Bruno Doucey

  • Après Naissance de l'oubli, Jeanne Benameur aura attendu plus de vingt ans pour donner à lire un second recueil de poèmes. Comme si l'écriture poétique était le voyage d'une vie, comme si les mots, le souffle du poème, les noms égrenés au fil du temps étaient l'essence même de la littérature.
    Avec Notre nom est une île, la poésie n'est ni fleuve ni tempête, mais pesée du silence, paroles en archipel, murmures qui laissent entendre ce que les mots ne disent pas. L'écriture simple, limpide et épurée de Jeanne Benameur creuse l'écorce du doute, de la fragilité, pour y trouver la sève, ou le sel, d'un autre rivage. D'île en île, de visage en visage, de solitude en solitude, la poésie déplace les lignes d'horizon.

  • À l'origine, Passage des arts est le nom d'une petite rue de Paris, une de ces venelles quipermettaient autrefois d'aller d'un atelier d'artiste à l'autre. Bruno Doucey a-t-il donné ce nom à la collection qu'il vient de créer pour rappeler que la poésie relève de l'espace public, qu'elle est un lieu de rencontres, un passage, une passerelle entre les êtres? Oui, mais pas seulement.
    Les livres de la collection Passage des arts sont avant tout des livres de dialogue entre deux artistes, l'un poète, l'autre photographe, peintre, graveur ou musicien.
    Des livres dans lesquels les images de l'un font naître la poésie de l'autre, et inversement.
    Des livres ouverts comme des fenêtres aux ressources de l'imagination créatrice.

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