• Une Curie peut en cacher une autre, et si Marie, physicienne et chimiste double Prix Nobel, a inspiré le monde entier, ses filles Irène et Ève ont également eu des vies hautement romanesques.

    Marie Curie est une combattante : malgré des débuts difficiles en Pologne occupée, avec une mère malade puis des études à Paris sans le sou, elle révolutionne la médecine et les recherches sur la radioactivité aux côtés de Pierre Curie. Mais si on connaît bien la scientifique, la femme et mère, aussi, est passionnante - et l'éducation qu'elle dispense à ses deux filles les mènera chacune vers un grand destin.
    Irène suivra la voie scientifique de sa mère : Prix Nobel de chimie à son tour, c'est en femme engagée qu'elle prend part à la lutte pour les droits des femmes. Ève, sa cadette, choisit les lettres et la diplomatie : auteure du primé Madame Curie, elle côtoie les plus grands, des Roosevelt à Gandhi en passant par Churchill, et tient un rôle essentiel au sein des Forces françaises libres auprès de de Gaulle.
    Claudine Monteil brosse le portrait de ces trois femmes aux destins fulgurants et complexes, dont le courage, l'intelligence et l'engagement ont contribué à bâtir leur siècle.

  • La mule que Leonardo tient par la bride trébuche, s'ébroue et souffle. Depuis qu'ils ont passé Lyon, la route est à la fois plus fréquentée et plus facile. Il n'empêche que deux mois de voyage ont fatigué les bêtes et les hommes aussi.
    « J'étais encore dans l'atelier de Verrocchio, à cette époque, commence Leonardo. Je m'en souviens comme si c'était hier... » D'Homère à Picasso et Lee Miller, de l'Antiquité au XXIe siècle, du Japon à l'Amérique en passant par l'Europe, vingt et un artistes vivent sous nos yeux un tournant dans leur existence, un moment décisif pour l'élaboration de leur oeuvre.

    Dans la lignée de son précédent ouvrage Vincent qu'on assassine, consacré aux deux dernières années de la vie de Van Gogh, l'auteur montre à travers ces nouvelles les plus grands créateurs aux prises avec les instants qui scellent leur destin.

  • Peggy Guggenheim : le choc de la modernité Nouv.

    Héritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne.
    Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après guerre, sur les conseils de son ami André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète, paraît-il, un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens - Paul Klee, Marcel Duchamp, Piet Mondrian - et la jeune avant-garde américaine - Jackson Pollock, Marc Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du xviiie siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.
    Mais Peggy Guggenheim est aussi une femme malheureuse qui se trouve laide et rate ses deux mariages. Avide de tous les plaisirs, elle a pensé sa vie comme une oeuvre d'art. Elle boit, danse et s'étourdit dans une vie tumultueuse, sans cesse à la recherche de la beauté. Dans un récit enlevé, Francine Prose dresse le portrait d'une femme iconoclaste, intransigeante et attachante.

  • En plus d'e^tre fe´ministe, celle qui a invente´ la Journe´e internationale des femmes, ce´le´bre´e tous les 8mars, e´tait aussi re´volutionnaire, pacifiste et antifasciste, de´pute´e pendant treize ans et amie fide`le de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonne´ et introduit par la journaliste Florence Herve´, rassemble des lettres, des discours et des textes the´oriques, une biographie et des portraits par diffe´rents auteurs de celle qui voulait se battre « partout ou` il y a de la vie».

  • Pendant trente ans, le destin de Valérie Trierweiler s'est mêlé à l'histoire de Paris Match, où elle est entrée jeune journaliste. Accompagnant une vingtaine de ses articles les plus singuliers, mêlant reportages et souvenirs personnels, elle fait défiler ces décennies jalonnées de rencontres exceptionnelles.Le jeu de la mémoire et des sentiments la conduit à confier ses doutes et ses joies, ses engagements. Elle revient aussi sur la tornade de son départ de l'Élysée, et nous dit pourquoi elle peut enfin écrire aujourd'hui : « Merci pour ces lendemains. » Dans ce livre généreux, elle nous fait vivre l'intensité de ce métier qui la passionne, et entrelace sa vie, Paris Match et notre histoire collective. Toujours honnête, parfois surprenante, elle se dévoile et nous donne ainsi de ses nouvelles.Valérie Trierweiler se livre sur les événements qui l'on parfois détruite, mais le plus souvent construite. Elle.

  • Le rire des femmes

    Sabine Melchior-Bonnet

    • Puf
    • 14 Avril 2021

    On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.
    Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.
    Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.
    Jusqu'à une époque récente, au théâtre, au cirque, dans la littérature, on ne trouvait pas de professionnelle du rire. Le rire des femmes était tenu sous contrôle : la bienséance, les règles de la conversation et de la séduction, la morale leur interdisaient de se laisser aller à rire ou à faire rire.
    C'est que l'esprit des femmes ne doit pas moins être couvert que leur corps : un coeur pur et un corps silencieux, telle est la vocation du féminin. Si la femme peut sourire, par attendrissement ou amusement, elle ne peut rire.
    C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre, de l'Antiquité, avec Aristote et Aristophane, jusqu'aux one woman show de nos jours, qui s'autorisent à être indifféremment drôles, jolies, bêtes ou méchantes - au risque, peut-être, de banaliser ce qui avait longtemps été défendu.

  • Avec un superbe talent d'écriture, Michelle Perrot fait revivre la bouleversante destinée d'une inconnue : Lucie Baud (1870-1913), ouvrière en soie du Dauphiné, rebelle et meneuse de grèves. Elle renoue les fils d'une histoire pleine de bruits et d'ombre, énigmatique et mélancolique. Mélancolie d'un mouvement ouvrier qui échoue - les grèves menées par Lucie se solderont par des échecs -, d'une femme acculée peut-être au suicide - elle se tire trois balles dans la mâchoire en 1906 -, de l'historienne enfin, confrontée à l'opacité des sources et à l'incertitude des interprétations.

  • Au coeur des Pays-Bas occupés, une voix s'élève face à la barbarie nazie. Cette voix est celle d'Etty Hillesum, jeune femme juive, dont le journal intime et la correspondance attestent d'une confiance dans la beauté de la vie et d'une inébranlable foi en l'être humain.
    Passionnée et indépendante, Etty cherche auprès de ses conquêtes amoureuses un remède à son mal-être. Sa rencontre avec le psychologue Julius Spier bouleverse son existence. Il lui apprend l'amour de Dieu et de l'humanité. En 1942, elle rejoint le camp de transit de Westerbork pour porter secours à ses frères détenus, et meurt à Auschwitz à l'âge de 29 ans.
    Au-delà du témoignage historique et du testament littéraire, Cécilia Dutter met en lumière la modernité d'Etty Hillesum, suit pas à pas son singulier chemin d'éveil et nous donne à entendre son message de paix universel, si riche d'enseignement pour le monde d'aujourd'hui.

  • Un serviteur qui venait l'hiver nous apporter en ville des oeufs frais de notre maison de campagne me raconta qu'il avait vu, au milieu du jardin, devant la maisonnette qui m'appartenait à moi toute seule, "un couple" désireux d'entrer, mais qu'il avait éconduit. Quand il revint la fois suivante, je lui demandai des nouvelles du couple, sans doute parce que l'idée qu'ils avaient dû depuis souffrir du froid et de la faim m'inquiétait : "Où ont-ils bien pu aller ? Eh bien, m'annonça-t-il, ils ne se sont pas éloignés.
    Alors ils sont toujours devant la petite maison ? Eh bien, ce n'est pas cela non plus : ils se sont complètement transformés, ils sont devenus de plus en plus minces et petits ; ils se sont tant amenuisés qu'ils ont fini par s'effondrer complètement." Car, un matin qu'il balayait devant la maison, il n'avait plus trouvé que les boutons noirs du manteau blanc de la femme, et, de l'homme, il ne restait plus qu'un chapeau tout bosselé ; mais le sol à cet endroit était encore couvert de leurs larmes glacées.

  • Laure Moulin (1892-1974) est la soeur du héros national Jean Moulin. À la Libération et jusqu'à sa mort, cette gardienne de la mémoire n'a eu de cesse de sillonner la France pour faire connaître l'action de son frère. Pour autant, elle, n'a pas vécu à travers le seul prisme fraternel.
    Si elle n'est pas au nombre de ces héroïnes qui maniaient la mitraillette comme Lucie Aubrac, elle s'inscrit cependant bel et bien dans la lignée de ces femmes résistantes, trop humble pour s'en prévaloir. Elle est la secrétaire de Jean, conservant des papiers compromettants et remplissant plusieurs missions pour lui. Tel est le passé magistralement relaté par Thomas Rabino à partir de sources inédites : archives familiales, privées, administratives et résistantes, témoignages de proches amis et connaissances.
    Il est aujourd'hui temps de lever le voile sur une femme d'exception, éternelle républicaine, et grande résistante.

  • «Être le secrétaire d'une sainte...», rêvait un grand connaisseur en nostalgies. Comme en réponse à ce soupir, une trouvaille d'archives nous est offerte : mais la surprise est ironique.Benedetta Carlini entre au couvent en 1599, à l'âge de neuf ans. Plus tard elle bénéficie de visions, de célestes faveurs, et elle lutte contre les agressions et les leurres du démon. Elle tâche d'asseoir, sur ces grâces hors ligne, une renommée et un pouvoir local. Ces visées embarrassent la hiérarchie. Elle sera convaincue d'imposture.Au surplus, les enquêteurs ecclésiastiques découvriront qu'elle a filé une liaison amoureuse avec une autre nonne. Sur l'homosexualité féminine de ce temps, vice inexploré, «péché muet», le document est de toute rareté. Ce n'est pas l'abbesse Carlini qui prêche dans la transe, c'est le Christ ou c'est l'ange, mais par sa voix d'actrice aux timbres changeants. De même ce n'est pas Benedetta qui étreint sa compagne, c'est encore son gardien Splenditello, un fort beau gamin d'ange qui se fixe à jamais dans la mémoire du lecteur comme agent supraterrestre de ce mystique ménage à trois.Judith C. Brown reconstruit comme un roman cette double aventure : l'échec d'une ambition de sainteté, la fougue charnelle d'un amour angélique.

  • Eleanor Roosevelt : first lady et rebelle Nouv.

    Jamais une First Lady n'a été aussi populaire qu'Eleanor Roosevelt (1884-1962). Connue pour son humanisme, ses fortes convictions et sa générosité, l'épouse de Franklin Delano Roosevelt donne une dimension politique au rôle d'hôtesse de la Maison Blanche en défendant les plus démunis, les femmes, les pauvres et les Noirs.
    Grâce à des témoignages inédits, Claude-Catherine Kiejman raconte le destin singulier d'une femme de tête dont la vie se confond avec l'histoire des États-Unis.

  • Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la "grande" histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez "folklorique" ? En quelques chapitres courts, incisifs, Colette Beaune bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

  • Légende n.2 ; Angela Davis

    Collectif

    Alors que le monde entier manifeste aujourd'hui contre le racisme et les violences faites aux Noirs, Le´gende consacre son 2e nume´ro a` cette ico^ne qu'est Angela Davis. Figure marquante des anne´es 1970, elle fut de toutes les luttes contre l'injustice raciale. La mort de George Floyd a ravive´ son aura. On a reconnu son poing leve´ et sa coupe afro de´sormais blanche sur le port d'Oakland en juin dernier.
    Sa vie est une expe´rience e´difiante double´e d'une lec¸on de courage et de te´nacite´.

    Avec Judith Perrignon, Gordon Parks, Pauline Peretz, Dany laferrière, Gisèle Pineau, Véronique Olmi.

  • Son destin fascine et intrigue. Simone Veil, femme engagée, ministre, présidente du Parlement européen, a soutenu la loi pour le droit à l'avortement. Avec des témoignages inédits, Sarah Briand retrace son parcours : son retour des camps de la mort, les coulisses de ses combats politiques, les blessures et les drames qui ont émaillé sa vie. Une plongée dans l'intimité d'une combattante.

  • Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une "Déclaration des Droits de la Femme" qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal.
    Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal. Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière

  • Sylvia Pankhurst (1882-1960) est une féministe britannique, fille d'Emmeline Pankhurst aux côtés de laquelle elle a animé le mouvement des suffragettes avant de s'en émanciper, le trouvant trop bourgeois. Elle fait partie des fondatrices du Parti communiste britannique mais en fut expulsée pour "gauchisme".
    Féministe et anticolonialiste avant l'heure qui faisait fi des conventions de son époque (se marier), elle appartient au panthéon des femmes révolutionnaires au même titre que ses contemporaines Emma Goldman, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg et Clara Zetkin.
    Figure méconnue dans le monde francophone, ceci est sa première biographie.

  • Qui est Anna Madgigine Jai Kingsley ? Née Anta Madjiguene Ndiaye, cette princesse issue de la famille royale de l'actuel Sénégal fut capturée en 1806, alors qu'elle n'avait que treize ans, pour être vendue à Zephaniah Kingsley, un marchand d'esclaves et riche exploitant originaire de Floride, qui, pris d'affection pour la belle Africaine, fit d'elle sa compagne, la mère de plusieurs de ses enfants, mais aussi son bras droit pour administrer ses terres.
    Anna connaît alors une incroyable ascension sociale dans une Amérique en construction bouleversée par les guerres - de Sécession, « des Patriotes » - et traversée par des tensions raciales de plus en plus violentes, qui lui permet non seulement de recouvrer sa liberté, mais aussi de devenir elle-même une femme d'affaires influente, gestionnaire de sa propre plantation et une figure centrale de la communauté noire libre. Au décès de son compagnon, elle mène un combat acharné contre la famille de ce dernier et la justice américaine pour protéger son héritage et celui de ses enfants métis.
    De l'Afrique à la Floride, en passant par Cuba et Haïti, l'extraordinaire périple de cette princesse wolof victime de la traite négrière est à l'origine d'une véritable légende, particulièrement au Sénégal, où son histoire la hisse au rang de véritable héroïne.

  • Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie historique vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archive rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la résistante française. France Bloch-Sérazin, « morte pour la France », a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici donc le portrait d'une femme de combat, au plus près des témoignages et grâce aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires de police. Celles et ceux qui l'ont connue gardent le souvenir d'une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine.

  • À cent ans, Noëlla Rouget accepte de se raconter. Son enfance à Angers, son rôle dans la Résistance, sa déportation, sa douloureuse reconstruction. Le plus incroyable, c'est le combat qu'elle a mené pour sauver celui qui l'a arrêtée. Une leçon d'humanité.
    Noëlla Rouget s'engage à vingt ans dans la Résistance. Elle transporte tracts et journaux sur son vélo. Mais le 7 juin 1943, tout bascule : son fiancé Adrien est arrêté, et elle le sera deux semaines après, par un Français, Jacques Vasseur, collaborateur zélé nommé à la tête de la section de la Gestapo d'Angers. Noëlla croise dans les couloirs de la prison son fiancé, torturé, et fusillé quelques jours plus tard. Déportée au camp de Ravensbrück en janvier 1944, elle se lie d'amitié avec Geneviève de Gaulle.
    Quand Jacques Vasseur est enfin retrouvé et jugé en 1965, Noëlla demande au général de Gaulle sa grâce, et l'obtient. La rescapée des camps veut croire à la rédemption de son bourreau, avec qui elle entreprend une correspondance jusqu'à ce qu'il sorte de prison.
    « J'estime que j'ai eu une belle vie, car j'ai lutté pour des idées que je croyais justes, qui peu à peu font leur chemin. » Noëlla Rouget

  • Hypatie d'Alexandrie

    Maria Dzielska

    Brillante philosophe et mathématicienne grecque de la fin du IVe et du début du Ve siècle de notre ère, Hypatie d'Alexandrie est en effet restée célèbre surtout pour sa mort tragique. Hypatie fascine depuis longtemps historiens, philosophes, poètes et romanciers. Mais ceux-ci se sont emparés du personnage, et l'ont souvent instrumentalisé pour défendre des causes aussi diverses que l'anticléricalisme, l'anti-catholicisme ou le féminisme...
    « Quiconque demande qui était Hypatie se verra probablement répondre : « C'était une belle philosophe païenne qui s'est fait mettre en pièces par des moines (ou, plus généralement, par des chrétiens) à Alexandrie en 415. » [...] Embellie dans les arts, déformée par les affects et les partis pris idéologiques, la légende d'Hypatie est extrêmement populaire depuis des siècles ; mais jusqu'à ce jour toutes les tentatives pour présenter la vie de cette femme, de manière impartiale, ont échoué. » M. D.

  • Une vie géniale à nulle autre pareille - celle d'une femme partie en quête de vérité jusqu'à en mourir ; mais plus encore celle d'une femme en amour avec l'esprit, malgré la violence extraordinaire de son temps.
    Philosophe, écrivain, poète, mystique, partisane de toutes les luttes politiques des années 1930, jusqu'à se faire ouvrière chez renault. à la fois engagée dans la guerre d'espagne et la france libre, simone weil n'a jamais dissocié son action de sa parole, son combat politique de son engagement spirituel, sa vision philosophique de sa pratique mystique, albert camus, emil cioran ou andré breton ne s'y sont pas trompés, qui l'ont saluée comme l'un des êtres les plus libres qui ait été.
    Ce portrait met en lumière les seuils franchis, les choix résolus - le renoncement à l'amour, les amitiés, la charité totale et l'heure de la mort. il élucide le grand rêve de simone weil : vivre, dans la fraternité, l'amour immense qu'elle portait à son prochain, et partager avec lui la souffrance du monde. christiane rancé fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son siècle, dont la présence, l'exemple nous sont nécessaires.

  • Illustres inconnues est un livre contenant 14 portraits de femmes qui ont été reconnues de leur temps, puis ont été injustement oubliées. Quels que soient l'époque et le lieu, ces femmes se sont illustrées par l'action. Elles ont transgressé les coutumes de leur époque et fait tomber des barrières, animées par le désir d'apprendre et par le sens de leur mission. Chacune a eu un impact dans le domaine des arts, de la politique, de la guerre, de la science ou de la technologie. Les textes, ni trop longs, ni trop courts, permettent de bien comprendre le contexte dans lequel ces femmes ont évolué et les obstacles qu'elles ont dû surmonter. Le style, volontairement simple, a pour but de rendre l'ouvrage accessible au plus grand nombre.

  • Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. " Le seul homme de la famille ", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : " Une femme qui fut un roi. "

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