Vie pratique & Loisirs

  • Un monde nouveau est en train de naître ; les défis à relever sont nombreux : dérèglements climatiques, disparition d'espèces, pollutions, migrations massives, guerres... Et, en face, l'inconnu ouvert par une accélération technologique sans précédent, qui permet d'imaginer jusqu'à la transformation de l'espèce humaine, est vertigineux. Le monde vivant lui-même peut pourtant offrir un cap tangible et mobilisateur, une garantie pour les générations futures. L'« économie du vivant », c'est maintenant !
    Car le vivant a du génie. Il est capable de relever tous les défis de notre époque, en devenant l'horizon et le moteur de la transition dans laquelle nous sommes. Il offre des substances pour nous alimenter, mais aussi pour construire, rouler, nous chauffer ou nous vêtir... Une aubaine si nous veillons à soutenir ses équilibres fondamentaux, qui sont nos plus essentiels alliés.
    Agrobiologie, chimie verte, big data, innovation bio-inspirée ou biotechs peuvent être mobilisés autour d'un imaginaire nouveau. La mutation a déjà commencé, pour faire naître un monde où numérique et organique s'hybrident, où économie et écologie ne s'opposent plus mais se soutiennent.
    De nouvelles boussoles émergent : comptabilité environnementale, index de relation ou de résilience, critère de vulnérabilité... Dorothée Browaeys raconte ici comment les différents acteurs qu'elle côtoie - scientifiques, entrepreneurs, juristes, philosophes, artistes - inventent ensemble de nouvelles solutions.
    La partie n'est pas gagnée, les résistances et les risques sont grands ; des modèles économiques sont à créer. En nous donnant à comprendre les tenants et aboutissants de ce nouveau monde en gestation, ce livre entend permettre à chacun de s'impliquer dans cette dynamique vitale.

  • En s'appuyant sur la Bible Freud et Lacan, Marko: Zafiropoulos propose une interprétation nouvelle de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch.
    Il montre comment face à l'épreuve de l'angoisse déclenchée par le regard aveugle d'une femme de pierre, le masochiste se défend en construisant l'écran d'un fétiche de lumière, où peut se projeter une série d'images fantasmatiques, propres à neutraliser la menace venant de l'Autre. D'où l'insistance du regard, toujours crue ou menacé dans l'oeuvre de Masoch, et le rôle qu'y trouvent les arts plastiques, dont le paradigme est ici le " peinture de la halte ".
    D'où aussi le rejet par Masoch du " legs de Caïn ", et son refus de s'inscrire dans cette longue lignée de meurtriers inconscients que forme - selon Freud - l'humanité toute entière. Une étude où la clinique du cas et de la culture est aussi à lire comme une leçon sur le fantasme.

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