Danse

  • Ma vie

    Isadora Duncan

    Isadora duncan n'est pas seulement la danseuse dont l'art, la vie et la mort stupéfièrent le monde.
    Son autobiographie est un livre savoureux, sincère, où l'humour et la passion font un mélange acide. isadora duncan dit tout sur ses passions artistiques, morales, intellectuelles et aussi physiques. Le 14 septembre 1927, sa longue écharpe se prit dans la roue de sa voiture, sur la promenade des anglais, à Nice, l'étranglant brutalement. Quelques mois plus tôt elle travaillait encore à ce livre.

  • En 1998, Anne Teresa De Keersmaeker revient à deux de ses plus grands amours de jeunesse : la « danse pure » et la musique du compositeur minimaliste Steve Reich. Riche de vingt années d'un parcours chorégraphique foisonnant, elle s'empare du Drumming de Reich, longue oeuvre hypnotique écrite pour large ensemble de percussions, et en fait jaillir un spectacle fébrile et radical où semble s'être distillée l'essence de son style : motifs mathématiques, art de la variation perpétuelle, utilisation géométrique de l'espace.

  • Artiste inclassable, performeuse avant l'heure, tout à la fois danseuse, mime, actrice au cinéma comme au théâtre, cabarettiste, inventeuse de la danse dite « grotesque » - dont elle est l'unique représentante -, Valeska Gert (1892-1978) était une « étincelle dans un baril de poudre ». Une figure, scandaleuse et adulée, du Berlin de l'entre-deux-guerres. L'arrivée au pouvoir des nazis la contraignit à s'exiler dix ans aux US. Cette « fille du peuple » dont la route croisa, comme chorégraphe, actrice et féministe, celles de Pabst et Renoir, Brecht et Einsenstein, Tenessee Williams, Fellini ou Schlöndorff, n'en continue pas moins, aujourd'hui encore, d'exercer son influence sur l'art chorégraphique.

  • En janvier 2015, suite à l'attentat de Charlie Hebdo, Nadia Vadori-Gauthier, danseuse et chercheuse en art, s'est engagée dans un acte de résistance poétique : «Une minute de danse par jour». L'ensemble constitue une oeuvre à laquelle l'artiste a consacré 1001 jours consécutifs. À côté d'un choix d'images issues des captures vidéo des minutes de danse, une série de textes sur le thème danser/résister ouvre des perspectives sur cet engagement micropolitique qui implique une expérimentation au quotidien : « l'art peut-il changer le monde ? La danse peut-elle contribuer à modifier nos regards et nos modes d'entrée en relation les uns avec les autres ? » 

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