Actes Sud

  • Rose a une quinzaine d'années mais elle en paraît sept, dans son corps comme dans sa tête. Elle vit avec ses parents dans une ville inondée de soleil au bord de la mer. Chaque jour, sa mère la dépose dans un Institut où de calmes psychologues la prennent en charge pour la journée. Le soir venu, elle rentre chez elle, monte parfois sur le toit de l'immeuble, regarde le couchant au-delà des palmiers et surveille ses lapins en attendant le retour de sa mère qui, comme elle, se prénomme Rose, simplement Rose. Rose, la mère, est une beauté fatale sur talons aiguilles, même si sa perruque n'est parfois plus très droite sur sa tête. Le père, lui, dirige un cirque quelque part en ville. La voisine s'appelle Madame Iris, elle adore les papillons et les oiseaux. Dans l'immeuble, la vie semble tranquille. Jusqu'au soir où le mari de Rose devient jaloux et se fâche. Les jours suivants, la belle ne sourit plus, ne parle plus, et la petite Rose panique. Bientôt advient le pire : un soir, Rose, la mère, ne rentre pas du travail. La belle a disparu et l'enfant est perdue. Face à l'insouciance de son père, à l'inquiétante inertie des adultes, la petite Rose va réinventer l'histoire. Un roman magnifique sur la confrontation de l'enfance absolue à l'aridité des choses. Sur ce passage étroit et tumultueux, cet instant précis où l'imaginaire se met à façonner la vie rêvée, où l'alchimie de l'adolescence entre en scène pour inscrire nos vies aux abords du chemin.

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