• Celle que l'on surnomma en son temps la Vierge Rouge reste un objet de fascination : qu'il s'agisse de condamner son tempérament exalté lors de la Commune de Paris ou d'admirer son héroïsme, de considérer son jugement politique et son activisme social ou d'apprécier l'institutrice anticonformiste, l'image a gardé tout son éclat .Le mystère « Louise Michel » a fait couler beaucoup d'encre. Les biographies romancées et les prétendues autobiographies foisonnent. Pour les écrire, chacun pioche dans les textes de la révolutionnaire, se sert, gomme ou remanie... Comme si, pour faire connaître la « vie » de Louise Michel, on commençait par oublier qu'elle en a été elle-même l'autrice. Comme s'il fallait commencer par la faire taire - au fond, comme si elle dérangeait toujours.
    Dans ses Mémoires de 1886, on découvre une Louise Michel tour à tour adolescente facétieuse, institutrice féministe, révolutionnaire patentée, déportée en Nouvelle-Calédonie, combattante anarchiste, passionnée d'art et de science, enthousiaste de la nature... On découvre aussi la Louise Michel qui pense, qui parle et qui écrit, la plume acérée, la sensibilité à vif, la conscience intrépide.

  • En plus d'e^tre fe´ministe, celle qui a invente´ la Journe´e internationale des femmes, ce´le´bre´e tous les 8mars, e´tait aussi re´volutionnaire, pacifiste et antifasciste, de´pute´e pendant treize ans et amie fide`le de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonne´ et introduit par la journaliste Florence Herve´, rassemble des lettres, des discours et des textes the´oriques, une biographie et des portraits par diffe´rents auteurs de celle qui voulait se battre « partout ou` il y a de la vie».

  • Le rire des femmes Nouv.

    Le rire des femmes

    Sabine Melchior-Bonnet

    • Puf
    • 14 Avril 2021

    On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.
    Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.
    Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.
    Jusqu'à une époque récente, au théâtre, au cirque, dans la littérature, on ne trouvait pas de professionnelle du rire. Le rire des femmes était tenu sous contrôle : la bienséance, les règles de la conversation et de la séduction, la morale leur interdisaient de se laisser aller à rire ou à faire rire.
    C'est que l'esprit des femmes ne doit pas moins être couvert que leur corps : un coeur pur et un corps silencieux, telle est la vocation du féminin. Si la femme peut sourire, par attendrissement ou amusement, elle ne peut rire.
    C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre, de l'Antiquité, avec Aristote et Aristophane, jusqu'aux one woman show de nos jours, qui s'autorisent à être indifféremment drôles, jolies, bêtes ou méchantes - au risque, peut-être, de banaliser ce qui avait longtemps été défendu.

  • Au coeur des Pays-Bas occupés, une voix s'élève face à la barbarie nazie. Cette voix est celle d'Etty Hillesum, jeune femme juive, dont le journal intime et la correspondance attestent d'une confiance dans la beauté de la vie et d'une inébranlable foi en l'être humain.
    Passionnée et indépendante, Etty cherche auprès de ses conquêtes amoureuses un remède à son mal-être. Sa rencontre avec le psychologue Julius Spier bouleverse son existence. Il lui apprend l'amour de Dieu et de l'humanité. En 1942, elle rejoint le camp de transit de Westerbork pour porter secours à ses frères détenus, et meurt à Auschwitz à l'âge de 29 ans.
    Au-delà du témoignage historique et du testament littéraire, Cécilia Dutter met en lumière la modernité d'Etty Hillesum, suit pas à pas son singulier chemin d'éveil et nous donne à entendre son message de paix universel, si riche d'enseignement pour le monde d'aujourd'hui.

  • Légende N.2 ; Angela Davis

    Collectif

    Alors que le monde entier manifeste aujourd'hui contre le racisme et les violences faites aux Noirs, Le´gende consacre son 2e nume´ro a` cette ico^ne qu'est Angela Davis. Figure marquante des anne´es 1970, elle fut de toutes les luttes contre l'injustice raciale. La mort de George Floyd a ravive´ son aura. On a reconnu son poing leve´ et sa coupe afro de´sormais blanche sur le port d'Oakland en juin dernier.
    Sa vie est une expe´rience e´difiante double´e d'une lec¸on de courage et de te´nacite´.

    Avec Judith Perrignon, Gordon Parks, Pauline Peretz, Dany laferrière, Gisèle Pineau, Véronique Olmi.

  • Un serviteur qui venait l'hiver nous apporter en ville des oeufs frais de notre maison de campagne me raconta qu'il avait vu, au milieu du jardin, devant la maisonnette qui m'appartenait à moi toute seule, "un couple" désireux d'entrer, mais qu'il avait éconduit. Quand il revint la fois suivante, je lui demandai des nouvelles du couple, sans doute parce que l'idée qu'ils avaient dû depuis souffrir du froid et de la faim m'inquiétait : "Où ont-ils bien pu aller ? Eh bien, m'annonça-t-il, ils ne se sont pas éloignés.
    Alors ils sont toujours devant la petite maison ? Eh bien, ce n'est pas cela non plus : ils se sont complètement transformés, ils sont devenus de plus en plus minces et petits ; ils se sont tant amenuisés qu'ils ont fini par s'effondrer complètement." Car, un matin qu'il balayait devant la maison, il n'avait plus trouvé que les boutons noirs du manteau blanc de la femme, et, de l'homme, il ne restait plus qu'un chapeau tout bosselé ; mais le sol à cet endroit était encore couvert de leurs larmes glacées.

  • Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la "grande" histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez "folklorique" ? En quelques chapitres courts, incisifs, Colette Beaune bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

  • Qui est Anna Madgigine Jai Kingsley ? Née Anta Madjiguene Ndiaye, cette princesse issue de la famille royale de l'actuel Sénégal fut capturée en 1806, alors qu'elle n'avait que treize ans, pour être vendue à Zephaniah Kingsley, un marchand d'esclaves et riche exploitant originaire de Floride, qui, pris d'affection pour la belle Africaine, fit d'elle sa compagne, la mère de plusieurs de ses enfants, mais aussi son bras droit pour administrer ses terres.
    Anna connaît alors une incroyable ascension sociale dans une Amérique en construction bouleversée par les guerres - de Sécession, « des Patriotes » - et traversée par des tensions raciales de plus en plus violentes, qui lui permet non seulement de recouvrer sa liberté, mais aussi de devenir elle-même une femme d'affaires influente, gestionnaire de sa propre plantation et une figure centrale de la communauté noire libre. Au décès de son compagnon, elle mène un combat acharné contre la famille de ce dernier et la justice américaine pour protéger son héritage et celui de ses enfants métis.
    De l'Afrique à la Floride, en passant par Cuba et Haïti, l'extraordinaire périple de cette princesse wolof victime de la traite négrière est à l'origine d'une véritable légende, particulièrement au Sénégal, où son histoire la hisse au rang de véritable héroïne.

  • Jeanne d'Arc

    Jules Michelet

    " Ce qui fait de Jeanne d'Arc une figure éminemment originale, ce qui la sépare de la foule des enthousiastes qui dans les âges d'ignorance entraînèrent les masses populaires, c'est que ceux-ci pour la plupart durent leur puissance à une force contagieuse de vertige. Elle, au contraire, eut action par la vive lumière qu'elle jeta sur une situation obscure, par une force singulière de bon sens et de bon coeur. "

  • Avec un superbe talent d'écriture, Michelle Perrot fait revivre la bouleversante destinée d'une inconnue : Lucie Baud (1870-1913), ouvrière en soie du Dauphiné, rebelle et meneuse de grèves. Elle renoue les fils d'une histoire pleine de bruits et d'ombre, énigmatique et mélancolique. Mélancolie d'un mouvement ouvrier qui échoue - les grèves menées par Lucie se solderont par des échecs -, d'une femme acculée peut-être au suicide - elle se tire trois balles dans la mâchoire en 1906 -, de l'historienne enfin, confrontée à l'opacité des sources et à l'incertitude des interprétations.

  • Son destin fascine et intrigue. Simone Veil, femme engagée, ministre, présidente du Parlement européen, a soutenu la loi pour le droit à l'avortement. Avec des témoignages inédits, Sarah Briand retrace son parcours : son retour des camps de la mort, les coulisses de ses combats politiques, les blessures et les drames qui ont émaillé sa vie. Une plongée dans l'intimité d'une combattante.

  • Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une "Déclaration des Droits de la Femme" qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal.
    Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal. Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière

  • Sylvia Pankhurst (1882-1960) est une féministe britannique, fille d'Emmeline Pankhurst aux côtés de laquelle elle a animé le mouvement des suffragettes avant de s'en émanciper, le trouvant trop bourgeois. Elle fait partie des fondatrices du Parti communiste britannique mais en fut expulsée pour "gauchisme".
    Féministe et anticolonialiste avant l'heure qui faisait fi des conventions de son époque (se marier), elle appartient au panthéon des femmes révolutionnaires au même titre que ses contemporaines Emma Goldman, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg et Clara Zetkin.
    Figure méconnue dans le monde francophone, ceci est sa première biographie.

  • Brillante philosophe et mathématicienne grecque de la fin du IVe et du début du Ve siècle de notre ère, Hypatie d'Alexandrie est en effet restée célèbre surtout pour sa mort tragique. Hypatie fascine depuis longtemps historiens, philosophes, poètes et romanciers. Mais ceux-ci se sont emparés du personnage, et l'ont souvent instrumentalisé pour défendre des causes aussi diverses que l'anticléricalisme, l'anti-catholicisme ou le féminisme...
    « Quiconque demande qui était Hypatie se verra probablement répondre : « C'était une belle philosophe païenne qui s'est fait mettre en pièces par des moines (ou, plus généralement, par des chrétiens) à Alexandrie en 415. » [...] Embellie dans les arts, déformée par les affects et les partis pris idéologiques, la légende d'Hypatie est extrêmement populaire depuis des siècles ; mais jusqu'à ce jour toutes les tentatives pour présenter la vie de cette femme, de manière impartiale, ont échoué. » M. D.

  • À cent ans, Noëlla Rouget accepte de se raconter. Son enfance à Angers, son rôle dans la Résistance, sa déportation, sa douloureuse reconstruction. Le plus incroyable, c'est le combat qu'elle a mené pour sauver celui qui l'a arrêtée. Une leçon d'humanité.
    Noëlla Rouget s'engage à vingt ans dans la Résistance. Elle transporte tracts et journaux sur son vélo. Mais le 7 juin 1943, tout bascule : son fiancé Adrien est arrêté, et elle le sera deux semaines après, par un Français, Jacques Vasseur, collaborateur zélé nommé à la tête de la section de la Gestapo d'Angers. Noëlla croise dans les couloirs de la prison son fiancé, torturé, et fusillé quelques jours plus tard. Déportée au camp de Ravensbrück en janvier 1944, elle se lie d'amitié avec Geneviève de Gaulle.
    Quand Jacques Vasseur est enfin retrouvé et jugé en 1965, Noëlla demande au général de Gaulle sa grâce, et l'obtient. La rescapée des camps veut croire à la rédemption de son bourreau, avec qui elle entreprend une correspondance jusqu'à ce qu'il sorte de prison.
    « J'estime que j'ai eu une belle vie, car j'ai lutté pour des idées que je croyais justes, qui peu à peu font leur chemin. » Noëlla Rouget

  • Hypatie d'Alexandrie

    Maria Dzielska

    Brillante philosophe et mathématicienne grecque de la fin du IVe et du début du Ve siècle de notre ère, Hypatie d'Alexandrie est en effet restée célèbre surtout pour sa mort tragique. Hypatie fascine depuis longtemps historiens, philosophes, poètes et romanciers. Mais ceux-ci se sont emparés du personnage, et l'ont souvent instrumentalisé pour défendre des causes aussi diverses que l'anticléricalisme, l'anti-catholicisme ou le féminisme...
    « Quiconque demande qui était Hypatie se verra probablement répondre : « C'était une belle philosophe païenne qui s'est fait mettre en pièces par des moines (ou, plus généralement, par des chrétiens) à Alexandrie en 415. » [...] Embellie dans les arts, déformée par les affects et les partis pris idéologiques, la légende d'Hypatie est extrêmement populaire depuis des siècles ; mais jusqu'à ce jour toutes les tentatives pour présenter la vie de cette femme, de manière impartiale, ont échoué. » M. D.

  • Une vie géniale à nulle autre pareille - celle d'une femme partie en quête de vérité jusqu'à en mourir ; mais plus encore celle d'une femme en amour avec l'esprit, malgré la violence extraordinaire de son temps.
    Philosophe, écrivain, poète, mystique, partisane de toutes les luttes politiques des années 1930, jusqu'à se faire ouvrière chez renault. à la fois engagée dans la guerre d'espagne et la france libre, simone weil n'a jamais dissocié son action de sa parole, son combat politique de son engagement spirituel, sa vision philosophique de sa pratique mystique, albert camus, emil cioran ou andré breton ne s'y sont pas trompés, qui l'ont saluée comme l'un des êtres les plus libres qui ait été.
    Ce portrait met en lumière les seuils franchis, les choix résolus - le renoncement à l'amour, les amitiés, la charité totale et l'heure de la mort. il élucide le grand rêve de simone weil : vivre, dans la fraternité, l'amour immense qu'elle portait à son prochain, et partager avec lui la souffrance du monde. christiane rancé fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son siècle, dont la présence, l'exemple nous sont nécessaires.

  • Le courage en héritage.

    Voilà un an (30 juin 2017) que Simone Veil nous a laissé son courage en héritage. Libre et véhémente, exigeante et sereine, elle n'aura cessé d'être une combattante. Que ce soit pour la cause des femmes, l'adoption, l'IVG, le droit des enfants, ou encore pour l'Europe et en faveur de la mémoire : toujours, elle s'est engagée. Totalement. Sans oublier la culture, qu'elle aura défendue avec passion, sans attendre d'être élue à l'Académie française.
    Son destin a côtoyé les extrêmes : Auschwitz, la marche de la mort, Bergen-Belsen, la disparition des siens. Il l'aura conduite aux plus hautes responsabilités, de l'administration pénitentiaires au ministère de la Santé, puis à la présidence du Parlement européen.
    Une femme simple et forte. Insoumise. Devenue une figure tutélaire, la conscience des Français. Une femme qui n'aura cessé de conserver son mystère, sa retenue et, parfois, ses doutes. Autant de traits mis en relief dans ce portrait fidèle et documenté.

  • Connaissez-vous Taytu Betul, impératrice et patriote éthiopienne qui infligea une cuisante défaite aux armées italiennes ?
    Savez-vous que c'est une femme qui traça les frontières de l'Irak ou que, 260 ans après Guillaume le Conquérant, une princesse française envahit l'Angleterre ?
    Les femmes, en Histoire comme en toute chose, n'ont pas fini de vous surprendre. C'est à travers le regard de ces héroïnes, reines ou esclaves, artistes, guerrières, militantes, qu'Hélène de Champchesnel vous convie à une exploration historique de trente siècles, des fastes de l'Égypte antique à l'Angleterre thatchérienne.
    Laissez-vous guider sur les pas d'Hildegarde, fascinante figure de la pensée médiévale, suivez le destin tragique de Marie Stuart, reine déchue et décapitée, vibrez avec, l'intrépide Émilienne Moreau, qui fut deux fois résistante, et laissez-vous envoûter par la voix d'Oum Kalsoum, égérie de l'Égypte nassérienne.
    À la rencontre de ces cent femmes qui ont fait l'Histoire, à travers ces cent épisodes à savourer l'un après l'autre ou à dévorer d'un coup, c'est la profondeur de l'Histoire qui se révèle, riche d'intrigues, de logiques politiques, de drames humains, riche de grandes figures féminines dont le destin a bravé les siècles.

  • Le matin de ses soixante-dix-huit ans, marceline loridan-ivens, née rozenberg, calcule que 7 et 8 font 15 : quinze ans, son âge lors de sa déportation au camp d'auschwitz-birkenau.
    Elle contemple les objets de sa maison, qui réveillent en elle des fragments de sa vie faite de désordres, de révoltes, de provocations et d'engagements sur les marges du monde. 1945 : revenue d'auschwitz détruite à mort, marceline se lance dans la vie comme si elle n'avait plus rien à perdre. elle hante les nuits bleues des caves de saint-germain-des-prés, entre au pc, claque la porte, porte les valises pour le fln, s'engage pour l'avortement - elle est de tous les combats.
    Et rencontre le grand cinéaste joris ivens ; la voilà avec lui au vietnam sous les bombardements, à pékin pendant la révolution culturelle. une grande histoire d'amour et de cinéma commence. simone veil, son amie pour la vie, se rappelle que même à auschwitz marceline racontait des histoires drôles. une façon pour elle de survivre à la souffrance omniprésente du souvenir. ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de marceline loridan-ivens, que le feu des nazis n'a pas pu anéantir.

  • Encore une biographie de Jeanne d'Arc ? Plus que toute autre figure du Moyen Âge, elle a été l'objet d'une littérature abondante (récits historiques, biographies, éditions des sources, etc.).
    À l'occasion du 600e anniversaire de sa naissance, Gerd Krumeich relève le défi de dresser le portrait de la Pucelle d'Orléans en s'en tenant pour la première fois aux faits que nous sommes réellement en mesure de connaître. Il fait enfin la part des choses entre la réalité et les mythes en se basant sur les sources et les recherches les plus récentes. Avec érudition, mais aussi avec passion, il donne à comprendre ce personnage emblématique dont l'histoire participe tout autant de la légende que de l'énigme.
    Historien allemand et spécialiste de l'histoire du culte de Jeanne d'Arc, il fait oeuvre d'objectivité et d'impartialité. Il échappe ainsi aux récupérations politiques et évite l'écueil de la querelle franco-française : Jeanne d'Arc n'est ici ni de droite, ni de gauche. Tout a été dit sur Jeanne d'Arc ! On peut le penser si l'on considère la profusion d'ouvrages qui lui ont été consacrés. Pourtant, rares sont les travaux qui font preuve d'une approche impartiale, parce que trop souvent polémiques ou partisans.
    Plus que toute autre figure historique, Jeanne a pâti des convictions et croyances. Partant de ce constat, Gerd Krumeich s'attache, à l'appui des sources, à répondre à un certain nombre de questions que suscite toujours la jeune femme qui défia les Anglais et devint l'héroïne la plus populaire de France. Objet d'enjeux idéologiques mouvants, la Pucelle est devenue l'une des figures dont l'historiographie, mais aussi la littérature et les arts, n'ont cessé de débattre et de s'inspirer.
    Tour à tour réprouvée, adorée, accaparée par nombre de sensibilités, elle s'est trouvée exposée, des siècles durant, aux suppositions les plus saugrenues. À l'occasion du 600e anniversaire de sa naissance, Gerd Krumeich nous conte enfin l'histoire de ce mythe national.

  • 1954. Le 15 mars, l'éditeur René Julliard publie Bonjour tristesse. C'est le premier roman d'une jeune fille de dix-huit ans comme les autres - ou presque. Alors, tout change : Françoise Quoirez, dite Sagan, devient riche et célèbre, noctambule et légendaire, culte et pourchassée. 2014. Romancière, Anne Berest se revêt « de la vie de Françoise pour oublier la sienne », et tisse sa jeune existence à celle de son aînée. Nous avons alors tout à la fois un roman, une biographie, une autofiction, où les vies de ces deux femmes n'en font plus qu'une. Et aussi, un émouvant hommage à Sagan, femme libre et éternelle jeune écrivain.

    Sagan 1954 est un tableau de la société française des années 1950, une longue échappée belle, un hymne à l'amitié, une offrande sans contrepartie. Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche.

    Adieu tristesse, bonjour renaissance, avec un livre merveilleux. Fabrice Gaignault, Marie Claire.

  • La reine Victoria

    Jacques De Langlade

    • Perrin
    • 27 Août 2009

    Le règne de Victoria, l'un des plus longs de l'histoire (1837-1901), marqua l'apogée de l'Empire britannique et de la domination du Royaume-Uni, première puissance mondiale.

    A 18 ans, lorsqu'elle devient reine, Victoria s'impose rapidement, malgré sa jeunesse et son manque d'expérience. Elle se montre tout de suite indépendante de sa mère et de l'amant de celle-ci. Elle règne seule, aimant les hommages, les fêtes et les bals. Contre l'avis de sa mère, elle épouse par amour un prince allemand (dont elle aura neuf enfants) qui impose cette rigueur dite " victorienne ", laquelle, derrière la façade, est soumise à bien des entorses. Victoria elle-même n'est pas à l'abri des allusions à des amitiés amoureuses qui défraient la chronique, tandis que la haute société qu'elle méprise s'encanaille sous ses yeux. Energique et autoritaire, respectant le régime parlementaire tout en ne manquant pas de manifester ses opinions et ses préférences, adorée de son peuple - du moins après la mort de son époux en 1861 -, dissimulant sous un masque austère des caprices, des élans, des passions, la reine Victoria a fortement contribué à l'aura de la monarchie.

  • Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. " Le seul homme de la famille ", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : " Une femme qui fut un roi. "

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