• Madame de Staël

    Michel Winock

    • Fayard
    • 3 Mars 2010

    Germaine de Staël est aujourd'hui une illustre inconnue. Pourtant
    elle a côtoyé toute l'Europe des Lumières, exaspérée Napoléon par
    sa lucidité politique, connu la gloire littéraire de Vienne à Rome et
    Londres, fait chavirer les coeurs, de Benjamin Constant au prince
    de Prusse ou aux hussards de 30 ans.
    Cette vie à bride abattue, Michel Winock lui rend justice dans un
    récit troussé comme un film. Celui-ci commence sur les genoux du
    grand Necker, son père, banquier puis ministre de la dernière
    chance de Louis XVI, et dans le salon de sa mère où tout ce qui
    passe pour avoir de l'esprit à Paris, donc dans le monde, vient. Sur
    fond de Révolution, d'exils à répétition en Suisse, à Weimar ou à
    Vienne, d'espions du Directoire, de Bonaparte et de Louis XVIII,
    Michel Winock montre à la fois comment on devient une tête
    politique, une femme du monde, une amoureuse insatiable (d'abord
    d'elle-même et de l'image paternelle) et, ce qui n'est pas rien, un
    grand écrivain. Madame de Staël est au carrefour des idées
    modernes et leur porte-voix : ennemie des despotes, avocate des
    libertés - à commencer par celle des femmes -, Germaine de Staël
    devient, grace à Michel Winock, l'archétype de la femme
    romantique.


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