Sculpture / Arts plastiques

  • Jean-François Jaussaud a rencontré Louise Bourgeois en 1994 dans son atelier de Brooklyn. Passé au crible de ses questions, le photographe est finalement adoubé par l'artiste. Un premier rendez-vous a lieu au printemps 1995, mais à une seule condition : détruire les images si celles-ci ne lui plaisent pas... Jaussaud accepte et passe le "test". Il obtient alors carte blanche pour photographier librement l'atelier et la maison de Chelsea.
    Il reviendra pendant onze ans. Ces images rares montrent l'une des plus grandes artistes contemporaines dans son intimité, au coeur de son oeuvre.

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !

    Que voit-on ? Comment se sont élaborés les différents types de sculpture ? Comment voit-on ? Comment s'exprime le sculpteur ? À quoi sert la sculpture ? Où contempler des oeuvres sculptées? Qu'en a-t-on dit ? L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une histoire générale de la sculpture, mais de fournir plutôt au lecteur étudiant, amateur, curieux, érudit  des clés pour améliorer son regard et sa compréhension des oeuvres, en acceptant le défi d'embrasser un millénaire de sculpture dans la sphère culturelle occidentale.
    Art de l'espace, art du temps, à l'instar de la musique, la sculpture est un objet d'étude qui se laisse difficilement saisir. Il faut en faire le tour, multiplier les points de vue, se déplacer, être capable d'envisager une combinatoire extrêmement complexe de qualités formelles, traverser mille ans d'histoire et de styles.
    Huit chapitres proposent autant de chemins pour regarder la sculpture : par les lieux, les techniques, les formes, les conditions de présentation et de perception, les thèmes et les sujets, les styles dans leurs constantes récurrentes, les usages et les fonctions, et enfin les textes interprétatifs, littéraires ou poétiques.
    Cet ouvrage invite à redécouvrir le « rôle divin de la sculpture », comme l'écrivait Baudelaire dans son Salon de 1859, grâce à la maîtrise des outils pédagogiques essentiels.

  • Louise Bourgeois est par excellence la femme-couteau, la femme sculpteur, celle qui découpe, tranche, cisaille, mais aussi celle qui incarne l'ambivalence féminin-masculin : la protection et la menace, la fragilité et la force, la tendresse et la violence.
    Née en 1911 à Paris, et ayant vécu à New York de 1938 jusqu'à sa mort en 2010, elle est devenue, après une reconnaissance tardive, l'une des artistes les plus emblématiques du XXe siècle. Son oeuvre polymorphe, composée de peintures, gravures, dessins, sculptures, installations, est profondément autobiographique et échappe à toute classification esthétique. En réactivant les souvenirs et les traumatismes de son enfance, Louise Bourgeois donne forme et corps à ses émotions, créant une oeuvre organique, sensuelle et érotique, dont le thème essentiel est la femme-maison. « La sculpture est le corps et mon corps est une sculpture. » Cette biographie ne retrace pas seulement le parcours d'une grande artiste, sa formation, ses influences ; c'est aussi le récit d'une vie de femme exceptionnelle, ayant connu les deux guerres, l'exil, épouse d'un célèbre historien de l'art, et mère de trois enfants. Elle s'appuie sur les archives personnelles inédites de l'artiste, ses journaux intimes, sa correspondance, ses écrits psychanalytiques, ainsi que sur ses interviews et des entretiens avec ses proches.

  • Cette présentation de la sculptrice belge Carole Solvay combine des images de ses sculptures en plumes avec les citations littéraires qui ont inspiré son oeuvre.

  • Eclairage inédit sur le destin de Camille Claudel, placé qu'il fut sous le signe d'une « passion originaire »... bien antérieure à celle qui a pu se jouer avec son frère, et son maître-amant Auguste Rodin. Il aura fallu les réunir pour que les silences de l'histoire parlent, qui révèlent l'impact des destins de ces trois créateurs les uns sur les autres.

  • Ce livre présente un choix de 60 dessins de Vieira da Silva: 1908-1992 - artiste d'origine portugaise qui a vécu et travaillé en France où elle est considérée comme un des artistes majeurs de l'Ecole de Paris.
    L'ensemble des 60 dessins ici présentés appartiennent à la Fondation Arpad Szènes-Vieira da Silva à Lisbonne, et de ce fait inédits pour la plupart en France. L'éditeur a proposé à Michel Butor de faire un choix thématique, parmi le fonds de plusieurs centaines de dessins de la Fondation, et d'écrire ses impressions à partir de chaque gruoupe thématique sélectionné : les ateliers, les jeux, les bibliothèques, les jardins, les gares, les ponts... Cet ensemble de 60 dessins de différentes époques, permet de découvrir un aspect resté plus secret du travail de cette artiste, plus connue pour son oeuvre picturale. Il s'agit d'un livre trilingue, français, portugais, italien.
    Vieira da Silva s'est intéressée au dessin depuis son enfance. Plus tard, à Lisbonne elle étudie le dessin avant d'aller à Paris où elle commence sa formation par des cours de sculpture. En 1929 et de façon définitve, Vieira da Silva se consacre à la peinture: "Tous comme ses dessins, ses premières peintures se caractèrisent par la distorsion des formes et de l'espace. "Cette maladresse ne résulte pas d'un manque de savoir-faire - Vieira da Silva se détourne volontairement des effets rapides et faciles de la maîtrise - mais d'une hésitation plus fondamentale sur l'attitude à adopter: partir du réel et en abstraire progressivement les formes par simplification ou au contraire les soumettre d'emblée à des exigences constructives".

  • A partir d'anecdotes et une suite d'oeuvres placées sous le thème des boîtes à secret, le peintre Milshtein revient aux sources de sa création. C. Urjewicz lui donnant la réplique, il retrace son enfance dans l'Union Soviétique en guerre, à une époque où il doit fuir l'avancée des troupes nazies, relate son espérance de revoir son père déporté en Sibérie et de trouver un refuge.

  • "De cette oeuvre, l'on pourrait dire qu'elle est "une force qui va", sûre d'elle et de sa quête. Une oeuvre d'autant plus visible qu'elle s'est imposée dans la grande cacophonie de l'art Contemporain, au milieu de ses désordres et de ses provocations. Oeuvre stable et grave au sens le plus étymologique au coeur des aléatoires et éphémères installations. Oeuvre farouche et finalement subversive parce qu'elle transgresse à sa manière les canons imposés de la statuaire contemporaine, ignore les diktats d'une esthétique qui dénie l'humain, s'acharne à en renier sa beauté et sa grâce." Alain Vircondelet


  • Depuis la fin des années 1970, Silvia Bächli développe une oeuvre dessinée basée sur des moyens volontairement réduits : papiers, gamme allant du gris pâle au noir profond, vocabulaire formel oscillant entre abstraction et figuration, mais lié à une certaine réalité. Ses dessins sont isolés, ou font partie de grandes installations dans lesquelles le blanc des murs relie les feuilles.


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