• Ce livre dense, foisonnant et fascinant, amalgame et articule autour d'un roman intitulé " femmes libres " les quatre carnets du journal d'anna : le noir, le rouge, le jaune et le bleu, parce que anna éprouve le besoin de séparer les choses qui " font " son existence.
    Et partout, des exigences, des pressions intérieures et extérieures amènent anna à abandonner ses carnets, l'un après l'autre. c'est alors que, de leurs fragments entremêlés, peut surgir quelque chose d'autre, un texte neuf : " le carnet d'or ".
    Reflétant les grands courants politiques, sociaux et psychologiques de notre époque, analysant avec une rare acuité les rapports entre les femmes et les hommes, le carnet d'or nous offre une vision profonde et vivante, et aussi très révélatrice de l'expérience féminine moderne.

    Parmi les romans de doris lessing, remarquables d'intelligence, de passion et d'originalité, le carnet d'or, prix médicis étranger, se détache comme le plus important.

  • Faut-il qu'à chaque conflit de société notre esprit critique cède le pas à la frénésie générale ? Les partis politiques sont-ils condamnés à reproduire les mêmes schémas qui précipitent leur perte ? Devons-nous rester passifs devant les nouvelles technologies qui poussent de plus en plus loin la manipulation et le contrôle des citoyens ? Autant de questions posées par Doris Lessing dans ces six conférences données dans les années quatre-vingt, qui répondent pourtant précisément aux défis du XXIe siècle. Elle exhorte chacun de nous à prendre conscience des lois qui nous gouvernent pour que nous puissions enfin nous affranchir des loyautés aveugles, de l'obéissance aux slogans, aux chefs, aux émotions collectives. Déployant avec éloquence son franc-parler habituel, la lauréate du prix Nobel de littérature prouve une nouvelle fois sa force visionnaire dans ce livre à l'écho aussi puissant que déconcertant.

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse d'une auteure qui a elle-même appris à lire le monde autrement. Depuis la vie sexuelle de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces études abordent un très grand nombre de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, Le temps mord offre le portrait unique en son genre de l'une des romancières les plus talentueuses de notre époque.

  • Aux confins de l'univers, à l'ultime périphérie de l'influence canopéenne, la planète Volyen et ses lunes - Volyenadna et Volyendesta - abritent des empires mouvants, instables et délétères. Puisque les luttes de pouvoir gangrènent continuellement l'évolution de ces territoires, Sirius et Shammat, les deux empires rivaux de Canopus, profitent de la détresse des habitants pour tenter d'étendre leur domination sur ces trois astres ainsi que sur deux planètes environnantes.
    La situation est si critique que Canopus ne peut rester indifférente.
    Commence dès lors une guerre de propagande, une guerre de langue et de croyance. Une guerre pour la liberté de pensée.
    Ce récit crépusculaire décortique les excès et les manipulations du langage, mais aussi sa puissance invocatrice ou ses effets sur l'esprit, à travers le rapport de Klorathy, l'émissaire canopéen venu s'enquérir d'Incent, un agent victime d'une attaque de « Rhétorique ». Autour d'eux, alors que menace l'emprise de Sirius sur les terres volyennes, c'est tout un monde qui s'affronte par la parole afin de céder ou de conquérir son indépendance.
    Au fil d'une fable éminemment politique sur les mots et leur pouvoir, Doris Lessing transforme ce roman en un reflet parfois satirique de nos sociétés, constituant le sommet de son cycle.

  • On retrouve Ben Lovatt, le garçon du«Cinquième enfant», trois ans plus tard à l'âge de dix-huit ans. Après plusieurs aventures, Ben, exploité, abandonné, enfermé, objet de toutes les convoitises et de toutes les incompréhensions, trouvera-t-il sa place dans le monde tel qu'il est ?

  • La romancière raconte son enfance et ses relations tumultueuses avec sa mère, à travers les thèmes des désillusions de l'amour, du fossé entre fantasme et réalité, et de la démission des hommes.

  • Alfred et Emily « Je crois que la colère ramenée des tranchées par mon père s'est emparée de moi très tôt et ne m'a plus jamais quittée. Les enfants ressentent-ils les émotions de leurs parents ? La réponse est oui, nous les ressentons. Et voilà un héritage dont je me serais bien passée. À quoi bon tout cela ? C'est comme si cette vieille guerre imprégnait ma mémoire, ma conscience. » Doris Lessing, prix Nobel de littérature, explore la vie de ses parents, tous deux abîmés de manière irrévocable par la Grande Guerre. Elle imagine tout d'abord la vie plus heureuse qu'ils auraient pu bâtir si la guerre n'avait pas eu lieu, avant de se livrer à un examen cinglant de leur couple tel qu'il fut en réalité dans l'ombre pesante de cette guerre. « Aujourd'hui encore, je m'efforce d'échapper à cet héritage monstrueux, pour être enfin libre », confie Doris Lessing. Avec Alfred et Emily, c'est très exactement ce qu'elle fait, et de manière éclatante.

  • Doris Lessing
    Nouvelles africaines *
    Le soleil se lève sur le veld

    C'est dans le souvenir de ses années passées en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) que l'auteur des Enfants de la violence et du Carnet d'or a puisé la matière de ces nouvelles. Noirs asservis et humiliés - les uns se résignant, les autres se réfugiant dans un silence hostile -, Afrikaners et Anglais, colons opulents, « petits Blancs » paupérisés redoutant de tomber au niveau des Noirs : à travers une foule de personnages parfois tragiques, parfois dérisoires, campés en quelques pages avec un art parfait, Doris Lessing donne un tableau saisissant de l'Afrique australe des années 1970.
    Ce premier volume des Nouvelles africaines réunit neuf textes : « Le vieux chef Mshlanga », « Le soleil se lève sur le veld », « Pas de sorcellerie à vendre », « La seconde hutte », « Le fléau », « L'arrivée des De Wet à Kloof Grange », « Le petit Tembi », « La ferme du Vieux John », « George le Léopard ».

    Sans une once d'emphase, avec la densité, le frémissement et l'extrême finesse d'une écriture capable de saisir les émotions les plus subtiles, les réactions les plus complexes, Doris Lessing vient de peindre le portrait inoubliable et insupportable de la lèpre raciste.
    Pierre Lepape, Télérama.

  • Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision.

  • Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l'arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d'une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l'impuissance et de la culpabilité.
    La romancière du Carnet d'or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l'envers et le non-dit des relations familiales.

    Un véritable tour d'écrou. Doris Lessing semble possédée d'une indignation, d'un humour ambigu, aussi forts, aussi libres qu'à ses débuts.

  • Anglais THE FIFTH CHILD

    Doris Lessing

    • Flamingo
    • 1 Septembre 1989

    This novel tells the story of two people who want the same things - fidelity, love, family life and a stable home. They are out of line with the fashions of the 60s, but life seems to smile on them until Harriet's fifth pregnancy, when everything starts to go wrong...

  • Doris Lessing
    Nouvelles africaines **
    L'hiver en juillet

    C'est dans le souvenir de ses années passées en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) que l'auteur des Enfants de la violence et du Carnet d'or a puisé la matière de ces nouvelles. Noirs asservis et humiliés - les uns se résignant, les autres se réfugiant dans un silence hostile -, Afrikaners et Anglais, colons opulents, « petits Blancs » paupérisés redoutant de tomber au niveau des Noirs : à travers une foule de personnages parfois tragiques, parfois dérisoires, campés en quelques pages avec un art parfait, Doris Lessing donne un tableau saisissant de l'Afrique australe des années 1970.
    Ce deuxième volume des Nouvelles africaines réunit
    quatre textes : « L'hiver en juillet », « Un toit pour le bétail des Hautes Terres », « L'Eldorado », « La fourmilière ».

    Sans une once d'emphase, avec la densité, le frémissement et l'extrême finesse d'une écriture capable de saisir les émotions les plus subtiles, les réactions les plus complexes, Doris Lessing vient de peindre le portrait inoubliable et insupportable de la lèpre raciste.
    Pierre Lepape, Télérama.

  • En 1949 débarque à Londres une jeune femme, avec son enfant de deux ans et demi et le manuscrit d'un premier roman. Ayant rompu deux mariages successifs, sans argent, en révolte contre les préjugés et l'hypocrisie, elle va forger son destin de femme et d'écrivain.
    Dans ma peau, premier volume de l'autobiographie de Doris Lessing, évoquait son enfance rhodésienne, ses tribulations de jeune fille en rupture avec son milieu. De son arrivée à Londres à la publication du Carnet d'or (1962), qui l'imposera comme une romancière majeure, elle va vivre la bohème, connaître des amours tumultueuses, écrire passionnément, fréquenter les milieux du théâtre, se vouer à un idéal politique qui pourra la décevoir mais dont elle n'oublie pas la grandeur et la générosité.
    C'est un après-guerre en clair-obscur, marqué par le redressement économique, l'affrontement des super-puissances, une vie intellectuelle foisonnante, qui revit dans ces pages où Doris Lessing nous livre, avec sa sincérité coutumière, ses convictions sur l'amour, la littérature, l'argent, la société, la mémoire.

    Ce livre est l'histoire d'un combat. Le combat d'une femme qui, peu à peu, refusera les rôles sociaux, sexuels, politiques qu'on lui impose, pour devenir romancière. C'est-à-dire une rebelle.
    André Clavel, L'Express.

  • Le rêve le plus doux

    Doris Lessing

    Femmes hors du commun, julia, la doyenne de la famille, et frances se battent pour leurs enfants.
    A travers l'histoire de la famille lennox, doris lessing évoque la jeunesse des années 1960, celle qui, au sortir de deux guerres mondiales, voulut briser les vieilles chaînes et revendiquer sa liberté. étaient-ils des idéalistes romantiques ou une génération meurtrie ? un témoignage exceptionnel d'un des plus grands écrivains vivants de notre temps.

  • Les Enfants de la violence, premier volume d'une grande fresque romanesque de Doris Lessing, auteur du Carnet d'or, nous entraîne dans l'univers à la fois violent et feutré de l'Afrique australe, à la veille de la seconde guerre mondiale. Martha, adolescente partagée entre une soif d'absolu et un besoin de conformisme, se fraie un chemin difficile parmi les adultes épris d'ordre et les jeunes révolutionnaires cyniques, dans un monde clos que rien ne semble pouvoir atteindre. « Son portrait de femme est l'un des plus vrais que la littérature contemporaine nous ait donnés. »

  • Recueilli dans la rue, sans qu'aucun indice permette de savoir qui il est ni d'où il vient, un amnésique est pris en charge par une équipe de psychiatres.
    Il croit être ulysse, jason ou sindbad, et en de longs monologues il raconte le souvenir d'expériences dans un monde inconnu, fait de contrées improbables aux habitants singuliers.
    Dans ce roman, l'un des plus étonnants qu'elle ait donnés, l'auteur du " carnet d'or " et des " nouvelles africaines " a poussé jusqu'à une véritable " science-fiction intérieure " l'investigation des territoires inconnus de l'esprit humain, au coeur de la folie.

  • La caisse de livres est descendue du camion, et souvent reçue avec des larmes.
    " Tous ces livres ? Pour nous ? Rien que pour nous ? " La bibliothèque est peut-être une petite case, équipée de quelques rayonnages, mais le plus souvent c'est une planche posée sur de vieilles caisses. Sur ces planches, les livres sont disposés avec déférence. Un bibliothécaire a été choisi pour son honnêteté tout autant que pour ses cinq ou six années de scolarité. Un cahier auquel est attaché un crayon servira à enregistrer les emprunts.
    Mais il n'y a pas que ce village, d'autres villages voisins profiteront eux aussi de cette manne. Ils ont déjà dépêché des émissaires : s'il vous plaît, partagez vos livres avec nous. Mais il n'y a que cinquante volumes, peut-être une centaine. Doris Lessing.

  • Doris Lessing, auteur majeur de la littérature anglophone contemporaine, a marqué le XXe siècle car elle a, peut-être plus que tout autre, intimement lié sa vie et son oeuvre. Tous les grands mouvements de société, du féminisme à l'engagement humanitaire ou révolutionnaire, des relations hommes-femmes ou filles-mères aux questions du vieillissement et de l'accomplissement de soi, ont trouvé écho dans ses écrits. Ce volume de la Pochothèque réunit cinq romans de Doris Lessing sur le thème des "Destins de femme" autour de son oeuvre la plus célèbre, Le Carnet d'Or, L'Ete avant la nuit, Journal d'une voisine, Si vieillesse pouvait et La Terroriste.

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