Généralités sur la science

  • Voyage aux frontières de la vie Nouv.

    Nathalie A. Cabrol a cinq ans lorsqu'elle regarde le premier homme poser le pied sur la Lune. Pointant du doigt l'écran de télévision, elle dit à sa mère que c'est ce qu'elle veut faire. Quand on la questionne sur sa vocation, elle répond qu'elle n'a jamais rien voulu faire d'autre. Aujourd'hui, après avoir participé à la mission Mars Exploration Rover de la NASA, elle dirige le Centre de recherche Carl Sagan de l'Institut SETI aux États-Unis, une organisation scientifique à but non lucratif qui cherche à comprendre et expliquer l'origine de la vie dans l'univers et l'évolution de l'intelligence. Mais elle est aussi une exploratrice des milieux extrêmes terrestres qu'elle étudie comme analogues à Mars au début de son histoire. Dirigeant des expéditions scientifiques de haute altitude dans les Andes, elle plonge dans des lacs comme celui du volcan Licancabur à près de 6?000 mètres pour comprendre si la vie a pu apparaître sur Mars et y laisser des traces.

    À travers ses expéditions, elle tente de répondre à des questions qui nous habitent tous?: y a-t-il une vie au-delà de la Terre?? Qu'est-ce que la vie?? Mais si son regard tourné est vers les étoiles, cela ne l'empêche pas de considérer le changement climatique comme une priorité de sa recherche. Un plaidoyer pour une compréhension du monde et de l'univers comme un tout vivant.

    Voyage aux frontières de la vie présente un renversement de perspective?: chercher sur la Terre les conditions d'une vie ailleurs. Vertigineux et dépaysant?! Le récit d'un parcours passionnant, exaltant, exemplaire. Au-delà de cette quête dans l'espace au travers de missions planétaires ou sur Terre dans des milieux extrêmes, c'est aussi l'histoire d'une exploration de soi-même.

  • Qui sont ces « algorithmes » qui bouleversent notre quotidien ? Que se trouve-t-il de l'autre côté de l'iceberg mathématique ?

    « Algorithmes » : voilà un mot décrié, que beaucoup pensent comprendre, mais que peu savent manier. Il fallait bien une spécialiste du code et des équations pour nous guider à travers ce véritable voyage en terre inconnue de modélisation numérique.

    Pour l'éminente scientifique et entrepreneure Aurélie Jean, pourtant, rien de plus simple, de plus lisible qu'une ligne de code : la promesse de comprendre, par la virtualisation des phénomènes, la vie elle-même ; l'ensemble des phénomènes physiques, économiques ou sociétaux - de tout système, vivant ou inerte. Écrire un algorithme, c'est dessiner un chemin de résolution pour un problème donné, un moyen précis et fiable d'accéder à la réponse recherchée.

    Plonger dans le virtuel pour comprendre le réel : si la démarche semble paradoxale, c'est pour la chercheuse la méthode unique pour maîtriser notre monde, aux nombreux enjeux aujourd'hui encore insaisissables. Et c'est précisément ce moyen, cette machine algorithmique, qui sépare et relie à la fois ces deux univers, réel et virtuel. En comprendre le fonctionnement, c'est comprendre ce qui réconcilie ces deux mondes.

  • Comme le fast food, la fast science, c'est vite fait, pas bon et pas très digeste ! Une économie spéculative - avec ses bulles et ses krachs - s'est emparée de la recherche scientifique : les chercheurs doivent intéresser des « partenaires » industriels, participer aux jeux guerriers de l'économie compétitive. Conformisme, compétitivité, opportunisme et flexibilité : c'est la formule de l'excellence. Mais comment poser publiquement la question d'un désastre lorsque l'on ne veut pas que le public perde confiance en « sa » science ? Les mots d'ordre comme « Sauvons la recherche » font consensus, alors qu'ils ne posent surtout pas la bonne question : « Mais de quoi faut-il la sauver ? ».
    Ce livre montre que les chercheurs doivent cesser de se prendre pour le « cerveau pensant, rationnel, de l'humanité », refuser que leur expertise serve à faire taire l'inquiétude de l'opinion, à propager la croyance en un progrès scientifique inéluctable capable de résoudre les grands problèmes de société. Et qu'ils auraient avantage à nouer des liens avec un public potentiellement intelligent et curieux, c'est-à-dire aussi à produire des savoirs dignes de cette ambition.

  • Une interprétation expéditive du darwinisme a fait trop souvent de la " survie du plus apte " l'argument des manifestations ordinaires de la loi du plus fort : élitisme social, domination de race, de classe ou de sexe, esclavagisme, élimination des faibles. Patrick Tort, spécialiste de l'oeuvre de Darwin, montre qu'en réalité la civilisation, née de la sélection naturelle des instincts sociaux et de l'intelligence, promeut au contraire la protection des faibles à travers l'émergence - elle-même sélectionnée - des sentiments affectifs, du droit et de la morale. Pour emblème de cet " effet réversif " de l'évolution, l'auteur choisit la bande de Möbius, dont la face unique résulte d'un retournement continu. Un essai pour en finir avec la tentation toujours présente d'utiliser Darwin pour justifier l'injustifiable.

  • Pendant plus de cent ans, les physiciens ont pris pour parole d'évangile l'affirmation de John Keat selon laquelle la « beauté est vérité ».
    Qu'ils soient en train d'évaluer l'existence des trous noirs ou qu'ils prédisent de nouvelles découvertes au CNES, les physiciens croient que les meilleures théories sont belles, naturelles et élégantes. Ce standard sépare les théories popularisées des théories bonnes à jeter. Malheureusement, comme le démontre Sabine Hossenfelder, ce standard a également fait obstacle à toute avancée théorique majeure en physique depuis plus de quarante ans.
    Dans Lost in Maths, Sabine Hossenfelder explore comment cette préoccupation moderne pour la beauté nous aveugle et nous empêche de voir le monde naturel tel qu'il est. Aiguillés par le seul critère esthétique, les physiciens ont conçu de nouvelles théories ahurissantes, inventé une douzaine de nouvelles particules et déclaré que les lieux éloignés dans l'espace sont connectés par des vortex. Mais l'observation scientifique a été incapable de confirmer presque toutes ces idées - en fait, la plupart ne peuvent même pas être testées. Pour échapper à ce cul-de-sac théorique, les physiciens doivent repenser leurs méthodes d'analyse. Lost in maths nous rappelle que ce n'est qu'en embrassant la réalité telle qu'elle est, sans essayer de l'enjoliver ou de la structurer a priori, que la science peut déchiffrer l'univers.

  • Peut-on concilier foi religieuse et raison scientifique ? La Bible est-elle un manuel d'histoire naturelle ? Dieu croit-il en Darwin ? Darwin est-il en croisade contre Dieu ? Autant d'anciennes questions et de débats houleux qui reviennent aujourd'hui au premier plan de l'actualité. Aux États-Unis particulièrement, où les États, un siècle et demi après la publication de l'Origine des Espèces, sont amenés à légiférer sur l'enseignement de la théorie darwinienne ou de ses opposantes ; mais les pays européens sont désormais eux aussi confrontés aux mêmes revendications de la part des lobbies créationnistes. Dans un monde où la science a perdu sa capacité à émerveiller et suscite même parfois la méfiance, tous les discours semblent se valoir. Il faut tout le génie pédagogique de Jacques Arnould, dominicain, théologien et historien des sciences, pour nous aider à démêler les arguments et les enjeux, les positions théologiques et politiques. Il nous aide ainsi à situer la théorie dite de l'Intelligent Design, " sous-marin " créationniste pour les uns, compromission scientiste pour les autres. Surtout, il prend position claire : non pas Dieu ou Darwin, mais Dieu et Darwin. À travers cette relecture limpide de l'éternel débat entre foi et raison, il nous ouvre à une intelligence nouvelle de notre modernité.

  • Les rencontres précédentes organisées par Mix-Cité 45 sous le libellé "Femmes des lumières et de l'ombre" ont rendu vie, chaque année, à des figures oubliées ou méconnues issues d'une époque précise, du Grand Siècle classique à l'entre-deux-guerres.
    La septième session ouvre une nouvelles perspective, thématique et diachronique, autour des femmes de sciences - un immense continent dont n'émergent que quelques noms emblématiques, Emilie du Cgâtelet au temps des Lumières ou Marie Curie au XXe siècle. Il y eut pourtant, et bien en amont du XVIIIe, de remarquables chercheuses dans des domaines aussi divers que les mathématiques, la paléontologie, la médecine ou l'ethnologie. Trop souvent dans l'ombre d'un mari ou de collègues prompts à récupérer - voire à s'attribuer - le fruit de leurs travaux, elles n'ont guère bénéficié de la moindre renommée, l'esprit de leur époque ne les autorisant d'ailleurs pas à envisager une légitime reconnaissance.
    Au-delà d'une approche biographique, il s'agit de présenter leurs découvertes, leur ofiginalité, et les chemins étroits d'une émancipation laborieuse : la recherche ne s'est pas toujours montrée prompte à ouvrir aux femmes les portes de la science.

  • Si le lien entre désir de connaître ( libido sciendi ) et désir érotique ( libido sentiendi ) se trouve déjà suggéré dans les Écritures, il devient explicite à partir de la Renaissance et joue un rôle crucial dans la configuration de la science moderne. Il s'agit ici de conter l'histoire de ce lien, à partir des deux pôles que sont la figure du savant en tant qu'être désirant et celle de la femme, image de la Nature - en suivant leur évolution et leurs interactions dans l'art, la littérature et le cinéma. À une époque où la Nature fait plus que jamais les frais de notre mode de vie et où le silicone injectable a la part belle, cet essai permet de retracer les origines du rapport actuel entre Nature et sciences, et d'envisager ce rapport non seulement comme une histoire de la rationalité, mais aussi du désir, du sentiment et de la curiosité, cette curiosité qui a perdu Ève et éventré Vénus.

  • Les femmes, aujourd'hui, sont présentes comme chercheurs dans les laboratoires et comme ingénieurs dans les entreprises.
    Mais il n'en a pas toujours été ainsi ! Pendant des siècles, la pression sociale a interdit l'accès des femmes aux activités scientifiques. lit pourtant, quelques femmes, très peu nombreuses, il est vrai, sont parvenues à se faire un nom dans la recherche, atteignant parfois la célébrité grâce à des découvertes d'importance majeure, comme Marie Curie, qui découvre le radium. Mais il n'y eut pas qu'elle et on le sait peu ! l'auteur a repéré, dans l'histoire des sciences, plus d'une quarantaine de femmes ayant apporté une contribution importante au progrès des connaissances humaines, depuis l'Antiquité grecque jusqu'au XXIe siècle.
    A la manière des grandes sagas historiques, il retrace la biographie de ces femmes hors du commun, montre les nombreux obstacles qu'elles ont dû surmonter pour pouvoir s'adonner à la recherche et nous explique leur apport à la science. Un hommage à la féminité où certains ne l'attendent pas ! Une mise au point sur la question de la place de la femme dans la société, à l'heure du retour de certaines idéologies, pour le moins rétrogrades, qui voudraient écarter les femmes des laboratoires, des universités et les filles des écoles.

  • Hubert Reeves n'est pas un astrophysicien tourné vers le ciel et oublieux de son appartenance terrestre et humaine. Il peut tout aussi bien nous conduire vers notre lointaine origine stellaire, et redescendre le long de l'échelle de l'organisation de plus en plus complexe de la matière, jusqu'à l'histoire humaine, si problématique et tourmentée. Hubert Reeves est un praticien du non refoulement : il ne refoule pas la question humaine au nom de la science et de la technique. Le langage scientifique n'oublie pas non plus le langage poétique. Le titre - L'heure de s'enivrer -, inspiré par une phrase de Baudelaire, rappelle que la création poétique vise depuis toujours ce rapprochement entre ciel et terre, fini et infini, destinée individuelle et destinée cosmique. Et, dans ce mouvement, l'être humain reconnaît son existence et en jouit.

  • Aux origines de la sexualité

    Gouyon-Ph

    • Fayard
    • 7 Octobre 2009

    Aux Origines de la sexualité Le sexe n'est pas tout dans la vie, pourtant que serait la vie sans sexe ? Et au fait, comment tout cela a-t-il commencé ? Cet ouvrage se propose d'escalader les différentes branches de l'arbre du vivant pour découvrir la fabuleuse richesse des formes que la sexualité y a prises au fil du temps. S'invitant dans la vie intime des plantes, des animaux et des hommes, mais aussi des algues et des bactéries, il dévoile les dessous de cette activité centrale pour tous les êtres. Au détour des pages surgissent des interrogations vertigineuses : le sexe a-t-il toujours existé ? Pourquoi certaines espèces l'ont-elles perdu ? Quelles sont, dans la nature, les modalités de reproduction qui ne font pas appel au sexe ? L'observation de la sexualité animale, elle, fait apparaître toute l'ambiguïté de la notion de « propre de l'homme » : sommes-nous les seuls animaux à tomber amoureux ? à choisir volontairement l'abstinence ? à pratiquer le viol, l'inceste ? Nous sommes en tout cas les seuls pour qui la sexualité soit un objet de questionnement. Et les questionnements - philosophiques, éthiques, métaphysiques - à ce sujet ne manquent pas, de l'intemporelle énigme du sexe des anges à la problématique du rapport amour-mort que renouvelle l'irruption du sida, en passant par cette angoissante perspective : pourra-t-on demain se passer de la sexualité pour faire des enfants ? C'est un voyage inédit auquel est convié le lecteur. Il doit se préparer à des paysages insoupçonnés, à des histoires insolites, à des retournements inattendus. Au point que se posera à un moment la question de savoir ce qu'est vraiment un individu !

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