Seuil

  • Cest une part importante de l'½uvre qui se trouve conservée dans les archives de la presse française. Une part qui échappait jusquà présent aux nombreux lecteurs de lécrivain. Une part dautant plus significative que Colette se sert souvent de la presse comme dune sorte de banc dessai, esquissant dans ses chroniques des thèmes et des idées quelle développera ensuite dans son ½uvre romanesque ou autobiographique ; et quelle ne considérait pas cette activité journalistique comme une besogne alimentaire, mais comme un pan de son ½uvre. De sorte quon y retrouve les mêmes bonheurs décriture, la même alacrité. Ces articles qui, pour l'essentiel, datent des années 1930 et début 1940, montrent une Colette en prise directe avec son époque. Quil sagisse dun procès dassises, de la traversée inaugurale du paquebot Normandie, de la représentation dune pièce de Guitry, dun portrait du Président de la République Albert Lebrun, dune séance de music-hall avec Mistinguett, on sapercevra quaucun spectacle terrestre ne la laisse indifférente. Acuité du regard, précision du style, souci du lecteur, bonne longueur ni trop long ni trop court. Quelle meilleure définition du journalisme pourrait-on donner ?

    Gérard Bonal est spécialiste de Colette et reconnu comme tel, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, il est également président de la société des Amis de Colette. Frédéric Maget, professeur de français, est lauteur de nombreux écrits sur Colette dont il a également édité les Lettres à Missy (Flammarion, 2009)


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