• Avant l'été

    Claudie Gallay

    Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c'est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s'envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein de promesses d'avenir.

  • Un jour de grande tempête sur la pointe de la Hague, Lambert revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, intriguée par cet homme, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade et mettre au jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg. Grand Prix des lectrices de«Elle» 2009.

  • Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures. Après Les Déferlantes, qui lui a apporté la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay continue d'explorer les mystères enfouis au creux de chaque vie.

  • Mon amour ma vie

    Claudie Gallay

    Un cirque à bout de course bloqué au bord du périphérique. La famille Pazzati qui vit dans des camions. Dan, l'enfant du clan, sait toutes les mauvaises choses qui guettent quand on est Rom, mais aussi les belles que la vie invente : le feu, les saucisses grillées, le regard de Mam'.
    Dan, jeune Rom d'une douzaine d'années, est le dernier rejeton de la famille Pazzati, une vieille famille du cirque en bout de course. Il y a Pa', Mam', et les trois oncles, échoués sur un bout de terrain vague, en bord du périphérique d'une grande ville. La bâche du cirque est trouée, depuis longtemps on ne donne plus de spectacles. Il n'y a rien d'autre que les conversations le soir autour du feu de camp où l'on se rappelle le temps de la splendeur, en mangeant des sardines à l'huile ou des saucisses grillées.
    Dan voudrait de l'amour, celui de sa mère qui est si belle quand elle relève ses jupes et fait ralentir les camions sur le périph. Mais Dan ne sera jamais un vrai Rom, comme son père, qui est combinard et voleur. Il ne sait pas jongler, il ne sait pas se battre, il sait juste parler à Petit Max, son frère mort qui est réfugié en lui, et caresser sa guenon, Tamya, avec qui il partage tout, l'odeur, les maladies et l'espoir de voir un jour la mer.
    Comme dans L'Office des vivants, son premier roman, Claudie Gallay met en scène une famille en perdition, cette fois-ci une famille Rom, réfugiée en marge d'un monde urbain auquel elle n'appartient pas. Elle le fait avec une écriture âpre, économe de ses moyens, laissant échapper ainsi toute la violence de ces destins perdus.

  • Au village, on l'appelle l'Anéanti, parce que sa maison va bientôt disparaître avec la falaise qui s'effrite. Quand il en a marre des zéros à l'école et des claques de sa mère, il va retrouver Paulo et sa grande soeur, qui le fait rêver à l'amour. Un roman tendre et douloureux, par l'auteur des "Déferlantes" (Grand prix des lectrices de Elle 2009).

    L'école, on l'appelle l'Anéanti. Pas seulement parce qu'il collectionne les zéros : sa maison, à l'écart du village, est menacée d'être engloutie par une falaise qui s'effrite peu à peu. Et alors que tous - autorités, voisins, famille - conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s'accrochent à leur chez-eux. La mère surtout qui, depuis que la falaise menace, porte ses bijoux en permanence, et s'enfonce dans son refus et dans la dépression. Alors, pour l'Anéanti, il reste le plaisir des promenades avec son copain, Paulo, l'amour transi qu'il porte à la soeur de ce dernier, plus âgée de trois ans, dont il admire la mobylette et jalouse les amoureux. Il y a les samedis passés à la ferme des grands-parents, les parties de pêche et les soins donnés aux animaux, quelques jours de vacances à la mer, avec ses grands-parents qui ne l'ont jamais vue. L'Anéanti, garçon pas comme les autres, qui tape des pieds et des jambes dans son lit la nuit, attend avec fatalité le jour où sa maison disparaîtra dans un grand trou.
    Dans Les Années cerises, on retrouve l'attention et l'immense tendresse que porte Claudie Gallay aux personnages en marge et aux enfants trop sensibles : à la fois paumé et combatif, son héros est porté par un style simple et doux, composant une voix qui sonne juste et touche au coeur.

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