Seuil

  • Depuis le texte fondateur de Vasari, l'histoire de l'art avait tenu dans l'ombre le travail des femmes peintres. À partir des années 1960, les Feminist Studies et les Gender Studies ont permis de mettre à mal cette tendance et de redécouvrir des artistes majeures dont le travail avait été injustement occulté au profit de celui de leurs homologues masculins.
    Du fait de leur isolement et de leur faible nombre tout autant que des interdits et des obstacles qui furent opposés à leur formation comme à leur carrière, l'étude des femmes peintres a engagé Martine Lacas à se poser certaines problématiques qui leur sont propres : dans quelles familles sont-elles nées ? comment se sont-elles formées ? quelles stratégies ont-elles développées pour légitimer leur statut d'artiste et leur production ? Mais aussi qu'est-ce que le fait d'être femme a changé quant au choix des sujets et de leurs interprétations, quant à l'affirmation de soi par l'oeuvre et dans l'ouvre ?
    Pour répondre à ces questions, Martine Lacas s'appuie sur l'étude des ouvres de ces femmes peintres du XVe à l'aube du XIXe siècle, parmi lesquelles on compte Elisabeth Vigée Le Brun, Artemisia Gentileschi, Sofonisba Anguissola ou Adélaïde Labille-Guiard, dont le genre a déterminé et détermine encore la réception, la fortune critique et l'appréciation esthétique.

  • Désir et peinture

    Martine Lacas

    • Seuil
    • 22 Septembre 2011

    - Parcourant un corpus d'oeuvres picturales et de textes tant théoriques que littéraires compris entre le XVe et le XIXe siècle, cet ouvrage se propose d'observer comment la question du désir se déplace et se reformule parallèlement à l'affirmation progressive de l'art comme valeur.À partir de la Renaissance, les oeuvres picturales, profanes ou religieuses, qui mettent en scène un objet du désir majoritairement emprunté aux sources mythologiques et bibliques se multiplient. Partant de ce premier constat, se pose la question de savoir : " où et quand ", " comment " le désir devient-il un sujet en peinture ? C'est à la condition de poser ces questions premières, c'est en observant de près des oeuvres dont le sujet met en scène des héros réputés aux prises avec le désir qu'on pourra espérer savoir pourquoi. Pourquoi la peinture, à partir du moment où elle s'émancipe progressivement du monde du culte pour intégrer celui de la culture, à partir du moment où le peintre devient un artiste, où l'activité imaginaire est valorisée, parfois même théorisée, pourquoi la peinture entretient-elle un lien si étroit avec le désir ? Au gré de cette enquête inédite qui puise à des sources multiples, c'est une histoire critique de l'art pictural qui va se tracer. Mais aussi une histoire de sa réception, de son pouvoir, de ses effets, de sa définition. Une histoire de ses formes, de ses configurations. Une histoire de l'imagination, une histoire du spectateur, une histoire de l'artiste.

    - Née en 1964, docteur en histoire de l'art, Martine Lacas enseigne à l'université et écrit régulièrement pour la presse. Elle a publié aux éditions de La Martinière Artistes de la Renaissance et aux éditions du Seuil Au fond de la peinture.

  • Par rapport aux années 60, l'âge d'or des grands intellectuels et des engagements militants, la vie intellectuelle française s'est singulièrement affadie. À travers l'exemple des principales revues d'aujourd'hui (« Le Débat », « Esprit », etc.), un essayiste et historien britannique de gauche fustige ce qu'il appelle la « dégringolade » intellectuelle française. Ce petit texte au ton pamphlétaire est une charge au vitriol contre la vie culturelle de l'hexagone, une analyse féroce de « l'union sucrée » des intellectuels français. La Pensée tiède est suivie d'une postface, une sorte de « droit de réponse », de l'académicien Pierre Nora, directeur de « Débat ».
    Né en 1938 à Londres, Perry Anderson a passé une partie de sa jeunesse en Chine, puis aux États-Unis et en Irlande. Essayiste et historien réputé et classé à gauche, il enseigne à l'Université de Californie Los Angeles (UCLA). Il a animé dès 1962 une revue qui s'est imposée au plan intellectuel dans le monde anglo-saxon, « The New Left Review », publiée à Londres et est l'un des créateurs des Éditions Verso. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages notamment, traduits en français, Les passages de l'antiquité au féodalisme (1977), L'Etat absolutiste, ses origines et ses voies (1978), Sur Gramsci
    (1978).

  • Les années 68 raconte de gaulle et guevara, godard et les rolling stones.
    Les yéyés et les hippies, sartre et ho-chi minh, ,les révoltes étudiantes elles grèves ouvrières, la guerre du viêt-nam et le printemps de prague, les situationnistes et les black panthers, le cinéma et le mouvement des femmes, woodstock et la bande à baader. les années 68 offre une promenade dans le temps, du début de l'escalade américaine à la chute de saigon, de la guerre des six jours à celle du kippour, des premiers refrains des .beatles à leur dispersion, de la pilule à l'ivg.
    Les années 68 propose un grand voyage de cuba à prague, de lisbonne à paris, de berkeley à nanterre, de berlin à washington, de santiago à katmandou. les années 68 est un " livre-somme " qui parle texte, l'image, le dessin, l'affiche, le graffiti, restitue le lyrisme et la violence d'une époque inventive; entre espérances et désillusions. les années 68 tout ce que vous voulez savoir et voir sur les années qui ont changé le monde.

  • ÿþ"Linda Ellia a fouillé, vidé les poubelles, déplié les papiers froissés, rassemblé les morceaux de feuilles déchirées, remis au mur les dessins jetés, exhibé les annotations des professeurs pour nous montrer les arrière-cuisines de l'école, ces endroits où l'on prépare un infâme brouet. Et le mauvais fumet de cet ancien repas qu'elle fit jadis lui revient à l'âme comme un souvenir proustien. Avec cette madeleine négative, elle remonte le fil de cette aventure humiliante. Elle sort de la fange un diamant infantile."Michel OnfrayConstruit en 5 parties, le livre s'ouvre sur la genèse du projet, intimement lié à l'enfance de l'artiste, et développé au gré d'un entretien entre Linda Ellia et Thierry Illouz, auteur du texte. L'ouvrage s'interroge ensuite sur ces "trésors cachés" que sont les dessins d'enfants jetés et perdus, pour mettre en lumière toute la créativité inhérente à ces oeuvres naissantes, et toucher, par un détour dans l'atelier de l'artiste, à cet "hors classe" ici magnifié. Enfin, il s'achève par un dialogue où se répondent, dans un rapprochement inattendu mais saisissant, les oeuvres de Linda Ellia et celles de ces artistes en herbe, "revanche" contre une certaine école, dans ce qu'elle peut parfois avoir d'écrasant et d'autoritaire.

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