Plon

  • La pensée sauvage

    Claude Lévi-Strauss

    • Plon
    • 1 Novembre 1983

    " la pensée sauvage " et non " la pensée des sauvages ".
    Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement.
    Lévi-strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres " sauvages " comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales.
    Publiée au milieu des années cinquante, " la pensée sauvage " est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.

  • Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd'hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l'Histoire, en interrogeant sa propre identité, en sondant sa personnalité, en révélant aussi d'incroyables secrets familiaux. De chapitre en chapitre se noue, à travers le temps, les douleurs, l'espoir, la peur, un intense dialogue entre générations.
    Ce livre, bien-sûr, évoque l'horreur de l'entreprise concentrationnaire nazie. Mais, surtout, il surprend et inspire par les histoires dans l'Histoire qu'il développe. Par quel miracle certains, dans les conditions de vie inhumaines d'un camp, réussissent-ils à faire preuve de la plus grande humanité ? Quel sens des valeurs a pu pousser une mère et sa fille internées dans le même camp à offrir leur trésor - un morceau de chocolat - à Hélène lorsque celle-ci n'avait plus de forces mais était sur le point d'accoucher en cachette ? Et pourquoi Yvonne bébé ne pleura-t-elle jamais durant les six mois vécus dissimulée dans le baraquement du camp, ne poussant son premier cri qu'après la libération de celui-ci ? L'instinct de survie explique-t-il tout ?
    Je suis née à Bergen-Belsen révèle ce qu'il y a de plus terrible et contrasté dans l'être humain : sa barbarie comme son humanité.

  • La sorcière et l'Occident

    Guy Bechtel

    • Plon
    • 14 Novembre 2019

    Qui étaient les sorcières, ou qualifiées comme telles ? Lançaient-elles vraiment des sorts ? Habitaient-elles les villes, les campagnes ? Étaient-elles toutes des femmes âgées ? Pourquoi, surtout, après les avoir tolérées de longues années, les tuait-on un jour ? Ces questions ont toujours embarrassé les historiens, qui laissaient volontiers le sujet aux romanciers.
    Dans la perspective large de Guy Bechtel, la liquidation massive des sorcières est liée à l'émergence de la modernité religieuse et sociale du continent, phénomène d'exclusion parmi d'autres dans une vaste histoire de la persécution qui n'a pas fini de produire des purifications ethniques ou politiques.

  • La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXème siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, au coeur de la monarchie austro-hongroise et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Phénomène urbain, la psychanalyse est une révolution de l'intime, fondée sur l'actualisation des grands mythes de la Grèce antique. Elle annonce que l'homme, tout en étant déterminé par un destin, peut se libérer de ses chaînes pulsionnelles grâce à une exploration de lui-même, de ses rêves et de ses fantasmes. Une nouvelle médecine de l'âme ? Certes, mais aussi un défi au monde de la rationalité. Cette discipline étrange a été injuriée autant par les religieux fanatiques que par les régimes totalitaires ou les scientistes forcenés, soucieux de réduire l'homme à une somme de circonvolutions cérébrales. Mais elle a été aussi tristement adulée par ses adeptes qui ont souvent contribué à son abaissement à force de jargon.
    Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses - classer, réfléchir, distinguer, nommer - afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de théâtre, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. J'ai donc traversé des villes et des musées, rencontré des personnages et des thèmes qui me sont familiers et que j'aime particulièrement. De Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La conscience de Zeno, Le deuxième sexe, Sherlock Holmes, Hollywood, Göttingen, Jésuites, La lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose.

  • Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère « ordinaire » au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison, Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • La potière jalouse

    Claude Lévi-Strauss

    • Plon
    • 1 Octobre 1985

    Que peut-il y avoir de commun entre un oiseau insectivore, l'art de la poterie, et la jalousie conjugale ? Entre les spéculations des sauvages et celles des psychanalystes ? Entre une tragédie de Sophocle et une comédie de Labiche ? Et que signifie au juste le verbe « signifier » ? Telles sont les questions auxquelles un parcours plein de fantaisie à travers les mythes des deux Amériques permet d'offrir quelques réponses.

  • La femme qui résiste

    Anne Lauvergeon

    • Plon
    • 12 Avril 2012

    L'été dernier, la femme française la plus puissante du monde selon la presse anglo-saxonne, appelée à l'aide par les Japonais après la catastrophe de Fukushima, est remerciée par Nicolas Sarkozy.
    Dans La Femme qui résiste, Anne Lauvergeon raconte l'aventure de la création d'Areva, une des grandes entreprises industrielles françaises, et de son développement. C'est l'histoire d'une femme dans un monde d'hommes. C'est l'histoire d'une femme courageuse qui n'a pas eu peur de résister jusqu'au bout à la pression d'intérêts particuliers. L'auteur dévoile ici le fonctionnement, les manoeuvres et les coups tordus d'un système qui a perdu le sens du long terme et des atouts stratégiques de notre pays.

  • Qui ne rêverait d'interroger René Descartes aujourd'hui et de lui poser des questions sur les extravagances de la religion, les excès du progrès technique, la naissance de l'écologie, la liberté ? C'est à Amsterdam, puis à Stockholm, que Mazarine Pingeot a choisi de rencontrer René Descartes, peu de temps avant sa mort.
    Au cours de leur entretien, elle l'entraîne à expliciter son oeuvre et montre comment il sort la philosophie de sa prison théorique pour en faire une manière de vivre. René Descartes nous invite à mettre en doute tous nos préjugés afin d'accéder à une pensée propre, à nous affranchir des passions qui nous entravent, à nous libérer du désir de gloire et de vanité, à rechercher la vérité qui ne peut être que notre vérité.
    Plus de trois siècles après sa disparition, Descartes n'a rien perdu de sa modernité. Converser avec lui, c'est regarder autrement notre société dans la perspective d'y vivre plus libre.

  • Pourquoi Ségolène Royal va-t-elle gagner les primaires ? Et ensuite l'élection présidentielle ? Car cette fois les socialistes seront unis. Parce qu'elle est non seulement la seule à établir une relation profonde et authentique avec l'électorat populaire, mais parce qu'aussi elle est la seule à avoir l'expérience d'une campagne présidentielle, à avoir prouver sa solidité et sa volonté d'acier pour agir et transformer. C'est la seule à unir les valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) tout en inventant le futur (mutation écologique, démocratie participative, entreprises citoyennes, alliances politiques débarrassées de tout sectarisme).
    Ségolène Royal aborde ce moment politique avec une nouvelle maturité et une nouvelle sérénité en ayant aussi compris ses erreurs.
    L'anti-sarkozysme ne suffira pas pour gagner dit-elle, les Français savent à quoi s'en tenir. C'est pourquoi Ségolène Royal veut réhabiliter la grandeur de la politique, redonner aux Français la fierté de leur Histoire.
    Avec elle, la France va saisir toutes ses chances. Une France qui protège, qui respecte, qui avance et qui rayonne sur la scène internationale.
    Ségolène Royal a toujours été animée par la morale de l'action. Elle veut être " la Présidente des solutions " en entraînant tous les Français dans une nouvelle étape historique, de même ampleur que celle qui a permis la reconstruction de la République par le Conseil National de la Résistance.
    Elle dit comment le faire dans ce livre car elle affirme que la France a en elle-même plus de ressources qu'elle ne croit en posséder.

  • À l'occasion de l'entrée au Panthéon de Geneviève de Gaulle Anthonioz (1920-2002), sa mère, et de Germaine Tillion (1907-2008), Isabelle Anthonioz-Gaggini nous livre les échanges inédits de ces deux femmes d'exception, résistantes, déportées, qui toute leur vie luttèrent pour le devoir de mémoire. Un document exclusif.

    " Ma mère, Geneviève de Gaulle, faisait partie du "convoi des 27 000' avec la mère de Germaine Tillion ; elles devinrent amies pendant le transport vers le camp de Ravensbrück en février 1944. Elles y retrouvèrent Germaine, internée depuis plusieurs mois. Les deux jeunes femmes survécurent, Madame Tillion fut gazée. Geneviève et Germaine ne se quittèrent plus, devenues plus que des amies, plus que des soeurs.
    Depuis l'enfance, nous avons été témoins, mes frères et moi, de leurs longs échanges complices dans le travail inlassable de la conscience et de la mémoire, pour garder ce qui est vrai et juste, dans l'engagement commun du combat contre l'inacceptable. " Isabelle Anthonioz-Gaggini À l'occasion de l'entrée au Panthéon de Geneviève de Gaulle Anthonioz, sa mère, et de Germaine Tillion, Isabelle Anthonioz-Gaggini nous livre des échanges inédits de ces deux femmes d'exception, résistantes, déportées, qui toute leur vie luttèrent pour le devoir de mémoire. Des dialogues où les rires côtoient les silences douloureux, où les récits, précis, détaillés, terribles, ouvrent une vision lucide, mais aussi fraternelle de l'humanité.

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