• On ne tourne pas autour de la problématique du corps pendant cinquante ans sans que le corps se rebiffe ! C'est ce que Noëlle Châtelet va enfin admettre en se retrouvant un jour clouée au lit, au point de déposer une main courante contre X, à travers un dialogue brillant et enlevé, sans concession. Mais pas n'importe quel dialogue, puisque c'est à elle-même qu'elle s'adresse.

    « As-tu l'intention de m'interrompre ainsi sans cesse ?

    - Il me semble qu'il serait raisonnable d'établir d'emblée une règle du jeu, une sorte de méthode entre nous, non ?

    - Certainement pas ! Il n'en est pas question ! Ni règle du jeu ni méthode ! Je te signale que tu tesollicites toi-même ! Et tu veux que je te dise ?... Tu as bien fait ! Je suis la bonne personne, et c'est le bon moment ! » Grâce à ce procédé original, Noëlle Châtelet s'autorise à « jouer perso », comme elle dit, et fait un inventaire approfondi des questions qui l'obsèdent. Elle nous entraîne dans les coulisses du processus de création, éclairant avec sincérité le sens à la fois intellectuel et intime de son parcours.

  • « Les voilà donc réunis, ces deux récits, qui, à treize années d'intervalle, se complètent sur la question de la fin de vie et de la mort choisie. Tous deux, oui, sont désormais inséparables. Ils devaient se retrouver. Se répondre. Car l'un et l'autre sont nés d'une semblable évidence, pour ne pas dire d'une même exigence d'écriture. » N.C.

  • Le 27 novembre 2005, la première greffe du visage est réalisée à Amiens sur Isabelle D., défigurée par son chien. A partir des entretiens avec les équipes médicales, et surtout, grâce à la confiance qui la lie à la patiente, N.C. reconstitue cette odyssée des temps modernes, depuis l'accident jusqu'au 6 février 2006 où le monde entier découvre le nouveau visage d'Isabelle.

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