Centre Pompidou

  • « Tu dois savoir que Wols a fait tout son boulot, toujours, depuis 1945, dans une petite chambre d'hôtel. Jamais il n'a possédé ni chevalet, ni palette, ni pinceaux, quelquefois un très esquinté - il ne connaissait aucun nom de couleur... Il peignait de préférence la nuit, à la lumière d'une ampoule de 25 watts suspendue au plafond. Et dans les temps meilleurs, il pouvait se procurer une bougie... Ce qui le ravissait car de toutes les lumières, c'est la bougie qu'il préférait. Ses toiles, il les faisait soit par terre, soit sur le lit. Avec ses mains, le plat de sa paume pour les fonds - et des petits bouts de chiffons... Il travaillait excessivement vite, avec une sorte de frénésie... Il m'a toujours dit qu'il pensait, tout en jouant sur son banjo, à la toile qu'il voyait très, très clairement sur sa rétine (les yeux clos), la toile... et que l'exécution matérielle... était un jeu... Il a dessiné tous les jours sans arrêt - avec tous ses livres chéris autour de soi... Edgar Poe, Rimbaud, Lautréamont, Lao-tseu et tous les poètes chinois, Nietzsche. La Bible. Van Gogh, les livres de yogi, de sciences, de mécanique, de géographie, d'astrologie, des traités sur l'histoire des religions, des livres de médecine, de zoologie, d'ethnographie... et comme il s'intéressait à tout... Enfin, tu as de la matière et je te supplie en souvenir de lui, d'en parler dans les termes les plus magnifiques pour montrer à tous les envieux, et jaloux, et stupides qui a été Wols. » Gréty Wols, lettre à Camille Bryen, 1953.


  • il y a cent ans naissait l'avant-garde.
    le 20 février 1909, le poète italien marinetti publiait à la une du figaro le manifeste du futurisme, il y célébrait le nouvel âge des foules, la beauté de la machine, le dynamisme, la vitesse, le mépris du passé. un an plus tard, balla, boccioni, carrà, russolo, severini signaient un nouveau manifeste qui dotait le futurisme d'une composante picturale. fiers et belliqueux, les peintres italiens ambitionnaient d'imposer leur peinture à paris, d'y supplanter un cubisme qu'ils suspectaient de conservatisme.
    des débats parisiens émergeait bientôt une troisième voie une associant le formalisme cubiste et la modernité futuriste. en france, duchamp peignait son nu descendant l'escalier, picabia udnie; en russie, malévitch brandissait l'étendard du " cubofuturisme a; en angleterre, lewis fédérait les jeunes peintres "rebelles" autour du vorticisme; au salon des indépendants de 1913, apollinaire saluait l'avènement d'une nouvelle école picturale, l'orphisme.
    par une iconographie abondamment commentée, chaque oeuvre faisant l'objet d'une notice, le présent catalogue instruit le dossier du fantastique bouillonnement artistique qui anima les années précédant la première guerre mondiale. par la reconstruction quasi complète de l'exposition fondatrice du futurisme, présentée en 1912 à la galerie bernheim-jeune, il offre une vision exhaustive d'un mouvement, le seul du xxe siècle qui n'ait pas fait l'objet, en france, d'une étude aussi documentée depuis plus de trente ans.


  • A partir de l'exceptionnelle collection du Musée national d'art moderne, Camille Morineau nous propose un voyage à la fois chronologique et thématique dans la création de 1905 à nos jours ; des pionnières de la première moitié du XXe siècle aux artistes d'aujourd'hui, en passant par les combattantes des années 1960.
    Au fil des oeuvres, des techniques et des chemins individuels, la notion d'un art dit " de femmes " s'efface au profit d'un parcours vivant dans l'art des XXe et XXIe siècles. Enrichi de nombreuses illustrations, d'encadrés thématiques, d'une chronologie et de biographies d'artistes, cet ouvrage accessible et indispensable nous offre les clés pour comprendre l'art de notre temps.

  • L'oeuvre de Mona Hatoum, artiste britannique d'origine palestinienne, est internationalement reconnue. La grande exposition que le Centre Pompidou lui consacre à Paris prend la forme d'un panorama. Elle explore les thèmes et les supports de ses créations - performances, vidéos, dessins, photographies, sculptures et installations. Premier musée en France à l'avoir accueillie en 1994, le Centre Pompidou permet aujourd'hui au public de prendre la mesure d'un extraordinaire travail mêlant abstraction et réalisme poétique, engagement et minimalisme, singularité et universalité.

  • Le Centre Pompidou met à l'honneur près de 200 artistes femmes et plus de 500 oeuvres montrant ainsi la conquête par les femmes du statut d'artiste au cours du XXe siècle. Avec des artistes de tous les domaines de l'art : peintres, sculpteurs, vidéastes, cinéastes, designers, architectes, etc.

  • Depuis le début de mon travail, je construis, avec des images, des mondes.
    Ces mondes existent mais on ne les voit pas, on ne les connaît pas, ils n'arrivent pas à agir. Ainsi, en traversant des territoires, je figure des corps, des architectures ou des hommes, et j'habite des lieux où je peux représenter ces mondes. Ces éléments photographiés sont là pour toucher un niveau universel, dans lequel chacun puisse se projeter. Les localisations ne sont jamais explicitement indiquées dans mon travail, depuis aujourd'hui vingt ans.
    Ici, si certaines des images sont réalisées dans un lieu " d'actualité ", elles ne le sont pas uniquement en " territoire palestinien " car elles ouvrent sur une problématique plus large. Je ne veux pas qu'elles perdent leur connexion avec " notre actualité ". J'aimerais que les gens soient baignés de ces images sans les avoir vraiment analysées ou localisées, après avoir vu ces photographies. C'est ce " bain " que je travaille : je cherche, au moyen des images, à baigner le corps de l'autre.
    Ce montage d'images, choisies pour leur vibration, peut imprégner le spectateur d'un univers particulier et agir sur lui. Mon intention est aussi de dessiner un pays qui déborde d'existence malgré les clichés médiatiques, et de faire entrevoir une utopie qui deviendra réalité.


  • Depuis la fin des années 1970, Silvia Bächli développe une oeuvre dessinée basée sur des moyens volontairement réduits : papiers, gamme allant du gris pâle au noir profond, vocabulaire formel oscillant entre abstraction et figuration, mais lié à une certaine réalité. Ses dessins sont isolés, ou font partie de grandes installations dans lesquelles le blanc des murs relie les feuilles.


  • Elles font l'abstraction - catalogue Nouv.

  • Elles font l'abstraction - album (fr-ang) Nouv.

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