• Quand la jeune et belle Deborah, fille de scribe, cultivée, mais mariée contre son gré à un vieillard impuissant, est surprise endormie auprès de son cousin, elle doit être lapidée pour adultère. Seul Jésus s'élève contre la vindicte populaire : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. » Dans la Palestine occupée par les Romains, le peuple juif est divisé : les nantis penchent pour la collaboration avec l'occupant, tandis que les Zélotes le combattent. De leur côté, les prêtres tentent de préserver leurs privilèges. Jésus, lui, prêche l'amour du prochain et chasse violemment les marchands du Temple. Au coeur de ces conflits, que va devenir Deborah après avoir échappé à la mort ? Dans ce bouleversant roman, Régine Deforges réinvente la vie de ceux et de celles qui suivirent un homme nommé Jésus, entre doute et foi, entre fidélité et trahison.

  • Le vent dans les cheveux, les griffures des épis de blé, la douceur de la mousse sous le vieux chêne, la caresse de l'eau sur son corps nu, la saveur des pêches de vigne... A l'ombre du moulin où elle passe ses vacances, la jeune Perle goûte aux joies du plein été. Auprès de sa grand-mère, une femme que les années n'ont pas atteinte, et d'Etienne, un vieux berger, la fillette savoure le parfum rare de la liberté. Le temps d'une saison, la vie se fait et se défait, sous les yeux innocents d'un enfant qui ignore encore que l'on eut aimer à tout âge et qui ne gardera de cet inoubliable moment, comme de l'amour éternel qu'elle voue à sa grand-mère, qu'un collier de perles...
    Un récit mélancolique et sensuel où Régine Deforges évoque le passage du temps, la puissance de l'amour, et fait l'éloge de la transmission.

    « Deforges parle aux sens et son encre est une transpiration de bonheur.»
    Simon Marty, Marianne.

  • « C'est en explorant les petits villages de Gironde que j'ai rencontré celle que j'allais nommer Marie Salat. En fouillant dans les cartons d'un libraire brocanteur d'un hameau perdu, je suis tombée sur des cartes postales qui lui étaient adressées. À mesure de ma lecture, une émotion et une gêne profonde m'envahissaient : je surprenais des lettres d'amour d'une femme à une autre femme, et quel amour ! Le lendemain, je me suis précipitée chez le brocanteur. Dans le fouillis de ses boîtes, j'ai retrouvé quatre autres cartes, aussi belles, aussi émouvantes. « Cela ferait une belle histoire », me suis-je dit. » R.D.

  • " Les deux femmes du roman de Régine Deforges, pour bourgeoises ou rustiques qu'elles soient, et d'ailleurs d'une aristocratie naturelle, nourrissent elles aussi, avec simplicité, une passion amoureuse d'abord comblée, mais que la vie rend héroïque. Quant à la femme qui, à travers la petite fille, dit " Je ", Eros, pour elle, est aussi la passion mortelle et la jalousie meurtrière. Eclairs avant-coureurs, bien entendu : nous n'en sommes qu'à l'enfance, première étape d'une autobiographie romanesque où celle qui écrit ne fait pas très bien elle-même la part de l'imaginaire. Par là, autant que par la vivacité de la sensation, le goût de chair et de fruit, la saveur terrienne et terrestre, Régine Deforges est la fille de Colette.
    /> Yves Florenne, Le Monde "

  • Régine Deforges revisite un fait divers historique qui fit grand bruit : Aimée Millot, la bergère d'Ivry, assassinée à dix-neuf ans, le 25 mai 1827, par un amoureux éconduit. Pris de remords, Honoré Ulbach se rend à la police et est guillotiné le 10 septembre suivant. Cette histoire inspira Victor Hugo qui se trouvait parmi les témoins de l'exécution. Il commença aussitôt Le Dernier jour d'un condamné, qui parut en 1829, la même année que Notre-Dame de Paris, et marqua le début de son combat contre la peine de mort, un combat qui n'est jamais définitivement gagné.
    C'est la puissance créatrice du jeune Hugo (il a alors 25 ans) qui a passionné Régine Deforges, sans oublier son engagement contre le crime légal.
    La disparition soudaine de Régine, le 3 avril dernier, nous laisse un roman qui nous entraîne dans le Paris du XIXe siècle et nous permet de rencontrer, en plus de Victor Hugo, sa femme Adèle, Lamartine, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Béranger, Daumier, La Fayette... Nous assistons même, avec Juliette Drouet, à la bataille d'Hernani.

  • Après la guerre, à Montmorillon, petite ville de la Vienne, deux jeunes filles, Régine Deforges et Manon Abauzit, font leurs études, l'une chez les soeurs, l'autre au collège de la ville. Elles ont seize ans. Régine est rousse, pulpeuse et très belle. Manon est blonde et androgyne. Une liaison amoureuse se noue entre les deux. Un garçon jaloux les épie et vole le cahier du journal intime de Régine. Il le fait circuler parmi ses camarades. Le secret de leur amour est sur la place publique et le scandale éclate. Médisances, opprobre et rejet s'abattent sur les deux filles, particulièrement sur Régine, issue d'un milieu plus modeste qui ne sait pas se défendre. Elle est exclue de son école religieuse, et le collège où Manon suit ses cours refuse désormais de l'admettre.
    Régine et Manon témoignent aujourd'hui de la violence qui leur fut faite. Longtemps ce « Cahier volé » empêcha Régine d'écrire et longtemps Manon, que son milieu social protégeait davantage, se sentit coupable du rejet dont fut victime son amie.
    Leonardo Marcos fait parler les deux femmes sur cette blessure non cicatrisée et restitue par ses photographies l'atmosphère tendre et voluptueuse.

  • " ... Silence on tourne. On tourne quoi ? L'histoire d'un intrigant, un libertin, un présomptueux, un fou de sexe, de prouesses, un pantin érotique. Mais personne ne le sait. La vérité c'est que Casanova était une femme. C'était Giulietta ou Monica ou Claudia qui se donnait à corps perdu, qui se jetait dans les bras des hommes pour, après, aller se cacher derrière les arbres à l'entrée de Rome. Les fameux arbres où, au début de l'hiver, il y a des fagots qui brûlent.
    Là-bas, ces femmes, ils les appellent les lucciole.
    Je t'aime.
    Bon voyage. Prends soin de toi...

    Deux femmes que tout expose à la lumière des médias échangent une correspondance intime et secrète pendant près de trois années. Pourquoi, à l'heure des contacts rapides, ont-elles choisi de s'écrire plus de cent lettre s ? La réponse est dans leurs échanges. Et derrière leur crinière flamboyante et leur réussite exemplaire se profile une part de nous-mêmes.

    La dessinatrice, Claire Bretécher apporte son sourire à cette rencontre exceptionnelle.

empty