• « Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin.

    L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu ».

    Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près - peut-être l'oeuvre d'un serial killer -, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

  • L'île est le sommet émergé d'un vieux volcan sous-marin. Il s'est éteint il y a des millénaires. La lave a bouché l'orifice de sa cheminée. Comme il se trouvait à fleur d'eau, les coraux l'ont vite colonisé.

    En 1761, un navire français transportant une cargaison clandestine d'esclaves s'échoue sur une île perdue de l'océan Indien. Blancs et Noirs devront cohabiter pour survivre jusqu'au départ, sur un bateau de fortune, de l'équipage blanc, jurant de revenir. Quinze ans plus tard, il ne reste que huit survivants. Que s'est-il passé sur l'île ? Pourquoi la France les a-t-elle abandonnés ? Comment cet épisode a-t-il ébranlé les consciences au point de déclencher le combat des Lumières pour l'abolition de l'esclavage?

    Ce livre est fondé sur des faits réels historiques mis à jour par Max Guérout.

  • La fille à histoires

    Irène Frain

    Mon histoire avec ma mère est une histoire d'amour. Un amour à sens unique, le mien pour elle. Dès ma naissance, elle m'avait rejetée. Je m'inventais des mères de papier dans le silence du grenier. J'étais douée pour la survie. Elle avait un don inouï pour raconter, je suis devenue sa plus fervente écouteuse. Notre histoire est aussi celle de ma guerre pour conquérir son coeur. Et j'ai pu écrire ma vie.

  • fin 1923, sur la foi du récit d'un espion britannique et de vieux textes chinois, un américain, joseph rock, se lance à la recherche d'une montagne plus haute que l'everest. il espère y dénicher, au passage, une étrange tribu matriarcale: le royaume des femmes. entre chine et tibet, assure-t-il, vivraient les ultimes descendantes des amazones...
    depuis sa vienne natale, ce jeune séducteur a déjà bien roulé sa bosse. autodidacte surdoué et fieffé filou, il s'est introduit à harvard grâce à un faux diplôme de botaniste et ambitionne de devenir le journaliste vedette du national geographic. avec le même brio, il convainc patrons de presse et savants austères de financer sa folle expédition...
    après une longue enquête, irène frain ressuscite ici le parcours de joseph rock, cet explorateur génial, ce personnage attachant et cocasse, qui finit par mettre au jour une culture immémoriale, et même une écriture inconnue.

  • Quai des Indes

    Irène Frain

    • Fayard
    • 25 Août 1993

    " J'ai passé quatre ans en quête d'une étrangère, Phoolan Devi, une prisonnière. D'elle, j'avais pu me faire une idée moins floue à partir de quelques entretiens accordés juste après son arrestation: des propos où éclatait, à chaque phrase, une force inouïe.

    " Chaque fois que je pense à l'Inde, à présent, c'est elle que je revois, ses yeux de fauve, son dos dans le soleil, tout raidi par la superbe. Même dans la détresse _ la souveraineté. " I.F.

  • à jamais

    Irène Frain

    Tantôt fortes, tantôt fragiles, symboles de pouvoir, objets de désir, météores au parcours souvent tragique, elles furent toutes des figures d'exception.
    Rita Hayworth, Diana, Margaret d'Angleterre, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Daphné Du Maurier, Christina Onassis et Jacky Kennedy firent à la fois partie du peuple des hommes et de celui des Dieux. Sans doute est-ce pour cela qu'elles nous ont touchés, par cette particularité qui a fait d'elles à la fois des icônes et des femmes comme tout le monde. Entre gloire et tragédie, faste et anonymat, elles ont incarné, au-delà du mythe, cette angoisse terriblement enfantine : la peur de l'abandon et l'envie de séduire.
    Huit femmes, huit destins qui ont scintillé dans la nuit, trajectoires fulgurantes dont Irène Frain se fait l'écho, nous rappelant à leur inimitable présence.
    A jamais.

  • Irène Frain La Maison de la source C'est une petite maison bretonne avec un jardin et un puits. Une source coule par en dessous. Ici a grandi la romancière du Nabab, la journaliste à grand souffle de Devi. Un jour de juin 1998, se retrouvant devant le minuscule domaine, elle a eu l'idée de ce livre.
    Elle dit ici son enfance, tout simplement. Non pour l'étalage narcissique des souvenirs, mais parce que, la maturité venue, la femme pouvait enfin rejoindre la petite fille, et saisir tout ce qui a fait d'elle ce qu'elle est. Un milieu modeste et aimant, où le père, maçon, et la mère, couturière, veulent pour leurs enfants une vie moins dure que la leur. Et les images qui marquent une enfance : la machine à coudre maternelle, les abords du puits interdits, le chien abattu par un voisin...
    Irène Frain sait raconter les destinées extraordinaires, les drames de la passion, l'aventure. Nous lui découvrons ici un autre visage : intimiste, recueilli, serein dans la mémoire retrouvée.

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