• Benoîte Groult Ainsi soit-elle On a longtemps pris la parole de l'homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l'intelligence, comme l'organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité. Il faut que les femmes crient aujourd'hui. Et que les autres femmes - et les hommes - aient envie d'entendre ce cri. Qui n'est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à écouter ce qu'ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir. B. G.

  • Benoîte Groult Les Vaisseaux du coeur Exhortation provocante, triomphante, à la passion physique capable de balayer toutes les différences sociales, culturelles, les entraves conjugales, l'éloignement, le temps, Les Vaisseaux du coeur de Benoîte Groult est la plus fabuleuse des histoires d'amour.
    Claire Gallois, Le Magazine littéraire.

    Elle a osé appeler un chat un chat, et ce roman n'a pas fini de faire scandale (...). Pourtant, ne croyez surtout pas qu'il s'agisse d'un roman « leste ». C'est tout simplement une superbe histoire d'amour.
    Danièle Mazingarbe, Le Figaro Madame.

    Au fond, un tel succès, auprès du grand public, n'est point surprenant quand on explore ce récit, conduit par une voix qui se veut à la fois imprudente et sincère. Benoîte Groult nous parle d'amour ; elle dresse le portrait d'une liaison clandestine, sensuelle, implacable.
    Nicole Brehal, Le Quotidien.

    Il ne faudrait pas voir pour autant dans Les Vaisseaux du coeur une sorte de roman « volontariste », affirmant sans nuance que la liberté d'aimer « sauve » de tous les maux. Il suffit de lire les belles pages sur la vieillesse, vers la fin du livre, pour s'apercevoir que Benoîte Groult n'a pas perdu, dans une prétendue « pornographie », sa lucidité.
    Josyane Savigneau, Le Monde.

  • ni dieu ni diable, moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée.
    elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. ainsi marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, découvrira qu'on souffre comme au temps de racine même si on a signé le contrat de sartre et beauvoir. mais moïra lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée avec un irlandais un peu fou, un peu poète. sa mère alice, quatre-vingts ans, journaliste féministe de choc, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse.
    un défi osé que moïra l'aidera à relever avec panache. la touche étoile est une leçon des ténèbres, dite sur le ton de l'allégresse. le roman émouvant et drôle de plusieurs générations de femmes.

  • Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une "Déclaration des Droits de la Femme" qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal.
    Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal. Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière

  • Tant que je saurai où demeurer, tant que je serai accueillie en arrivant par le sourire de mes jardins, tant que j'éprouverai si fort le goût de revenir et non celui de fuir ; tant que la terre n'aura perdu aucune de ses couleurs, ni la mer de sa chère amertume, ni les hommes de leur étrangeté, ni l'écriture et la lecture de leurs attraits ; tant que mes enfants me ramèneront aux racines de l'amour, la mort ne pourra que se taire. Moi vivante, elle ne parviendra pas à m'atteindre. B. G. Benoîte Groult publie enfin son autobiographie : d'une enfance privilégiée dans les années 1930 à l'engagement féministe, d'un mariage bourgeois au contrat de liberté, l'auteure de La Touche étoile raconte ici sa traversée de la vie comme une perpétuelle évasion.

  •  Neuf personnages qui s'embarquent pour un tour du monde en bateau.
    Le drame d'une femme vieillissante qui, par peur de lasser l'homme qu'elle aime, risque de le perdre. Le problème d'un homme de quarante ans qui découvre, à la suite d'un infarctus, qu'il ne supporte plus son métier, sa femme, ses cinq enfants. Le malaise d'un garçon de vingt ans qui fuit Paris et le luxe familial pour aller chercher au loin des raisons de vivre. La Part des choses, c'est la vie de tous ces personnages qui, sortis de leur cadre familier, révèlent â leurs vraies angoisses, leurs réelles raisons d'espérer. Mais c'est aussi et surtout l'histoire d'un couple arrivé à l'âge où l'on fait la part des choses : le passé vécu à deux, les enfants, la maison de vacances, les séparations, les mensonges, la tragédie même.


       En Australie, à Nouméa, à Bénarès ou Tahiti, délivrés de toute servitude, nos personnages se retrouvent tous face à eux-mêmes. A Tahiti surtout où la facilité de vivre abolit les contraintes. C'est là que tous découvrent leur destin, un destin que la plupart d'entre eux n'avaient pas soupçonné.

  • Beaucoup d'hommes qui se disaient éclairés, ardents défenseurs de la Femme, n'ont fait qu'aménager, sous la pression des événements, une situation dont ils s'accommodaient fort bien et dont - fait le plus grave - ils ne voyaient pas l'aspect scandaleux. Quelles qualités rares a-t-il fallu aux quelques-uns qui ont voulu dépasser l'image traditionnelle de l'épouse dévouée, gardienne du foyer, pour penser à elle comme à un être humain à part entière ? Ces qualités rares, ce sont elles que nous voudrions mettre en lumière, en écoutant d'un peu plus près ces précurseurs trop souvent oubliés, moqués ou méconnus, qui s'appelaient Poullain de La Barre, Condorcet, Fourier, Stuart Mill et qui méritent bien d'entrer au Panthéon, si peu encombré, des féministes. Benoîte Groult.

  • Journal amoureux Nouv.

    " J'ai toujours su que ce Journal amoureux existait ; même si je ne l'avais jamais lu ni même vu... Ma mère m'en avait parlé. C'est Paul qui en a eu l'idée pour l'aider à prendre confiance en elle, et en son talent, auquel elle ne croyait guère à l'époque. Pourtant, elle vivait depuis toujours, dans et par les mots : elle tenait son journal intime et entretenait une nombreuse correspondance, amicale puis amoureuse, dans une famille où tout passait et se réglait par des lettres...
    De là à penser publier, il y avait un pas qu'elle ne se décidait pas à franchir. Alors Paul a eu cette idée épatante d'écrire ce journal, chacun prenant la parole à tour de rôle pour raconter leur quotidien. C'était d'autant plus généreux de sa part qu'il n'a jamais tenu un journal de sa vie et que c'était même contraire à sa nature. Maman lui rendait souvent hommage pour cette initiative - et elle n'avait l'hommage facile pour personne ! ", Blandine de Caunes.

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