• La briganta

    Maria Rosa Cutrufelli

    Sicile, printemps 1861. Au coeur de la tourmente qui secoue l'Italie, une jeune noble en habit d'homme, rejoint la bande de Spaziante, un ancien métayer de sa famille.

    La scène inaugurale, étonnamment froide, où Margherita enfonce une épingle à cheveux dans la gorge de son mari endormi, rejoint celle, paroxystique, où, moitié inconsciente, moitié provocatrice, elle accompagne les hommes dans un bordel de campagne. Le sang est partout, il donne sa pulsation au roman. Il lui confère cette atmosphère lourde, charnelle, comme tissée dans la toile d'araignée d'interdits, d'attirances et de répulsions qui tient prisonniers Margherita, Cosimo, Carmino et Antonia.

    Vingt ans plus tard, au fond du bagne où elle croupit, la « Briganta » entreprend le récit de sa vie : « Écrire ses Mémoires est chose audacieuse pour une femme, peut-être encore plus que d'aller mener une vie de brigand dans les montagnes. »

  • En 1793, les derniers mois de la vie d'Olympe de Gouges (1748-1793), auteure de la«Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne», sous la forme d'un récit où les voix d'une douzaine de narratrices s'entrecroisent. Cette femme de passions et d'idées fut jetée en prison sous la Terreur pour ses positions jugées non conformes, puis exécutée.

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