• Photographie et société

    Gisèle Freund

    • Points
    • 1 Février 1974

    La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne.
    Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. elle préside à tous les événements, privés ou publics. on lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. en fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations.
    C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.

  • "La présente étude porte sur l'importance immense de la photographie en tant que procédé de reproduction et, en particulier, sur le rôle qu'elle a joué à ses diverses phases dans l'évolution du portrait.
    En étudiant un moment de l'histoire de la photographie, nous essayons de mettre en lumière l'histoire de la société bourgeoise de l'époque correspondante, afin de démontrer, par un exemple concret, les relations qui rendent l'art et la société dépendants l'un de l'autre. La photographie a pris droit de cité dans la vie courante, et c'est un de ses traits les plus caractéristiques que d'être reçue également dans toutes les couches sociales.
    C'est en cela que réside sa grande importance politique".


  • comment l'arrivée d'hitler au pouvoir fait d'une jeune sociologue exilée une photographe bientôt mondialement célèbre, c'est ce que gisèle freund nous raconte ici.
    photographe des écrivains, grand reporter, elle s'intéresse avant tout aux individus, aux visages. avec son outil, qui nous apparaît aujourd'hui d'une modernité inégalée, elle devance toujours d'une longueur son époque. des années 30 aux années 60, émaillé d'anecdotes, de paysages, de portraits de célébrités ou d'inconnus, ce texte est l'histoire d'un des regards les plus éveillés du xxe siècle.

  • Autobiographie illustrée.

    Gisèle Freund (1908-2000) est universellement connue pour ses reportages et ses portraits de James Joyce, Adrienne Monnier, Colette, André Malraux, André Gide, Jean Cocteau, Virginia Woolf... Dans cet ouvrage, elle livre pour la première fois à Rauda Jamis son étonnant parcours dans ce siècle à travers le monde.

    « Un visage explique un être humain. Or, en se regardant soi-même, on ne se voit pas tel qu'on est. D'abord parce que dans un miroir, on se voit à l'envers, et puis parce qu'on est fondamentalement gentil avec soi-même. À la réflexion, on se trouve plutôt bon, et pas si mal que ça, et on s'accroche à l'illusion que son visage reflète ces espoirs... Je n'ai jamais cessé de vouloir comprendre ce qui se trouvait derrière un visage. » G.F.

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