle jamaïcaine, séance de tatouage collective sur la plage de Provincetown, portraits intimes de Jean-Michel Basquiat ou de Divine, visite mélancolique d'un musée de cire miteux à Coney Island...
    Conteuse géniale, à la fois nature et trash, Cookie écrit comme elle a vécu, avec une liberté et une insouciance qui sont la marque d'une époque révolue, celle de la génération fauchée par le sida.

  • En 1954, le concours du Secrétariat international de la laine couronne deux jeunes inconnus : Yves Saint Laurent, dix-huit ans, et Karl Lagerfeld, vingt et un ans. Tous deux, dotés d'un talent hors du commun, vont bouleverser l'univers compassé de la mode. Ils ont été amis, ils ne le seront plus.
    Saint Laurent et Lagerfeld ont sculpté les années 70 et 80. Bals costumés, nightclubbing délirant, créativité explosive marqueront à jamais ces décennies prodigieuses. Plus belle sera la chute... Bientôt le sida, la drogue font des ravages, la mode devient une industrie, l'argent prime sur tout.
    Dans Beautiful People, Alicia Drake, à travers une enquête exceptionnelle qui lui a permis de rencontrer la plupart des acteurs et des témoins, nous livre le portrait croisé de deux personnages d'exception mais aussi d'une époque dont ils ont été les pivots. Elle nous offre ainsi la chronique inédite et incisive d'un moment singulier de notre histoire - ses obsessions, ses ambitions, sa quête insensée du beau, sa décadence, sa tragédie.

  • Très tôt, les mouvements de lutte pour les droits des femmes ont compris le pouvoir de l'image, et l'ont utilisé pour servir leurs messages. Des affiches des suffragettes aux photographies de Carrie Mae Weems, en passant par les « Nanas » de Niki de Saint Phalle ou encore les clips de Beyoncé, L'Art du féminisme donne à voir la façon dont le combat des femmes a influencé les arts graphiques et les médias.

    Rassemblant plus de 350 oeuvres - tableaux, illustrations, photographies et performances - cet ouvrage tout à fait inédit fait prendre conscience de l'audace et de la vivacité de l'esthétique féministe depuis 150 ans.

  • Artiste inclassable, performeuse avant l'heure, tout à la fois danseuse, mime, actrice au cinéma comme au théâtre, cabarettiste, inventeuse de la danse dite « grotesque » - dont elle est l'unique représentante -, Valeska Gert (1892-1978) était une « étincelle dans un baril de poudre ». Une figure, scandaleuse et adulée, du Berlin de l'entre-deux-guerres. L'arrivée au pouvoir des nazis la contraignit à s'exiler dix ans aux US. Cette « fille du peuple » dont la route croisa, comme chorégraphe, actrice et féministe, celles de Pabst et Renoir, Brecht et Einsenstein, Tenessee Williams, Fellini ou Schlöndorff, n'en continue pas moins, aujourd'hui encore, d'exercer son influence sur l'art chorégraphique.

  • Chef-d'oeuvre de la littérature mondiale et texte fondateur du roman japonais, Le Dit du Genji ou Genji monogatari, écrit au début du XIe siècle, relate la vie du prince Genji dans la société de la cour impériale et apporte un éclairage exceptionnel sur la culture japonaise : poésie, musique et peinture accompagnent le Genji en politique et en amour tout au long de sa vie mouvementée.

    Murasaki-shikibu a trouvé les modèles de ses personnages parmi ceux qu'elle côtoyait dans l'atmosphère raffinée de la cour impériale de Heian, actuelle Kyôto, et les a dépeint avec un extraordinaire souci de l'analyse psychologique. Elle se distingue par sa finesse dans l'observation des sentiments et des comportements, sa sensibilité dans la description des saisons, de l'impermanence des choses et des êtres ou encore son habileté à construire un récit complexe, peuplé de dizaines de personnages aux destins croisés.

    Après sept années de recherches iconographiques sans précédent et plus de 2 500 peintures recensées, 520 oeuvres du XIIe au XVIIe siècle et 450 détails en couleurs parmi les plus remarquables, et pour la plupart inédits en Occident, ont été sélectionnés. L'intégralité des plus anciens fragments de rouleaux subsistant du XIIe siècle et classés « Trésors nationaux » au Japon sont reproduits dans cette édition.

    Des autorisations exceptionnelles nous ont permis de publier des oeuvres provenant des collections impériales japonaises, de monastères, de musées privés et nationaux, de fondations et de collections privées à travers le monde entier.

  • Dessins

    Sylvia Plath

    En 1956, Sylvia Plath écrivait à sa mère Aurelia : « J'ai le sentiment d'être en train de développer une sorte de style primitif bien à moi, et que j'aime beaucoup.
    Attends de voir... » Tout au long de sa vie, Sylvia Plath a parlé de l'art comme de sa source d'inspiration la plus profonde ; et pourtant, tandis que ses écrits connaissent un succès mondial, ses dessins restent méconnus.
    La présente édition rassemble des dessins datés de 1955 à 1957, période durant laquelle elle étudiait à l'Université de Newnham, à Cambridge, boursière du prestigieux programme Fulbright. C'est à cette époque qu'elle rencontre, et épouse en secret, le poète Ted Hughes ; ils partiront en lune de miel à Paris et en Espagne avant de retourner aux États-Unis en juin 1957.
    Les dessins à l'encre de Sylvia Plath témoignent de délicieux moments d'observation à cette période de sa vie, et comptent parmi leurs sujets des toits parisiens, des arbres, des églises, et un portrait de Ted Hughes.
    Avec une introduction éclairante de sa fille Frieda Hughes, le livre met en lumière ces années clés de l'existence de Sylvia Plath, et inclut des lettres ainsi qu'un passage de son journal où il est question de son art.

  • Puisant ses références à la source même du modernisme, comme les constructivistes et les suprématistes, le style de Zaha Hadid se caractérise par une volonté de déconstruire l'orthogonalité des objets, utilisant des entrelacs de lignes tendues et de courbes, d'angles aigus et de plans décalés et apportant à ses créations complexité et dynamique.
    En France elle a notamment réalisé : un terminus de tramway et le projet de mosquée à Strasbourg, la tour CMA-CGM à Marseille, et le projet de complexe sportif et culturel à Montpellier.
    Cette intégrale, premier ouvrage en français consacré à l'oeuvre de Zaha Hadid, présente l'ensemble de ses recherches théoriques, de ses projets et réalisations tant en architecture que dans les domaines du design et de la mode.

  • Ouverture féministe est un livre manifeste qui propose une méthode et un cadre de pensée pour aborder la question du genre et de la sexualité en musique. En croisant les esthétiques et les époques, de Monteverdi à Madonna, en passant par Beethoven, Tchaïkovski ou Laurie Anderson, Susan McClary nous montre comment la musique peut servir l'ordre du genre, c'est-à-dire la division du monde en masculin et féminin, ainsi que la hiérarchisation entre les deux termes - une réalité qui affecte la vie quotidienne des hommes et des femmes, qui façonne leur corps comme leur identité.

  • Les écrits et correspondances, pour la première fois disponibles dans leur ensemble en français, du peintre, sculpteur, décorateur de théâtre, scénographe et chorégraphe allemand (1888-1943), acteur essentiel du Bauhaus.
    Écrits intimes d'un peintre et d'un chorégraphe visionnaire, les Lettres et journaux d'Oskar Schlemmer sont restés longtemps inédits en français, à l'exception de fragments traduits par Éric Michaud en 1978.
    S'ils dévoilent peu de choses sur sa vie personnelle, l'un de leurs premiers attraits est de nous faire pénétrer au sein du Bauhaus, dont Schlemmer fut l'un des acteurs essentiels, et de révéler les relations d'enseignement et de pouvoir qui s'y tissaient. Ils consignent surtout le dialogue intense et soutenu que, sa vie durant, Schlemmer a entretenu avec lui-même à propos de ses créations, de ses angoisses, de ses contradictions, de ses espoirs. Ils ouvrent une nouvelle perspective pour appréhender cet artiste protéiforme.
    La présente traduction des Lettres et journaux d'Oskar Schlemmer est conforme à l'édition des Briefe und Tagebücher de Tut Schlemmer parue en 1958.

    « Le noyau de mon être - mon intimité même - est enclos dans une coquille déposée par le monde extérieur. Mon art est sans doute ce qui reflète le mieux ce noyau. Car c'est précisément dans la Forme que ce noyau, invisible et non su, se présente. » (Lettre à Tut, 12 novembre 1919) « Si les nazis prennent le pouvoir, faudra-t-il se retirer dans les forêts de Bohême, ou bien entrerons-nous directement dans la prochaine guerre ? » (Lettre à O.M., 1er décembre 1930) « Né le 4 septembre 1888 à Stuttgart, d'une mère Souabe de Heidenheim dans le Wurtemberg et d'un père de la Hesse Rhénane à Mainz. (De mon père sans nul doute le goût du théâtre et du carnaval, de ma mère la réflexion et le sérieux qui se traduisent ensuite en peinture). Un semestre à l'École des arts décoratifs de Stuttgart, puis l'Académie. Entre-temps, une année à Berlin. Rencontre avec l'art moderne : le Blaue Reiter et le Sturm. À Stuttgart, suite à cette rencontre, débat et conversion. - Débuts du Ballet Triadique. - Ouverture d'une galerie de peinture rue du Neckar. - La guerre ! - Une demi année à l'Académie. Bas reliefs et sculptures. - 1922 : première représentation du Ballet Triadique à Stuttgart. Décembre 1920 : nomination au Bauhaus d'État à Weimar par Walter Gropius (en même temps que Paul Klee). D'abord peinture murale. Plus tard atelier du métal, puis sculpture sur bois et sur pierre. - Pour l'exposition de 1923 : décoration en peinture et sculpture du bâtiment des ateliers. Première démonstration sur de grandes surfaces et dans un vaste espace. Variations sur le thème de l'Homme sous forme de peintures, lignes, surfaces, reliefs, métal, etc. » Oskar Schlemmer (Autobiographie, 1923)

  • Pagu, alias Mara Lobo, a essayé de raconter dans ce livre, avec un maximum de littérature pour un maximum d'efficacité, la vie et les luttes des travailleuses de l'industrie textile du quartier du Brás, à São Paulo.
    C'est un roman prolétaire. Le premier, en 1933, au Brésil.

  • Jacqueline Lamba est la jeune femme qui, une nuit de mai 1934, décide d'aller à la rencontre d'André Breton. Avec lui, elle flâne jusqu'aux premières lumières du matin dans un Paris enchanté. Quelques mois plus tard, elle devient sa femme, la mère d'Aube, unique enfant du poète. Breton dédie à Jacqueline ses oeuvres L'Amour fou, L'Air de l'eau, Fata Morgana.
    Muse de l'écrivain et des photographes surréalistes, Jacqueline Lamba est surtout, et tout d'abord, une artiste d'un talent remarquable et d'une exceptionnelle sensibilité. Dans sa peinture se reflètent le courage et la passion d'une femme scandaleusement belle et rebelle qui a su se révolter contre les valeurs conservatrices de la société, en vivant toute sa vie dans l'art et pour l'art. Elle a été en contact avec les plus grands artistes et intellectuels du XXe siècle : Antonin Artaud, Claude Cahun, Marcel Duchamp, Max Ernst, Frida Kahlo, Dora Maar, Picasso, Diego Rivera, Jean-Paul Sartre, Trotski et beaucoup d'autres. Elle a vécu à une époque de grande effervescence artistique, littéraire, révolutionnaire. De Paris à New York, du Mexique à la Provence, de Marseille, où elle se réfugie à la villa Air-Bel avec d'autres intellectuels de l'Amérique du nord, où elle a fait plusieurs séjours avec son deuxième mari, le sculpteur américain David Hare. Jacqueline Lamba traverse des lieux et des moments fondamentaux de l'histoire. Protagoniste du passage du surréalisme à l'expressionnisme abstrait américain, son art, comme sa vie, est avant-gardiste, lyrique, provocateur, car comme elle l'écrit dans son Manifeste de peinture, Jacqueline Lamba a toujours vécu et peint « au nom de la liberté et de l'amour ».

  • Au cours des dix dernières années, Marianne Faithfull a, selon ses propres mots, " fait quelques disques, enchaîné pas mal de tournées, tâché de retrouver le droit chemin, et... le reste est le sujet de ce livre ". Observatrice ironique et distanciée de son époque, elle revient sur les années marquantes de sa vie, rappelant avec une certaine nostalgie l'ère bohème de ses débuts, sans occulter les moments de doutes ni le nouvel essor pris par sa carrière musicale et cinématographique depuis les années 1990. Chemin faisant, l'on croise ses amis de la Beat Generation, les Rolling Stones et les Beatles, ou encore son père, fondateur de la Braziers Park School of Integrative Social Research, et l'ombre de son grand-père, le baron Sacher-Masoch. Cette galerie de portraits unique constitue autant un hommage à ceux qui ont compté pour elle qu'une autobiographie en creux. " J'ai toujours été attirée par les personnages brillants et excentriques, dit-elle, et, pour une raison obscure, il semble que j'ai toujours agi comme un aimant auprès de ce genre de personnes. "


  • "la peinture est là tout d'un coup.
    quand je lis un livre, quand j'écoute de la musique ou quand je vais au cinéma, c'est avec le temps que je découvre l'oeuvre. un roman, une symphonie, un film ne prennent leur sens que par la succession des mots, des notes et des images. les heures peuvent passer, un tableau ne gagnera ni ne perdra la moindre

    parcelle de lui-même. il n'a ni commencement, ni milieu, ni fin. j'aime la peinture parce que dans son inaltérable immobilité elle paraît exister en dehors du temps d'une manière impossible à toute autre forme d'expression artistique.
    /> plus j'avance dans mon existence, plus je voudrais mettre le monde en suspens et saisir le présent avant que, dévoré par la seconde suivante, il ne devienne le passé. un tableau crée l'illusion d'un présent éternel, d'un lieu oú mes yeux peuvent se reposer comme si le tic-tac de la pendule avait cessé par magie. " siri hustvedt (extrait de l'introduction).

  • Album de 63 photographies.

    La photo a été pour Tina Modotti sa véritable pratique politique et sa seule parole subjective, sa parole écrite. De photographiée - aux USA par Weston, et amoureusement -, elle est devenue photographiante - au Mexique, de la révolution en marche. D'actrice - à Hollywood, dans d'absurdes films de l'époque -, elle est devenue actante - de la lumière mexicaine à la chambre noire de son appartement. Avec son lourd appareil à photos, véritable machine de guerre où se transformait son discours silencieux, elle a fixé son amour et sa conscience des autres, hommes et femmes du peuple mexicain dont elle a appris et reconnu la lutte et la dignité prolétaires. Ouvriers, campesinos, femmes, enfants, végétal, minéral... Le vivant et ce qui dure... L'espace du travail et ses signes inscrits et captés dans ces corps : mains d'ouvriers et de paysans, mains de la blanchisseuse, densité du regard des enfants, sourires des femmes, et dignité de leur port de tête, comme dans l'éclatante « femme au drapeau »...

  • Giovanna Marini construit depuis plus de quarante ans une oeuvre par bien des aspects unique dans le panorama musical européen. Alliant une formation académique et la connaissance approfondie des pratiques musicales traditionnelles et populaires, la compositrice, mais aussi la chanteuse, la pédagogue et la conteuse, tient un rôle d'exception dans la création contemporaine.
    Nourrie d'enquêtes sur l'oralité dans les cultures traditionnelles italiennes, son oeuvre propose un nouveau mode de raccontar-cantando, où se mêlent avec une rare liberté d'invention des compositions polyphoniques réfractaires à toute étiquette.
    Ses engagements politiques, culturels et didactiques ont mené Giovanna Marini à composer une oeuvre considérable, où l'on croise d'extraordinaires chanteurs et musiciens (depuis les traditions religieuses, rurales ou ouvrières jusqu'aux musiques d'avant-garde, en passant par le jazz, la pop ou le rap), des élèves et des musicologues de grande rigueur, mais aussi tous les cinéastes et metteurs en scène (Pier Paolo Pasolini, Dario Fo, Peter Brook, Pippo Delbono, etc.) pour lesquels elle a écrit.
    Par ses spectacles et son enseignement, Giovanna Marini a très tôt été reconnue en France, en Suisse et en Belgique, où elle se produit régulièrement avec son Quartetto Vocale. Pour cette formation elle compose des cantates d'une grande complexité formelle, mais immédiatement accessibles au plus large public et dans lesquelles le chant, les sons et les couleurs vocales extraordinaires ne cessent de faire écho à la réalité contemporaine.
    C'est cette liberté créatrice que ce livre à plusieurs voix, avec le CD qui l'accompagne, aimerait restituer dans toute sa exigence et dans toute sa plénitude.

    Il Canto necessario
    Ignazio Macchiarella
    Reparcourant toutes les étapes d'une longue carrière et d'une oeuvre aux multiples facettes, ce texte d'Ignazio Macchiarella constitue le premier hommage à Giovanna Marini, où se mêlent les récits croisés d'une vie de femme, de militante, de compositrice, de formatrice, des témoignages directs de l'artiste et l'analyse de ses compositions les plus représentatives. Il est complété par des photographies, une bibliographie, un catalogue complet des oeuvres et un CD proposant des pièces pour la plupart inédites.

    Raccontar-cantando / Cantare-viaggiando
    Giovanna Marini
    Giovanna Marini mêle ici souvenirs et réflexions sur son travail de collecte musicale et de transcription, sur son enseignement et sur ses rencontres toutes nourries de musiques. Elle tente d'analyser l'ancrage politique et social de son oeuvre, d'abord sous l'influence des courants de pensée et de création animés par le Nuovo Canzoniere italiano dans les années 1960 et 1970, puis pour les décennies suivantes et jusqu'à nos jours, dans une démarche plus personnelle, avec, toujours, le souci d'une sauvegarde vivante et novatrice des cultures populaires menacées par toutes les formes d'uniformisation.

  • Au vu de la nature des matériaux - terre cuite, acier, fonte ou bronze - les figures de hanneke beaumont vibrent d'une légèreté paradoxale.
    Toute sa conception et tout son processus de réalisation sont marqués par sa quête d'un arrangement syntaxique à même de conférer aux différentes parties de l'oeuvre une unité de composition à travers un subtil jeu d'équilibre spatial. le message de l'artiste n'est pas, et ne se veut pas, ouvertement politique. ses sculptures représentent autrement l'être humain ; les figures ne sont pas simplement formes mais signifiants de l'esprit et du corps, de l'humanité luttant pour faire de la pensée un sentiment et pour découvrir, simultanément, le sentiment au travers de la pensée.
    C'est leur immédiateté intuitive et spontanée qui en fait des figures " universelles ".

  • En exilé de la Beauté, Raffaele La Capria ressent la nostalgie de l'harmonie perdue. Il affirme la nécessité de la fonction de la beauté et constate, en même temps, sa quasi disparition du monde de l'art : « C'est art auto-référentiel dominé par une oligarchie qui s'assigne la tâche de nous dire ce qu'il faut ressentir ». A cette dictature du goût artistique correspond une perte du sens commun, regretté par l'auteur qui - comme Jean Baudrillard - ose dénoncer le racket mental exercé par le discours officiel sur l'art. Le lecteur qui est sous la pression médiatique du système de l'art sera soulagé en lisant ces pages qui tissent un éloge intelligent du sens commun.
    Raffaele La Capria, né à Naples en 1922, est écrivain, auteur entre autres du roman Blessé à mort, déjà traduit en français. Il est rédacteur de la page culturelle du Corriere della Sera de Milan.

  • " Dans la Chine ancienne, la poésie et la peinture étaient indissociables et formaient un tout qui fut le coeur de la culture chinoise.
    Sans la poésie calligraphiée sur le tableau, une oeuvre picturale était considérée comme inachevée. Les poètes étaient des peintres et vice-versa. Enfant, j'ai été initiée à la poésie en même temps qu'à la peinture, à la calligraphie et au luth. Aujourd'hui, c'est une joie pour moi de glisser mes tableaux aux côtés des poèmes qui ont bercé mon enfance et mon adolescence. " Shan Sa.

  • Chroniques européennes

    Pauline Kael

    • Sonatine
    • 14 Octobre 2010

    Pour la première fois en français, les textes de la plus célèbre critique américaine. Un volume consacré au cinéma américain, un autre au cinéma européen.

    Pauline Kael (1919-2001) est certainement la critique de cinéma la plus célèbre et la plus controversée des États-Unis. Pendant près de quatre décennies, principalement dans les pages du New Yorker, elle a fait - et défait - les réputations de bon nombre de metteurs en scène et acteurs. Elle fut en particulier l'un des principaux artisans à la fin des années soixante de la promotion d'un certain cinéma européen (celui de Jean-Luc Godard, de Bernardo Bertolucci.) puis de l'émergence des cinéastes du Nouvel Hollywood (de Francis Ford Coppola à Robert Altman en passant par Martin Scorsese). Ses critiques virulentes du système des studios, de ses travers mercantiles, et ses descentes en flammes de certains réalisateurs (comme Stanley Kubrick, Clint Eastwood ou encore Federico Fellini) sont restées célèbres dans le monde entier. Depuis Bonnie and Clyde jusqu'à Raging Bull, en passant par Le Parrain, Orange mécanique, Le Dernier Tango à Paris, La Maman et la Putain ou encore Nashville, les articles réunis dans ces deux volumes dépassent largement la simple critique de films pour illuminer toute une époque qui, de la fin des années soixante au début des années quatre-vingt, aura vu la société et le cinéma se transformer en profondeur.

    D'une plume jamais tiède, Pauline Kael porte aux nues, dénonce, égratigne, assassine, se passionne, toujours avec une insolence réjouissante, un enthousiasme communicatif et, plus que tout, un amour inconditionnel du cinéma.

  • Tout le monde connaît Maria Callas, la diva de l'opéra. On se souvient de ses interprétations extraordinaires de Norma et de La Traviata, de ses tournées dans le monde entier, ou encore de ses caprices de star, comme la fois où elle exigea un cachet de 5 000$ par représentation au Metropolitan, pour se venger de leur premier refus. Alfonso Signorini a eu accès à des documents inconnus, et révèle des informations inédites sur le fils caché de la Callas, dont la mort en couche marque le déclin de sa carrière, sur son mariage bourgeois et son aventure passionnée avec Aristote Onassis, ainsi que sur les célébrités de l'époque et les nombreuses anecdotes de ses rencontres avec Marylin Monroe, Grace Kelly ou encore Jackie Kennedy. Rentrez dans le monde de Maria Callas, et découvrez la biographie de cette petite fille fragile, en quête d'amour et de reconnaissance, qui se cache derrière l'image d'une femme adulée.

  • Nombreux sont les créateurs de mode qui restent aujourd'hui attachés à l'art du dessin et continuent à trouver magique la manière dont le feutre, la plume ou le crayon parviennent à traduire sur le papier, sous une forme matérielle construite, des pensées et des émotions intangibles.
    C'est à cet aspect mystérieux de la création de mode que s'attache cet ouvrage, en présentant un vaste échantillon représentatif de l'illustration de mode : 280 croquis réalisés par ceux-là mêmes qui créent la mode ; 60 stylistes, couturiers ou jeunes créateurs qui sont aujourd'hui les fers de lance de la mode contemporaine. des grandes figures mythiques telles que chirstian lacroix, sonia rykiel, yves-saint-laurent aux nouveaux visionnaires comme jens laugensen, rodarte ou roksanda ilincic, tous ont accepté, en nous confiant leurs dessins, de dévoiler la face la plus intime de leur travail.
    Chaque illustration, élégante et raffinée, proche de la bd ou du manga, en noir et blanc ou en couleurs, à l'encre ou à l'ordinateur, lève le voile sur le processus de création lui-même et met ainsi en lumière de façon étonnamment concrète l'impulsion à la base d'un vêtement ou d'une collection. a l'origine, seul le créateur ou la créatrice de mode, et éventuellement son équipe, étaient amenés à voir ces dessins, considérés comme des documents de travail, des sources d'inspirations ou des lignes conductrices.
    Extrêmement précieux, ils constituent pour tous ceux qui s'intéressent à la mode ou à l'art de l'illustration un must-have absolu : une plongée dans la création de mode à travers son médium le plus fascinant - le dessin.

  • Maternale

    Giovanna Gagliardo

    « J'ai préféré partir de la fin : m'asseoir à ma table, et repenser le film, scène après scène. Il en est sorti un texte étrange qui est un peu mon interprétation personnelle de l'histoire... Ce n'est plus un canevas, pas non plus un récit. Il est très fidèle au film : il rend très précisément compte des cadrages, des mouvements de caméra, des dialogues, de la musique, des bruitages, etc. [...] Dans le film, il est question d'un rapport entre deux femmes (mère-fille) dont le combat métaphorique est presque mortel... Je commence à comprendre maintenant, le film terminé, que cette ambivalence maternelle... au fond, ce pourrait être ma mauvaise foi inconsciente... [...] J'ai voulu faire un film sur la subjectivité maternelle, et, ce qui est apparu, c'est une mère, vue à travers les yeux d'une fille. [...] Carla Gravina a interprété le rôle féminin de la mère... Nous avons fait ensemble un travail « sur le féminin », et elle est l'auteure de cette mère souterraine autant que moi. » G.G.

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