• Convaincue que le séisme que nous venons de traverser est l'occasion pour l'humanité de se réinventer, Monique Chemillier Gendreau, dans une démonstration implacable, élabore les fondements d'une société radicalement différente. Un pari fou? Non nous dit-elle, « l'utopie n'est pas le rêve impossible d'imaginations débridées » et elle le prouve avec une saisissante clarté.
    Parce que la situation est telle que toute reprise sur les mêmes bases conduirait à d'autres crises sans doute plus violentes, Monique Chemillier-Gendreau nous alerte sur l'impérieuse nécessité d'inventer un monde différent. C'est à l'échelle de l'humanité qu'il faut le penser. Elle propose et décrit ici les principes et institutions qui permettront à la société mondiale une conversion complète. Parmi ces dix principes qui méritent tous d'être connus et débattus, notons l'idée d'une Déclaration universelle des responsabilités humaines, sociales et environnementales « parce qu'il n'y a pas de droits pour les uns sans obligations pour les autres » ; ou encore celui qui consiste à remplacer la compétition par l'entraide, « les activités concourant au bien commun relèveraient de la protection de l'intérêt général. » Enfin, actant l'échec des Nations Unies, elle ébauche la création d'une nouvelle organisation politique universelle qui mettrait en oeuvre un nouveau pacte mondial dont les objectifs seraient : la paix, la sauvegarde de la nature et la garantie des droits sociaux universels.
    Ce texte est un jalon vers un Conseil mondial de la Résistance. Il reste aux citoyens du monde à s'en emparer pour approfondir ce qui est esquissé dans ces pages.

  • Le droit peut-il réduire la violence ? Monique Chemillier-Gendreau nous transmet ici de précieux outils intellectuels pour résister aux formes actuelles de la violence, celle des administrations étatiques, celle du capitalisme militarisé comme celle des contre-pouvoirs fanatiques qui se développent à l'échelle mondiale. Une analyse et un appel qui sonnent terriblement juste à l'heure où les états européens se rejettent l'accueil du bateau humanitaire l'Aquarius.  

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