• La Vie ordinaire d'une mère meurtrière est le récit d'une femme qui accouche seule dans ses toilettes, ne laissant à l'enfant en train de naître aucune chance de vivre. Dans ce livre, pas de théorie, pas de concept, pas de tentative d'explication. Le lecteur est seul avec Eva, il partage son intimité, accouche avec elle, devient Eva. Il se surprend à la comprendre, se laissant déborder par sa propre empathie.

    Le texte n'excuse rien, mais il veut transmettre cette part obscure de la vie qui conduit à la mort.

    Ce récit littéraire prend une tournure didactique à l'insu du lecteur, qui refermera le livre avec l'étrange sentiment de connaître Eva et de vouloir, sinon l'excuser, du moins lui pardonner.

  • Le corps bavard

    Marinopoulos-S

    • Fayard
    • 7 Février 2007

    À notre insu, notre corps parle, dit nos manques, nos désirs inavoués, nos colères, nos larmes, bref, notre histoire, la vraie. Le corps bavard, ce sont des histoires réelles de personnages qui nous entourent, qui vivent avec nous, tels des anonymes que nous connaissons, à moins que ce ne soit nous-mêmes. Tous, nous partageons en notre chair des éprouvés qui nous font toucher parfois des questions fortes, intenses sur ce que nous vivons, comment nous le vivons, pourquoi nous le vivons ainsi. Le livre choisit d'explorer aussi le corps social puis le corps politique avec ses enjeux, ses débats, ses omissions, que le corps bavard décèle, tel un incorrigible communicant.

  • Ce livre évoque l'un des sujets les plus énigmatiques de notre société : le déni de grossesse. Comment une femme peut-elle accoucher sans se savoir enceinte ? Comment le corps peut-il dissimuler une grossesse ? Comment ces bébés clandestins arrivent-ils à se développer normalement ? Quels sont les types de personnalités victimes du déni ? Quel est le rôle du compagnon, de la famille ou de l'entourage ? Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, «Elles accouchent et ne sont pas enceintes» est précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.  

  • Sophie Marinopoulos, psychanalyste, spécialiste de l'enfance et de la famille, se met dans la peau d'un bébé depuis sa conception jusqu'à l'âge de un an. Un livre d'une grande tendresse, qui touche au plus près du développement de l'enfant et conduit à une meilleure compréhension de sa vie intérieure. Un livre précieux à mettre dans les mains de tous les parents !

  • L'auteur a créé pour vous le ludomètre, qui permet de comprendre et de prendre soin de l'équilibre et de l'évolution psychologiques et émotionnels de votre enfant.
    Comment ? En le regardant jouer. Jouer avec sa bouche à 4 mois pour devenir curieux ; jouer à cacher-coucou à 12 mois pour apprendre à se séparer ; jouer à transgresser à 2 ans pour comprendre les limites ; jouer à cache-cache à 3 ans pour dépasser la peur de perdre l'autre ; jouer à se déguiser à 4 ans pour affirmer sa personnalité ; jouer à " faire semblant " à 5 ans pour stimuler son imaginaire ; jouer à créer des histoires à 6 ans pour développer son langage indispensable à l'équilibre relationnel et jouer à des jeux de société à 7 ans pour se confronter à soi et aux autres...
    C'est en jouant que le bébé, l'enfant, se construit et jette les bases de sa sécurité intérieure, équilibre sa vie affective, affirme sa personnalité. Il en gardera le plaisir de découvrir qui lui sera si utile dans sa vie d'écolier puis d'adulte.

  • « Que veulent les femmes avec les hommes ? Que les hommes soient des femmes comme les autres ? Qu'ils les fassent jouir comme des hommes mais qu'ils leurs parlent comme des femmes ? » La psychanalyste Sophie Marinopoulos tire la sonnette d'alarme sur la guerre des sexes qui gronde plus fort chaque jour. Du côté des hommes cela se traduit par des propos sexistes, des comportements transgressifs et d'abus à l'égard des femmes, comme si les revendications d'égalité des femmes étaient une attaque de leur intégrité, de leur identité masculine. Revendications féminines qui voient les femmes calquer un discours machiste, avec des propos agressifs réducteurs et réactionnels à l'égard des hommes, au nom d'une liberté bafouée. Plus que jamais les hommes et les femmes ne se comprennent pas, se font violence et multiplient les passages à l'acte au lieu de poser des actes citoyens ensemble. Dans une société qui tente l'effacement de la différence des sexes et des générations, il semble de plus en plus périlleux de se supporter dans des places différenciées porteuses d'égalité, d'accepter ce que l'altérité induit dans nos rapports humains. L'altérophobie est en passe de devenir la maladie de notre siècle, son fléau. Dans ce pamphlet vif et brillant Sophie Marinopoulos fustigent toutes ces petites philosophies du pénis, qui placent de manière très caricaturale la différence des sexes en dessous de la ceinture, alors qu'elle se situe dans notre propre rapport au manque donc à la parole. Ces petites violences ordinaires de regards sexistes en miroir sont tristement exacerbées dans des affaires médiatiques, telle l'actuelle affaire DSK qui a vu des postures caricaturales machistes et féministes. Elle retrace le combat des femmes qui a conduit à l'éclosion du féminisme, qu'elle définit comme un état d'être. Il est question de transmission et elle recommande d'éduquer nos enfants à un esprit féministe qui doit pouvoir en toute circonstance reconnaitre nos droits égaux. Le féminisme n'est pas un parti politique, mais un mode de vie qui se signifie chaque jour. Le féminisme est une éducation précoce à la vie relationnelle qui est transmis par les mères et les pères ensemble, dans un souci commun du respect, de l'égalité, de la dignité, des droits.

  • L'enfant, dès sa naissance, a un besoin vital de jouer pour entrer en contact avec son environnement. Jouer est sérieux car, en jouant, il construit sa santé relationnelle et affective. C'est avec son corps qu'il fera ses premières expériences ludiques, saisissant ensuite les objets, jubilant des émotions nouvelles qu'il produit et provoque en retour, répétant et rythmant ses découvertes ludiques.
    Grandir c'est se séparer : l'enfant doit sans cesse s'adapter à des situations nouvelles, situations sensorielles, émotionnelles, relationnelles, puis sociales et collectives. Ainsi jouer prend tout son sens allant des jeux de bouche, au caché-coucou, au cachecache, aux jeux de faire semblant, aux déguisements, aux stratégies de construction et enfin aux jeux sérieux à règles. Riche de toutes ses expériences ludiques l'enfant construit une estime et un amour de soi, une conscience de son corps puis de son être, de ses limites, créant une sécurité intérieure à l'origine de son autonomie.
    L'envie du bébé de comprendre le monde qui l'entoure deviendra plus tard l'envie d'apprendre, transformant le bébé-joueur en enfant-écolier.

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