Le Passager Clandestin

  • En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l'oppression des femmes et de l'exploitation de la planète, Françoise d'Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l'assassinat généralisé du vivant, il n'y a aucune alternative sinon l'écoféminisme. C'est le féminisme ou la mort. Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes.
    A l'aune de leur engagements et d'une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

  • En 1801, une jeune Bretonne de 30 ans dont on ne sait, aujourd'hui, presque rien, s'adresse aux femmes de son temps pour les prendre à témoin des interdits, servitudes et violences qu'il leur faut encore affronter, passé le grand souffle de la Révolution.
    « Esclave dans la famille et nulle au sein de la Patrie », mais aussi, et c'est alors impensé, encline, par la force des préjugés sociaux, à intérioriser sa propre domination, la femme, dit Fanny Raoul, n'a pas même accès à l'expression légitime de ses opinions. Elle n'en proclame pas moins la sienne avec force, et après 200 ans d'oubli, il est temps de découvrir enfin de joyau de précocité et de radicalité qu'est Opinion d'une femme.
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  • "Et la planète mise au féminin reverdirait pour tous !".

    Écrivaine libertaire et prolifique, militante chevronnée, pionnière du mouvement féministe et de la décroissance, Françoise d'Eaubonne (1920-2005) est à l'origine du concept d'écoféminisme. L'oppression patriarcale des femmes et l'exploitation capitaliste de la planète découleraient des mêmes mécanismes de domination et doivent donc être combattues ensemble.

    Incompris voire tourné en dérision en France, son projet de muter vers une société autogestionnaire, fondée sur l'égalité des sexes, des peuples et la préservation de la nature fait largement écho aux idéaux de la décroissance.

    Caroline Golbldum nous montre la pertinence et l'actualité des idées et modes d'action écoféministes dans un contexte d'urgence climatique.

  • Ce livre réunit des entretiens et des articles écrits depuis les années 1970 (de L'Humanité aux Cahiers du genre en passant par Le Monde), mettant ainsi en lumière à la fois l'histoire du féminisme depuis plus de 40 ans et la constance de l'engagement de Geneviève Fraisse pour les droits des femmes.
    Les questions théoriques du féminisme ont pris et continuent de prendre forme dans l'histoire en acte ; Geneviève Fraisse, dans des entretiens stimulants, relève mille exemples à travers l'Histoire, depuis la situation de tutelle civile des femmes au XIXe siècle, l'obtention du baccalauréat par Julie Victoire Daubié, l'établissement du divorce ou la lutte pour l'avortement, jusqu'à la question de l'emploi des femmes aujourd'hui, de la parité, de la prostitution, du service domestique, la révolution que représente la maîtrise du vivant, la situation des femmes au Maghreb, l'affaire DSK...
    Elle reconstitue avec limpidité le puzzle de la domination masculine.

  • Ce livre réunit des textes parus dans la presse (L'Humanité, Libé, Politis, Le Monde, Regards, Le Nouvel Obs.), ou dans des revues (Vacarme, Réfractions, Cahiers du genre, Mouvements, Revue de l'OFCE, Non fiction...) depuis trente-cinq ans. Il est une sorte de double-témoin : de la pratique et de la théorie ainsi que de leurs rencontres répétées, mais aussi de ce que, à tous les étages de la question féministe, la pensée est convoquée.
    Au début des années 1970, il y avait les slogans féministes, le jour - nal Le torchon brûle et une figure de référence, Simone de Beauvoir.
    Comme dans l'histoire passée, les féministes passaient pour des agitées et l'intellectuelle se déclinait au singulier. Geneviève Fraisse appartient à la génération qui a mis la figure de la femme intellectuelle au pluriel, en nombre.
    Autour de Jacques Rancière et de la revue Les Révoltes logiques, elle se fait historienne des idées d'émancipation, démontrant que cette histoire était réfléchie par les actrices elles-mêmes. Il s'en suit alors que les femmes font l'Histoire.
    À son entrée au CNRS, en 1983, elle poursuit la généalogie de la pensée féministe, notamment celle qui se déploie à l'ère démocratique.
    Et puis, la pratique de la généalogie redoublait, comme en écho, les questions d'actualité féministe. Celles-ci se sont égrenées des années 1970 à aujourd'hui : réflexion sur le collectif politique du mouvement des femmes, sur le féminisme au temps de la gauche, sur le débat autour de la parité. Vint alors le moment, inattendu, des charges politiques où les textes sont aussi des interventions directement liées à l'agenda des institutions ou des medias.
    La quasi totalité de ces articles et, bientôt, des entretiens répondent à des sollicitations des quotidiens ou des revues à celle qui tentait de suivre dans son travail d'analyse de la pensée féministe l'histoire en train de s'écrire.

  • Pas très loin de la Promenade des Anglais, dans une banlieue niçoise, un plan d'urbanisme est en marche, les résidences « Saint-Pierre » vont disparaître. Le relogement de la population va se faire lentement. Certaines familles seront relogées dans le quartier, d'autres à la périphérie.
    Les femmes, piliers de la famille, principal lien social, prennent la parole sur la manière dont elles vivent cet évènement qui vient bouleverser leur vie. Par leur contribution, ces femmes deviennent les rédactrices de l'ouvrage.

  • Comment se construit une culture écologiste ? Comment celle-ci peut permettre de prendre en compte le désir de bien-être de chaque personne en prenant soin du vivant ? Comment pouvons-nous nous épanouir dans les limites de la planète ?
    L'influence de l'écologie dans nos vies, c'est pour chacun de nous une histoire différente. Première coopérative, marche du sel de Gandhi, objection de conscience, Greenpeace, fermes bio, Théâtre de l'opprimé, réflexions d'Ivan Illich ou d'Hervé Kempf, écoféminisme, abandon de l'extension du camp militaire du Larzac, manifestations géantes contre les missiles nucléaires, Brigades de paix internationales, lycées autogérés, catastrophe industrielle de Bhopal, Confédération paysanne, rapport Brundtland, assassinat de Chico Mendès, systèmes d'échange local, mort de Superphénix, Quartier Vauban en Allemagne, protocole de Kyoto, premier forum social mondial à Porto Alegre, déboulonneurs, commune de Segonzac...
    À l'occasion de ses 30 ans, la revue Silence propose ici, avec l'aide d'une soixantaine de contributeurs et contributrices, un inventaire en 600 dates, forcément subjectif, de lectures, films, chansons, campagnes militantes et évènements divers, qui ont joué un rôle dans la construction de notre réflexion et d'un nouvel imaginaire collectif.
    Illustré de plus de 150 photos, un album vivant et dynamique qui nous permet à la fois d'enrichir nos connaissances et de diffuser la culture écologiste !

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