Vie politique dans le monde

  • Dans cet essai qui a beaucoup été repris dans la presse, Cynthia Fleury rappelle qu'il n'y a pas de courage politique sans courage moral et montre comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l'individuel et le collectif. Un texte aussi passionnant à lire pour soi que pour réfléchir aux graves défis auxquels sont confrontées nos démocraties.

  • Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d'une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l'a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l'éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d'enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir.

  • « Tout mouvement a besoin d'une étincelle, d'un événement que les gens percevront comme le symbole de leurs propres expériences et qui les rassemblera. Rares sont ceux qui auraient pu prévoir que le meurtre de Mike Brown par un policier blanc déclencherait une rébellion dans la petite ville de Ferguson. Peut-être était-ce l'inhumanité de la police qui laissa pourrir son corps sous le soleil d'août pendant quatre heures et demie. Peut-être était-ce l'équipement militaire - tanks, fusils mitrailleurs, réserves infinies de gaz lacrymogène - qu'elle opposa aux premières manifestations. Toujours est-il que dès le lendemain soir, la révolte éclata ; et les jours suivants, les manifestations se poursuivirent. Chaque soir, la police aspergeait la foule de gaz lacrymogène et tirait des balles en caoutchouc ; le lendemain, la foule se reformait. » Comment un mouvement contre les violences policières, qui visent avant tout les Afro- Américains, a-t-il pu émerger sous le mandat du « premier président noir », dont l'élection était censée inaugurer une période « post-raciale » ? Keeanga Yamahtta-Taylor brosse ici un portrait terrifiant de la persistance du racisme américain. Pour comprendre l'histoire du mouvement et les débats et tensions qui le traversent, elle insiste sur l'aggravation des conditions de vie des Noirs en particulier et des classes populaires en général depuis les années 1970 ; mais aussi sur la défaite des mouvements sociaux des années 1960 et l'émergence d'une élite politique noire prompte à réactiver les préjugés racistes d'une « culture de la pauvreté » attribuée aux Noirs. L'auteure défend le potentiel universaliste du mouvement #BlackLivesMatter : s'il vise d'abord les violences policières, il peut parfaitement rallier d'autres groupes sociaux à une lutte contre les élites - noires ou blanches - et pour la redistribution des richesses. Pour elle, la lutte antiraciste est tout sauf « spécifique ».
    Keeanga-Yamahtta Taylor est professeure assistante dans le département d'études afroaméricaines à l'université de Princeton. Militante antiraciste, féministe et anticapitaliste, elle est spécialiste de l'histoire politique des mouvements noirs, des mouvements sociaux et des questions d'inégalités raciales aux Etats-Unis. Elle contribue régulièrement à des publications telles que Jacobin, The Guardian ou New Republic. Récompensé par de nombreux prix et plusieurs fois réimprimé depuis sa sortie, Black Lives Matter est son premier ouvrage.

  • «Nous les avons accueillis avec sympathie, un brin amusés par leur accoutrement folklorique, leur bigoterie empressée, leurs manières doucereuses et leurs discours pleins de magie et de tonnerre, ils faisaient spectacle dans l'Algérie de cette époque, socialiste, révolutionnaire, tiers-mondiste, matérialiste jusqu'au bout des ongles, que partout dans le monde progressiste on appelait avec admiration «la Mecque des révolutionnaires». Quelques années plus tard, nous découvrîmes presque à l'improviste que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant s'était répandu dans tout le pays».
    Après avoir brossé un tableau d'ensemble des courants musulmans, Boualem Sansal s'interroge sur les acteurs de la propagation de l'islamisme : les États prosélytes, les élites opportunistes, les intellectuels silencieux, les universités, les médias, «la rue arabe»... Il questionne aussi l'échec de l'intégration dans les pays d'accueil des émigrés.
    Ainsi, l'islamisme arabe tend à s'imposer, mal évalué par les pouvoirs occidentaux qui lui opposent des réponses inappropriées, tandis que les femmes et les jeunes, ses principales victimes, sont de plus en plus à sa merci.
    Boualem Sansal, devenu l'une des grandes voix de la littérature algérienne, propose une synthèse engagée, précise, documentée, sans pour autant abandonner les prises de position humanistes intransigeantes qui, au fil de ses romans, l'ont amené à dénoncer à la fois le pouvoir militaire algérien et le totalitarisme islamiste.

  • Il y a trente ans, je n'avais pas trente ans, le mur de Berlin tombait et on croyait à la fin de l'histoire. La démocratie allait enfin gagner l'Europe entière. Internet arrivait, le monde s'offrait en accès libre, c'était excitant, c'était beau. Trente ans plus tard, l'Europe promise comme un modèle de civilisation est traversée par des lignes de fractures, des sociétés coupées en deux, une agitation nationaliste et populiste nourrie par la peur, le malaise, le ressentiment.
    Qu'est-ce qui se passe ?

  • En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la " dictature de la loi ", de mettre fin à la corruption, d'offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent, de ramener l'ordre en Tchétchénie... Le bouleversant journal qu'a tenu, pendant près de deux ans, Anna Politkovskaïa, montre que la Russie est loin du compte. Un pouvoir impitoyable, néo-soviétique, s'est installé. La bureaucratie pille les citoyens ; les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent ; les tribunaux rendent une justice au service des puissants... Dans ces conditions, les discours les plus radicaux reçoivent de plus en plus d'écho, et si une révolution éclate en Russie, elle ne sera ni orange, ni de velours, mais rouge comme le sang, prédit la journaliste.

  • Ce texte porte un éclairage différent de celui de la presse occidentale sur ce qui s'est passé en Égypte de janvier 2011 à juin 2013. Analyses et reportages que je considère comme biaisés, tronqués et ne reflétant ni la réalité des faits eux-mêmes, ni la profondeur politique qu'ils signifient.
    On lit, on entend, on donne à voir que la culture démocratique des Égyptiens balbutie alors même que la jeunesse du pays orchestre un spectacle grandiose de démocratie. Le peuple avait porté un Président au pouvoir. Le Président s'est montré incompétent et dangereux. Ce même peuple exprime sa volonté de destituer le Président et délègue aux militaires le pouvoir de négocier sa destitution. Tel est le résumé de mon histoire. Trente-trois millions d'actes de rébellion ont été signés pour réclamer le départ du Président, trente-trois millions de rebelles ont envahi les rues, les ponts du Caire et des autres villes du pays. Même si le mot rébellion, tamarrod, est rarement prononcé.
    L'histoire que je raconte n'échappera pas à la terreur et à la contre-révolution, mais de l'avoir vécue, il en restera une culture populaire de la liberté et de la justice qui ne s'effacera pas de la mémoire collective. Tamarrod a prêté son nom à un parti qui contribuera à la rédaction d'une nouvelle Constitution.

  • La problématique de ce travail tourne autour de thèmes actuels et particulièrement de la géopolitique mondiale qui exige une gestion correcte et rationnelle de l'économie, de l'écologie et l'action de la femme. L'auteur y traite de sujets tels que ce que devrait être la place de cette dernière et aussi son rôle réel dans le monde, singulièrement en Afrique et dans les autres pays les moins avancés.

  • Devant nous, depuis quelques années et même quelques décennies, ce fait politique global sans doute irréversible : la démocratie libérale, comme forme sociale et historique, est en train de mourir. Et elle se meurt sous les coups de deux mouvements a priori antagonistes : le néolibéralisme et le néoconservatisme. Dans ce livre, Wendy Brown montre que le premier fonctionne d'abord comme une rationalité politique, un mode de régulation générale des comportements, et que le second lui est devenu nécessaire. Car si le néolibéralisme est l'ensemble des techniques de contrôle d'autrui et de soi par accroissement plutôt que par diminution de la liberté, la liberté y sera d'autant plus sûrement autolimitée qu'elle se trouvera moralisée, c'est là la fonction du néo-conservatisme. Au-delà d'une telle analyse, Wendy Brown pose la question d'un avenir pour la gauche, qui passe selon elle par un travail de deuil : deuil d'une conception du pouvoir comme souveraineté, deuil d'un horizon de rupture politique défini dans la logique démocratique-libérale, mais aussi deuil d'une radicalité qui prend trop souvent la forme d'un désir de purification morale.

  • De tous les pays du monde arabe, la Tunisie était sans doute celui dont on attendait le moins qu'il entre en révolution.
    Cet événement inouï a surpris le monde entier. Ce basculement révolutionnaire, cette libération inespérée n'étaient dans aucun programme politique, dans aucune perspective un tant soit peu articulée. Il n'y aurait donc pas de sens à prétendre l'événement prévisible et à l'enfermer, rétrospectivement, dans une linéarité historique. Jocelyne Dakhlia se positionne comme citoyenne franco-tunisienne au moins autant qu'en tant qu'historienne pour nous livrer une réflexion sur la révolution que vient de vivre la Tunisie, analysant tout à la fois le contexte dans lequel le pays se trouvait au moment du déclenchement de la révolution et ses premiers développements politiques.
    /> Elle nous propose ainsi une grille de lecture innovante, percutante et sensible, qui permet de mieux comprendre la révolution tunisienne et d'aller bien au-delà de toutes les idées reçues et des multiples analyses de circonstance.

  • Pour Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, la démocratie, patrimoine universel, ne s´arrête pas aux frontières du monde occidental.
    La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'Etat de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ? Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l´homme ne s´appliquent pas facilement à l´Asie, l´évolution de la Birmanie vers la démocratie n´a rien d´évident. Ce n´est pas l´avis d´Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l´homme ont valeur universelle.
    Loin d´un apprentissage de la démocratie, c´est d´un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n´ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie. Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue « un rôle extrêmement important (...) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée ». Le respect quasi unanime manifesté à l´endroit d´Aung San Suu Kyi n´a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues.
    Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu´une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu´Aung San Suu Kyi, favorable au maintien des mesures existantes, partageait leurs conceptions. Aung San Suu Kyi, surnommée la Dame de Rangoon, est une femme politique birmane, connue dans le monde entier. Elle incarne, depuis plus de trente années, la résistance non-violente à la dictature de son pays.
    Elle a reçu en 1991 le prix Nobel de la paix.

  • Voici le livre dans lequel le nouveau Président des Etats-Unis présente son grand projet pour l'Amérique et pour le monde.
    Des vues et des propositions précises, audacieuses, pour relancer l'économie, garantir la prospérité, assurer la paix. Des idées nouvelles pour renouveler la promesse de l'Amérique envers elle-même et envers le monde. Et pour que chacun d'entre nous puisse contribuer à bâtir un monde meilleur. Barack Obama est le 44e et actuel Président des Etats-Unis d'Amérique.

  • Après plus de huit ans d'exil entre Londres et Dubaï, Benazir Bhutto rentre au Pakistan en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle. À son arrivée, elle réchappe d'un double attentat et sauve de l'explosion le manuscrit qui deviendra son testament politique : Pour une réconciliation. Dans ce livre-confession, publié à l'occasion du sixième anniversaire de sa mort - et alors que Pervez Musharraf vient d'être inculpé du meurtre de son ancienne rivale -, Benazir Bhutto prône une coopération étroite entre le Pakistan, les États-Unis et les pays occidentaux pour rétablir son pays dans un modèle alternatif modéré et réaliste de démocratie. S'appuyant sur l'exemple du Pakistan, cet essai nous livre également une brillante analyse géopolitique, économique et sociale de la radicalisation religieuse dans les pays musulmans.

  • 1970-2010, quarante ans de mouvement féministe : "Hérodote" a choisi de marquer cet anniversaire en publiant le présent numéro. Ce qui peut surprendre, car en quoi l'approche géopolitique mise en oeuvre dans cette revue, c'est-à-dire l'étude des rivalités et rapports de pouvoirs sur des territoires pour en prendre le contrôle et celui des populations qui s'y trouvent, peut-elle utile être pour rendre compte des situations que connaissent les femmes de par le monde ? Personne ne contester que les situations de domination qui s'exercent sur les femmes existent sous toutes les latitudes, mais créent-elles pour autant des situations géopolitiques ? C'est à cette question délicate que les auteurs de ce numéro tentent de répondre.

  • C'est le portrait paradoxal d'une terre à la fois martyre et, par la force des choses, préservée du modernisme, de la course au profit, où une bourgeoisie vautrée dans des palaces décatis du bord de mer, côtoie dans un ballet irréel des paysans victimes des assauts de l'armée israélienne, des fondamentalistes, des humanitaires idéalistes, des enfants violentés et perdus. On y trouvera, et ce n'est pas le moindre mérite de ce petit livre qui sonne comme un chant d'amour à Gaza, un document humain exceptionnel : la conversation en direct, pendant la terrible « Opération Plomb Durci » où Tsahal frappa Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, entre un éducateur palestinien de La Voix de l'Enfant et ses partenaires postés en France, dont Christiane Hessel Chabry elle-même.

  • Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou le 7 octobre 2006. Ceux qui ont voulu sa mort voulaient la faire taire. Sa voix dérangeait.
    En 2007, pour le premier anniversaire de sa mort, paraissait à Moscou, sous le titre Za Chto, " Pour quoi ? " - c'est-à-dire : " Pour quelle raison l'a-t-on tuée ? " -, un recueil posthume de ses articles, qui donne la mesure de l'importance de son engagement. Les textes des deux dernières années de sa vie restaient à ce jour presque totalement inconnus du lecteur occidental. Leur publication montre que la voix d'Anna Politikovskaïa ne s'est pas tue.
    Je parle encore réunit une trentaine de textes dont le grand public français n'a pas eu connaissance, qui redisent avec force son opposition à la guerre en Tchétchénie, à la dérive autoritaire du régime du Kremlin, au glissement de la société vers l'indifférence, la violence, la cruauté et la xénophobie. S'y ajoutent les témoignages de son mari, d'une de ses amies d'enfances et de la plus proche de ses collègues de Novaïa Gazeta.

  • En examinant le bilan des années Ben Ali, cet ouvrage collectif s'efforce de comprendre comment et pourquoi la " promesse démocratique " de " l'ère nouvelle ", inaugurée officiellement au lendemain du " coup d'Etat médical " du 7 novembre 1987, n'a pas résisté à l'épreuve de l'exercice du pouvoir. Un travail à la fois pertinent et impertinent, au moment où Ben Ali semble aller vers une quatrième candidature à l'élection présidentielle de 2004, et où l'Etat français renouvelle solennellement son soutien au régime tunisien dans le cadre de la " lutte globale conte le terrorisme islamiste ".

  • Il semble évident de nos jours que l'hégémonie américaine ne compte pas s'affirmer par la construction d'un empire colonial. Pourtant, la puissance militaire des Etats-Unis est la plus importante et la plus redoutable que le monde ait jamais connue. Comment expliquer ce paradoxe ? En rappelant l'histoire des grands empires (britannique, chinois, espagnol, etc), qui furent à la fois des empires territoriaux et commerciaux, Ellen Meiksins Wood montre la nature singulière de l'impérialisme américain qui, lui, ne repose pas sur les conquêtes territoriales. Son projet, rendu possible par le capitalisme, est celui d'une domination économique mondialisée, administrée localement par des Etats souverains, mais protégée par la puissance militaire des Etats-Unis. L' "empire du capital", explique la politologue, débouche ainsi sur ce paradoxe: tout indifférent qu'il soit à la conquête du monde, il a mis en place la monstrueuse machinerie militaire américaine, dont l'existence est d'autant plus troublante qu'elle est sans objet déterminé.

  • L'universalisme, cette ambition gravée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, semble à bout de souffle.
    Aux Nations unies, certains Etats invoquent des "circonstances nationales" pour ne pas appliquer les droits de l'homme, et le "respect des religions" pour limiter la liberté d'expression. Au nom de la "diversité", des politiques cultivent le droit à la différence contre le droit à l'égalité. Au nom de la tolérance, on tolère le fanatisme. Le multiculturalisme est partout en crise depuis le 11 septembre 2001.
    On se déchire pour savoir comment concilier respect des valeurs communes et respect des particularismes. Avec pédagogie, Caroline Fourest explique le "modèle français", le malentendu avec le monde anglo-saxon, tout en poursuivant sa quête intellectuelle : être antiraciste sans tolérer l'intégrisme, refuser à la fois la confusion multiculturaliste et la tentation monoculturaliste.

  • Après avoir constitué un élément important dans l'attribution des JO à la Chine en 2001, le respect des droits humains bénéficie depuis d'un traitement irrégulier de la part des autorités chinoises et de la communauté internationale. Aux engagements manifestes en leur faveur succèdent des fins de non recevoir ou des silences complices. Amnesty International suit de près la situation et l'action du gouvernement chinois dans les domaines spécifiquement liés à la préparation des JO, aux principes de base de la Charte olympique et aux promesses d'amélioration faites par des représentants des autorités chinoises.
    Deux domaines justifient une attention spécifique parce que les réformes y sont attendues et cruciales : la peine de mort et la liberté des médias. Parce que les JO semblent favoriser un recours accru à la détention administrative, du moins à Pékin, et la poursuite de la répression - dont avocats et journalistes de premier plan-, un point devrait aussi être fait sur la "rééducation par le travail" et la détention administrative, ainsi que sur la situation globale des défenseurs des droits humains en Chine.
    Parce que les JO ne durent qu'un temps, et que la question des droits humains en Chine dépasse le cadre de l'événement, la deuxième partie du livre présente les perspectives d'améliorations qui doivent se manifester dans la pérennité. Pour aider à en saisir les enjeux, Amnesty met à contribution des spécialistes dont les analyses mettent en perspective l'attentif bilan livré par Amnesty.
    Enfin, un certain nombre de témoignages/ exemples/ cas précis étayent et illustrent les pages du livre. Ce sont ces cas de personnes en faveur desquelles Amnesty travaille : qu'ils soient " résolus " ou encore pris en charge (si cela ne les met pas en danger) , leur traitement permet de donner corps aux analyses.

  • Le 25 janvier 2011, le peuple égyptien a déclenché une véritable révolution pour se libérer de l'oppression qui l'écrase depuis 60 ans. Après avoir obtenu la destitution de Moubarak, il s'est heurté au véritable pouvoir dictatorial, dont l'épine dorsale est constituée par le haut commandement militaire, le Conseil Suprême des Forces Armées. Cette lame de fond démocratique, dont l'épicentre est symbolisé par la place Tahrir, est porteuse des revendications sociales et des aspirations profondes de tout un peuple dans sa diversité. Rabha Attaf nous offre ici un récit unique de la première phase de la révolution égyptienne en cours, qui va du 25 janvier 2011 à l'élection présidentielle de juin 2012, conclue, provisoirement, par un coup de force de l'armée.
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