• Qiu Jin utilise la forme traditionnelle du récit sentimental pour dénoncer l'exploitation coloniale et patriarcale de toutes ses compatriotes et les inciter à la lutte. Dans Pierres de l'oiseau Jingwei des jeunes filles recluses dans un gynécée, soumises à leurs pères, spectatrices du malheur de leurs mères, à qui l'on refuse toute instruction et que l'on marie de force à des « hommes au gros ventre », décident de s'enfuir au Japon. Le texte est resté inachevé car Qiu Jin, qui luttait alors pour libérer son pays dans des groupes révolutionnaires clandestins japonais et chinois, et qui avait fondé pour les autres femmes des écoles et un journal politique quotidien, a été exécutée par les Mandchous après l'échec d'une insurrection du peuple qu'elle avait organisée avec d'autres militants.

    Catherine Gipoulon ajoute une biographie détaillée de Qui Jin ainsi qu'une analyse de la situation politique, des mouvements révolutionnaires et de la condition des femmes chinoises au début du XXe siècle.

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