• Lait sauvage

    Sabrina Orah Mark

    Chacune de ces histoires est un voyage novateur, poétique, subversif, absurde, tendre et étonnamment drôle à travers les relations - souvent familiales -, les émotions et l´expérience humaine. Chacune de ces histoires permet de regarder le monde dans une perspective vraiment nouvelle. Il vaut d´ailleurs mieux aborder chacune de ces histoires avec une sorte d´esprit malléable. Certains ont aussi conseillé de ne pas lire Lait sauvage en une seule fois. Après chaque histoire ils pensent qu´il est préférable de se réunir autour d´une table pleine de souris pour discuter de l´histoire du jour et de faire circuler les pages comme un apéritif pour dévorer lentement chacune d´entre elles et décrire le goût qu´elle laisse sur la langue. Certains sont même allés jusqu´à écrire à propos de ces histoires : elles sont comme si les frères Grimm rencontraient Samuel Beckett dans son maillot de bain à la plage. Ou bien peut-être Franz Kafka, serait-on tenté de rajouter.

  • L'étrange feminin

    Collectif

    Fictions inédites de Caroline Audibert, Marie Cosnay, Bérengère Cournut, Clara Dupuis-Morency, Hélène Frappat, Karin Serres rassemblées par Lucie Eple et accompagnées par les paysages décomposés de Jérôme Minard. Six autrices des plus singulières de la littérature française contemporaine s´en vont explorer l´étrange. Six expéditions qui bousculent et métamorphosent le réel pour s´en émanciper. Six voyages à travers l´envoutement du féminin, de la nature et de la création. Six immersions dans les mystères du monde et de l´intime. Six aventures épousant les reflets profonds de l´ombre. Six expériences comme autant d´incantations pour l´obscurité, la sorcellerie et la littérature. Ce morceau de nuit qui a toujours une longueur d´avance.

  • Perla

    Frédéric Brun

    • Poesis
    • 7 Octobre 2020

    Peu après la mort de sa mère, Perla, le narrateur rencontre la femme de sa vie et devient père pour la première fois. Perla a été déportée cinquante ans plus tôt à Auschwitz. Il tente de comprendre son épreuve et lit de nombreux témoignages sur les camps. Étrangement, au même moment, il se sent attiré par les poètes allemands Novalis, Hölderlin, Schlegel, et le peintre Caspar David Friedrich, qui désiraient attraper l'âme du monde. Avec eux, il trouve l'apaisement et s'interroge : comment un même pays a-t-il pu engendrer une poésie aussi pure et la barbarie la plus atroce ? Hymne à la mère, Perla est aussi un livre de correspondances, sur l'amour, la naissance, la mémoire et la transmission.
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  • Après ses débuts dans la sphère underground de Toronto, à la fin des années 1960, David Cronenberg s´est imposé comme un auteur majeur capable de passer, avec une aisance rare, du mainstream à l´expérimental, sans perdre, pour autant, sa singularité de cinéaste. Son oeuvre met en scène des corps mutants façonnés par la science et la technologie, comme dans La Mouche ou Crash, ou simplement victimes de l´environnement dans lequel ils évoluent. À travers eux, le cinéaste explore les zones insoupçonnées de l´inconscient et interroge la nature, à la fois transgressive et libératrice, du fantasme. La Transgression selon David Cronenberg analyse l´oeuvre d´un observateur de la nature humaine qui, par le biais du corps, redéfinit notre propre rapport au monde, à l´esthétique et à la morale.

  • Parce qu'elle était sans nouvelles de Gyl, qu'elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s'interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal. À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu'elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l'attendre sur son canapé rouge, au fond de l'appartement d'où elle ne sort guère. Elle brûle sans doute de connaître a suite des aventures d'Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, de Marion du Faouët qui, à la tête de sa troupe de brigands, redistribuait aux miséreux le fruit de ses rapines, et surtout de Milena Jesenská qui avait traversé la Moldau à la nage pour ne pas laisser attendre son amant. Autour du destin de ces femmes libres, courageuses et rebelles, dont Anne lisait la vie à l'ancienne modiste, une belle complicité s'est tissée, faite de confidences et de souvenirs partagés. À mesure que se poursuit le voyage, les retrouvailles avec Gyl perdent de leur importance. Arrivée à son village, Anne ne cherchera même pas à le rencontrer...
    Dans le miroir que lui tend de son canapé rouge Clémence, l'éternelle amoureuse, elle a trouvé ce qui l'a entraînée si loin : les raisons de continuer, malgré les amours perdues, les révolutions ratées et le temps qui a passé.

  • Quatre femmes de nationalités différentes, de langues différentes, traversent les années tumultueuses de la révolution bolchevique. Elles s´appellent : Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Asja Lacis. Elles sont des militantes, des artistes, des activistes et chacune d´elles apportera une contribution spécifique et originale à la révolution. Elles sont des femmes et leur regard est plus libre, intéressé à mettre l´accent sur la dimension de la vie, des passions, de la créativité et du féminisme des premiers temps. Rosa Luxemburg, fondatrice de la Ligue de Spartacus questionnera les structures de pouvoir envisagés par les Soviets, elle luttera dans l´Allemagne épuisée de l´après-guerre pour affirmer le regard puissant et compatissant de ceux qui partagent la condition de l´oppression. Clara Zetkin fera de la bataille pour les droits des femmes un élément d´affirmation spécifique de la condition féminine qui ne peut pas être réduite à la seule lutte de classe.

  • En mars 2015, Naja Marie Aidt a perdu son fils de vingt-cinq ans, Carl, dans un tragique accident. Le livre qu´elle a écrit fait la chronique des premières années qui ont suivi cet appel téléphonique qui l´a dévastée en tant que mère et en tant que femme. C´est à la fois un récit sobre de la vie après la perte d´un enfant ? la façon dont le chagrin change le rapport à la réalité, aux proches, au temps ? et une exploration de la puissance de la langue et de la littérature, à partir de nombreux textes qui évoquent le deuil, la perte et l´amour. « J´ai embrassé ta main et ta main était froide, si froide que le froid s´est insinué dans mon visage, dans ma tête, dans mon crâne. Il n´y a rien de plus froid dans le monde. Pas la glace, pas la neige. Aucune peur, aucune angoisse, aucune peine de coeur aussi froide que ta main, que j´embrassais avec ma bouche vivante et chaude. »

  • Le 20 août 2018, une chaleur intense frappe la ville de Stockholm; et à en croire les spécialistes, la hausse de la température est liée aux nombreux incendies qui se sont déclarés dans toute la Suède. Ce jour-là, Greta Thunberg, alors âgée de quinze ans, commence sa grève devant le bâtiment du Parlement: nous ne pouvons plus attendre, les politiciens doivent faire quelque chose pour préserver l'environnement". C'est le premier vendredi de l'histoire. Préparez-vous à lire une histoire d'espoir, de courage et de détermination. C'est la véritable histoire de Greta Thunberg, mais aussi celle de nombreux autres garçons et filles du monde entier, prêts à se bat tre contre l'indifférence des plus grands, au nom d'un avenir meilleur. Parce que tu n'es jamais trop jeune pour faire la différence.

  • " la fin du XXe siècle, notre époque, ce temps mythique, est arrivé et nous ne sommes que chimères, hybrides de machines et d'organismes théorisés puis fabriqués ; en bref, des cyborgs.
    Le cyborg est notre ontologie ; il définit notre politique. le cyborg est une image condensée de l'imagination et de la réalité matérielle réunies, et cette union structure toute possibilité de transformation historique. dans la tradition occidentale des sciences et de la politique, tradition de domination masculine, raciste et capitaliste, tradition de progrès, tradition de l'appropriation de la nature comme ressource pour les productions de la culture, tradition de la reproduction de soi par le regard des autres, la relation entre organisme et machine fut une guerre de frontières.
    " ainsi parle donna haraway, professeure au department of history of consciousness, à l'université de californie à santa cruz. elle est l'une des personnalités qui ont façonné le champ de la théorie féministe et des science studies. ses textes traduits en plus de 16 langues en font une auteure incontournable de la scène intellectuelle internationale, penseuse de la postmodernité et des technosciences.
    La plus grande partie de son oeuvre est encore inédite en français. bienvenue dans le monde étrange de donna haraway peuplé de cyborgs, hybrides, femalemen, oncomice, coyotes et autres monstres. il s'y déjoue les dichotomies anciennes : féminin / masculin ; nature / culture ; vivant / artefact. bienvenue dans le monde de donna haraway, ses fabulations sont les nôtres, nos pires craintes ou nos meilleures espérances ? a l'évidence, les cartes politiques pour l'invention de nouveaux espaces.
    Cette anthologie propose les textes essentiels de donna haraway : cyborg manifeste, situated knowledge, teddy bear patriarchy, ecce homo, modest witness, race.

  • Cet ouvrage permet de comprendre la place de la santé et de la médecine dans nos sociétés modernes, à l´échelle mondiale. Il explique aussi l´évolution des systèmes de santé et de la sécurité sanitaire depuis l´avènement des sociétés industrielles au XIXe siècle. À la croisée de la biologie, de la sociologie, de la politique et de l´économie, il explique les grands enjeux de la médecine et de l´accès au soin aujourd´hui. Qu´est-ce qui rend un système de santé efficace?? Quels sont les pays qui ont su réduire les inégalités en matière de santé?? Quels sont les facteurs qui favorisent un haut niveau de soins et une espérance de vie accrue?? Traitant de la marchandisation et de la privatisation galopante des systèmes de santé, de la transformation des patients en clients sinon en consommateurs, l´ouvrage montre combien la santé et la médecine sont la cible privilégiée de puissances industrielles et économiques avides de profits.

  • Dans cette boîte, vous trouverez 54 cartes éclair de femmes révolutionnaires qui ont marqué l'Histoire. Elles doivent restés gravées dans nos esprits et dans nos coeurs car ces révolutionnaires, écrivaines, femmes politiques, esclaves rebelles, ont marqué nos imaginaires en tenant tête aux plus grands empires et aux pires dictatures au péril de leurs vies avec un courage exemplaire. Chaque carte contient la photo (au recto) et la biographie (au verso) du personnage historique. Des révolutionnaires du monde entier y sont représentées.

  • Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.
    Le livre sera présenté sur les chaînes de Radio France (France Culture, France Musique, France Bleu), il fera l'objet de nombreuses rencontres dans les festivals de musiques contemporaines (Présences Radio France, Musica de Strasbourg...).

  • Lire Simone Weil (1909-1943), Cristina Campo (1923-1977), Mar?a Zambrano (1904-1991), ces « flammes libres », c'est d'abord écouter leur voix, longtemps recouverte par l'obscurantisme de notre époque, celui qui refuse toute lumière autre que celle d'une raison sèche, désincarnée. Leurs oeuvres sont devant nous. Il a fallu du temps pour reconnaître le génie de Simone Weil et de Mar?a Zambrano, dont une oeuvre magistrale, L'Homme et le divin, publiée en 1955 au Mexique, fut refusée par Gallimard malgré le soutien d'Albert Camus, bien avant qu'elle reçoive le prix Cervantès à Madrid en 1988 pour l'ensemble de son oeuvre. Quant à Cristina Campo, on commence seulement à la lire en France, elle qui a si peu publié de son vivant et dont la plupart des écrits, enfouis dans des malles, ont disparu, dispersés par ses héritiers après sa mort en 1977. Ces trois voix ont brûlé, dans les ténèbres du XX e siècle - cette longue nuit de guerres, de totalitarismes, de barbarie où nous errons encore -, de leur désir de vérité et de cette volonté qui consiste à aimer inconditionnellement. Trois femmes, trois voix qui s'entrelacent sans le savoir en une seule flamme dans la nuit où le Verbe se fait silence, dans trois langues vivantes et soeurs, le français, l'italien, l'espagnol. Si différentes dans leur absolue singularité , elles se ressemblent, toutes trois de la lignée d' Antigone, éminente figure du sacrifice, de l'offrande sans concession, de l'amour sans conditions, du « moi » consumé pour accéder à l'être, sans lesquels il n'est pas de révolte authentique. Dans le temps de vie qui leur fut imparti, brève et fulgurante trajectoire de Simone Weil, morte à trente-quatre ans, longue vie de Mar?a Zambrano du début à la fin du siècle, parcours orienté dès la naissance par la maladie, pour Cristina Campo qui ne connut pas la vieillesse, elles ont eu cette capacité si rare de transformer leur vie en destin.
    Toutes trois ont connu l'extrême souffrance, à travers l'épreuve de la maladie, pour Simone Weil et Cristina Campo, ou celle de l'exil pour Mar?a Zambrano, à travers les ruptures, les deuils, aussi. Toutes trois ont vécu dans le monde et hors du monde, hors des modes, hors de l'air du temps. Une parenté les li , de celles que Nietzsche nomme « amitiés stellaires » qui n'ont de lieu que dans l'espace de la pensée, de l'intelligence et de la vérité, perceptible dans leurs thèmes qui se font écho - une écholalie, comme l' écrit André Hirt à propos de Baudelaire, Wagner et Nietzsche - parenté dont Cristina Campo serait la jointure poétique, elle qui découvre La Pesanteur et la Grâce en 1950, oeuvre de Simone Weil qu'elle contribue à importer en Italie, et qui « reconnaît aussitôt dans la philosophe française une soeur. Plus intense, plus brûlante. » On Chacune se reconnaît chacune en l'autre dans une triangulation dont l'enjeu n'est autre que cette mystérieuse activité, « écrire », comme pratique rationnelle du logos et simultanément, expérience mystique.

  • Elle était la muse ultime de la scène rock de New York à la fin des années 70, l'égérie parfaite du mouvement new wave. De Patti Smith à Richard Hell, en passant par Lydia Lunch, ils étaient tous fous de sa musique. Pourtant, la chanteuse française Lizzy Mercier Descloux est morte seule à 47 ans, dans le plus grand dénuement, sans laisser la trace qu'elle aurait dû dans l'histoire de la musique. Comment une figure aussi culte a-t-elle pu tomber dans l'oubli ? C'est la question à laquelle Lizzy Mercier Descloux, une éclipse cherche à répondre en revenant sur l'histoire tragique de la chanteuse à l'aide des témoignages de ceux qui l'ont connue.
    Marchant dans ses pas, la suivant dans ses voyages incessant en Afrique du Sud, aux Bahamas ou encore au Brésil, le livre explore comment l'auteure de « Mais où sont passées les gazelles ? » a été précurseure du courant qu'on appelle aujourd'hui la world music. Il permet de découvrir une personnalité complexe dont la carrière a été semée d'embuches, la faute à des choix artistiques avant-gardistes au sein d'une industrie musicale empreinte de sexisme.

  • Lentement, une femme s'eace devant le monde. Autour d'elle, les silences, les absences, une clarté presque insoutenable, les paysages vides du Nord de l'Allemagne. Elle s'allonge sur un canapé, chez elle, dans son salon ; seuls l'alcool et les médicaments la font encore bouger. Le médecin est formel, la mort approche par cirrhose du foie.
    Andréas Becker accompagne la malade d'une langue ciselée et tendre, d'une langue qui cherche constamment à dire ce qui est encore exprimable quand la vie s'en va, mais quand l'amour se tisse. Malgré la tristesse de la mort se crée ainsi une espérance dans ce qui restera et que Becker nomme alors ça. Ça, c'est Ulla.

  • Mieux comprendre les enfants de migrants, les enfants de couples mixtes, les enfants adoptés dans un autre pays que celui de leurs parents et, d'une manière générale, tous ceux qui ont traversé plusieurs langues ou plusieurs mondes. Mieux comprendre aussi comment devenir parents en exil. Tels sont les objectifs de ce texte de clinique transculturelle. Sont analysés les différents âges, bébés, enfants d'âge scolaire et adolescents qui posent des questions spécifiques. Sont proposés des éléments théoriques, éducatifs et cliniques pour que la diversité de nos sociétés soit une chance et non un obstacle. Ces enfants doivent apprendre à transformer leur vulnérabilité transculturelle en véritable métissage créatif et moderne aussi bien à l'école, à l'hôpital que dans la société.

  • Carla Lonzi achève Crachons sur Hegel durant l'été 1970 et signe avec ce livre une rupture intellectuelle, artistique, politique et existentielle, qui s'accompagne d'un tournant décisif dans sa vie personnelle.
    Carla Lonzi considère que l'oppression des femmes et le dualisme homme-femme sont constitutifs de la culture occidentale. La dialectique maître-esclave de Hegel, et à sa suite le marxisme, ne font que mettre en sourdine l'oppression encore plus radicale qui réside dans le rapport homme-femmes et qui « se cache dans les ténèbres des origines ». C'est la culture patriarcale qui est dialectique. Carla Lonzi oppose à cette vision un mouvement de sortie décisif, qui exige de passer de l'autocritique à l'imagination, de la domination culturelle à la déculturation active.
    Si la survie est une valeur, alors la femme doit se reconnaître comme immanence, là où l'homme est transcendance et abstraction et néglige la vie. Ce qui existe est le présent, non le but.
    Le mouvement féministe des années 1970 trouve avec Carla Lonzi et son groupe Rivolta Femminile des femmes capables de renverser le sens des choses, et ce même à l'intérieur d'un mouvement historique de transformation des moeurs qui ne parvenait pas à briser le tabou ancestral de l'asservissement des femmes ; le sujet imprévu - relatif, aurait ajouté Simone de Beauvoir.
    Rendre la femme à elle-même est le parcours que Carla Lonzi dessine avec ce livre.

  • Nous, femmes africaines, ne sommes audibles que lorsque nos voix confortent le discours misérabiliste et condescendant sur notre situation, souvent réduite à celle de femmes « pauvres, mutilées et enceintes ». Les politiques néolibérales qui saignent notre continent à blanc avec la complicité de dirigeants « démocratiquement élus » mais corruptibles et corrompus sont, elles aussi, mutilantes. En d'autres termes, une excision peut en cacher une autre. Cette réalité doit se savoir, être dite et inscrite au coeur du débat politique pour la seconde libération de l'Afrique et plus particulièrement du Mali.

  • Florence Trocmé reprend ici à son compte un récit méconnu de Jules Verne, P'tit Bonhomme, qui relate le périple d'un orphelin au temps de la domination anglaise et des famines en Irlande, au XIXe siècle. Elle en réécrit l'histoire en vers justifiés et fait entendre en contrepoint toutes sortes de voix, personnelles et documentaires.

  • La controverse que suscite l'égalité de sexe témoigne de la confusion des idées à propos de la différence des sexes : port du voile islamique, prostitution, droits des couples homosexuels, mixité à l'école... les divergences qui nous traversent restent fortes.
    Pour Irène Théry, l'enjeu majeur est le suivant : on l'oublie en général, mais nos conceptions du masculin et du féminin renvoient à nos conceptions de la personne. C'est vers la personne qu'il faut porter notre attention si nous voulons comprendre pourquoi le genre n'est pas un attribut des personnes, mais une modalité des relations sociales.
    Renouant avec la tradition d'une anthropologie historique et comparative, l'auteur montre qu'un regard éloigné, permettant de nous voir nous-mêmes en perspective, apporte un vent frais à des polémiques confinées dans la répétition. Non, les grandes théories de la " domination masculine " qui réduisent les sociétés traditionnelles à une caricature d'humanité ne rendent pas justice aux femmes. Une autre analyse de la hiérarchie des sexes est indispensable pour comprendre notre passé et, aussi pour construire une parentalité contemporaine soucieuse d'allier de façon nouvelle, égalitaire, les valeurs du féminin et du masculin.

  • Virginia Woolf a écrit tout au long de sa carrière de très nombreux articles littéraires, essentiellement pour le Times Literary Supplement, qui font d'elle un des plus importants et des plus brillants critiques du XXe siècle. Le choix des trente-cinq essais que nous proposons ici porte sur des écrivains anglais, américains et russes (James, Conrad, Hardy, Melville, Tourgueniev, Tchékhov, Tolstoï, Dostoïevski.) et s'y ajoutent des études générales sur les caractères nationaux de leurs littératures, sur l'art de la fiction,et, ce qui est sans doute encore plus symptomatique, sur l'art de la lecture, car, autant qu'une esthétique de la fiction,Virginia Woolf esquisse une esthétique de la lecture, selon laquelle une grande part de l'existence d'un livre tient à la capacité du lecteur de le faire sien, d'en faire « un livre à soi ».

  • Gloria

    Vilma Fuentes

    Teresa, jeune femme mexicaine établie à Paris, décide, à l'occasion d'un retour au pays natal, de ne pas repartir. Elle embarque, avec son ami et son ancien amant - celui-là même qu'elle pensait fuir en choisissant l'exil - sur une chaloupe du nom de Gloria qui les conduit sur les canaux de Mexico. Au cours de cette promenade, s'égrènent entre rires et larmes, alcools et victuailles, leurs souvenirs communs et leurs amours déçues. Teresa y dénoue les fils de sa vie entre passé et présent, Mexico et Paris, où l'attend Charles, son compagnon depuis neuf ans.

    Une promenade entre deux villes, Paris et Mexico, pour lesquelles la narratrice éprouve des sentiments entre attraction et répulsion.
    Des personnages déjantés, ivrognes, rêveurs, idéalistes... sur qui pèse le spectre de la révolte estudiantine de 1968 réprimée dans le sang par les autorités.

  • Ce livre a pour but de tirer au clair certaines questions sur l'homosexualité et l'homoparentalité. Le terme " homoparentalité " désigne l'exercice de la fonction parentale par un couple formé de personnes de même sexe. Les questions suivantes se posent dans le cadre de ces nouvelles constellations familiales: Qu'est-ce qui constitue l'homosexualité? Comment comprendre que des homosexuels ont le désir d'avoir des enfants? Comment font-ils pour en avoir? Que sait-on de la vie des enfants grandissant avec des parents homosexuels? Comment se construisent-ils? Qu'en est-il de la différence des sexes pour eux? Sont-ils à même de devenir homosexuel à leur tour?
    Depuis une trentaine d'années, des recherches cliniques dans ce contexte ont été menées un peu partout dans le monde et permettent des premières réponses à ces questions.

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