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Prix
Essais / Réflexions / Ecrits sur la sociologie
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«Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière.» Simone de Beauvoir.
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Dans ce classique de la critique féministe publié en 1983 aux États-Unis et traduit pour la première fois en français, Joanna Russ dresse un panorama acéré des techniques d'empêchement, d'effacement et de dénigrement qui s'abattent depuis des siècles sur les femmes qui osent prendre la plume.
Ce déni d'écriture mobilise tout un arsenal de procédés informels, plus subtils qu'une censure frontale. Cela commence par le travail domestique et la privation de temps qu'il implique. Cela se prolonge par le découragement actif des vocations, les soupçons récurrents d'imposture (" Ce n'est pas elle qui l'a écrit "), le mépris des oeuvres et des sujets (" C'est bien elle qui l'a écrit, mais elle aurait mieux fait de s'abstenir ") et, in fine, la relégation des rares écrivaines ayant acquis une certaine notoriété au statut d'anomalie (" Mais d'où sort-elle, pour avoir écrit ça ? ").
En décortiquant les stratagèmes du sexisme ordinaire dans le monde des lettres, Russ signe un formidable anti-manuel de silenciation des femmes autrices, qui n'a perdu ni de son actualité ni de sa force critique. Tout en attaquant la tradition misogyne, elle trace aussi en pointillé une autre traversée de la littérature anglo-saxonne, sur les pas de Jane Austen, Mary Shelley, Emily Brontë, George Eliot, Emily Dickinson, Virginia Woolf, Adrienne Rich ou Ursula Le Guin. -
"Tu vas pas chialer comme une gonzesse !" : #ÉDUCATION. Une mise au point capitale
Lucile Peytavin
- La Meute
- Permis De Déconstruire
- 11 Septembre 2025
- 9782488115063
Ils seront virils, nos kids. Comme dans la chanson : on ne veut voir aucune larme glisser sur leurs gueules héroïques et leurs corps tout sculptés.
Ce livre a été écrit par Lucile Peytavin, historienne, pour toutes les personnes qui ont un jour pensé qu'il y a les vrais hommes, et puis les autres. Et pour toutes celles et ceux qui en ont souffert.
Permis de déconstruire N04. Sticker et emballage cadeau inclus. -
La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde. -
"Pas tous les hommes quand même !" : #notallmen. Une mise au point salutaire
Giulia Foïs
- La Meute
- Permis De Déconstruire
- 6 Mars 2025
- 9782488115001
Le 23 mai 2014, le Californien Elliot Rodger tue six personnes - des femmes, pour la plupart. Dès les tout premiers jours de l'enquête, la police met au jour des contenus violemment misogynes relayés par le jeune homme. Sur la toile, un premier hashtag apparaît, « #YesAllWomen », par lequel les femmes dénoncent les insultes et agressions dont elles sont continuellement victimes. Très vite, en réaction, fleurit un deuxième hashtag, « #NotAllMen », diffusé par des hommes qui, cette fois, protestent d'une seule voix contre ce qu'ils perçoivent comme d'odieux amalgames : tous les hommes ne cognent pas, tous les hommes ne violent pas, tous les hommes ne harcèlent pas. Certes - pour ne pas dire « encore heureux ».
On était trois avant #MeToo. Or, sept ans plus tard, on en est encore là : #NotAllMen, #NotAllMen, #NotAllMen. À chaque viol annoncé dans les journaux, #NotAllMen. À chaque agression, #NotAllMen. À chaque féminicide, #NotAllMen. N'empêche : #AlwaysAMan. Ce dernier hashtag, lui, accompagne souvent une flopée de chiffres qui vont tous dans le même sens : l'écrasante majorité des violences (routières, conjugales, intrafamiliales) sont commises par des hommes. 80 à 99 %, suivant les cas. On pourrait essayer de comprendre pourquoi. On pourrait essayer de voir comment en sortir. On pourrait, toutes et tous, ensemble, avancer. Mais #NotAllMen...
Défiant toute logique, épais comme le déni de masse, ce hashtag est une ultime preuve de ce que Virginia Woolf, déjà, soulignait : l'histoire de l'émancipation des femmes est au moins aussi intéressante à étudier que la résistance à l'émancipation des femmes. Si, au moment où l'une d'elle vous dit « J'ai été violée », vous lui répondez « Not all men », c'est que vous n'entendez pas, c'est que vous n'écoutez pas. Vous la niez, une deuxième fois, et, à travers elle, vous ignorez, volontairement, ou pas, les violences faites à toutes les femmes. Formule réflexe qui ne passe même pas par le cortex tant elle fuse. Elle dit la peur, elle dit la paresse intellectuelle, elle dit aussi, plus profondément encore, une sourde culpabilité qui, à son tour, empêche le dialogue.
À moins de le décortiquer, ce #NotAllMen. En comprendre les tenants et les aboutissants, les pourquoi et les comment. À moins de le dégommer, ce #NotAllMen. En déjouer les effets pervers, en défaire les noeuds qui étouffent la pensée, qui obstruent le cerveau. À moins de le désosser, à moins de le dépecer, à moins de le hacher menu. Le hashtag, pas (tous) les hommes.
(Permis de déconstruire N01. Sticker et emballage cadeau inclus.) -
Explosive modernité : Malaise dans la vie intérieure
Eva Illouz
- Gallimard
- Connaissances
- 15 Mai 2025
- 9782073026484
Comment comprendre le malaise indéniable dans lequel notre civilisation est plongée ? Il y a un siècle, Freud se posait la même question. Mais là où, en psychanalyste, il dressait le tableau d'un conflit entre pulsions et répression, ce qui se joue aujourd'hui est à la lisière entre émotions et monde social. Nos affects les plus intimes - espoir, déception, colère, envie, honte, fierté, amour même - sont désormais pris dans les tensions et dynamiques de nos sociétés. L'espoir, fondement émotionnel de la modernité, a promis le progrès et l'amélioration du sort de chacun. C'était avant que les inégalités, la montée du populisme, démocratie extrême, la domination de la technologie ne le transforment en déception, envie, colère ou nostalgie. La conjonction de toutes ces émotions nous a fait entrer dans une ère explosive. Ce livre est l'exact opposé d'un manuel de développement personnel : il ne nous invite pas à ausculter sans fin notre «moi», mais à ouvrir notre intériorité à l'analyse sociale pour y découvrir que ce qui nous hante est avant tout l'écho des forces à l'oeuvre dans notre vie collective. Sociologue des émotions, Eva Illouz mobilise ici la littérature et la philosophie autant que les sciences politiques pour explorer comment et pourquoi ces émotions sont déployées dans la société.
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Femmes, race et classe
Angela Davis, Dominique Taffin-Jouhaud
- Éditions Zulma
- Zulma Essais
- 7 Avril 2022
- 9791038700956
La mobilisation et l'engagement des femmes pour l'abolition de l'esclavage, la fin de la ségrégation ou les droits civiques - et la part qu'y ont prise les femmes noires - ont été déterminants. Au coeur de cette histoire transparaissent des contradictions encore à l'oeuvre aujourd'hui. Du XIXe siècle à nos jours aux États-Unis, Angela Davis décortique les intérêts conflictuels et convergents des grands mouvements de libération et d'émancipation. Elle montre comment le patriarcat, le racisme et le capitalisme ont divisé des causes qui auraient pu être communes. Preuve que c'est en surmontant les clivages de genre, de race, de classe, et en brisant les fausses mythologies que les femmes pourront le mieux se libérer des oppressions.
Femmes, race et classe est un essai fondateur, indispensable pour comprendre la portée des mobilisations féministes passées et à venir, et les conditions de leur réussite.
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Valeur, politique et démocratie aux États-Unis
David Graeber
- Pu De Lyon
- Lignes De Partage / Essentiels
- 21 Août 2025
- 9782729714871
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ?
Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de « valeur » dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (« la » valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de « plus grand que soi » (« les » valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de « faire le bien » ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. -
La nouvelle édition illustrée et augmentée du best-seller féministe Le Coût de la virilité !
La violence masculine est omniprésente et coûteuse pour la société.
En France, les hommes représentent 96 % des personnes incarcérées, 84 % des auteurs d'accidents de la route mortels, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles... La liste est longue, et elle a surtout un coût : 95 milliards d'euros , la dépense annuelle de l'État français pour mobiliser tous les services publics en réponse à ces délits.
Quelle est la cause de cette surreprésentation ? Quelles sont les conséquences de la virilité érigée en idéologie dominante ? Quelles solutions pour transformer ce système, néfaste à tous les niveaux ? En explorant toutes les sphères de la société et en faisant appel à l'Histoire, Lucile Peytavin nous propose un voyage en Virilité, pour comprendre d'où viennent ces comportements à risque et comment y remédier.
Cette version graphique et illustrée, lumineuse et faussement naïve, met en scène les chiffres édifiants avancés par l'autrice et nous donne à voir d'une manière nouvelle, plus franche et plus évidente, tout ce qui se cache dans son étude. Un autre moyen pour faire prendre conscience de ce coût de la virilité, capter l'attention d'un public élargi et l'amener à découvrir ce livre, essentiel à tous les niveaux. -
Négligences : Une économie de l'inattention
Maya Bacache-Beauvallet, Françoise Benhamou
- Calmann-Lévy
- Liberté De L'Esprit
- 15 Octobre 2025
- 9782702193112
On a tort de négliger la négligence, car elle est partout.
Elle est devenue un phénomène économique majeur avec le développement des plateformes numériques par lesquelles nous accédons à toutes sortes de biens et de services. Ainsi laissons-nous courir notre abonnement à tel service de diffusion de séries que nous ne regardons plus ; nous oublions de résilier l'assurance de cet appareil ménager qui a cessé de fonctionner ; nous délaissons, après quelques semaines, la salle de sport à laquelle nous nous sommes abonnés pour l'année.
Dans quelles limites raisonnables pouvons-nous contenir notre propre négligence et comment ? Jusqu'où la puissance publique peut-elle nous y aider ?
Avec Négligences, Maya Bacache-Beauvallet et Françoise Benhamou décryptent le fonctionnement de cette économie de l'inattention. Elles montrent comment chaque individu, au lieu d'évaluer rationnellement les coûts et les avantages de ses décisions, privilégie ses intérêts à court terme au détriment de son bien-être futur. Les auteures pointent les menaces que fait peser la négligence sur notre environnement, voire sur notre vie démocratique. Mais la négligence n'est pas toujours un poison lent. Elle peut être aussi ce degré de liberté, de folie parfois, qui permet, par un pas de côté, de découvrir des voies nouvelles, des chemins de traverse. -
Les luttes fécondes : Libérer le désir en amour et en politique
Catherine Dorion
- Binge Audio
- 1 Février 2024
- 9782491260255
L'effervescence du désir s'évanouit vite avec les règles qui veulent le canaliser.
En amour comme en politique, le désir initial qui nous pousse à nous unir finit toujours par être contenu dans un cadre qui souvent l'éteint. Le couple. Nos institutions politiques. Les élections.
Dans ce livre enthousiasmant, Catherine Dorion dessine la possibilité d'un engagement joyeux et fécond, qu'il soit collectif ou intime.
C'est exactement ce dont ont besoin, dans un climat social français plus tendu que jamais, toutes celles et ceux qui tentent de faire entendre leurs voix et dont les luttes n'ont jamais été autant réprimées.
Ce livre parle du désir qui cherche à s'exprimer entre deux (ou cent mille) personnes, et de ce qui a été mis en place pour le garder emprisonné.
Ce livre est un plan d'évasion.
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Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de «réalité». Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament:seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains «réalistes», elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour «fuir la réalité», mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
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Archéologie d'un procès : Juger les attentats du 13 novembre 2015
Sylvie Lindeperg
- Éditions Verdier
- Sciences Humaines
- 2 Octobre 2025
- 9782378562687
Historienne de la justice et des images, Sylvie Lindeperg a pu assister au procès «?V13?» aux côtés de juristes, politistes et anthropologues du droit.
Dans cet essai, elle remet en perspective le jugement des attentats du 13 novembre avec d'autres grands moments judiciaires comme les procès de Nuremberg et d'Eichmann. V13 a en commun avec eux d'avoir accompli des missions d'ordre politique, mémoriel, cathartique, moral. Qualifié de « hors norme », il fut conçu d'emblée comme un « procès exemplaire » destiné à la fois à servir de vitrine à l'État de droit dans sa confrontation avec la barbarie djihadiste et à ouvrir un espace de parole qui accueille la souffrance des victimes et paye la dette morale de la France. Mais V13 fut aussi un « procès pour l'exemple » dont témoigne la stratégie d'accusation du parquet antiterroriste que valida largement le verdict de la cour.
Étudiant successivement la préparation, la scénographie, le filmage et la mise en récit de V13, Sylvie Lindeperg examine le cadrage de ce procès pénal et interroge le fonctionnement d'une justice antiterroriste placée au carrefour de la justice ordinaire, de la justice spécialisée et de la justice d'exception. Poursuivant le dialogue qu'elle a engagé dans les coulisses du procès avec des avocats et des magistrats sur le statut de la vérité, la fonction du témoignage, le rôle exponentiel des images et des techniques audiovisuelles au sein des prétoires, elle propose une réflexion de circonstance sur la justice et sur ses impensés. -
Un papa, une maman, en couple : c'est le modèle de la famille que promeut notre société, et que transmet l'ensemble des récits et des fictions contemporaines autour de la grossesse, de l'enfantement et de l'exercice de la parentalité.
Pourtant, il y a bien d'autres modèles possibles.
On peut concevoir des enfants à un, à deux, à plus.
On peut concevoir des enfants en les portant, ou pas.
On peut allaiter des enfants, même si on ne les a pas portés.
On peut élever des enfants à un, à deux, à plus.
On peut être des parents en couple, ou des parents qui ne sont pas nos partenaires amoureux.
Si l'on décentre notre regard du modèle de la famille hétérosexuelle, on s'aperçoit en effet qu'il existe bien d'autres manières de faire famille, tout aussi épanouissantes pour les enfants et les parents.
Qu'on regarde ailleurs (dans le monde), avant (dans le temps), ou à côté (notamment du côté des parentalités queer), on se rend compte que notre modèle de la famille, fondée sur le couple hétérosexuel, au sein duquel s'exercent la domination masculine et les inégalités de genre, est une construction sociale. Et, bonne nouvelle : on peut se détacher !
En donnant à voir ces autres pratiques, et leur grande richesse, ce livre montre qu'elles ne sont pas utopiques : elles existent déjà, elles fonctionnent, et elles peuvent être adoptées par toustes. -
On a longtemps pris la parole de l'homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l'intelligence, comme l'organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité.
Il faut que les femmes crient aujourd'hui. Et que les autres femmes - et les hommes - aient envie d'entendre ce cri. Qui n'est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à écouter ce qu'ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir. -
C'est pour ton bien ; racines de la violence dans l'éducation de l'enfant
Alice Miller, Jeanne Etore
- Flammarion
- Champs Essais
- 11 Mars 2015
- 9782081347328
La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.
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Politiser le bien-être
Camille Teste
- Binge Audio
- La Collection Sur La Table
- 12 Avril 2023
- 9782491260156
Avec un chiffre d'affaire de 4400 milliards de dollars annuels, le secteur du bien-être touche depuis 20 ans un public de plus en plus large, obsédé par le self-care, la culture New Age ou la quête de la meilleure version de soi-même.
Or que constate-t-on, dès qu'on enquête sur ce secteur hyper puissant ? Que sous couvert de développement individuel, il sert activement des logiques néo-libérales, voire qu'il peut constituer une porte d'entrée efficace pour des idéologies réactionnaires ou complotistes. Autant de raisons qui font que la plupart des projets politiques progressistes ne considèrent jamais le bien-être comme un outil légitime. Mais ce refus en bloc du bien-être n'est-il pas symptomatique d'une culture qui n'accorde pas au care la place qu'elle devrait ? N'aurait-on pas tout à gagner à replacer la question du corps, des affects, de la douceur et de la spiritualité au coeur des projets politiques progressistes ?
C'est ce que Camille Teste s'attache à démontrer dans son essai : à condition de les subvertir pour les aligner avec un projet véritablement révolutionnaire, les pratiques de bien-être peuvent être émancipatrices.
Oui, il est possible, et souhaitable, de politiser le bien-être : en s'appuyant sur son expérience de professeure de yoga et de féministe, mais aussi sur des disciplines aussi variées que la musculation, la méditation ou les rites spirituels, Camille Teste nous donne des pistes concrètes pour transformer les pratiques de bien-être en de puissants outils d'émancipation. -
Contre-atlas de l'intelligence artificielle
Kate Crawford
- Éditions Zulma
- 5 Octobre 2023
- 9791038702370
Où et comment l'intelligence artificielle est-elle fabriquée ? Qui la finance et qui sert-elle ? À travers une série d'enquêtes approfondies, Kate Crawford déploie une cartographie exhaustive de l'IA : ses coûts et ses impacts environnementaux, sociaux et politiques.
L'IA n'a en fait pas grand-chose d'« artificiel ». C'est une industrie vorace en ressources naturelles, matérielles, logistiques et humaines. Et on peut se demander si elle est vraiment « intelligente » : elle conserve les stigmates indélébiles des premières bases de données qui l'ont alimentée, et perpétue irrémédiablement toutes sortes de biais discriminatoires.
Développée et conçue sans contrôle ni évaluation, sans critères de justice ni d'éthique, l'IA renforce la toute-puissance des géants de la tech et des institutions qui l'adoptent. Elle est le reflet du pouvoir, l'expression d'un nouveau colonialisme. Kate Crawford nous le démontre avec brio ! -
Comprendre le monde
Delphine Horvilleur
- Bayard
- Les Petites Conferences
- 19 Février 2020
- 9782227497993
Dans cette Petite Conférence, Delphine Horvilleur s'interroge sur la façon dont nous comprenons le monde, et pour cela, sur la façon dont nous le racontons. L'importance du récit, les rabbins la connaissent mieux que personne. Elle évoque donc son métier de femme rabbin. Elle le définit comme un geste d'écoute et d'ouverture envers les autres, à partir de l'étude des récits bibliques. Elle explique comment les récits, les contes, les mythologies, les textes religieux ont mille choses à nous raconter. Comment ils cherchent continuellement à établir du lien entre les générations, à nous dire que la nouvelle génération n'est pas la copie conforme de l'ancienne et que le monde a besoin d'une mise à jour. À chacun de trouver le sens qui lui semble être le bon, car nous pouvons reconstruire le sens de la phrase et le sens du monde, afin qu'il soit pertinent pour nous tous.
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Apprendre ensemble : Une pédagogie de l'espoir
Bell Hooks
- Syllepse
- Questions Feministes
- 21 Novembre 2024
- 9791039902540
La pédagogie de l'émancipation défendue dans cet ouvrage insiste non seulement sur l'importance du féminisme dans les salles de cours mais aussi sur la nécessité d'articuler la théorie et la pratique dans la lutte féministe afro-américaine.
bell hooks nous rappelle qu'il existe un important corpus de textes qui nous aident à mieux comprendre comment les différents systèmes de domination fonctionnent à la fois de manière indépendante et interdépendante, pour perpétuer et soutenir l'exploitation et l'oppression.
En s'appropriant ce point de vue, de nombreuses personnes ont changé significativement leur mode de pensée pour transformer leur vie : les Blancs ont travaillé à devenir antiracistes, les hommes à remettre en question le sexisme et le patriarcat et les hétérosexistes à réellement défendre la liberté sexuelle.
De fait, de nombreuses étapes, parfois imperceptibles, ont marqué ces évolutions. Afin de les valoriser, il faut les nommer tout en continuant à les critiquer rigoureusement. Ces deux choses, nommer le problème et l'articuler pleinement et profondément aux pratiques pour aborder et trouver des solutions, sont nécessaires pour générer et inspirer un esprit de résistance permanent.
Au travers de seize leçons, bell hooks présente l'éducation progressiste comme une pratique de la liberté qui permet de faire face au sentiment de perte de sens et de restaurer les relations entre les individus et entre les groupes.
En définitive, c'est ce qui peut conduire à apprendre à créer du commun, apprendre ensemble.
Elle nous invite, en nous livrant les outils pour le faire, à mettre en oeuvre une sagesse pratique visant à concevoir la salle de cours comme un lieu thérapeutique et révélateur, un lieu de libération mutuelle où l'enseignant et l'étudiant travaillent en partenariat.
Pointer l'inégalité, en se passant d'envisager un objectif constructif de résolution, empêche l'espoir et la création d'une société fondée sur la justice.
Ce qui ne peut que contribuer à maintenir une culture de domination. -
La force de la non-violence : une obligation éthico-politique
Judith Butler
- Pluriel
- 15 Mars 2023
- 9782818507117
La non-violence, ce n'est ni la passivité ni le renoncement à l'action. Ce n'est pas non plus le pacifisme naïf ni l'aspiration inconséquente à une forme de pureté morale. Il s'agirait plutôt d'une entreprise politique de rupture avec le monde et ses propres impulsions.
Alors que le recours à la violence est souvent présenté comme le mode de résistance le plus radical, Judith Butler propose de régénérer la non-violence comme idéal.
Le projet de constituer la non-violence comme nouvel imaginaire politique n'est pas une utopie. À travers ses discussions de Fanon, Freud, Benjamin, Arendt, Foucault..., la philosophe entreprend de fonder une éthique politique sur les notions d'interdépendance, d'égalité et d'anti-individualisme.
Ce livre s'est imposé dès sa parution comme un classique de la théorie politique contemporaine.
Judith Butler est philosophe, professeure à l'Université de Berkeley. Elle est l'auteure notamment de Trouble dans le genre (La Découverte, 2005), Vers la cohabitation (Fayard, 2013) et Rassemblement (Fayard, 2016). -
Écrire à l'encre violette : Littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours
Aurore Turbiau, Alex Lachkar, Camille Islert, Manon Berthier
- Éditions du Cavalier Bleu
- Le Cavalier Poche
- 5 Juin 2025
- 9791031807775
Après des siècles d'un silence quasi-entier, plusieurs oeuvres ouvertement lesbiennes sont publiées au tout début du XXe siècle. Depuis lors, des années folles à l'après-guerre, de l'histoire militante des années 1970 à la naissance de l'édition spécialisée, jusqu'à l'effervescence du début du XXIe siècle, ce sont des centaines de textes qui disent et théorisent leur existence. Parcourant tous les genres, ils mettent en scène le lesbianisme, nomment et nourrissent une culture partagée, en réactivent la mémoire et les noms.
Né du constat d'une mémoire immense, mais enterrée, éclatée et négligée, Écrire à l'encre violette souhaite rendre compte de l'ampleur de ce dialogue lesbien : il intègre et modifie le cadre de la littérature, ouvre d'autres perspectives en bousculant ses normes. -
Le patriarcat des objets : Pourquoi le monde ne convient pas aux femmes
Rebekka Endler, Elisabeth Amerein-Fussler
- Dalva Editions
- 16 Janvier 2025
- 9782487600300
Une nouvelle édition augmentée de ce document plein d'humour et richement documenté qui nous montre à quel point le monde a été pensé par et pour les hommes.
Dans notre monde, l'homme est la mesure de toute chose. Littéralement. Malheureusement, cela entraîne des désagréments pour au moins 50% de l'humanité. Qui, d'un homme ou d'une femme, aura le plus de chance de survivre à un accident de voiture ? Qui aura accès à des médicaments adaptés ? Pourquoi considère-t'on certains sports comme masculins ? Pour qui une ville est-elle construite ? Pourquoi les vêtements féminins sont-ils avant tout beaux et ceux des hommes pratiques ? En quoi les uniformes des policiers, des pompiers, le matériel agricole, les sièges des pilotes d'avion rendent-ils ces professions plus difficiles d'accès aux femmes ?
Rebekka Endler, dans cet essai lumineux et percutant, nous invite à ouvrir les yeux sur l'histoire de toutes ces choses qui rendent au quotidien le monde inadapté aux femmes. Parce que pour avancer vers l'égalité, il faut aussi savoir prendre en compte nos différences, loin des stéréotypes. -
Récits pour notre temps
Donna Haraway
- Pu De Lyon
- Grands Débats : Mode D'Emploi
- 11 Juillet 2024
- 9782729714512
Ce livre constitue une véritable introduction à l'oeuvre foisonnante de Donna Haraway, qui mêle féminisme et écologie de manière unique.
Dans cet ouvrage, Xavier de La Porte interroge Donna Haraway sur les principaux ouvrages qui jalonne son oeuvre ("Manifeste Cyborg", "Manifeste des espèces compagnes", "Vivre avec le trouble"). Elle revient sur sa complicité avec des penseurs comme Vinciane Despret, Bruno Latour ou Isabelle Stengers, sur ses innovations linguistiques (le Chthulucène, le temps des entités de la terre, qu'elle préfère à l'Anthropocène par exemple). Elle évoque également de manière plus personnelle son rapport à l'histoire, à la technologie ou aux vivants non humains, à l'humour, au marxisme ou au catholicisme. Elle nous rappelle enfin que le dialogue et le récit sont au coeur de sa méthode de travail, donc de sa pensée.
Ce livre est préfacé par Emmanuel Favre, directeur du festival de sciences humaines La Manufacture d'idées qui se tient chaque année à Hurigny, près de Mâcon, où ont été réalisés en 2023 les entretiens dont cet ouvrage est tiré.
Dans la postface, Donna Haraway dialogue avec l'artiste Pauline Julier dont les films s'inspirent des travaux de la chercheuse, dans l'attention portée aux savoirs situés et aux vivants non humains notamment.