• « J'aime lever les yeux vers le ciel. Puis je regarde dans la rue et je pense à ce que le Flocon de neige Éternel m'a dit à propos des gens, et je me demande, où sont les héros qui roulent dans leurs chars à travers les rues ? J'ai pensé que la terre était remplie de héros, de bonheur, oh oui, comme maintenant, je ressens du bonheur, il y a juste une douce couche de neige fraîche qui m'effl eure les joues et des confrères flocons de neige déguisés en libellules qui me chatouillent le nez, et un enfant qui passait par là m'a fait deux mains et les a enfouies dans des mitaines en peluche rouge et jaune. Chaque jour de ma vie quelqu'un m'ajoute ou me soustrait quelque chose, je suis donc peut-être plus humain que je ne le crois ? »

  • Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature.
    Née en 1924, elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie. Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre. Elle est décédée en Nouvelle-Zélande en 2004. Un été à Willowglen constitue le deuxième volet de l'autobiographie Un ange à ma table.

  • Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature.
    Née en 1924, elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie. Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre. Elle est décédée en Nouvelle-Zélande en 2004. Le messager constitue le troisième et dernier volet de l'autobiographie Un ange à ma table.

  • Quatrième de couverture Issu d'une famille américaine modèle où les apparences, les illusions et la propreté règnent en maître, Talbot Edelman est obnubilé par l'agonie et la mort. Mais l'ordre de sa vie - une belle fiancée blonde et une chienne borgne - bascule lorsqu'il rencontre dans les rues de New York un vieux poète, Turnlung, venu d'un pays lointain. Confronté à une disparition qu'il devine imminente, Turnlung éprouve le besoin irrépressible de fonder une famille. C'est dans un enclos de Central Park Zoo qu'il trouvera une fille adoptive insolite : le petit d'une femelle bison... Janet Frame évoque longuement le pouvoir magique du langage et des mots, et met en scène deux hommes qu'un amour profond, ambigu et charnel lie l'un à l'autre.

  • Grace Cleave, une écrivaine néo-zélandaise "expatriée" à Londres, est en vacances dans le nord de l'Angleterre. Son hôte lui demande pourquoi elle a abandonné sa terre natale: "Vous ne voudrez jamais y retourner? - J'ai été officiellement déclarée folle en Nouvelle-Zélande. Y retourner? On m'y a conseillé pour mon salut de vendre des chapeaux." Janet Frame explore les thèmes du voyage, du retour, du mat du pays et de l'appartenance. Ecrit en 1963, Vers l'autre été est un texte d'une justesse exquise, précurseur et annonciateur de son autobiographie. Malgré la pression, Janet Frame n'a jamais consenti à faire paraître ce roman de son vivant, le trouvant trop "embarrassant personnellement", mais a toujours manifesté le désir d'une publication posthume.

  • « En 1951, la parution du recueil The Lagoon a été un événement important pour la littérature néo-zélandaise. La parole de son auteure y a été immédiatement perçue comme authentique, juste et personnelle et ces nouvelles ont annoncé l'entrée en scène d'une voix singulière : celle d'une jeune femme née en 1924 qui, diagnostiquée schizophrène [...], avait fait, durant huit années consécutives, de réguliers, longs et douloureux séjours en hôpital psychiatrique...» J.A. et N.R.

    « À marée basse [...] il n'y a pas de lagon, seulement une étendue de sable gris sale criblée de mares sombres d'eau de mer où l'on peut trouver une petite pieuvre si on a de la chance, ou bien la vieille maison d'un crabe mouchetée d'orangé ou bien l'épave engloutie d'un bateau d'enfant. Il y a un pont qui traverse le lagon d'où l'on peut observer les petites mares et voir sa propre image mêlée d'eau de mer et de joncs et de bouts de nuage. Et la nuit parfois il y a une lune sous l'eau, trouble et secrète. » J. F.

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