Sciences humaines & sociales

  • Elisabeth Badinter XY De l'identité masculine Le mouvement des femmes a fait voler en éclats toutes les idées traditionnelles sur virilité et féminité. Longtemps la masculinité a paru aller de soi. Chaque homme se devait de ressembler à un idéal bien campé dans la culture. Désormais, au contraire, les hommes sont amenés à s'interroger sur une identité que la formule chromosomique XY ne suffit pas à définir.
    Dépassant la vieille querelle du féminisme contre phallocratie et machisme, Elisabeth Badinter dessine, dans cet essai, les contours encore flous du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer, et qui cessera enfin de refouler une part essentielle de lui-même.
    Prélude à une nouvelle harmonie des sexes ?

  • " L'amour maternel est-il un instinct qui procéderait d'une " nature féminine ", ou bien relève-t-il largement d'un comportement social, variable selon les époques et les moeurs ? Tel est l'enjeu du débat qu'étudie Elisabeth Badinter, au fil d'une très précise enquête historique menée avec lucidité mais non sans passion.
    L'Amour en plus, un livre passionnant, dérangeant. "

  • Trente ans après L'Amour en plus, le naturalisme - qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel - revient en force.
    À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfant, c'est qu'elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?Élisabeth Badinter met le doigt sur de vraies questions et fait mouche.
    Weronika Zarachowicz, Télérama.

  • Fausse route

    Elisabeth Badinter

    Réflexions sur 30 années de féminisme. Toujours de grande actualité.

  • Au mitan du XVIIIe siècle, l'infant Philippe de Parme choisit pour son fils unique Ferdinand, âgé de 6 ans, un modèle d'éducation sans précédent. Désirant en faire un prince moderne, sa mère Louise Elisabeth , fille de Louis XV, lui donne pour instituteur l'élite des philosophes français. Convaincus que l'éducation fait l'homme, ils vont pouvoir expérimenter sur lui le bien fondé de la théorie des Lumières. Elisabeth Badinter raconte magnifiquement cette expériecne, qui va sa solder par un échac , en démontrant que les valeurs les plus justes peuvent s'inverser en leur contraire si le maître qui les transmet reste sourd au désir de l'enfant.

  • Les savants et les philosophes qui constituaient auparavant la République des Lettres écrivaient principalement pour convaincre leurs pairs. Ils dépendaient du pouvoir et des grands. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois "passions" successives qui ont fait l'objet de cette trilogie d'Elisabeth Badinter. Dans les deux premiers volumes, qui évoquaient respectivement "le désir de gloire" et "l'exigence de dignité", nous avons vu les intellectuels solliciter les applaudissements du public puis revendiquer à la fois leur indépendance à l'égard des grands et un statut d'autorité morale. Dans le dernier volume que nous publions ici, on observe la naissance de la troisième grande passion intellectuelle : "la volonté de pouvoir". Dans les années 1760, l'aura des philosophes est telle qu'ils sont de plus en plus courtisés par les rois et les princes étrangers. On recherche leur onction pour se faire une réputation de souverain éclairé. Ils se rêvent conseillers du prince, voire souhaitent entrer eux-mêmes en politique... Diderot, d'Alembert, Helvétius ou Voltaire vont mesurer, chacun à sa façon, les limites de leur pouvoir. Philosophe, observatrice de l'évolution des mentalités et des moeurs, Elisabeth Badinter clôt ici sa réflexion sur ces "passions intellectuelles" du siècle des Lumières qui sont encore les nôtres aujourd'hui.

  • Petite-fille de Louis XV et de Philippe V d'Espagne, Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763) est une femme exceptionnelle, qui appartient au club très fermé des princesses philosophes. Mariée en 1760 au futur empereur Joseph II, elle séduit toute la famille impériale et tombe elle-même éperdument amoureuse de sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Ses lettres et ses petits billets, qui ressemblent aux courriels de notre siècle, révèlent un caractère, des sentiments et une intelligence hors du commun; ils lèvent aussi le voile sur certains secrets de la cour de Vienne.

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