• Les aventures de la pionnière du journalisme infiltré réunies pour la 1ère fois avec un texte inédit.
    Un voyage de six mois seule avec sa mère au Mexique en 1886.
    Un internement volontaire dans un asile d'aliénés de New York un an plus tard.
    En 1889, une traversée du monde en 72 jours pour défier Jules Verne.
    Et en septembre 1914, sur le front de la première guerre mondiale qui commence...
    Il n'en fallait pas plus pour que Nellie Bly devienne une figure des plus étonnantes, audacieuses, pétillantes, féministes et libres d'un journalisme et d'une condition en devenir.

  • Engagée en 1887 au New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly a pour mission de se faire passer pour folle et d'intégrer un asile d'aliénés, le Blackwell's Island Hospital à New York. Elle y reste dix jours et en tire un brûlot. Dans ce reportage « undercover », elle met en lumière les conditions épouvantables d'internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.

    Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly, est née le 5 mai 1864 en Pennsylvanie et morte le 27 janvier 1922 à New York. Figure légendaire de la presse américaine, pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l'infiltration sa marque de fabrique.

  • Défier Jules Verne et son Phileas Fogg ? C'est l'ambitieux projet de Nellie Bly et de son journal, le New York World. C'est en femme, en journaliste et en solitaire qu'elle entame cette traversée en novembre 1889, chargée d'un unique sac à main. Une première. Et en 72 jours, elle boucle cette expédition, qui est autant une ode à l'audace et à la détermination qu'une lutte pour l'émancipation des femmes.

    Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly (1864-1922), est une figure légendaire de la presse américaine. Pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l'infiltration sa marque de fabrique.

  • «Par une nuit d'hiver, je fis mes adieux à mes quelques amis journalistes et me mis en route avec ma mère pour le Mexique. Cela faisait quelques mois à peine que j'étais reporter mais j'en avais déjà assez d'être cantonnée aux tâches réservées aux femmes dans les rédactions et j'étais résolue à devenir correspondante à l'étranger. Trois jours après notre départ de Pittsburgh, nous nous réveillâmes dans le giron de l'été. Sur le moment, j'eus l'impression d'être dans un rêve. Lorsque le porteur avait préparé nos couchettes la veille au soir, la campagne était encore emmitouflée sous un blanc manteau. Mais à présent, les arbres étaient couverts de feuilles et la douce bise riait de nous voir en châles. Pendant les trois jours qui suivirent, de l'aube jusqu'au crépuscule, nous restâmes assisesau bout de la voiture pour contempler le panorama unique du glorieux Ouest dans l'air embaumé. Fait inédit, j'aperçus des femmes tirer la charrue sous le regard de leurs maîtres qui fumaient, juchés sur une barrière. Qu'est-ce que j'aurais aimé faire déguerpir ces tire-au-flanc!»Ainsi débute 6 mois au Mexique, dans le pur ton entêtant et entêté d'une jeune Nellie Bly de 21 ans désireuse de devenir correspondante à l'étranger. Nous sommes en 1885, quelques années avant son voyage autour du monde. Elle est alors journaliste pour The Dispatch où elle est cantonnée aux pages féminines.Accompagnée de sa mère, elle décide de partir pour le Mexique, en quête d'aventures et de bonnes histoires à ramener dans ses bagages.Avec sa verve pétillante et son regard toujours acéré, Nellie Bly nous fait voyager dans un Mexique séculaire où l'on croise cow-boy coiffés de vastes sombreros, cavalcades époustouflantes, ruelles exiguës, tortillas savoureuses, escarpins colorés, combats de taureaux, où l'on plonge dans la folie de la loterie - certains mexicains y laissant même leurs vêtements en gage pour se procurer des tickets. Là-bas, elle rencontre aussi des auteurs, diplomates et journalistes qui lui fournissent des informations essentielles sur la vie et l'histoire mexicaine, parmi lesquels Joaquin Miller, Theo Gastefeld ou encore Charles Dudley Warner.

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