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Recluses dans leur maison familiale, Olga, Macha et Irina n'ont qu'un rêve : retourner à Moscou. La présence d'une batterie et de ses officiers dans leur petite ville de province change, pour un temps, le cours de leur vie : Macha, victime d'un mariage précoce, s'amourache du commandant, Olga trouve un regain d'énergie et Irina se fiance à un lieutenant. Mais bientôt, avec le départ des troupes et la mort en duel du fiancé d'Irina, la solitude revient, d'autant plus pesante qu'elle est dépouillée d'illusions. Et, de surcroît, la maison a été hypothéquée, à l'insu des trois soeurs.
Le drame de Tchekhov apparaît comme l'emblème d'une Russie au bord du gouffre dans une fin de siècle en proie à une immense détresse.
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Comment dire te communiquer un peu de cet / immortel inconditionnel universel débordant transcendant amour qui me remplit le coeur m' élargit l' âme continue toujours et ne s'arrête jamais que j'ai pour toi.
Puissant quatuor érotique, Manque est une quête poétique où mémoire et oubli se rencontrent pour mettre au monde une sensualité nouvelle. Des cendres d'un monde anéanti par la violence intime, familiale, sociale, collective, quatre voix émergent, et s'efforcent de réinventer un lien, une langue commune, guidées par une soif désespérée d'amour. Quatre lettres ou vies ou tensions vers l'au-delà, qui déploient leurs obsessions entre passions et dépression.
Avec Manque, Sarah Kane opère un virage radical dans son écriture. Elle la porte au point de fusion poétique où les voix et les corps tout à la fois se détruisent, se réinventent et se transcendent, et où la langue même devient le théâtre du désir. -
Le malheur de la famille d'å'dipe est le fond sinistre sur lequel s'élève la pièce d'antigone, écrite et représentée vers 440, avant å'dipe roi (autour de 430) et å'dipe à colone (avant 406-405).
Créon, qui succède au roi maudit, excommunie å'dipe dans son fils polynice qu'il interdit de sépulture. antigone, " la pauvre fille, fille du pauvre å'dipe ", est le personnage aveugle et redoutable de cette tragédie.
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L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. Indépendamment du fait que l'impulsion pour le projet venait du Gate Theatre - Sarah Kane avait d'abord pensé à Woyzeck et Baal, deux idées auxquelles elle n'a pas donné suite pour des raisons pratiques -, elle s'est finalement décidée à reprendre Phèdre de Sénèque, l'histoire d'une reine qui tombe désespérément amoureuse de son beau-fils. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
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Ravissement de Lucy Kirkwood interroge les faits et les conspirations à l'heure des réseaux sociaux, des fake news et de l'éco-anxiété.
Celeste et Noah, deux jeunes Britanniques, se rencontrent lors d'un rendez-vous arrangé et tombent amoureux. Très vite, ils se rendent compte qu'ils sont sous surveillance. Alors qu'ils se filment et diffusent sur YouTube des vidéos politiques pour révéler les mensonges du gouvernement, la paranoïa et l'angoisse s'invitent dans leur quotidien et gangrènent peu à peu leur vie. N'arrivant plus à faire confiance à personne, ils s'isolent, jusqu'à une fin tragique.
La pièce se présente sous la forme d'une reconstruction postmortem, l'autrice Lucy Kirkwood (ou plutôt, un personnage nommé Lucy Kirkwood) étant présente sur scène pour montrer au public des vidéos diffusées sur internet après leur mort, prouvant qu'ils étaient filmés depuis le début de leur relation - et que la paranoïa est parfois justifiée.
Questionnant la vérité, la manipulation et la peur, Ravissement s'écrit sous le signe du doute et de la remise en cause. Comme le dit Céleste : « Ce n'est pas réel, mais c'est vrai. » Selon les voeux de l'autrice, la pièce doit être annoncée sous un faux titre et un faux nom pour toute production sur scène (au Royal Court :
That is not who I am de Dave Davidson). D'emblée, la dissimulation et le mensonge sont donc au coeur du projet. Pour la production de Chloé Dabert, la pièce sera annoncée sous le titre Rapt par Lucie Boisdamour. -
Anti gone est la tragédie anti que et moderne par excellence. Celle de la révolte et du refus de l'autorité aveugle. Anti gone brave l'interdit de Créon, qui incarne la machine broyeuse de l'État. Elle exige pour son frère Polynice une digne sépulture et se réfère aux dieux, à d'autres lois, bien plus puissantes et plus anciennes que l'arbitraire des hommes.
Carson raccourcit la fable et la radicalise. Son adaptati on s'illustre par son humour et l'audace des commentaires qu'elle insère. Son propos se resserre autour du deuil et de la questi on de la responsabilité morale à honorer la mémoire du frère défunt.
Créon, homme de l'acti on, du verbe, est dépeint en tyran brutal et sanguinaire, jusqu'au revirement fi nal.
Après avoir décimé sa propre famille, ce chantre de l'autorité déclare : « J'exige la mort de Créon ». Une autre liberté prise sur le mythe est l'appariti on du personnage de Nick, que l'on retrouve dans le ti tre. Présence silencieuse, il mesure les choses sans jamais quitt er la scène. Il signifi e le moment propice mais aussi l'entaille, la blessure. Comme le disait Char : « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » Une oeuvre millénaire qui gagne en radicalité politi que et en modernité sous la plume de Carson. -
La tempête de neige ; une aventure ; 2 pièces romantiques
Marina Tsvétaïéva
- Folio
- Folio 2 Euros
- 23 Mai 2019
- 9782072842092
Dans ces textes de jeunesse, Marina Tsvétaïéva touche à un genre pour lequel elle demeure méconnue - le théâtre -, y nouant courtes intrigues et petites scènes narratives autour de la rencontre amoureuse. C'est encore cependant sa plume versifiée qui frappe par son incandescence dans ces deux tableaux où se meuvent, poétiquement, silhouettes brûlant d'absolu et solitudes sans remède. Le monsieur : Écartez-vous ! Vous allez brûler vos cheveux ! La dame : Ne craignez rien pour moi ! Je suis moi-même Feu.
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Poème tragique sur le pouvoir destructeur de la beauté, Norma Jeane Baker de Troie, d'après Hélène d'Euripide, superpose deux figures mythiques, Hélène de Troie et Marilyn Monroe, née Norma Jeane Baker, un seul et même destin entre la cité antique et New York. Hélène et Marilyn, soeurs jumelles unies par une force mytho-poétique, icones de beauté, objets de fascination et destin unique malgré les quelques milliers d'années qui les séparent. Démultipliant les avatars et les effets d'illusion ou usurpation d'identités, Norma Jeane (alias Marilyn Monroe) prend aussi l'apparence de Truman Capote, écrivain et cinéaste américain aux milles excès, ultime superposition et mise en abyme de l'homme créateur et de sa créature, en pleine écriture d'un scénario qu'il « tente de sauver du mélodrame ».
Janvier 2021 - 14/01/2021 - 64 pages - 11,6 cm x 18,7 cm - 13 € ISBN : 978-2-38198-011-9 Son mari Arthur (on pense à l'écrivain Arthur Miller avec lequel Marilyn fut mariée de nombreuses années), devient sous la plume incisive de Carson, roi de Sparte et de New York, « un homme qui croit à la guerre ».
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La matérialisation de son univers poétique soulève la même question que les premières pièces de Kane. « Les rats emportent les pieds de Carl » - comment est-il possible de porter à la scène une telle didascalie ? Sarah Kane croyait passionnément qu'il est possible de représenter ce qui est imaginable. Aussi a-t-elle repoussé les frontières d'un théâtre (anglais) souvent confiné dans son naturalisme et a exigé des metteurs en scène des solutions nouvelles et courageuses.
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« Ce qui m'intéresse ici, disait Heiner Müller, c'est la difficulté de taille qu'il y a entre l'écriture dramatique et le théâtre, de sorte que les pièces qui courent après le théâtre sont rapidement montées alors que les textes qui devancent un peu le théâtre n'arrivent que difficilement ou tardivement sur scène. Ce qui m'intéresse dans les textes d'Elfriede Jelinek est la résistance qu'ils opposent au théâtre tel qu'il est ».
Comment mieux définir la position de celle qui est volontiers comparée pour son cynisme à Thomas Bernhard ? À l'instar de son compatriote, Elfriede Jelinek ne cesse de dénoncer les tares d'une société bourgeoise, conformiste et négligente envers son histoire. Dans Les Suppliants, texte écrit en 2013 en réaction aux agissements des autorités viennoises vis-à-vis des demandeurs d'asile, s'élève la voix de l'Étranger - une voix chorale traversée de mille autres. Cette langue, se gonflant telle une vague de récits aussi bien mythologiques que bibliques, de discours administratifs ou politiques, prend la forme d'une discordante et magistrale prière. Sous-tendue par des expressions idiomatiques ou proverbiales, des textes de philosophie classique et des vers d'Eschyle, Rilke ou Hölderlin, déréglée par des jeux sonores et linguistiques, elle accomplit l'accueil de l'étranger. Maître-mot, la langue chez Jelinek prend toujours le lecteur au dépourvu.
Traduit de l'allemand par Magali Jourdan et Mathilde Sobottke.
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Un crime a été commis dans la ferme de John Wright. Le Procureur, le Shérif et le fermier qui a découvert le corps reviennent chercher des preuves démontrant la culpabilité de Madame Wright dans le meurtre de son mari. Ils sont accompagnés dans leur démarche officielle par leurs épouses, qui viennent chercher quelques affaires pour Madame Wright. Qui saura le mieux détecter la vérité ? Les hommes à la recherche de faits tangibles; ou bien les femmes, sensibles aux petits riens de la vie quotidienne, ces "broutilles" comme les appellent avec un mépris amusé les hommes. Cette pièce résolument féministe dénonce l'oppression et l'invisibilité sociale subies par les femmes au début du XXe siècle comme encore aujourd'hui dans toute société patriarcale. BROUTILLES (Trifles) est aujourd'hui unanimement salué comme un classique du théâtre américain et est étudié dans toutes les universités, tant dans les cours de littérature, de droit que d'études de genre (gender studies).
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L'Amphitryon de pierre
Lessia Oukraïnka
- Éditions L'Espace d'un instant
- Théâtre
- 4 Décembre 2025
- 9782375720943
Le mythe de Don Juan est sans aucun doute l'un des plus prolifiques qui soit. Le nombre vertigineux de réécritures parues au cours des quatre derniers siècles atteste de la plasticité d'un mythe sans cesse capable de réinterprétation. En 1912, l'écrivaine, dramaturge, poétesse et traductrice ukrainienne Lessia Oukraïnka écrit L'Amphitryon de pierre. Pour la première fois dans l'histoire de la littérature, une femme s'empare du mythe de Don Juan, une action loin d'être anodine lorsque l'on connaît l'histoire du mythe, son évolution et le sort qu'il réserve traditionnellement aux personnages féminins depuis le XVIIe siècle. Et si, pour une fois, Don Juan n'était plus celui qui mène le jeu ?
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Nous sommes dans une grande métropole américaine. Une jeune femme travaille dans un bureau comme secrétaire et vit avec sa mère. Jeune, jugée séduisante par son patron, elle semble avoir tous les atouts en main pour réussir. Mais à l'intérieur d'elle, il en va tout autrement. Elle ne supporte pas cette vie qui lui est imposée et elle va chercher à s'en libérer. Cette pièce, écrite en 1928, est inspirée du cas réel de Ruth Snyder, condamnée et exécutée pour meurtre. Composée de neuf épisodes, c'est une critique féroce de la société américaine du début de XXe siècle : le statut des femmes, le mariage, la maternité, la religion, le capitalisme. Un siècle plus tard, le texte garde toute son actualité, notamment grâce à une écriture expressionniste très originale, qui happe d'emblée le spectateur comme le lecteur. Machinal a remporté un énorme succès lors de sa création à Broadway. Très souvent citée dans les classements anglo-saxons parmi les meilleures pièces du XXe siècle, elle est régulièrement reprise aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Sophie Treadwell (1885-1970) est une journaliste et dramaturge américaine, diplômée de français. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a choisi pour titre de sa pièce le mot français « machinal » (qui ne veut rien dire en anglais), afin de montrer la mécanique infernale dans laquelle son héroïne est enfermée. Machinal est traduit ici pour la première fois en français.
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Une datcha, à une heure de route de Moscou, en 2002. Bien que délabrée, elle est habitée par Andreï Ivanovitch et Natalia Ivanovna, les enfants de l'académicien Ivan Lépiokhine. Le toit fuit, le courant électrique est intermittent et bientôt l'eau du robinet se tarit... Tandis qu'Andreï boit de la vodka à toute heure, Natalia essaie désespérément de gagner grâce à ses traductions quelques dollars pour les réparations. Et il y a urgence : les vibrations d'un chantier secouent de plus en plus fréquemment la masure. Qualifiée par l'auteure de «post-tchekovienne», cette pièce se lit comme une transposition dans la Russie des années 2000 des péripéties tragi-comiques de La Cerisaie et des Trois soeurs.
Avec un humour qui côtoie l'absurde et sa tendresse coutumière, Ludmila Oulitskaïa livre une réflexion sur la Russie «éternelle et immuable» qui rejoint en toute virtuosité celle de Tchekhov.
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Une saga intime de la nouvelle égérie du théâtre roumain, sur le sort de la communauté allemande de Transylvanie.
Disparitions raconte l'histoire d'une famille d'origine allemande quelque part dans une petite ville de Transylvanie, ballotée entre la dernière guerre mondiale et les retournements tragiques de l'Histoire. Le récit commence au seuil des événements de décembre?1989 quelque part près de Timisoara, pour faire immédiatement un saut dans le passé et reconstituer la généalogie des personnages et leurs histoires. On revient ainsi à l'hiver de 1944-1945 et la victoire de l'Armée Rouge, ou aux années de la déportation des ethniques allemands dans des camps de travail en Sibérie. Le récit est reprit dans les années 2006-2007 après l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne et l'ouverture à l'économie de marché. D'autres personnages entrent en scène, ceux qui ont émigré en Allemagne et reviennent en touristes et ceux qui y sont restés. Histoires des disparus, histoire des revenants, ce texte reste un geste contre l'oubli et l'ignorance.
Elise Wilk est née en 1981 à Bra?ov, en Roumanie. Révélée par dramAcum5 en 2008, ses textes ont été largement remarqués depuis, au concours national de dramaturgie en Roumanie, à la Biennale de Wiesbaden, au Théâtre Lark de New York, par Fabulamundi ou par Eurodram. En 2018, Explosif, dans une production du Théâtre national Radiophonique roumain, a connu un très grand succès sur trois continents et une Médaille d'Or à New York. Elise Wilk a été désignée « personnalité de l'année dans la diaspora allemande » en 2019. -
La Petite Catherine de Heilbronn ou l'épreuve du feu
Heinrich von Kleist
- Actes Sud
- 25 Mars 1999
- 9782869433793
«La Petite Catherine de Heilbronn» est une oeuvre singulière, profondément touchante en ce qu'elle manifeste la singularité de l'esprit qui l'a créée. Heinrich von Kleist a sans doute écrit là un chapitre de l'histoire de son âme. Ce que le poète imagine, sous la forme d'un mystère médiéval, est l'histoire d'un amour fou : celui de la pucelle de Heilbronn pour le comte Frédéric Wetter vom Strahl.
L'amour est la langue de l'unisson et l'ordalie des choses éphémères. Il vous rappelle à l'autre et vous dessille de soi.
Catherine et Frédéric sont là pour nous remémorer comment les rêves peuvent ployer âmes et corps et renverser l'ordre du monde. -
Créée en 1994 à Vienne, Restoroute est la huitième pièce d'Elfriede Jelinek qui la définit comme sa " première véritable comédie ".
Le sous-titre, L'école des amants, indique la filiation de cette oeuvre avec le Cosi fan tutte de Mozart et Da Ponte, dont elle est la réécriture burlesque et grinçante. Pour l'écrivain qui se définit comme " une incurable moraliste ", l'échangisme apparaît comme l'illustration de " la terreur de la liberté " : une sexualité sans frein où le désir féminin qui se donne prétendument libre cours n'aboutit qu'à une ritualisation grotesque de la performance sexuelle et se mue en une servitude terrifiante.
Animaux, pièce créée à Vienne en zoos, se compose de deux monologues. Dans le premier, une femme bourgeoise mélancolique exprime sa soumission à son amant et aspire à ce que celui-ci use d'elle selon son bon plaisir. Dans la deuxième partie qui, selon les termes de l'auteur, " efface et ridiculise la première ", ce désir se trouve pris au pied de la lettre: la prostitution érige l'homme en seigneur et maître, pour qui les femmes ne sont que du bétail.
Dans ces deux pièces violemment satiriques, le jeu théâtral repose sur la puissance subversive du langage qui passe au premier plan et met en évidence la monstruosité du monde contemporain.
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" terrifiante, dans l'immobilité de sa posture, la statue.
Terrifiante cette éternelle solitude des formes immuables arrachées au temps.
A une seule condition, mesdames et messieurs, peut à nouveau se convertir en vie et recommencer à se mouvoir ce que l'art a ainsi fixé dans l'immuabilité d'une forme ; à la condition que cette forme recouvre grâce à nous, le mouvement, une vie multiple, diversifiée et passagère : celle que chacun de nous sera capable de lui donner.
".
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Freshwater
Virginia Woolf
- Éditions des Femmes-Antoinette Fouque
- Théâtre
- 6 Octobre 1981
- 9782721002112
Écrite par en 1935 pour amuser amis et neveux, cette pièce est un petit chef-d'oeuvre d'humour et d'intelligence. Virginia Woolf y met en scène des personnages aussi authentiques que pittoresques. Les Cameron, qui ne veulent pas partir aux Indes sans leurs cercueils, attendent ceux-ci d'une minute à l'autre... depuis des mois. Mrs Cameron se hâte de faire encore quelques photographies, tandis que leur ami Tennyson se hâte de leur déclamer une dernière fois ses poèmes. Pendant ce temps, Ellen Terry, fatiguée de poser éternellement pour son mari, grand spécialiste des allégories, s'échappe et va retrouver sur la plage le bel officier de marine avec lequel elle s'enfuira. Sur un rythme trépidant, les répliques fusent, les actions se catapultent. Nous avons là un exemple étonnant de ce que pouvait être cet humour que Virginia Woolf affectionnait tant dans la vie, ce rire « déboutonné » qui filtre si rarement entre les lignes de ses romans.
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Madame suivi de : Petite fille
Hélène Dauniol-Remaud, Nina Berberova
- Actes Sud
- 8 Mai 2003
- 9782742743575
Sur les thèmes de la liberté à conquérir et du temps qui passe, ces deux bijoux dramatiques permettent de découvrir une facette méconnue de l'inoubliable auteur de L'Accompagnatrice et C'est moi qui souligne.