• Cosima Nouv.

    Dernier texte de Grazia Deledda, paru en 1937 de manière posthume, «Cosima» est inédit en français. D'inspiration largement autobiographique, il rend compte de manière romancée de la vie de son autrice, depuis l'enfance jusqu'aux premiers succès d'écriture et au départ de Nuoro, sa ville natale, pour de plus vastes horizons. Un roman de formation précieux dans lequel transparaît déjà le fascinant pouvoir d'attraction d'une terre âpre et sauvage et des légendes aussi magiques que cruelles, sources de riches épopées populaires et terreau idéal pour toute l'oeuvre de l'autrice.

  • Après «Le Pays sous le vent», «Braises», «Dans l'ombre la mer» et «Elias Portolu», nouvelle réédition d'un titre du prix Nobel de littérature 1916. Dans une maison noble de Sardaigne, la famille, dont les petits-fils ont quelque peu dilapidé la fortune, a perdu de son aisance. Annesa, jeune fille  recueillie dans la demeure il y a des années et qui en est devenue la domestique, est l'amante clandestine du plus jeune petit-fils. Pour sauver l'honneur de cette famille, elle ne va pas hésiter à commettre un acte désespéré. Peuplé de descriptions des fêtes sardes et des légendes de l'île, ce roman exalte les traditions et le folklore insulaire avant de nous plonger dans un drame où il sera question de décadence, de transgression et de rédemption que Grazia Deledda anime avec vigueur à travers ses personnages aux sentiments tiraillés. Une preuve supplémentaire qu'elle est la grande romancière du monde sarde.

  • Après «Le Pays sous le vent» et «Braises», réédition d'un autre roman de cette auteure qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1926. Maria-Maddalena, jeune veuve, servante, est fière de la réussite de son fils Paulo, devenu le curé du village. Pourtant, elle s'inquiète et le soupçonne. En effet, un soir elle voit son fils quitter la maison en pleine nuit et découvre qu'il rejoint Agnese, une jeune femme très riche qui vit seule. Par peur du scandale et du péché, elle l'exorte à renoncer à voir la jeune femme. Grazia Deledda expose ce dilemme moral et sentimental avec une intensité narrative maximale. Restituant l'atmosphère typique des villages de la Sardaigne, elle sonde avec sensibilité et subtilité les mouvements des âmes de ses personnages.

  • Anania, "fils de la faute", abandonné à l'âge de sept ans, garde peu de souvenirs de sa mère : l'image floue de ses cheveux noirs et de ses yeux clairs, et une étrange amulette attachée autour de son cou.
    Il grandit dans le moulin de son père, connaît ses premiers émois amoureux, part faire ses études, traverse la mer. mais une ombre le hante, une obsession le travaille : retrouver cette mère perdue qu'il aime et qu'il hait, qui lui fait honte, qu'il veut sauver. il quitte son île, terre d'exil et de songes, son île abandonnée, et cherche sa mère, son âme, sa vie. entre les pleurs et les doutes, l'orgueil et la pitié, anania fait l'apprentissage de la maturité et découvre, sous la cendre de son passé, l'étincelle de l'espérance.


  • publié en 1985 ; les tentations de grazia deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix nobel de littérature en 1926.
    on y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire elias portolu et la madre en 1920. la diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde : paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes.
    mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au " poids du monde ", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.

empty