Gallimard

  • Babylone

    Yasmina Reza

    Elisabeth, la soixantaine, vit avec son mari Pierre dans un petit appartement de Deuil-L'Alouette, ville fictive de la banlieue parisienne.
    Se sentant sur la pente descendante, Elisabeth décide de bousculer le quotidien en organisant une « fête de printemps », à laquelle sont conviés leurs amis, ainsi que les voisins, Lydie et Jean-Lino, qu'ils connaissent depuis peu. Après des préparatifs grandioses, la soirée se déroule joyeusement au rythme des bouteilles qui se vident, des conversations mondaines et creuses, des tentatives de séduction et de quelques moqueries dérisoires qui réveillent de vieilles rancoeurs (le tout donnant lieu à de savoureuses caricatures des convives). Il va suffire d'un banal malentendu pour que cette petite fête bourgeoise dérape et tourne au drame.

    /> Babylone est une comédie grinçante et mélancolique sur l'absurdité de la vie, l'amour et l'amitié, le temps qui passe sans effacer ni nos désirs, ni nos frustrations.

  • Heureux les heureux

    Yasmina Reza

    «J'ai commencé à éprouver un sentiment, je veux dire un vrai, à ce moment-là. En sortant de la voiture, à Wandermines, sous la pluie. On ne parle pas assez de l'influence des lieux sur l'affect. Certaines nostalgies remontent à la surface sans prévenir. Les êtres changent de nature, comme dans les contes. Au milieu de cette confrérie en habits du dimanche, se pressant vers la mairie pour échapper aux gouttes, tenant le bras d'Odile pour l'aider sur le parvis glissant, j'ai éprouvé la catastrophe du sentiment.» Glissant de la mélancolie à l'humour, Yasmina Reza dessine avec Heureux les heureux une constellation moderne de personnages confrontés à l'impasse sentimentale.

  • Nulle part

    Yasmina Reza

    " Où est l'enfance ? Des jours écoulés et vécus, il devrait de temps en temps jaillir une image lumineuse, une fulgurante réminiscence. Mais rien ne surgit. Rien ne triomphe du désir d'oubli. " Un texte très personnel, empreint d'une nostalgie douce, où l'auteur interroge l'origine, l'enfance, le foyer et le temps qui passe, à travers des fragments liés à ses enfants, parents ou aïeux.

  • Hammerklavier

    Yasmina Reza

    « J'ai fait le rêve suivant. Mon père mort revenait me voir.
    - Alors, lui dis-je, comment est-ce ? As-tu rencontré Beethoven ?
    Il se renfrogne et secoue la tête avec dégoût et tristesse :
    - Ah, la, la ! Horrible rencontre !
    - Comment ça ?
    - Très antipathique. Très.
    - Mais comment, papa ?
    - Je m'approche de lui, poursuit mon père, prêt à le serrer, sais-tu ce qu'il me dit :
    "Comment avez-vous osé vous attaquer à l'Adagio d'Hammerklavier ! Comment avez-vous pu une seule seconde vous imaginer interpréter une mesure d'Hammerklavier ?" - Pardonnez-moi maître, lui répondit mon père, je vous imaginais au-dessus de ça à présent...
    - Mais enfin ! s'écrie Beethoven, être mort n'est pas être sage ! » Hammerklavier est un livre sur le passage du temps, la perte et l'absence. L'enchaînement des scénettes forme une sonate aux accents nostalgiques. Elle passe ainsi en revue les choix et les situations qui orientent nos vies, explore les relations familiales, amicales et professionnelles qui les façonnent.

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