L'harmattan

  • Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoioe Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)oe Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.

  • "En France, environ 70 000 personnes ont été conçues par don de sperme ou d'ovocyte. Plus de 90 % ignorent pourtant leur mode de conception. Aux donneurs, il a été garanti l'anonymat. Aux parents, il a été recommandé le silence. Sans imaginer les conséquences de tels secrets pour les enfants. Alors que les débats entourant la procréation médicalement assistée animent régulièrement notre société, comme des millions de personnes à travers le monde, eux aussi ont réalisé des tests ADN récréatifs faisant voler en éclats l'anonymat du don. Ce livre apporte une trentaine de témoignages de celles et ceux qui vivent dans leur chair et dans leur vie la PMA avec don. - "

  • Est-il possible de créer un nouvel internationalisme, sous la bannière du féminisme et de l'écologie ? La quête d'identité et de différence peut-elle être une plate-forme de résistance à la violence de la mondialisation de l'économie ? Deux femmes, confrontées aux mêmes questions fondamentales sur le sort des générations futures et de la survie de notre planète, l'une avec le regard venant du Sud, l'autre vivant " au coeur de la bête " dans le Nord, se démarquent radicalement de la pensée unique.

  • "De nombreux obstacles apparaissent et limitent le partage équitable des lieux communs, qu'il s'agisse des places publiques, des équipements de loisir ou encore des transports individuels et collectifs. Pourquoi ? Comment faciliter l'accès et le partage de l'espace public par tous et toutes ? Ce livre apporte des analyses concrètes et propose des réponses à ces questions. Il rassemble des contributions inédites de chercheurs (géographes, sociologues, etc.) et de spécialistes des questions de genre et d'urbanisme. Il prolonge de manière analytique les transformations les plus actuelles de la pensée et de l'aménagement des espaces publics. - "

  • Pour affronter leur destin, les femmes africaines doivent pouvoir neutraliser les traditions qui continuent à leur imposer de se soumettre aux hommes, en faisant valoir une autre parité, la parité des femmes et des hommes dans l'usage du jugement. Elles doivent pouvoir faire reconnaître qu'elles partagent leur faculté de juger avec les hommes en raison de leur usage commun du langage.

  • En examinant le bilan des années Ben Ali, cet ouvrage collectif s'efforce de comprendre comment et pourquoi la " promesse démocratique " de " l'ère nouvelle ", inaugurée officiellement au lendemain du " coup d'Etat médical " du 7 novembre 1987, n'a pas résisté à l'épreuve de l'exercice du pouvoir. Un travail à la fois pertinent et impertinent, au moment où Ben Ali semble aller vers une quatrième candidature à l'élection présidentielle de 2004, et où l'Etat français renouvelle solennellement son soutien au régime tunisien dans le cadre de la " lutte globale conte le terrorisme islamiste ".

  • Cet essai est la réflexion d'une sage-femme qui, depuis trente ans, a accompagné des femmes pendant leur grossesse et après la naissance de leur enfant, écoutant leur questionnement sur l'arrivée au monde d'un enfant désormais « désiré ». La révolution dans la procréation et la transformation de la famille concerne chacun d'entre nous. Faut-il redouter que les forces aveugles de la nature ou du destin soient remplacées par la rigueur glaciale et anonyme de la technoscience et de son « expertise » ?

  • La problématique de ce travail tourne autour de thèmes actuels et particulièrement de la géopolitique mondiale qui exige une gestion correcte et rationnelle de l'économie, de l'écologie et l'action de la femme. L'auteur y traite de sujets tels que ce que devrait être la place de cette dernière et aussi son rôle réel dans le monde, singulièrement en Afrique et dans les autres pays les moins avancés.

  • "Dans ses diverses études, Nelly Las montre que le féminisme est plus qu'une lutte pour l'égalité. C est aussi une réflexion sur soi, une éthique, une solidarité et une confrontation avec autrui. Au centre de ses préoccupations, deux facticités qui ont déterminé le cours de son existence : sa judéité et sa condition femme. Dans ce recueil d'articles et conférences, elle nous présente une synthèse des débats auxquels elle a participé, essayant d'éviter tout dogmatisme religieux ou politique : les théories du genre, le rejet de « l'autre », l'impact des religions sur les femmes, les engagements pour la paix, le souci pour l'avenir de l'État juif... - "

  • Un manque mine nos sociétés depuis les Temps Modernes, il est ici interprété comme le refoulement, comme l'oubli absolu du lien primordial avec la mère ; sur cet abandon prospèrent le totalitarisme, le négationnisme et le révisionnisme, trois versions de l'instrumentalisation de la mémoire occultée de la mère. Ressaisir ce laissé-pour-compte de notre philosophie, mettre en lumière ses implications psychologiques, économiques, juridiques et sociales est le projet qui anime les pages de cet essai philosophique.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire et met à jour les transformations récentes du travail domestique juvénile. Il décrit les structures d'organisation et d'évolution du marché spécifique de placement des "petites bonnes" et rend compte de la diversité des statuts de ces jeunes travailleuses. Enfin, l'exploration des pratiques et des rapports de travail entre les "patronnes" et les "filles" montre comment les rhétoriques familiales masquent des rapports sociaux de domination particulièrement durs.

  • Au XVIIe siècle, quatre philosophes, à quelques décennies d'intervalle, formulent en des styles très différents la thèse selon laquelle l'égalité entre les hommes et les femmes est une évidence, une vérité indiscutable. Marie de Gournay, Anna Maria Van Schurman, François Poullain de la Barre et Gabrielle Suchon, estiment que si les interdictions et les discriminations frappant les femmes perdurent, c'est que la querelle entre les défenseurs et les pourfendeurs du " Beau Sexe " est biaisée : les présupposés de la différence sexuelle rendent la question de l'égalité ou de l'inégalité des sexes indécidable.

  • Artaud fut pour Deleuze la "profondeur absolue en littérature". Tous deux partagent justement une conception de la pensée originale, tout à la fois impossible et imprévisible, jumelle de la folie. Les voyages d'Artaud au Mexique, solaire et merveilleux, puis en Irlande, tragique, le condamnèrent à neuf années d'enfermement asilaire. Seul Artaud a, aux yeux de Deleuze, traversé le "mur du sens" : il serait le seul à avoir sondé la puissance de la pensée et du corps. Quels plateaux de la pensée et du corps pouvons-nous à notre tour arpenter ? Quelle pensée pouvons-nous élaborer à partir de la rencontre du philosophe avec le poète ?

  • "Le masculin l'emporte toujours sur le féminin. Cette règle régit le parler de dizaines de millions de Français et de Françaises ; elle paraît naturelle, instinctive et immuable. Pourtant, elle ne l'est pas. Fruit d'une volonté politique, elle est l'illustration parfaite de la manière dont les autorités politiques, culturelles et morales exercent un pouvoir symbolique aux conséquences bien réelles. Comment la domination du masculin est-elle si ancrée qu'aujourd'hui, sa remise en cause peut être qualifiée de péril mortel ? Cet étonnement est le point de départ d'un cheminement qui mènera l'autrice à la sociologie, à la psychologie et à la philosophie politique pour démontrer que non, ce parler n'est pas plus naturel qu'un autre. Au bout de ce cheminement arrive la quête d'une alternative promouvant l'égalité, la représentation équitable et, in fine, l'inclusion."

  • Après la publication d Entre femmes en 2015, Paula Dumont a continué de rechercher des livres mettant en scène des lesbiennes. Dans ce tome 2, elle publie le résultat de ce travail en résumant et commentant 250 ouvrages édités entre 1902 et 2018.

  • La mémoire est vivante, sensible aux effets que le présent exerce sur elle. Avec le temps, elle travaille et fournit des récits diversement composés, des variations du roman familial, comme si l'on était plusieurs, successivement, à l'intérieur de soi. La psychanalyse est le lieu où l'on peut observer électivement le phénomène : ces modifications s'y produisent de façon plus rapide, sollicitées par la marche de la cure, comme a pu l'observer l'auteure. Mais elle a constaté aussi que chacun, pour peu qu'il soit attentif à ce qui évolue en lui, à ses remaniements internes, peut en prendre conscience au long des années.

  • L'adolescence est une période cruciale pour la construction de l'identité car elle est classiquement définie comme une période de crise suite à la mutation pubertaire, en particulier, chez les filles, objets de cette recherche : confrontées aux changements corporels, à l'atteinte de la maturité sexuelle, les adolescentes doivent accepter leur nouveau corps avec ses nouvelles potentialités. Comment les adolescentes construisent leur identité, intègrent les normes et rôles de sexe ?

  • Centré sur les féminismes matérialistes, leurs développements, différences et formes de renouvellement, ce numéro contribue à mettre au jour quelques-unes des tensions qui marquent actuellement la réflexion sur le genre ou les rapports sociaux de sexe, ainsi que leurs relations avec d'autres rapports de pouvoir (de classe, de race, de colonialité, de sexualité). Il s'agit de rendre visible l'apport de ces courants au processus plus général d'émancipation.

  • Voici le parcours d'une femme engagée dans quelques-uns des combats émancipateurs du XXe siècle. Situé aux confins du récit de vie, de l'Histoire et de la fiction, l'ouvrage fait revivre une histoire collective vue à travers le prisme d'histoires singulières. Il recueille des fragments de notre histoire proche tels qu'ils ont été vécus tant au niveau personnel que général et collectif par des témoins ou acteurs engagés : les luttes de libération, la mouvance de Mai 68, le mouvement des femmes à son orée, la Conférence des femmes de Pékin, l'Espagne et le Chili sous dictature...

  • L'europe est un terrain d'expériences.
    Ces expériences prennent des formes anciennes, saltimbanques qui ignorent les frontières, langues qui coexistent sur des territoires entremêlés, traditions familiales ou laborieuses distinctes dans des pays voisins. l'europe n'est pas neuve ; seules ses institutions, parlementaires ou administratives sont des inventions récentes. loin de la recherche d'une identité ou âme européenne qui unifierait on ne sait quoi, ces chroniques radiophoniques ont cherché à tisser des références historiques avec l'actualité multiple.
    Bribes de questions sur ces êtres européens, immigrés ou philosophes, artistes ou politiques, sexes réels ou figures littéraires ; morceaux d'enjeux politiques sur les biens et les services, les traductions et les échanges, les lois des uns et les résistances des autres. telle est l'europe des idées : de la matière d'idées sans dessein d'ensemble, de la multiplicité d'idées sans contradictions simples.
    Les chroniques ici rassemblées ont été produites par france culture. geneviève fraisse fut invitée à les réaliser alors que son mandat de parlementaire, comme membre de la gauche unitaire européenne (gue), s'achevait au printemps 2004. " touriste en démocratie " fut écrit en point final d'un " service politique " commencé en 1997 comme déléguée interministérielle aux droits des femmes.

  • L'association Femmes pour le dire, Femmes pour agir a pour objectif de promouvoir par tout moyen à sa disposition (forums, séminaires, groupes de parole, etc.) l'insertion des femmes handicapées dans la société et ce, quel que soit le type de leur handicap. Egalement, elle accompagne la femme handicapée dans les différentes étapes de sa vie. Elle se porte partie civile dans les situations avérées de discrimination dont sont victimes les femmes handicapées.

  • Enrique Pichon-Rivière (1907-1977) fut psychiatre à Buenos Aires. Il revitalisa la tradition clinique française. Psychanalyste, il est un des fondateurs de la Asociacion psicoanalitica argentina. Grand enseignant, il intègre certains concepts kleiniens avant de s'orienter vers l'élaboration d'une théorie sur la psychologie sociale. Il était naturel que l'Association franco-argentine de psychiatrie et de santé mentale lui consacre ce recueil qui s'ouvre et se ferme sur deux textes de cet homme remarquable..

  • L'auteur montre l'évolution de la situation en Irak, après huit ans d'un embargo/blocus alors assoupli par l'application de la résolution 986 du Conseil de Sécurité de l'ONU, " pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation humanitaire ". Le présent ouvrage se veut une chronique de la vie quotidienne partagée par l'auteur au cours de ces séjours, qui permettent au lecteur de se forger une opinion sur les aspects d'un processus génocidaire " légalisé " par les dispositifs onusiens et la complicité, à cet égard, de la communauté internationale.

  • Les femmes seraient un peuple sans écriture. De ce constat naît le désir de créer une maison d'édition qui leur soit consacrée et qui leur appartienne. Les éditions des Femmes sont créées en 1972 par un groupe issu du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), autour d'une intellectuelle militante, Antoinette Fouque. En s'appuyant sur l'engagement politique et sur un réel professionnalisme, les éditions des Femmes publient en cinq ans, 150 livres, 3 magazines, et ouvrent 3 librairies. Avec un catalogue d'ouvrages de combat et d'oeuvres littéraires de qualité, le succès est au rendez-vous.

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