Essais / Réflexions / Ecrits sur l'écologie

  • En 1978, aux États-Unis, Susan Griffin signe le texte fondateur de l'écoféminisme :
    Woman and Nature. Malgré son influence, y compris dans la sphère française, il n'avait jamais été traduit. C'est aujourd'hui chose faite aux Éditions du Pommier.
    Dans cet essai, Susan Griffin part d'une représentation traditionnelle qui a cours depuis l'Antiquité : la femme serait du côté de la nature ; l'homme, du côté de la culture. Ce postulat essentialiste, aggravé par la modernité et les Lumières, l'autrice de La Femme et la Nature le pousse jusqu'à l'absurde, pour mieux en montrer le ridicule et déconstruire les préjugés. En revanche, dit-elle, si un lien particulier existe entre la femme et la nature, c'est plutôt celui de l'oppression dont elles ont fait l'objet toutes deux.
    Mêlant des sources d'origines variées, du traité gynécologique au manuel de sylviculture en passant par des poèmes et des essais scientifiques, Susan Griffin livre un texte dense, poétique et puissant, qui ne laissera personne indifférent...

  • Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d'un modèle de civilisation qu'il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l'écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes.
    Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd'hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d'un rapport intime au cosmos...
    Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l'auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l'aventure de la vie en autonomie, jusqu'au nord de l'Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d'alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

  • "Avez-vous observé à quel point chaque jour, les médias et les réseaux sociaux nous énumèrent des mauvaises nouvelles ? Avez-vous ressenti, comme moi, une sensation d'impuissance ? Vous êtes-vous dit : On ne peut rien y changer. Ce n'est pas moi, à mon petit niveau, qui vais faire la différence. J'ai eu les mêmes interrogations et découragements. Puis, petit à petit, une force de vie m'a poussée à m'informer, à chercher des solutions, à m'impliquer.
    J'ai compris que si je suis alignée intérieurement, les actes que je pose ne sont plus des efforts initiés par la peur mais des évidences. Et j'ai envie de croire que tout est possible".

  • Toute femme, tout homme, tout être humain est appelé à devenir Terrien.
    Nous sommes des êtres naturels enracinés dans le vivant. Face à nos peurs légitimes, à l'état de sidération que provoquent les destructions de la nature que nous constatons désormais de visu, à l'angoisse que nous ressentons devant la catastrophe planétaire en cours, il faut redonner ce sens à nos vies : nous sommes des vivants. C'est notre joie de vivre, la fraternité avec nos semblables, l'amour de la nature, notre harmonie avec l'ensemble du vivant qui peuvent nous permettre de soulever des montagnes, augmenter notre puissance d'agir et abattre l'ordre ancien des Destructeurs.
    L'écologie intégrale entend rassembler autour de son projet par la raison et la conviction, mais aussi par les sentiments et les émotions. Elle va puiser ses forces dans une écologie intérieure qui représente une nouvelle étape de l'évolution humaine. La révolution mentale que nous devons accomplir est d'embrasser l'ensemble du vivant comme étant partie de nous-mêmes.

    Delphine Batho est députée des Deux-Sèvres. Engagée d'abord comme leader lycéenne et vice-présidente de SOS Racisme, elle a été ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, avant d'être limogée brutalement du gouvernement en 2013 pour avoir dénoncé la baisse du budget de l'Écologie. Elle est présidente de Génération Écologie.Dominique Bourg est philosophe, professeur à l'université de Lausanne.

  • La rencontre entre Vandana Shiva et Nicolas Hulot a eu lieu en marge de la COP21 et s'est révélée fusionnelle. Leur discussion, orchestrée par Lionel Astruc, a débouché sur une définition commune des enjeux auxquels il faudra faire face et a permis de mettre en lumière des mesures concrètes destinées aux citoyens et aux décideurs politiques. La dégradation de l'environnement et les catastrophes liées au réchauffement climatique touchent certaines populations plus que d'autres : les pays les plus pauvres et les revenus les plus modestes. Ils sont également les plus durement frappés par la perte de biodiversité, les problèmes d'accès à l'eau potable et à un air pur, la dégradation des sols, etc. Comment inverser ce cercle infernal ? La notion de "biens communs" (eau, air, terre, semences) est ici développée comme étant un point crucial à intégrer plus précisément dans les législations à venir en vue de leur protection. Les thématiques de l'alimentation, de la fiscalité et de l'énergie sont traitées de façon approfondie ce qui permet ainsi d'aboutir à des propositions concrètes.

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