Parascolaire

  • La belle et la bête

    Leprince De Beaumont

    • Payot
    • 5 Février 2014

    Ce célèbre conte dont Christophe Gans fera son prochain film nous parle du véritable amour, de la beauté et de la perfection, de l'érotisme et de la nature, du culte des apparences, de nos corps sans cesse retouchés, modelés...

  • Les centaines d'essais de Virginia Woolf témoignent de l'engagement obstiné de l'auteure dans et pour la littérature. Articles de critique littéraire, essais esthétiques, pièces plus directement expérimentales, voire intimes : ces essais nous dévoilent le dialogue ininterrompu de Woolf avec la littérature de ses contemporains, et au-delà avec la littérature anglaise et européenne - des dramaturges grecs de l'antiquité aux écrivains russes.

  • J'adore apprendre plein de choses Nouv.

    "J'adore apprendre plein de choses" est un livre qui mêle des anecdotes, des idées, des mémoires, des critiques concernant l'éducation nationale. La forme varie d'un chapitre à l'autre. Le texte est très rythmé, l'ensemble a été composé avec attention, et il faudrait en parler comme d'un collage plutôt qu'un poème ou un essai. Le livre commence par "Là-bas au fond, on se tait, s'il vous plaît."

  • Dossier et notes réalisés par Jean-Luc Vincent. Lecture d'image par Agnès Verlet

  • Mary barnes, un voyage à travers la folie mary barnes était infirmière lorsque à 42 ans elle commença à éprouver les premiers symptômes de ce qu'on appelle la " schizophrénie ".
    Elle entra à kingsley hall, l'unité expérimentale créée par les antipsychiatres anglais sous la direction de ronald laing, oú on sut la laisser régresser jusqu'à des stades très primitifs de la vie affective. elle put ainsi, à travers cette mort symbolique, renaître à elle-même, délivrée du noeud de conflits relationnels qui l'avait jusqu'alors emprisonnée. depuis, mary barnes est " guérie ", et son cas représente la réussite la plus exemplaire des méthodes préconisées par l'antipsychiatrie, opposée aux techniques médicales chimiques de la psychiatrie traditionnelle.
    Ecrit alternativement par mary barnes et joseph berke (le psychiatre qui l'accompagna tout au long de ce " voyage " de cinq années), ce livre est un document unique sur l'un des mouvements de pensée les plus controversés à l'époque, mais dont on reconnaît aujourd'hui l'importance. mary barnes est décédée en juin 2001, dans un village des highlands (ecosse).

  • Un bateau vogue vers les Rivages Maudits avec, à son bord, des hommes et des femmes condamnés à l'exil sur des terres lointaines pour avoir trahi le Gouverneur Esclépius. Leur destination : le désert des Pluies - un pays à la végétation monstrueuse, aux eaux corrosives et aux sols fangeux. A peine débarqués, les passagers tentent d'organiser leur survie. Bientôt, la découverte d'une ville souterraine, peuplée d'apparitions extraordinaires et de sons envoûtants, les plonge dans un monde inconnu et pourtant étrangement familier... Des robinsonnades aux récits de civilisations perdues, Retour au pays emprunte à de nombreuses traditions littéraires pour bâtir, sous la forme d'un journal intime, une épopée captivante.

  • Un livre contenant plus de 50 questions d'élèves pour alimenter la réflexion. Un message de tolérance, un dialogue sans tabou, pour relever le défi d'un vivre-ensemble et proposer une place et un avenir à chaque jeune.

    Dans cet ouvrage, les réponses de Latifa Ibn Ziaten aux questions des élèves qu'elle a pu rencontrer dans leurs établissements :

    « Pourquoi certains croient que c'est la religion qui leur demande de faire des attentats ? ».
    « Pourquoi je respecterais mes profs alors qu'eux ne me respectent pas ? ».
    « Vous ne pensez pas que la réussite de chaque jeune est utopique quand on habite dans une cité ? ».

    Ils s'appellent Kloé, Aïda, Abdelkrim, Sofian, Aurélie... Ils sont élèves de primaire, de collège ou de lycée. Dans le dialogue sans tabou qu'elle engage avec eux, elle leur délivre un message fort :

    Non, la spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité.
    Oui, pratiquer sa foi dans la paix, le respect des valeurs républicaines et des convictions de l'autre est à notre portée.
    Oui, il est possible de relever le défi d'un vivre-ensemble qui propose une place et un avenir à chaque jeune.

    Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse.
    Elle a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix afin d'ouvrir un dialogue avec les jeunes tentés par les discours radicaux, conjuguer l'expression de leur foi, le dialogue avec l'autre et le respect des valeurs de la République.
    Elle est l'auteure de Mort pour la France (Flammarion, 2013).

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Anne Jouve.

  • L'homme et la femme demeurent plus étrangers l'un à l'autre que ne le sont à chacun l'animal, la plante, la pierre, l'univers, les dieux.
    Cet irréductible de l'un à l'autre s'oublie sans cesse et s'organise en mondes bâtis dans la méconnaissance. le langage, les échanges en général fonctionnent comme si ces deux moitiés du monde se connaissaient, se parlaient, se partageaient. a peine se font-elles signe de chaque côté d'un miroir qui n'appartient ni à l'une ni à l'autre, d'un abîme infernal ou céleste, d'une proximité que plus rien ne signifie.
    A moins qu'elles ne se détournent délibérément l'une de l'autre, ou ne tentent de se détruire dans le vertige de quelque renversement dialectique. ni la femme ni l'homme n'ont construit un territoire qui leur permette d'habiter et cohabiter leur corps, leur chair, de s'étreindre, s'aimer, créer ensemble. mais la constitution d'une éthique sexuée est toujours reportée à plus tard. elle emprunte d'étranges détours.
    S'arrête à l'écologie animale, considère le sexe des végétaux, analyse le comportement de nos cellules, s'efforce de connaître toutes espèces ou genres de mêmes et d'autres selon la taille, la forme, la couleur, la quantité, le nombre. tout, sauf ce si proche de nous que nous ne le percevons pas et que, le touchant, nous n'abordons souvent qu'à notre nuit. tant nous fait défaut ce qui dit nos puissances sensibles, leur architecture, leurs abords, leurs seuils, leurs passages du plus intime au plus lointain, en nous, entre nous.
    La différence sexuelle comme enjeu théorique et pratique est encore abandonnée aux sciences et techniques " secondes " : médecines, arts, modes. restaurations, reproductions, voiles, masques d'un original qui reste dans l'ombre, et qui vaut d'être interrogé avant d'être imputé à dieu, ou quelque autre qui nous fait loi. qui suis-je ? qui es-tu ? en quoi consiste l'insurmontable de notre différence ? quelles sont nos conditions de possibilité de vie, de beauté, de raison commune ? ces questions s'imposent à notre époque.
    Mais elles suscitent les polémiques et les refus de qui se veut, se croit, ou s'ignore monopole d'une " philosophie première " - vérité.

  • Daté du 28 juin 1838, ce manuscrit récemment redécouvert au Brontë Parsonage Museum et inédit en France offre un exemple fascinant des premiers textes de Charlotte Brontë, alors âgée de vingt-deux ans, une dizaine d'années avant la publication de son chef-d'oeuvre, Jane Eyre.
    Cette novella, composée de plusieurs scènes d'une grande fraîcheur, se déroule dans un pays imaginaire, inventé collectivement par Charlotte, son frère et ses sueurs, pour leur propre distraction. Charlotte y laisse libre cours à son imagination en décrivant avec ironie les exploits et les intrigues des personnages décadents du royaume d'Angria, au centre duquel se détache la figure très byronienne du duc de Zamorna.
    Texte étonnant par ses licences - on y voit décrit avec beaucoup de réalisme les effets dévastateurs de l'opium - et sa modernité formelle, L'Hôtel Stancliffe permet de redécouvrir une dimension méconnue de l'oeuvre d'une des plus grandes romancières anglaises.

  • Pour les Africaines originaires d'un continent riche de langues, la question du langage se situe à plusieurs niveaux. Tout d'abord, comment toucher, en Afrique, les femmes (la majorité) qui n'utilisent pas ou peu une langue européenne ? Comment, dans une perspective féministe, apprendre les unes des autres, discuter, élaborer et échanger des messages sur les questions qui affectent nos vies quotidiennes ? Comment créer les concepts et méthodes dans les langues africaines afin d'analyser et rendre compte du vécu des femmes et de leurs stratégies ? Comment créer des concepts et un langage féministes communs qui transcendent les diversités linguistiques et culturelles, en tant que locutrices du mandingue, du yoruba, du xhosa, du amharique, de l'arabe, du chinois, du français ou de l'anglais (Fatou Sow).
    La coexistence du masculin et du féminin en l'universel est l'incarnation de l'égalité naturelle, une égalité par nature, une égalité en dignité qui récuse que la femme soit perçue comme un bien, comme un moyen (Aminata Diaw).
    On pose trop souvent, en effet, la domination des hommes sur les femmes comme une donnée anthropologique universelle. Il apparaît au contraire qu'il convient d'historiciser cette perspective en prenant en compte la multiplicité des types de patriarcat et les crises que ceux-ci peuvent traverser : les rapports de domination sont faits de tensions, de lutte, de résistance et de compromis. Il faut également la sociologiser en l'inscrivant dans la complexité des rapports de hiérarchie, de soumission, de dépendance et d'exploitation qui lient les groupes humains, et enfin, de ce qui s'est joué et se joue encore entre le Nord et le Sud depuis les entreprises coloniales (Sonia Dayan Herzbrun).
    Comme « gardiennes de la maison », les femmes emploient, à divers niveaux, différentes tactiques et stratégies pour contester les rapports de pouvoir qui existent, pour créer leur propre espace et pour développer leurs intérêts (Parvin Ghorayshi). Il faut que la loi enregistre qu'une femme, ça peut dire « je », mais, précisément, c'est sans doute dans la phrase « un enfant, si je veux, quand je veux » que le « je » d'une femme s'entend de la manière la plus audible qui soit (M. B. Tahon).

  • L'enseignement ménager, rangé aujourd'hui au rayon des disciplines scolaires disparues, reflète les bouleversements culturels, idéologiques, économiques, démographiques, politiques et scolaires de 1880 à 1980. La redécouverte de ses contenus, de leur sélection et leur organisation, de sa doctrine pédagogique, de sa mise en ordre pour les enseignements primaire et secondaire, agricole et technique, permet de saisir les enjeux et les conditions d'existence des propositions contemporaines prônant la préparation à la vie dans la scolarité de base.

    Avec le soutien de l'université Paris Descartes (ATP Transmettre, apprendre, savoir) et de l'Association européenne pour l'éducation technologique (AEET).

  • Isidora

    George Sand

    George Sand a quarante-deux ans quand elle écrit Isidora. Ce roman de la maturité est l'un des moins connus de son oeuvre, alors que, tant par sa composition que par son thème, il est particulièrement moderne et original. Il y a Julie l'ange et Isidora le démon. Jacques ne sait choisir entre l'une et l'autre jusqu'au jour où il découvre que Julie la vertueuse et Isidora la courtisane ne sont qu'une seule personne : reine et esclave, camélia blanc et rose enivrante, patricienne vêtue d'hermine, domino masqué de noir.

    « La femme est-elle ou n'est-elle pas l'égale de l'homme dans les desseins, dans la pensée de Dieu ?... L'espèce humaine est-elle composée de deux êtres différents, l'homme et la femme ?... Comment régler les rapports de l'homme et de la femme dans la société, dans la famille, dans la politique ? » « Elle répare tout le mal que l'autre a fait, et par-dessus le marché, elle lui pardonne ce que l'autre, agitée de remords, ne pouvait plus se pardonner à elle-même... » G.S.

  • De Madame de Tencin, l'une des personnalités les plus fascinantes du XVIIIe siècle, Voltaire avait loué le talent romanesque et le style pur et naturel.
    Le Siège de Calais se lit comme Les trois Mousquetaires, la passion anime les personnages, l'honneur leur dicte leur conduite face aux multiples aventures auxquelles ils se trouvent confrontés.
    Monsieur de Canaple aime Madame de Granson qu'il croit indifférente à son égard. Madame de Granson aime Monsieur de Canaple, dont elle se croit méprisée ; le lecteur connaît les sentiments des personnages, mais eux vivent dans un quiproquo entretenu par les nombreuses circonstances auquelles ils doivent faire face.
    L'intervention de Mademoiselle de Mailly et de Monsieur de Châlons, dont les aventures se mêlent à celles des deux principaux personnages, crée un chassé-croisé amoureux augmentant les malentendus que les guerres et les séparations s'ingénient à compliquer. Le lecteur est ainsi entraîné dans une série de péripéties passionnelles et héroïques dont le dénouement ne surviendra qu'à la fin du récit.
    Bref, un scénario que l'on croirait écrit pour Hitchcock, avec en plus l'admirable écriture du XVIIIe siècle.

  • Aussi flamboyants qu'énigmatiques, lyriques mais aussi secrets, les poèmes d'Emily Dickinson allient une splendeur baroque à un minimalisme abstrait. Ce livre propose, d'une telle écriture du secret, une lecture exégétique, au fil d'un grand nombre de poèmes (dont les textes sont présentés en version bilingue, avec une traduction originale), au fil des lettres aussi, et tout en mettant en regard des textes essentiels, de Shakespeare ou Mallarmé, de la Bible ou de Kierkegaard. Apparaissent alors l'ambiguïté, la violence et la puissance de l'écriture dickinsonienne, riche d'inépuisables trésors métaphoriques, mais aussi de véritables mines critiques. Toute une grammaire poétique et analytique originale est ainsi mise à jour. C'est finalement le secret qui se laisse voir à l'ouvre, dans la simplicité de ses silences sublimes comme dans la complexité de ses traductions ironiques - révélant chez Dickinson, à côté d'une écriture silentiaire, une manière de drôlerie philosophique.

  • Éditorial Toute vérité n'est-elle pas bonne à dire ? Thierry Goguel d'Allondans / Si tu t'imagines... Roger Dadoun / Entretien avec... Jean-Yves Loude / Chronique La danse en prison David Le Breton / Écho du terrain Dessine-moi un emploi Patrick Macquaire / Dossier : École : "Peut mieux faire !" sous la direction de Bernard Montaclair / Coup de gueule La révolution silencieuse Georges Gouze / Initiatiques Francesca Cozzolino / [Re]Découvrir... Louise Bourgeois Roger Dadoun / Lu & Vu / Le Billet.

  • Aly est grand

    Bénédicte Heim

    Ce livre retrace le rapport orageux de l'auteur à l'école. Entre détestation et passion, terreur et allégresse, dégoût et exultation, c'est un parcours d'élève puis de professeur qui nous est conté. Parcours jalonné d'épisodes douloureux voire destructeurs mais aussi d'émerveillements purs, d'éblouissements aussi violents qu'inespérés. On passe d'une paisible école de campagne à un lycée huppé et réputé de centre-ville pour finir dans la tourmente d'un collège de banlieue. Le rapport n'est jamais institutionnel, il ne va jamais de soi, car l'auteur est inadaptable et il lui faut emprunter des chemins de traverse, inventer son propre mode d'être dans ce monde qu'est l'école puisque les modèles proposés la rebutent et la blessent. Le chemin de croix se mue finalement en adhésion lumineuse. On croise des figures de professeurs puis d'élèves, tous hors normes qui ont favorisé cette conversion. Aly, à qui il est rendu hommage dans le titre, est l'un de ces élèves d'exception. En filigrane, on apprend comment la souffrance endurée fut le creuset de l'écriture ainsi que l'épreuve nécessaire pour accéder à une joie tout à fait démesurée, une extase puisque c'est bien d'une relation d'amour et d'un retournement mystique dont il est question.

  • Ce numéro d'Anglophonia/Caliban propose une réflexion sur le rapport des femmes au pouvoir et aux conflits dans le monde anglophone, depuis les femmes pétitionnaires dans l'Angleterre du XVIe siècle jusqu'aux femmes impliquées dans le Mouvement des droits civiques aux Etats-Unis et à la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Il confronte ces trois concepts de féminité, de conflit et de pouvoir selon trois axes qui se croisent et qui structurent l'ensemble du volume : une réflexion sur la prise de pouvoir (ou la tentative de prise de pouvoir) à travers la prise de parole, une réflexion sur les femmes de pouvoir, parfois au pouvoir, et enfin une réflexion sur la représentation ou l'autoreprésentation du conflit et du pouvoir au féminin. Ce volume met ainsi en évidence des continuités et des ruptures dans le rapport particulier des femmes au pouvoir, à l'autorité et au conflit dans l'espace culturel anglophone.

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