Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
- La découverte (2)
- Le Seuil (2)
- Nada Éditions (2)
- Éditions Divergences (2)
- Éditions du Détour (2)
- AMPELOS (1)
- Editions Critiques (1)
- L'Esprit Du Temps (1)
- Les Éditions sociales (1)
- Les éditions du Cerf (1)
- Libertalia (1)
- Lux Éditeur (1)
- PREMIERS MATINS DE NOVEMBRE (1)
- Payot (1)
- ROT-BO-KRIK (1)
- Smolny (1)
Prix
-
« Pour résister au climat de peur que veulent instaurer les groupes nationalistes violents, à la propagande raciste qui sature l'espace public, c'est à nous de proposer des alternatives en actes, de déconstruire les idées toutes faites sur l'antifascisme, de populariser notre lutte. » À la fois mouvement d'autodéfense et mouvement d'émancipation, pratique politique d'action directe, d'information, d'éducation populaire et de contre-culture, l'antifascisme est bien plus varié que l'image qu'il renvoie dans les médias ou dans le monde politique, où on se plaît à le caricaturer. En dix chapitres, ce livre présente l'histoire et l'actualité de la lutte antifasciste, ainsi que les enjeux auxquels elle doit faire face. Il a pour ambition de donner suffisamment d'éléments à la fois théoriques et pratiques afin de présenter l'antifascisme dans sa complexité, sa richesse, mais aussi ses contradictions.
-
L'enracinement ; prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain
Simone Weil
- Payot
- Petite Bibliotheque Payot
- 13 Janvier 2021
- 9782228927161
Quel est le plus important : avoir des droits ou des devoirs ? Chef d'oeuvre de la pensée politique, «L'Enracinement» est un livre engagé sur le patriotisme, les déracinements et notre besoin vital d'appartenances, mais aussi de vérité. Il peut se lire comme un "manuel de citoyenneté" qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.
-
Découvrir l'antifascisme
Stefanie Prezioso
- Les Éditions sociales
- Les Propédeutiques
- 16 Mai 2025
- 9782353671199
Alors que l'extrême droite est au pouvoir dans de nombreux pays, la bannière de l'antifascisme semble au mieux reléguée à une condamnation morale abstraite ou à une vieillerie incantatoire. Faire découvrir l'antifascisme suppose ainsi de l'arracher au conformisme. C'est le pari que fait Stéfanie Prezioso, historienne et militante, qui redonne voix aux militant-es et les sort du formol dans lequel les a plongés l'historiographie. Elle donne à comprendre l'antifascisme comme il a été entendu et conçu par ses acteurs, en particulier dans l'entre-deux-guerres, et rend justice à la diversité de leurs traditions politiques (Gramsci, Pankhurst, Zetkin, Reich, Trotsky, Pivert, Guérin, Goldman, etc.).
-
« Nous avons décidé de faire entendre notre voix dans le concert social et d'exiger notre part de plaisirs au banquet de la vie. Et comme nous ne voulons dépendre de personne, brandissons nous-mêmes l'étendard rouge et partons au combat... sans dieu ni patron ni mari. » Publié à Buenos Aires en 1896, La Voz de la Mujer est le premier journal anarchiste féministe. Dans ses pages, ses rédactrices proposent de fournir aux femmes prolétaires les outils, théoriques et pratiques, nécessaires à leur émancipation. Partisanes de l'amour libre, elles y expriment leur volonté d'en finir avec toutes formes d'oppressions, qu'elles soient religieuse, capitaliste ou patriarcale. Préface d'Hélène Finet.
-
Spiritualités radicales : Rites et traditions pour réparer le monde
Yuna Visentin
- Éditions Divergences
- 23 Août 2024
- 9791097088750
Ce livre explore d'autres façons de parler de religions, de spiritualités et de traditions dans le sillage des interprétations féministes et anticapitalistes des chasses aux sorcières, des relectures anarchistes des traditions juives, des luttes et des cosmogonies décoloniales, et des liens que les écoféministes tissent entre travail reproductif et spiritualités. Raconter des histoires impures, qui mêlent sorcières, Dieu et fantômes, parler ensemble de spiritualités et de religions, c'est un moyen de faire avec les passés, tout en s'engageant à les transformer vers des futurs émancipateurs, antifascistes, pleins de solidarités insoupçonnées.
-
« Les anarchistes aiment se raconter des légendes, s'inventer des ancêtres et des héros. Mais l'histoire de l'anarchisme est avant tout une histoire bien réelle d'hommes et de femmes en lutte, avides de savoir et de changement social, de culture et d'idéal. C'est aussi une histoire d'erreurs et d'échecs, de confrontations et de succès, et d'une volonté jamais abattue. » Dans cette balade en anarchie, Marianne Enckell, historienne et animatrice du Centre international de recherches sur l'anarchisme de Lausanne, nous emmène sur les traces de ce mouvement depuis ses origines jusqu'à nos jours, abordant en particulier son aspect international et sa dimension culturelle.
-
Le siècle du populisme ; histoire, théorie, critique
Pierre Rosanvallon
- Le Seuil
- Les Livres Du Nouveau Monde
- 9 Janvier 2020
- 9782021401929
Le phénomène du populisme n'a pas encore été véritablement pensé. C'est en effet surtout à caractériser sociologiquement les électeurs populistes que se sont attachés la plupart des livres sur le sujet ; ou à discuter ce dont il est le symptôme (le désenchantement démocratique, les inégalités galopantes, la constitution d'un monde des invisibles, etc.) ; ou encore à sonner le tocsin sur la menace qu'il représenterait.
Cet ouvrage propose de le comprendre en lui-même, comme une idéologie cohérente qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l'économie. S'il exprime une colère et un ressentiment, sa force tient au fait qu'il se présente comme la solution aux désordres du présent. Il est pour cela l'idéologie ascendante du xxie siècle, à l'heure où les mots hérités de la gauche semblent dorénavant résonner dans le vide.
L'auteur en présente une théorie documentée, en retrace l'histoire dans celle de la modernité démocratique et en développe une critique approfondie et argumentée. Il permet ainsi d'en finir avec les stigmatisations impuissantes et dessine les grandes lignes de ce que pourrait être une alternative mobilisatrice à ce populisme.
-
Mais où est passée l'émancipation ?
Michèle Riot-Sarcey
- Éditions du Détour
- Essais
- 30 Janvier 2025
- 9782385320683
Le terme « émancipation » a subi un glissement sémantique depuis son âge d'or, au xixe siècle, quand il était promesse d'une liberté acquise collectivement face au pouvoir de l'argent ou de la religion.
Que signifie encore l'émancipation, si usité soit ce mot dans la publicité et les discours politiques ? A-t-elle été réalisée en démocratie ? Tout un chacun est aujourd'hui enjoint de se prendre en main pour se libérer du stress, de la précarité, des autres, au risque de l'épuisement. Mais qu'est devenue la critique collective de nos conditions d'existence et du système qui les garantit ?
L'historienne parcourt les siècles et les continents sur les traces d'initiatives qui visent à retrouver une souveraineté agissante. Du genre à la colonialité en passant par le rapport au travail et à la religion, elle explore les formes et les processus de l'émancipation : autogestion, assemblées populaires, associations, communautés de vie... Bien des leviers existent pour construire un « réel de l'utopie » qui exige le mieux-vivre de toutes et tous. Michèle Riot-Sarcey revient au « principe espérance » qui a conduit les populations à se révolter contre la domination pendant deux siècles. Elle porte ainsi un regard critique sur notre actualité pour conserver à l'émancipation toute la potentialité libératrice qui la caractérise. -
Écrire le monde noir : Premiers textes, 1928-1939
Paulette Nardal
- ROT-BO-KRIK
- 19 Avril 2024
- 9782958062095
Écrivaine et journaliste martiniquaise, Paulette Nardal (1896-1985) oeuvre à faire de Paris une capitale intellectuelle des mondes noirs dans l'entre-deux-guerres. Avec ses soeurs, elle fait de leur "salon" de Clamart un lieu de rencontre culturel et artistique international où se discute et se débat la condition noire.
Ce milieu bouillonnant d'idées, d'images et de mots, elle l'accueille aussi dans La Revue du Monde Noir, publication bilingue qu'elle fonde en 1931. Si Paulette Nardal est une fédératrice, elle est aussi une autrice majeure : Écrire le monde noir rassemble pour la toute première fois les articles, récits et nouvelles de sa période parisienne. -
En réaction aux avancées féministes, partout dans le monde, des hommes radicalisés se livrent à des actions violentes pour entraver l'émancipation des femmes et des minorités.
Les pouvoirs publics peinent à identifier les idéologies masculinistes pour ce qu'elles sont : un ensemble de thèses conspirationnistes participatives, qui peuvent motiver des individus ou des groupes au passage à l'acte violent, aussi bien dans la sphère privée (violences domestiques) que publique (violences sexuelles, harcèlements massifs en ligne jusqu'à des attentats meurtriers) et dont l'objectif est de reconsolider la domination masculine.
Le livre dresse un panorama de ces groupes, avec leur diversité, leur organisation, leurs business, leurs soutiens, leurs moyens d'action (notamment via les Gafam), la manière dont ils s'articulent avec d'autres courants antidémocratiques.
Il étudie aussi les mécanismes par lesquels leur dangerosité est minorée : « pères privés d'enfants », « misère sexuelle », « éternels éconduits »... Il montre enfin que derrière ces profils d'hommes violents et qu'on croit marginaux s'est développé un courant de pensée politique dangereux, centré sur la quête du monopole des pouvoirs.
Stephanie Lamy affirme qu'il est urgent d'agir contre l'idéologie masculiniste et de revoir nos politiques sécuritaires à cette aune. -
C'est en prison qu'August Bebel, fondateur et dirigeant du plus puissant mouvement socialiste européen, rédige Die Frau und der Sozialismus. Subversif et visionnaire, cet essai paru en 1879 et aussitôt interdit stigmatise le mariage, dénonce l'oppression des femmes et imagine leur émancipation dans une société future. Sans cesse enrichi, l'ouvrage connut un destin hors du commun : traduit dans vingt langues, constamment réédité, il devint le livre socialiste le plus lu de son époque. Cette nouvelle traduction, établie sur la 50e et dernière édition allemande, redonne vie à ce texte fondateur du féminisme, essentiel pour penser les luttes sociales et féministes d'hier et d'aujourd'hui.
-
En France, les élections législatives surprises de l'été 2024 n'ont cessé de poser la question pendante de la politisation. Mais qu'est-ce qu'être politisé ? Ce mot banal dans le lexique des sciences sociales est par ailleurs utilisé au quotidien. Il renvoie à des pratiques et à des représentations qui ont en commun des investissements dans un espace politique irréductible au seul ordre électoral. S'il fallait ne retenir qu'une définition de la politisation, ce serait la requalification d'un certain nombre d'activités sociales en des activités politiques.
L'ouvrage part de cette interrogation centrale : qu'est-ce qui fait qu'un geste, une action, une mobilisation est, apparaît ou est présenté comme politique ? Il y est question tout autant de " frontières du politique " que de croyance démocratique, de carrières militantes que d'apathie. Si la politisation recouvre un ensemble de processus qui conduisent à produire un état (le sujet politisé), elle est aussi un prisme qui permet de lire, autrement, les vies en société. -
Jackie Wang pose une question cruciale pour comprendre ce qui se passe actuellement aux États-Unis : comment un réseau carcéral et des appareils de répression policiers s'articulent-ils à la violence de l'économie et du racisme ? S'agit-il de la continuation directe, sous un autre visage, du système d'esclavage qui perdura jusqu'au XIXe siècle et sur lequel se sont fondés les États-Unis d'Amérique ? Est-ce un système de gestion des populations « surnuméraires », déclassées dans l'impossible course à l'American Dream du fait de leur position dans la hiérarchie sociale ? Les nouvelles formes de contrôle n'ont pas pour seul objet de mettre au pas les gens de couleur, mais aussi de les exploiter et d'en tirer profit en les enfermant dans le cercle vicieux de la dette. Au cloisonnement racialisé des populations s'ajoutent de nouveaux dispositifs comme les bracelets connectés ou les algorithmes de prédiction des crimes, qui font des villes de véritables prisons à ciel ouvert. Ce livre nous plonge au coeur de l'enfer du capitalisme américain, de ses logiques sécuritaires et de ses processus de racialisation des corps.
-
Les droits de l'homme ne sont pas un corps de principes intemporels, gravés une fois pour toutes dans le marbre. Ils ont une histoire, qui continue à s'écrire en fonction des aspirations nouvelles qui s'expriment, des défis inédits auxquels l'humanité est confrontée : la mondialisation, les mutations technologiques ou encore le dérèglement climatique. Nés sur le terrain des idées, les droits de l'homme ont été consacrés par le droit positif, ils ont servi d'étendard à des combats politiques. C'est dans ces différentes dimensions - idéologique, juridique, politique - qu'il convient de les analyser, comme se propose de le faire cet ouvrage.
À l'heure où s'affiche clairement, jusque dans les pays démocratiques, la volonté des gouvernants de s'affranchir du respect des droits humains fondamentaux, on ne peut pas adhérer à la vision idéalisée d'un progrès continu de ces droits, qui entraînerait l'humanité vers toujours plus de justice. Mais, plutôt que d'en tirer la conclusion que la cause des droits de l'homme serait perdue d'avance, ce constat doit inciter à poursuivre les combats qui ont été l'essence même de leur histoire. -
Flingue, conscience et collectif
Ulrike Meinhof
- PREMIERS MATINS DE NOVEMBRE
- Au Bout Du Fusil
- 12 Janvier 2024
- 9782492857089
Ulrike Meinhof était une des fondatrices de la Fraction Armée Rouge. Issue des mobilisations de la grande contestation des années soixante en Allemagne, elle en était devenue la journaliste la plus appréciée. Incarcérée et isolée depuis son arrestation en juin 1972, elle est morte le 9 mai 1976. Pour démontrer qui elle était vraiment, ses camarades ont publié ses lettres pour la discussion du groupe en prison ainsi que des textes exposés au procès de Stammheim. Ce recueil reprend les derniers textes qu'elle avait préparés pour le collectif des prisonniers et prisonnières, ainsi que d'autres écrits inédits en français, complétés par des textes de référence et des repères chronologiques et bibliographiques.
-
Écrits d'une insoumise ; d'espoir et de raison
Normand Baillargeon, Voltairine de Cleyre
- Lux Éditeur
- Pollux
- 15 Février 2018
- 9782895962694
Emma Goldman tenait Voltairine de Cleyre (1866-1912) pour « la femme anarchiste la plus douée et la plus brillante que l'Amérique ait jamais produit », et ce jugement avancé il y a près d'un siècle n'a toujours pas été infirmé.
Pionnière du féminisme américain, poétesse, musicienne, celle qui se définissait comme une « anarchiste sans qualificatif » propose une réflexion originale qui touche à un très large éventail de sujets - notamment l'économie, la libre pensée, la philosophie, la religion, la criminologie, la littérature et l'action directe non violente.
L'oeuvre d'envergure de cette militante passionnée expose les raisons de sa révolte, témoigne de son espérance d'un monde meilleur et demeure, aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité.
Cet ouvrage, réalisé sous la direction de Normand Baillargeon et de Chantal Santerre, réunit 16 essais majeurs qui couvrent l'ensemble de son parcours ainsi que 14 poèmes. -
L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat
Friedrich Engels
- L'Esprit Du Temps
- Textes Essentiels
- 17 Juin 2021
- 9782847955194
Friedrich Engels publie, en 1884, un an après la mort de Karl Marx, cet essai d'après les notes et les réflexions laissées par ce dernier sur les études anthropologiques des sociétés archaïques de Lewis Henry Morgan.
Engels se réfère aussi au livre Le Droit maternel de Johann Jakob Bachofen. Abordant les thèmes du patriarcat, du matriarcat et des héritages biologique et social, cet ouvrage retrouve - à notre époque où les luttes de femmes prennent un nouveau virage, un nouveau visage - toute sa pertinence. Le texte de Engels est au fondement même de la théorisation de l'état « marxiste ». Il est légitime de considérer cet essai comme le premier ouvrage anthropologique « marxiste ». Lénine, en 1917, précisera :
« [...] J'espère que sur la question de l'état, vous lirez l'ouvrage de Engels L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'état. C'est une des oeuvres maîtresses du socialisme moderne, où l'on peut faire confiance à chaque phrase, être sûr qu'elle n'a pas été écrite au petit bonheur, mais qu'elle s'appuie sur une énorme documentation historique et politique. » S'il fallait résumer ce livre par une seule phrase, ce serait bien « Marx et Engels considèrent les femmes comme la première classe opprimée ».
-
Marianne aux Enfers : La haine de la Révolution Française
Nathalie Alzas
- Editions Critiques
- 19 Avril 2024
- 9791097331573
À travers de nombreux livres de vulgarisation, des émissions TV, des films, mais aussi des jeux vidéo et un parc d'attraction, la haine de la Révolution française, d'abord limitée à l'extrême-droite, s'est propagée à toute l'opinion publique. Une avalanche de contre-vérités et d'anachronismes ont alors permis d'amalgamer la Révolution avec les horreurs de la Seconde Guerre mondiale.
L'historienne Nathalie Alzas montre comment cette fraude intellectuelle a pu se développer et en expose les conséquences politiques graves pour notre société. En plus de relativiser les crimes du nazisme, cette propagande jette insidieusement le discrédit sur les idéaux de démocratie et de souveraineté populaire. -
Pour un féminisme universel
Martine Storti
- Le Seuil
- La République Des Idées
- 1 Octobre 2020
- 9782021452334
Alors que le féminisme est plus que jamais nécessaire, il est malmené de toutes parts. D'un côté, des pseudo-radicalités instruisent le procès d'un « féminisme blanc » qui irait d'Olympe de Gouges à aujourd'hui. De l'autre, une mouvance de droite et d'extrême droite instrumentalise le féminisme dans une perspective identitaire, nationaliste et raciste. Face à ces entreprises de brouillage et de régression, il est urgent de réaffirmer la valeur de l'émancipation et de plaider pour un féminisme universel, concret et pluriel. Ni décolonial ni occidental, le féminisme se construit sans cesse, dans les luttes et la solidarité des combats quotidiens.
-
"Vous faites passer un souffle nouveau sur cette période révolutionnaire qu'on croyait ressassée et défraîchie. Vos lettres sont d'une veine très originale, je n'en ai pas vu l'équivalent ailleurs. Cette façon de mêler l'intime à l'historique, le sentiment à l'analyse, le présent au passé, c'est un nouveau genre que vous inaugurez.".
Régis Debray.
Dans cette suite de libres pensées, l'autrice partage avec nous l'admiration qu'elle éprouve pour l'immense effort humain que fut la Révolution française malgré ses dérives. Alternant le ressenti personnel et la rigueur historique, elle se positionne en faveur des espérances légitimes qui l'ont fait naître. Espérances qu'il nous appartient aujourd'hui de revivifier.
-
Les nostalgériades : nostalgie, Algérie, jérémiades
Fatiha Agag-Boudjahlat
- Les éditions du Cerf
- Politique
- 15 Avril 2021
- 9782204143257
Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (« Au bled, ça coûte rien », « Seul Allah guérit »), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors « il ne faut pas renoncer à ce malheur ».
Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.