Autrement

  • Quatorze ans après la disparition des jumelles Vignes, l'une d'elles réapparaît à Mallard, leur ville natale, dans le Sud d'une Amérique fraîchement déségrégationnée. Adolescentes, elles avaient fugué main dans la main, décidées à affronter le monde. Pourtant, lorsque Desiree refait surface, elle a perdu la trace de sa jumelle depuis bien longtemps: Stella a disparu des années auparavant pour mener à Boston la vie d'une jeune femme Blanche. Mais jusqu'où peut-on renoncer à une partie de soi-même ?
    Dans ce roman magistral sur l'identité, l'auteure interroge les mailles fragiles dont sont tissés les individus, entre la filiation, le rêve de devenir une autre personne et le besoin dévorant de trouver sa place.

  • Toute passion abolie Nouv.

    « Adossée à la mort, elle pouvait enfin contempler sa vie. Et pendant ce temps l'air vibrait du bruissement des abeilles ».

    Lorsque meurt son époux, ancien vice-roi des Indes, Lady Slane, quatre-vingt-huit ans, décide de quitter la demeure familiale pour s'installer dans un quartier excentré de Londres. Là, dans le calme de son nouveau logis, elle regarde son passé, sans fard ni amertume et entame une vie nouvelle autour d'amitiés légèrement excentriques. Si toute passion est abolie, le feu n'est pas mort, il est contenu par l'âge comme dans l'âtre d'une cheminée. Vita Sackville-West nous livre ici un roman délicatement féministe, au charme fou.

  • En 2020, la mort de George Floyd, homme noir qui succombe lors de son arrestation aux cris de « I can't breathe » bouleverse le monde. En 2014 déjà, Eric Garner décédait dans les mêmes circonstances et en prononçant les mêmes paroles.
    Ces neuf essais pétris d'une rage calme exposent l'omniprésence du racisme aux États-Unis, qu'il soit diffus, tapi dans des détails qui n'en sont pas, ou sidérant, énorme, invraisemblable. Du marketing des poupées d'enfants à l'absence de plaque commémorant les victimes de l'esclavage, Brit Bennett désigne de façon saisissante les manifestations de ce racisme qui n'en finit pas de tuer, et qui prospère aussi sur la bonne conscience des « gentils Blancs ». Portée par le désir d'aller de l'avant, elle rend hommage aux auteurs qui, de Toni Morrison à Ta-Nehisi Coates en passant par Jesmyn Ward, ouvrent la voie au changement en donnant à voir une expérience à nulle autre pareille.

  • "A l'heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m'alléger de ce qui m'encombre devient plus fort que tout. Je garde l'espoir, naïf peut-être, qu'un tel aveu sera comme l'amputation d'un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu'elle soit, permet de sauver le reste du corps." Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d'elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits... Dans le silence de l'heure, derrière le précaire rempart de l'ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l'âme.

  • Intimités Nouv.

    « Nous étions les filles de gens parfaitement sûrs d'eux qui avaient de l'argent en guise d'imagination ».

    Ah, la bonne société américaine, ses conventions, ses habitudes et ses aspirations à plus. Mais peut-on s'ouvrir de nouveaux horizons sans abandonner ses privilèges ? À travers onze nouvelles savamment ciselées, Laurie Colwin scrute des individus lisses dont le vernis craquelle lorsque les certitudes vacillent... puis reprennent leur place. Car le bonheur est une chimère devant laquelle les apparences refusent de plier.

  • Les Godavary sont passés maîtres dans l'art de faire disparaître les problèmes sous le tapis. Une habitude que les funérailles du chef du clan, Noble Godavary, viennent mettre à mal. Et pour cause: sa fille Paola, née d'un deuxième lit, sera de la partie. Dominatrice et magnétique, elle détone dans l'austère maison familiale.
    Et quoi de mieux qu'un testament pour mettre le feu aux poudres ?

  • Lorsqu'Antoine la rencontre et qu'ils tombent amoureux, c'est comme si le désir venait combler tous les manques. La vie prend les couleurs d'un bonheur simple, c'est le temps d'une ivresse nouvelle et, un moment, chacun pense avoir échappé à ses secrets d'enfance.
    Mais bientôt, une tension sourde apparaît, un trouble qui remonte loin dans leurs histoires et qui s'installe. Jusqu'à ce que quelque chose entre eux se fissure et éclate. Et s'il y avait une ligne à ne pas franchir?

    Dans ce roman saisissant, Marie Simon fait le récit d'une implosion. Elle écrit la façon dont l'histoire individuelle façonne les êtres, jusqu'à parfois tout contaminer : les bonheurs intimes, la vie psychologique et la façon d'aimer.

  • Il n'y a guère d'imaginaire plus viril que celui des Vikings : barbares pillards à la barbe hirsute, grands explorateurs naviguant sur les mers de Scandinavie tandis que, quelque part entre Asgard et le Valhalla, Týr et Odin ourdissent de grands combats. Mais que faisaient les femmes vikings pendant ce temps ?
    À la croisée des sources historiques, archéologiques et des sagas islandaises, cet ouvrage propose une relecture de la civilisation viking selon un prisme féminin. De la figure de la valkyrie qui décide du sort des guerriers au combat à la fière Guðrún qui venge l'honneur des siens, on découvre une femme viking qui, loin d'être cantonnée aux tâches domestiques, explore, décide, écrit, combat parfois. Chemin faisant, l'imaginaire que nous nous faisons de cette culture s'en trouve profondément modifié. Preuve, s'il en était besoin, que l'histoire ne se fait jamais sans les femmes.

  • En Sardaigne, autour d'Annesa, enfant de nulle part, qui assiste au déclin de la famille qui l'a recueillie, se nouent et se dénouent les conflits intérieurs des personnages, tiraillés par des passions contradictoires, attirés tour à tour par la transgression de la faute et le désir de rédemption. Ecrit à l'aube du XXe siècle par une grande romancière sarde née en 1871, morte en 1936.

  • « Ejo » : au Rwanda, le même mot désigne « hier » et « demain ». Un seul mot pour se remémorer les temps fanés et raconter ce que peut être la vie après le génocide des Tutsi. Les trente nouvelles de ce recueil nous font entrer avec tendresse et lucidité dans l' intimité de femmes et d'enfants dont le destin est bouleversé par l'histoire. Une mosaïque de tons, entre désenchantement et espoir, pour réaffirmer notre humanité commune.

  • Vous rêvez d'avoir la peau de l'homo interruptus, ce type au boulot qui parle toujours plus fort (et en même temps) que vous en réunion ? Faut-il vraiment que ce soit vous qui organisiez les pots de départ ? (Réponse : non. Technique : arrêtez de vous proposer...) Avez-vous bien en tête le potentiel discriminatoire de la machine à café ?

    Ce guide (plein d'humour mais fort sérieux) est le fruit du Fight Club féministe : quand un groupe de femmes lassées du sexisme au travail se réunissent et rassemblent leurs expériences, cela donne un manifeste piquant, débordant d'astuces et de stratégies de résistance. Avec ses illustrations mordantes, ce manuel aidera les féministes en herbe et averties à comprendre et démanteler le sexisme ordinaire : apprendre à reconnaître l'ennemi, identifier les pièges dans lesquels vous tombez toutes seules, Mesdames, et peut-être même adopter la technique du QFJ (« Que ferait Josh ? », i. e. l'homme blanc lambda qui n'a jamais entendu parler du syndrome de l'imposteur). Parce que le vrai changement commence avec chacune de ces petites victoires, suivez le guide !

  • Camille a 23 ans quand, lors d'un séjour en Espagne, un coup de tonnerre vient tout ébranler : d'abord des symptômes anodins, une confusion qui s'installe, le brouillage complet, la douleur, et puis un diagnostic : rupture d'anévrisme. Des mots terribles mais, curieusement, il y a quelque chose d'apaisant à nommer enfin les choses. Et tandis que ses sens puis ses facultés n'en finissent plus de lui échapper, que son corps devient comme étranger, Camille recourt à l'écriture pour essayer de capturer cette expérience intime extrême et renouer avec elle-même.

    Avec toutes les ressources de l'art et de la philosophie, cette autofiction littéraire décortique et recompose cette chose organique et abstraite à la fois qui se joue dans le cerveau. Entre expérience médicale et démonstration virtuose des pouvoirs de l'écriture, ce premier roman est le récit fascinant d'une jeune femme qui affronte avec humour et intelligence la dilution - provisoire ? - d'elle-même.

  • Le livre pour célébrer les magiciennes de la littérature !

    30 ensorcelantes écrivaines qui ont marqué leur époque, reconnues ou injustement oubliées, illustrées et racontées dans toute leur puissance.

    Toni Morrison, Virginia Woolf, Emily Dickinson, mais aussi María Sabina, Audre Lorde, Yumiko Kurahashi, Octavia E. Butler... Alchimistes du verbe, elles nous emportent dans un envoûtant tour du monde et révèlent le pouvoir des femmes de lettres.

  • Anania, "fils de la faute", abandonné à l'âge de sept ans, garde peu de souvenirs de sa mère : l'image floue de ses cheveux noirs et de ses yeux clairs, et une étrange amulette attachée autour de son cou.
    Il grandit dans le moulin de son père, connaît ses premiers émois amoureux, part faire ses études, traverse la mer. mais une ombre le hante, une obsession le travaille : retrouver cette mère perdue qu'il aime et qu'il hait, qui lui fait honte, qu'il veut sauver. il quitte son île, terre d'exil et de songes, son île abandonnée, et cherche sa mère, son âme, sa vie. entre les pleurs et les doutes, l'orgueil et la pitié, anania fait l'apprentissage de la maturité et découvre, sous la cendre de son passé, l'étincelle de l'espérance.

  • Evelyn Jarrold est la veuve de Tommy Jarrold, tué au cours de la Première guerre mondiale, fils du vieux William Jarrold, fondateur de la dynastie familiale (dont les autres représentants masculins sont beaucoup plus ternes) et bientôt baronnet. Evelyn, qui approche la quarantaine, est la mère de Dan, adolescent envoyé à Eton. Parfaite représentante de la haute société oisive, c'est une femme sophistiquée, exigeante jusqu'à en être manipulatrice, mais sensible et impulsive. Malgré leur différence d'âge, elle tombe amoureuse de Miles Vane-Merrick, député réformiste quoique issu d'une famille de hobereaux. Miles est de quinze ans plus jeune qu'elle, et son caractère fougueux, actif, idéaliste, l'entraîne vers « l'ivresse du moment » et ses projets plutôt que vers Evelyn - et pourtant il l'aime sincèrement. Ils prennent conscience, malgré leur appartenance au même monde ou presque, d'être le jouet de forces sociales opposées. Qui, dans cette relation contrariée, restera le plus fidèle à l'autre ? Qui est le plus porté au sacrifice ? Qui veut vraiment construire un amour durable ? Evelyn, en tout cas, ne parvient pas à attirer pleinement Miles auprès d'elle et à l'arracher à ses amis, des politiques et des intellectuels dont elle se méfie - ou faut-il dire, à monopoliser son temps et son attention ? Jalouse, torturée par la peur de s'abaisser, elle choisit de mettre fin à cette relation passionnée qui la maintenait encore du côté de la jeunesse, et de la vie.
    Traduit par : Bernard Delvaille

  • « Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n'avez rien à lui reprocher ?- En partie parce qu'il était petit, frêle, facile à endormir... Et je ne tenais pas à ce qu'il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d'une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille... trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s'y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s'y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents... Liddiard brûle de résoudre l'énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée.Traduit de l'anglais par Micha Venaille.

  • Les femmes sont majoritaires à apprendre la musique dans les écoles et les conservatoires, nombreuses parmi les musiciens amateurs et les enseignants. En revanche, les métiers de l'interprétation sont parmi les moins féminisés.
    Comment et depuis quand les femmes ont-elles conquis les métiers de la musique ? Et au prix de quelles difficultés ? Quelle place se font-elles aujourd'hui dans cet art du spectacle et des univers de scène pour certains très « masculins » ?
    Sociologue et musicienne, Hyacinthe Ravet souligne combien la définition de ce qui est « masculin » et « féminin » contribue à la construction des trajectoires en musique, à une répartition des rôles entre hommes et femmes mouvante mais où demeurent de forts enjeux symboliques et de pouvoir. Les femmes peuvent-elles être reconnues comme créatrices au même titre que les hommes ? En un récit d'enquête à la fois sérieux et haletant, mêlant investigations historiques, état des lieux chiffré et entretiens approfondis, l'auteur montre que la musique - omniprésente dans notre société - nous dit beaucoup de nos espoirs et de nos résistances à l'égard d'une « parité » en tout domaine et à tous les niveaux.

  • Un nouvel élan de liberté sexuelle semble parcourir le monde arabe : les soulèvements populaires, l'émancipation des femmes et l'évolution des moeurs bouleversent les schémas culturels les plus rigides et les plus ancrés. C'est une autre révolution, intime et souterraine, qui s'annonce. Au Maroc, en Égypte et jusqu'au Liban, la domination masculine reste de rigueur, mais les femmes, souvent plus éduquées, gagnent plus d'argent. Des mères de famille, souvent premières gardiennes de l'ordre patriarcal, militent pour l'éducation sexuelle de leurs enfants : question de santé, mais aussi d'apprentissage du plaisir qui garantit la paix sociale. Au Caire, et dans les milieux ruraux du sud de l'Égypte, l'obsession de la virginité avant le mariage marque le pas, alors que le commerce de la lingerie explose.
    La révolution sexuelle dans le monde arabe aura-t-elle lieu ? Entre l'acte et la parole, entre le poids souvent oppressant de la tradition et les nouvelles aspirations, cette enquête inédite permet d'observer au plus près les signes avant-coureurs du changement.

  • Une rencontre douce -amère avec les New-Yorkais fragiles de l'ironique Laurie Colwin, toujours au
    bord du dérapage, toujours un peu bizarres.
    Un père de famille obsédé par les ragondins peuplant le détroit où se baignent ses enfants, un mari
    esseulé découvrant en l'absence de sa femme la magie de la télévision, des gâteaux surgelés et
    des petites secrétaires, ou un petit ami anxieux donnant à tous les objets le nom de celui qu'il
    prend pour l'amant de celle qu'il aime : les personnages de Laurie Colwin ne sont jamais plus
    émouvants, sous sa plume ironique, qu'à travers leurs défauts et leurs contradictions, leurs petites
    faiblesses qui viennent enrayer doucement la petite musique de leur vie. A travers eux, Colwin
    jette un regard tendre et subtile sur la nature des relations humaines.

  • Après avoir constitué un élément important dans l'attribution des JO à la Chine en 2001, le respect des droits humains bénéficie depuis d'un traitement irrégulier de la part des autorités chinoises et de la communauté internationale. Aux engagements manifestes en leur faveur succèdent des fins de non recevoir ou des silences complices. Amnesty International suit de près la situation et l'action du gouvernement chinois dans les domaines spécifiquement liés à la préparation des JO, aux principes de base de la Charte olympique et aux promesses d'amélioration faites par des représentants des autorités chinoises.
    Deux domaines justifient une attention spécifique parce que les réformes y sont attendues et cruciales : la peine de mort et la liberté des médias. Parce que les JO semblent favoriser un recours accru à la détention administrative, du moins à Pékin, et la poursuite de la répression - dont avocats et journalistes de premier plan-, un point devrait aussi être fait sur la "rééducation par le travail" et la détention administrative, ainsi que sur la situation globale des défenseurs des droits humains en Chine.
    Parce que les JO ne durent qu'un temps, et que la question des droits humains en Chine dépasse le cadre de l'événement, la deuxième partie du livre présente les perspectives d'améliorations qui doivent se manifester dans la pérennité. Pour aider à en saisir les enjeux, Amnesty met à contribution des spécialistes dont les analyses mettent en perspective l'attentif bilan livré par Amnesty.
    Enfin, un certain nombre de témoignages/ exemples/ cas précis étayent et illustrent les pages du livre. Ce sont ces cas de personnes en faveur desquelles Amnesty travaille : qu'ils soient " résolus " ou encore pris en charge (si cela ne les met pas en danger) , leur traitement permet de donner corps aux analyses.

  • 1954. Le conflit qui débute place les femmes musulmanes au coeur de problématiques et d'enjeux inédits : elles sont rapidement considérées comme un élément important susceptible de faire basculer le devenir de l'Algérie. L'opinion des femmes - quatre millions d'avis et de soutiens potentiels - devient un véritable enjeu entre le FLN et l'armée française au travers de politiques d'action psychologique très actives. Des femmes rejoignent le mouvement nationaliste. Une nouvelle figure de la femme naît, bousculant les imaginaires et les consciences. Il s'agit alors pour les instances militaires françaises de rallier l'opinion féminine à la "pacification". Pour cela, un ensemble d'actions est adopté : déploiement de l'action médico-sociale, projet de code avant-gardiste concernant le statut personnel de la femme... Si l'historiographie a déjà examiné l'implication des moudjahidate dans la guerre d'Algérie, les analyses des liens entre le FLN et la population civile féminine sous-estiment le rôle du FLN quant à l'évolution du statut des femmes tandis que la politique menée par les gouvernements français successifs envers les musulmanes pendant la guerre demeure inconnue. Nourri par les archives françaises civiles et militaires, cet ouvrage sur les actions politiques et militaires du gouvernement français nous révèle l'une des faces cachée de la guerre d'Algérie et met en lumière l'enjeu primordial des femmes dans la résolution d'un conflit dont l'issue ne pouvait être que politique.

  • Mauvais à l'école, inadapté, déprimé, vieillissant : « Carton man » a perdu tous ses repères. Il est dépassé par « Plastic woman », plus riche, plus ambitieuse, plus polyvalente, plus diplômée aussi. La fin de la domination masculine a sonné !
    Partout dans le monde et pour la première fois de notre histoire, nous assistons à un incroyable basculement social et culturel. Les signes sont tangibles : plus de femmes saoudiennes doctorantes, plus de Chinoises au volant de Ferrari rouges, plus d'Indiennes femmes d'affaire, une Islandaise et une Sud-Coréenne à la tête de leur gouvernement. Dans le monde occidental, l'appétit et les pratiques sexuelles des femmes feraient pâlir les pires machos. À quoi bon garder un homme à la maison ?
    Spectaculaire, drôle et parfois effrayant, ce livre prend acte d'un renversement de tendance profond, visible et inéluctable. Il nous ouvre les yeux, nous projette dans l'avenir, bouscule les idées reçues.
    Le débat est lancé

  • Roman et non biographie, Virginia, mon amour, ma soeur s'appuie sur les vies entrecroisées de deux soeurs célèbres : Virginia Woolf et Vanessa Bell. Vanessa est la narratrice, c'est elle qui parle, à la première personne du singulier - sauf lorsqu'elle évoque sa soeur, à qui elle réserve le " tu " intime de leur complicité.
    Liées, les deux soeurs le sont plus que tout, comme si elles ne pouvaient se passer l'une de l'autre, d'un soutien réciproque, d'une approbation mutuelle. Elevées ensemble dans un conformisme étouffant, elles deviennent plus proches encore lorsque la mort de leur mère les livre à un père tyrannique. Et cependant, déjà, elles sont aussi rivales : Vanessa jalouse les attentions dont bénéficie Virginia, à la vocation littéraire précoce.
    Très tôt, elles se sentent l'une comme l'autre des aspirations créatrices : Virginia écrit, Vanessa peint. A l'âge adulte, elles lutteront pour réaliser leurs ambitions artistiques, en dépit de désirs contrariés ; en dépit du scandale, aussi - car, à Bloomsbury, elles adoptent un nouveau mode de pensée, un nouveau mode de vie, s'affranchissant des conventions morales ou sexuelles -, en dépit enfin de la maladie, et de la guerre. Génie et folie se mêlent dans cette chronique traversée par le désir de faire naître la beauté au milieu de la souffrance et des difficultés.
    Susan Sellers, qui connaît parfaitement l'oeuvre de Virginia Woolf, dont la technique narrative brillante l'a beaucoup inspirée, (avec l'utilisation d'une voix intérieure, sensible, impressioniste), a su se mettre dans la peau de l'artiste Vanessa Bell, et recréer l'histoire des deux soeurs telle que, peut-être, elles l'auraient elles-mêmes racontée.

  • Portraits et témoignages de 31 femmes qui ont participé aux mouvements de résistance en France pendant la Seconde Guerre mondiale : Lucie Aubrac, Marie-Josée Chombart de Lauwe, Lise London, Cécile Rol-Tanguy, Germaine Tillion, Denise Vernay, Hélène Viannay, Simone Le Port, etc.

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