Pagine D'arte

  • Ce livre présente un choix de 60 dessins de Vieira da Silva: 1908-1992 - artiste d'origine portugaise qui a vécu et travaillé en France où elle est considérée comme un des artistes majeurs de l'Ecole de Paris.
    L'ensemble des 60 dessins ici présentés appartiennent à la Fondation Arpad Szènes-Vieira da Silva à Lisbonne, et de ce fait inédits pour la plupart en France. L'éditeur a proposé à Michel Butor de faire un choix thématique, parmi le fonds de plusieurs centaines de dessins de la Fondation, et d'écrire ses impressions à partir de chaque gruoupe thématique sélectionné : les ateliers, les jeux, les bibliothèques, les jardins, les gares, les ponts... Cet ensemble de 60 dessins de différentes époques, permet de découvrir un aspect resté plus secret du travail de cette artiste, plus connue pour son oeuvre picturale. Il s'agit d'un livre trilingue, français, portugais, italien.
    Vieira da Silva s'est intéressée au dessin depuis son enfance. Plus tard, à Lisbonne elle étudie le dessin avant d'aller à Paris où elle commence sa formation par des cours de sculpture. En 1929 et de façon définitve, Vieira da Silva se consacre à la peinture: "Tous comme ses dessins, ses premières peintures se caractèrisent par la distorsion des formes et de l'espace. "Cette maladresse ne résulte pas d'un manque de savoir-faire - Vieira da Silva se détourne volontairement des effets rapides et faciles de la maîtrise - mais d'une hésitation plus fondamentale sur l'attitude à adopter: partir du réel et en abstraire progressivement les formes par simplification ou au contraire les soumettre d'emblée à des exigences constructives".

  • En exilé de la Beauté, Raffaele La Capria ressent la nostalgie de l'harmonie perdue. Il affirme la nécessité de la fonction de la beauté et constate, en même temps, sa quasi disparition du monde de l'art : « C'est art auto-référentiel dominé par une oligarchie qui s'assigne la tâche de nous dire ce qu'il faut ressentir ». A cette dictature du goût artistique correspond une perte du sens commun, regretté par l'auteur qui - comme Jean Baudrillard - ose dénoncer le racket mental exercé par le discours officiel sur l'art. Le lecteur qui est sous la pression médiatique du système de l'art sera soulagé en lisant ces pages qui tissent un éloge intelligent du sens commun.
    Raffaele La Capria, né à Naples en 1922, est écrivain, auteur entre autres du roman Blessé à mort, déjà traduit en français. Il est rédacteur de la page culturelle du Corriere della Sera de Milan.

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